Parutions de la semaine – 23/03/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

Les tambours de l’automne, Diana Gabaldon, J’ai Lu : Pour fuir l’oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu’ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l’Amérique est à l’aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l’Histoire.
Restée en sécurité dans le XXe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu’un sort tragique guette ses parents, elle met tout en œuvre pour les rejoindre dans le passé… avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

Celle que je suis, Lisa Renée Jones, J’ai Lu : Quand Sara McMillan tombe sur le journal intime d’une certaine Rebecca, elle est à la fois choquée et fascinée : l’inconnue mène une vie débridée. Happée par sa lecture, Sara se passionne pour Rebecca et cherche à la retrouver. Une curiosité qui va la plonger dans un abîme de plaisirs et de danger…
Désormais, tandis que Chris et Mark font tous deux partie de sa vie et qu’elle est persuadée qu’il est arrivé quelque chose de très grave à Rebecca, Sara est perdue, ne sachant plus qui ou que croire. Pourra-t-elle faire confiance à ces deux hommes ténébreux, ou connaîtra-t-elle, elle aussi, une fin tragique ?

Le lys pourpre, tome 1 : Le Contrebandier, Sklaerenn Baron, J’ai LuPrintemps 1789.
À quelques mois de faire son entrée dans le monde, Alix, fille unique du marquis savoyard de la Chaussée d’Arville, est loin d’avoir les mêmes préoccupations que les demoiselles de son âge. Au sortir du couvent, elle ne pense qu’à profiter de ses dernières semaines de liberté et retrouver les plaisirs de son enfance : monter à cheval, manier l’épée, chasser dans les montagnes…
C’est alors que, en rentrant chez elle, elle croise un mystérieux cavalier dont la vie est menacée…
Elle ne sait pas encore que cet événement, aux premiers frissons de la Révolution, va changer son destin.

La pomme d’Ève, Isabelle Michaud et Simon Pagé, J’ai Lu : Lassée de ses dernières relations peu satisfaisantes et trop conventionnelles, Ève prend une décision le jour de ses 30 ans : désormais, elle profitera au maximum de la vie, en y incluant l’ingrédient « aventure » ! Lorsqu’elle rencontre Olivier, alias « Millésime », sur un site de rencontres, elle ne se doute pas que son souhait sera exaucé et qu’ils y prendront goût à ce point…
Laissez-vous porter par la folie de ces deux amants de la vie, qui ne cherchent pas nécessairement l’amour mais plutôt le plaisir, en suivant leurs échanges de courriels, leur rencontre et leurs rendez-vous savoureux. Jusqu’où la passion les mènera-t-elle ? À vous de le découvrir…

Les larmes rouges, Georgia Caldera, J’ai Lu : « Le temps n’est rien, il est des histoires qui traversent les siècles… »
Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants. Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.

Les larmes rouges, tome 3 : Quintessence, Georgia Caldera, J’ai Lu« La clé du pouvoir se cache dans le sang. »
Alors que la relation d’Henri et Cornélia connaissait enfin une accalmie après les épreuves, l’arrivée surprise d’un fantôme du passé fait voler en éclats toutes leurs certitudes. Ces retrouvailles peuvent-elles être encore plus dangereuses que le Roi Sombre lui-même ?

Tieta d’Agreste, Jorge Amado, J’ai Lu : Antonieta Esteves Cantarelli, riche veuve et personnalité influente à Sao Paulo, est de retour dans son bourg natal de la province de Bahia, d’où elle a été chassée il y a trente ans alors qu’elle n’était qu’une chevrière connue sous le nom de Tieta. Elle est bien accueillie et devient la porte-parole de la population qui refuse l’installation d’une usine chimique dans la région.

Monnaie de sang, Patricia Cornwell, Les deux Terres : Kay Scarpetta s’apprête à partir célébrer son anniversaire à Miami en compagnie de son mari, Benton Wesley, quand elle remarque sept pennies alignés à son insu, sur le mur derrière leur maison. À cet instant, un appel du détective Pete Marino l’informe qu’un professeur a été abattu non loin de chez elle. Le tireur a agi avec précision et personne n’a rien vu ni entendu. Il pourrait s’agir du tueur ayant déjà fait des victimes dans le New Jersey, mais rien ne permet encore de l’affirmer. Kay soupçonne que le lien, s’il existe, se trouve sous ses yeux. Lorsque la menace se profile dans son entourage, il devient clair que quelqu’un cherche à la faire payer, en monnaie de sang.

L’ombre de Gray Mountain, John Grisham, JC Lattès : Nous sommes en 2008. La carrière de Samantha Kofer dans un grand cabinet d’avocats de Wall Street est sur des rails dorés… Mais la récession frappe soudain. La jeune femme se retrouve du jour au lendemain au bas de l’échelle, limogée, raccompagnée vers la sortie, quasiment jetée dehors par une escorte de vigiles. Samantha a toutefois de la « chance » dans son malheur ; un cadeau de ses supérieurs : si elle accepte de travailler gratuitement pendant un an dans un centre d’aide juridique, elle pourra peut-être réintégrer sa place au cabinet.
En quelques jours, Samantha quitte donc Manhattan pour s’installer à Brady, en Virginie, une bourgade de deux mille deux cents âmes au cœur des Appalaches, un recoin du monde où elle n’aurait jamais pensé mettre les pieds. Mattie Wyatt, une figure éminente ? de Brady et directrice du centre juridique, va lui montrer comment aider « les vrais gens ayant de vrais problèmes ». Pour la première fois dans sa carrière d’avocate, Samantha va préparer un procès, connaître la violence des salles d’audience, se faire réprimander par un juge, recevoir des menaces de la part de gens qui n’apprécient guère qu’une avocate de New York mette son nez dans leurs affaires. Elle va apprendre également que Brady, comme nombre de petites villes, cache de lourds secrets.
Ce nouveau travail va entraîner Samantha dans les eaux troubles et dangereuses de l’exploitation minière, une terra incognita où il n’y a ni lois, ni code du travail, ni respect des biens et des personnes. Deux camps s’opposent. La population s’entredéchire. La montagne elle-même est en danger, attaquée de toutes parts par les sociétés de charbonnage. La violence est partout. Et, en quelques semaines, Samantha va se retrouver emportée dans un combat judiciaire dont l’issue sera fatale.

L’allée du sycomore, John Grisham, Le Livre de poche : Atteint d’un cancer incurable, un riche propriétaire terrien du Mississippi, Seth Hubbard se pend à la branche d’un sycomore après avoir rédigé un testament dans lequel il déshérite ses enfants et lègue toute sa fortune à Lettie Lang, sa femme de ménage noire. L’avocat Jake Brigance est chargé de cette succession. Mais nous sommes à la fin des années 1980, et le conflit juridique qui va opposer la famille et la domestique est aussi brutal et dramatique que le procès pour meurtre qui avait exacerbé les tensions raciales dans le comté de Ford, trois ans auparavant. Un superbe roman où le déchaînement des passions humaines ouvre le chemin d’une possible rédemption.

La lettre écarlate, Nathaniel Hawthorne, Le Livre de poche : Boston, 1642. Hester, dont le mari est porté disparu, est mise au pilori car elle a commis l’adultère. Condamnée par la colonie puritaine à porter jusqu’à la fin de sa vie sur la poitrine un A écarlate, elle part vivre à la périphérie de la ville, seule avec sa fille, car elle a refusé de livrer le nom de son amant… Considéré comme le premier grand roman du continent américain, cet ouvrage connut à sa publication en 1850 un immense succès, mais par sa peinture d’une société intégriste et d’une femme éprise de liberté, il n’a rien perdu aujourd’hui de sa force et de son attrait. « Un roman admirable, extraordinaire […] il possède le charme et le mystère des grandes œuvres d’art » (Henry James).

Les âmes troubles, Olivier Taveau, Le Masque : C’était une expérience étrange de le croiser à cet endroit, dans cette chambre d’hôpital. Il n’était pas du genre à se montrer, pas du genre à chercher la publicité. Il y avait bien les cadavres, oui, mais en dehors de ce détail, c’était un assassin discret. Qu’il se présente à lui, quelques heures après avoir abattu un policier et tenté de le tuer, laissait Nicholas Bog-Bat perplexe. Si encore il était venu finir le boulot, en silence, en passant. Même pas. Il voulait juste parler, disait-il. Parler…
Comme si le diable avait du temps à perdre.

Baiser à Manhattan, Kim Messier, Presses du Châtelet : Un an après la mort de son fils, Charline, qui vit au Canada, se voit offrir par son compagnon un superbe cadeau : un séjour à New York, où elle pourra s’évader et, espère-t-il, surmonter son deuil.
En quête de bonheur et d’apaisement à Big Apple, Charline rencontre par hasard un beau et charmant traducteur d’une quarantaine d’années dans un restaurant chic de Wall Street.
Le coup de foudre est immédiat. Poussée par l’excitation et le désir, Charline se jette à corps perdu dans cette relation charnelle, qui lui fera perdre la tête.
Ayant succombé à cette attirance, elle découvrira les charmes de Manhattan, mais surtout se retrouvera face à ses propres sentiments.
Retournera-t-elle vers Tristan, pour raviver la flamme de leur couple, ou restera-t-elle à New York auprès de Matthew, cet homme qui lui a fait découvrir des sensations jusqu’alors inconnues ?

Ma Vie avec Stephen Hawking, Jane Hawking, Terra Nova : Comment vit-on avec un génie ? A quoi ressemble l’existence aux côtés de « l’héritier d’Einstein » ? Pendant 25 ans, Jane Hawking a partagé le quotidien de Stephen, avec ses bonheurs, ses peines et ses difficultés. Ils se sont rencontrés à Oxford alors que Stephen est encore étudiant et déjà gravement malade. Très vite, ils décident de se marier. Jane évolue alors totalement dans l’ombre de son mari, à peine tolérée par les autres scientifiques. Elle oublie sa carrière et se consacre entièrement à Stephen, avec qui elle aura trois enfants. Dans ce livre, Jane retrace la lutte désespérée d’un esprit de génie dans un corps malade, l’échec de leur mariage et la transformation de leur amour initial en une immense et profonde amitié. Finalement, une magnifique histoire de vie.

L’instant présent, Guillaume Musso, XOLisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an.
Il passe sa vie à la chercher…
…  elle passe la sienne à l’attendre.
Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d’art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate.
Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n’offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l’aimer : « Ce qui m’arrive est inimaginable, et pourtant bien réel… »
Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.
Un thriller psychologique vertigineux au final stupéfiant.

Central Park, Guillaume Musso, Pocket : Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière… Pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier. New York, huit heures du matin. Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible ? Et pourtant…

Du sang sur la glace, Jo Nesbø, Gallimard : Quand on gagne sa vie en supprimant des gens, il peut être compliqué, voire dangereux, d’être proche de qui que ce soit.
Olav est le tueur à gages attitré d’un gangster qui règne sur la prostitution et le trafic de drogue à Oslo.
Lorsqu’il tombe enfin sous le charme de la femme de ses rêves, deux problèmes de taille se posent.
C’est la jeune épouse – infidèle – de son patron.
Et il est chargé de la tuer…

Police, Jo Nesbø, Folio : Un tueur assassine méthodiquement des policiers de la brigade criminelle d’Oslo. Leur point commun? Trouver la mort le jour anniversaire et sur les lieux mêmes des crimes qu’ils n’ont pas résolus. La police est sur les dents, complètement dépassée, d’autant que son meilleur élément, l’inspecteur Harry Hole, n’est plus là pour mener l’enquête…

Les Parisiens sont pires que vous ne le croyez, Louis-Bernard Robitaille, Folio : Le Parisien a mauvaise réputation. Les visiteurs étrangers le trouvent agressif, suffisant. En France même, le qualificatif de Parisien devient une injure dès qu’on franchit le périphérique.
L’homo parisianus a le privilège d’habiter l’une des plus célèbres et des plus somptueuses villes au monde, un minuscule îlot où se côtoient tous les pouvoirs. On le soupçonne vite d’être un nanti.
Mais qui sont-ils en fin de compte, ces Parisiens? Et de quel passé lourd et compliqué viennent-ils? Louis-Bernard Robitaille, correspondant à Paris d’un grand quotidien nord-américain, les a observés pendant trois décennies. Il a croisé des artistes, des écrivains, des hommes politiques, une multitude de concierges, garçons de café et autres chauffeurs de taxi.
Le portrait du Parisien qu’il propose est souvent amusant, toujours savoureux, à l’occasion même érudit. Et, bien sûr, jamais exempt de mauvais esprit.

Les 100 tome 3, Kass Morgan, Robert Laffont : Le troisième tome de la série best-seller international.Survivre. Le manque d’oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre. Aimer. Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l’angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l’atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?. Manipuler. Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n’hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister. Combattre. Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L’ultime compte à rebours a commencé.

Leçons d’un tueur, Saul Black, Presses de la cité : Repérer, traquer, tuer, recommencer.
Katrina, Sarah, Angelica, Shyla, Yun-seo, Leah, Lisbeth… Sept femmes âgées de vingt-quatre à quarante ans. Sept femmes retrouvées mortes aux quatre coins des Etats-Unis. Violées, torturées, exécutées. L’oeuvre d’un homme ou de plusieurs ? Depuis trois ans, la police tourne en rond et n’a pour indices que d’étranges objets découverts dans les corps mutilés des victimes.
Aujourd’hui, l’inspectrice à la Criminelle de San Francisco, Valerie Hart, sent qu’elle tient enfin une piste sérieuse. Mais il faudra faire vite, car la prochaine cible pourrait bien être une petite fille de dix ans piégée dans une cabane isolée du Colorado. Alors que ses vieux démons refont surface, Valerie se lance dans une course contre la montre…
Saul Black signe un thriller implacable et nous plonge avec maestria dans l’horreur la plus totale. En sortirez-vous indemne ?

Les secrets de Thornwood House, Anna Romer, Presses de la citéLes secrets n’appartiennent qu’aux vivants.
Lorsque son ex-mari décède, Audrey et leur fille Bronwyn sont forcées de déménager. Heureusement, elles héritent d’une propriété abandonnée à plusieurs centaines de kilomètres de là. Sautant sur l’occasion de recommencer à zéro, elles emménagent dans la vieille demeure qu’elles remettent en état. Un jour, Audrey y découvre une photo d’un précédent occupant, médecin pendant la Seconde Guerre mondiale, et se passionne pour le personnage.
Bientôt, elle apprend que le docteur aurait battu à mort une jeune femme à son retour en 1946. Chose étrange, il semblerait que des meurtres similaires se produisent toujours dans la région. Le tueur serait-il encore en vie ?

Hanayoi, la chambre des kimonos, Yuka Murayama, Presses de la cité« De toute sa vie, jamais elle n’avait pensé que le sexe pouvait être aussi exquis. »
L’ivresse des sens.
Depuis qu’elle a reçu en héritage la prodigieuse collection de kimonos de son grand-père, Asako est en émoi. La perfection des tissus, la grâce des motifs anciens et la délicatesse des couleurs provoquent en elle une révélation : elle doit ouvrir une boutique spécialisée dans les tenues d’antan.
À ses côtés, Seiji, son mari, responsable commercial dans une entreprise d’organisation de mariages, souffre de la réussite de son épouse et se considère comme un raté. Insatisfait, il se languit secrètement d’un nouveau type de relation.
Lorsqu’il rencontre Chisa et Masataka, le couple va découvrir des plaisirs charnels qu’il n’avait jamais connus…
Dans ce roman où les passions fleurissent au rythme des saisons, où les kimonos et les temples shintô dévoilent aux personnages leurs désirs, Yuka Murayama offre une plongée admirable dans les affres de l’adultère. Sous sa plume naît un érotisme débridé, une perversité toute tanizakienne.

Goliarda Sapienza, Angelo Maria Pelligrino, Le Tripode éditions : Goliarda Sapienza, telle que je l’ai connue est le témoignage émouvant de celui qui a été le dernier compagnon de Goliarda Sapienza et qui, après sa mort, a sauvé son oeuvre de l’oubli. Lui-même comédien, écrivain, traducteur et éditeur, Angelo Maria Pellegrino dirige désormais en Italie l’édition des oeuvres complètes complètes de Sapienza au sein des prestigieuses éditions Einaudi. Son texte, inédit, est adressé aux lecteurs français, qui ont été les premiers a reconnaître l’importance de Goliarda Sapienza. On y découvre avec des mots empreints d’amour les arcanes d’une des personnalités les plus singulières de la littérature contemporaine. Se dessinent l’univers hors norme de l’enfance de Sapienza, ses convictions politiques, ses errances, ses indignations, ses contradictions et les mouvements d’une vie qui la plongèrent dans les désespoirs les plus profonds comme les joies les plus minérales. Goliarda Sapienza voulait que la littérature et la vie se rejoignent, ne fassent qu’un. Grâce au témoignage de son ultime compagnon, on comprend à quel point cette exigence la poussa au plus loin de l’existence et de cette phrase qu’elle écrivit dans l’un de ses livres : « Qu’est ce que la beauté, sinon de la cohérence ? »

L’art de la joie, Goliarda Sapienza, Le Tripode éditions : « Le vent de ses yeux m’emporte vers lui, et même si mon corps immobile résiste, ma main se retourne pour rencontrer sa paume. Dans le cercle de lumière la vie de ma main se perd dans la sienne et je ferme les yeux. Il me soulève de terre, et dans des gestes connus l’enchantement de mes sens ressuscite, réveillant à la joie mes nerfs et mes veines. Je ne m’étais pas trompée, la Mort me surveille à distance, mais juste pour me mettre à l’épreuve. Il faut que j’accepte le danger, si seul ce danger a le pouvoir de rendre vie à mes sens, mais avec calme, sans tremblements d’enfance. »
Dix ans après sa première parution en France, dans une traduction entièrement revue et conforme à l’édition italienne, la nouvelle édition du chef-d’œuvre de Goliarda Sapienza.

Les certitudes du doute, Goliarda Sapienza, Le Tripode éditions : Rome, milieu des années 1980. Goliarda Sapienza rencontre par hasard une ancienne co-détenue de la prison de Rebibbia. Entre l’écrivaine désormais âgée et Roberta, militante politique radicale et Lolita faussement ingénue, se cristallise des sentiments confus. Goliarda va nouer avec la jeune fille une relation passionnelle, quasi amoureuse, et retrouver à travers elle l’exaltation qu’elle avait connue durant sa détention. Ensemble, elles vont parcourir une ville – Rome – prise entre le poids de son histoire et la désolation de la modernité marchande.
Les Certitudes du doute dévoile aux lecteurs une nouvelle facette de Goliarda Sapienza, celle d’une femme éprise, qui fait des rues et des sous-sols romains le théâtre de ses émotions. Après Moi, Jean Gabin, qui narrait son enfance en Sicile, et L’Université de Rebbibia, récit de son séjour carcéral dans la prison de Rome, ce nouveau récit clôt le cycle autobiographique que Goliarda Sapienza avait intitulé Autobiographie des contradictions. Le texte, précieux pour les adorateurs de L’Art de la joie (on y découvre combien la personnalité sensible et généreuse de l’auteur a pu s’insuffler dans celle de son héroïne Modesta, et ce qu’elle a pu y fondre de désirs inassouvis et de soif d’absolu) est le témoignage d’un être qui n’a jamais cesser de remettre en question sa vie et le monde qui l’entoure.

Traquée tome 3 : Piégée, la proie est plus dangereuse que le chasseur, Andrew Fukuda, Michel LafonProjeté de gauche à droite, complètement désorienté, j’ai désormais conscience de m’être menti jusqu’ici : je ne maîtrise plus rien. Je suis à leur merci…
Gene et Sissy ont réussi à fuir le refuge d’humains dévasté, la Mission. À bord d’un train qui fonce vers l’inconnu, ils ignorent tout de leur destin : vont-ils arriver dans l’idyllique Civilisation, leur Terre promise, ou rejoindre la cauchemardesque cité des crépusculaires ?
Pour ces créatures assoiffées de sang, ils sont la plus délicieuse des nourritures. S’ils veulent survivre, ils doivent à tout prix trouver le remède qui les transformera en humains. Mais pour cela, Gene devra percer le plus horrible des secrets et se confronter à sa pire ennemie : Ashley June, son premier amour.

Loyola’s blues, Erik Orsenna, Points : Sur le quai de la gare, son père lui avoue enfin : leur famille est ruinée. La crise a frappé durement, le couple divorce et doit vendre la maison. Sébastien se retrouve seul, envoyé dans un collège de province, dirigé par des Jésuites, fidèles de Loyola, à la poigne de fer. Confronté à la cruauté de ses camarades et aux échos effrayants de la guerre, Sébastien fera sa propre éducation.

La vie comme à Lausanne, Erik Orsenna, Points : Au grand dam de sa mère qui le voulait poète, Charles-Arthur ne rêve que d’une chose : devenir footballeur. Adolescent espiègle et gourmand, jeune homme épris de politique, Charles-Arthur vit la drôle de guerre enterré sous la ligne Maginot, s’engage prudemment dans la Résistance, avant de s’installer dans une carrière ronronnante de député centriste. Une satire réjouissante de la vie politique et de son idéal… à la suisse !

Au lit Dark Vador, Jeffrey Brown, Huginn & Muninn : Dark Vador, devenu un père aimant et attentionné, raconte des histoires de droïdes, de Jedi et de batailles intergalactiques pour aider Luke et Leia à s’endormir.

Publicités

One thought on “Parutions de la semaine – 23/03/2015

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s