Lectures de novembre 2021

Nouveau post pour faire un petit débrief de mes lectures du mois précédent.

Des romans en demi-teinte et un joli coup de coeur. 

Le bal des folles

1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison.

Un sujet très intéressant mais traité bien trop vite et avec une écriture trop moderne à mon goût pour coller à l’époque. 

Souvenirs de la guerre recente

Dans la lignée des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature latino-américaine, un roman magnifique sur l’aliénation de l’individu et les paradoxes de la liberté et de l’enfermement. Une écriture dépouillée et un imaginaire absurde et poétique inspirés du Désert des Tartares.

Une nuit, un jeune homme est arrêté et enrôlé pour une guerre dont personne ne sait rien. Dans un camp isolé, il commence son entraînement militaire. Successivement affecté à la garde d’un rocher, puis au ramassage du crottin, il est ensuite promu gratte-papier et traduit des brochures sur les pneumatiques pour véhicules de montagne, sur le mobilier pour maisons de bord de mer, ainsi que le mode d’emploi d’une fusée.
La vie s’écoule. On proclame férié le jour de changement d’uniforme, les hommes décernent un prix du plus beau jardin potager…
Assis à son bureau, le narrateur s’invente une nature rêvée, et s’échappe dans des forêts d’arbres imaginaires…

Les jours et les années passent, mais l’ennemi reste invisible…

Un roman un peu long, qui m’a un peu ennuyée à vrai dire. 

La mort dans ma peau Betty Angel 2

Entre entraînement militaire et expédition dans les limbes, la vie au Paradis est loin d’être une sinécure, c’est moi qui vous le dis ! Fraîchement morte et devenue, je ne sais pas trop comment, apprentie de La Mort, moi, Betty, petite, ronde et maladroite comme pas deux, n’ai rien à voir avec ces canons de beauté que sont les anges.

Pourtant, La Mort semble persuadé que j’ai du potentiel. Et pour ses beaux yeux, je serais prête à faire tous les efforts du monde. Toujours sombre et mystérieux, il se montre étrangement plus prévenant à mon égard depuis qu’il y a du mouvement en Enfer. Loin de moi l’idée de m’en plaindre, mais je ne vois pas vraiment en quoi l’Enfer me concerne…

Assez déçue par ce tome, je n’ai pas vraiment ri, ni étais emballée par l’atmosphère et les actions. 

Kane & Abel

Ils sont nés le même jour et pourtant tout les sépare : William Kane et Wladek Rosnovski, le fils de banquier de Boston et l’orphelin polonais recueilli par un paysan. À leur naissance, le 18 avril 1906, l’un paraît promis à la réussite et à la puissance dans le Nouveau Monde. L’autre semble condamné à la misère et aux désastres qui ravagent le Vieux Continent. Mais le destin va réunir ces deux hommes dans une lutte acharnée pour l’argent et le pouvoir, où chacun sait qu’il ne pourra y avoir qu’un gagnant… Au cœur de l’Amérique du XXe siècle, cette odyssée magistrale réinvente le mythe immémorial des jumeaux ennemis. Un roman bouleversant, devenu un roman-culte.

J’adorais déjà Jeffrey Archer, mais là je suis conquise. Cette fresque, ces deux hommes, leurs destins… C’est formidable. Une grande fresque qui traverse le XXe siècle, 700 pages qui se dévorent. 

Comment bien rater son mariage à Noël

Si Scarlett a choisi de se marier à Londres, à Noël, c’est parce qu’elle adore la neige et qu’elle est tombée amoureuse de l’Angleterre autant que des yeux noirs de son prince charmant britannique. Leur histoire n’a pas commencé sous les meilleurs auspices, et la demande en mariage le genou dans la neige, à côté d’une vache suicidaire, n’était pas des plus romantique. Mais maintenant, à une semaine du mariage, il ne peut plus rien arriver, n’est-ce pas ?

Pourtant, il suffit d’un grain – ou, en l’occurrence, un strass de string à paillettes – dans l’engrenage pour que les catastrophes s’enchaînent… Eau contaminée, traiteur et fleuriste fermés, échange de pièces montées… Scarlett et William ne sont pas au bout de leurs peines ! Et c’est sans compter leurs familles respectives qui auront bien du mal à cohabiter… La magie de Noël pourra-t-elle sauver le plus beau jour de leur vie ?

J’avais beaucoup apprécié Pas si simple, le précédent roman de Lucie Castel, qui mettait en scène Scarlett et William, donc j’attendais beaucoup de cette histoire-ci. J’ai été un peu déçue par Comment bien rater son mariage à Noël, par rapport encore une fois à Pas si simple. On rit de temps en temps, parce que l’humour de Lucie Castel est toujours présent, mais je n’ai pas plus accroché que cela.
 
Mon blog et moi

Après s’être fait larguer par son petit ami (qui a préféré faire un enfant à la voisine du dessus), Aline, réceptionniste dans un prestigieux cabinet d’avocats, décide de créer un blog pour s’y épancher en toute liberté (parce que ça coûte moins cher qu’un psy). Entre un Démon des enfers, sa mère, totalement dépourvu de tendresse maternelle, une Reine des Glaces, sa chef, aussi hautaine que sèche et l’arrivée au cabinet de Beauté fatale qui se révèle bien vite être un Crétin total, Aline ne risque pas de s’ennuyer ! Adieu routine et déprime, bonjour rebondissements et… sentiments ?

Une petite romance mignonne mais qui ne restera pas dans les annales.

Non, Norah n’a pas oublié. Elle n’a pas oublié les moments intenses partagés avec Alex, ni les promesses d’éternité qu’ils s’étaient faites. Parfois, elle regrette la façon dont leur histoire s’est terminée et elle s’en veut d’avoir lâchement pris la fuite sans leur laisser une chance. Et, surtout, elle reproche à Alex de ne pas l’avoir retenue. Mais tout ça est loin maintenant et, depuis, Norah a tout fait pour se construire une nouvelle vie, pour être heureuse. Elle s’en sortait même plutôt bien ces derniers temps. Jusqu’à ce que le passé la rattrape et que toutes ses certitudes s’effondrent. Car un groupe de touristes vient de débarquer dans le village vacances où elle travaille. Et, parmi eux, Norah reconnaît Alex.

Première chose qui m’a énervée : il n’est marqué nulle part que c’est une deuxième tome. On se retrouve donc avec des personnages qu’on ne comprend pas complètement, on sent qu’il y a des choses qui nous échappe, et c’est quelque chose qui m’horripile. Et puis j’ai trouvé ces deux héros tellement dans l’excès. Ils sont incapables de se dire la vérité pour avancer ensemble. Bref, un roman qui m’a énervée.

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