Lectures de février 2021

Nouveau post pour faire un petit débrief de mes lectures du mois précédent.

Des lectures plutôt agréables, pour un mois dense en roman !

Il y a trois ans, Jérémy, le fiancé de Faith Holland a eu la bonne idée de faire son coming-out le jour de leur mariage.
De retour à Manningsport, petite ville où résident toute sa famille et ses amis, Faith, la promise évincée, est bien décidée à remettre un peu d’ordre dans sa vie et dans celle de son père (éviter, par exemple, qu’il se remarie avec une femme vénale pour qui l’imprimé léopard est le summum du chic).
Restera ensuite la tâche la plus épineuse : redorer sa réputation. Ce qui suppose aussi de comprendre pourquoi le charmant et attentionné Levi Cooper, qu’elle croyait son ami, a tout fait pour que Jérémy clame son homosexualité devant la moitié de la ville…

Une comédie romantique attachante, comme sait si bien le faire Kristan Higgins ! Une valeur sûre.

Marguerite est comme l’éléphant de Tanzanie : dans son Ehpad cannois, elle sent que son monde rétrécit. Elle veut tirer sa révérence, mais en France, ce choix ne lui appartient pas. Alors elle entend bien mourir ailleurs, dans la dignité. Avant cela, elle a une dernière tâche à accomplir : redonner goût à l’amour à son petit-fils, Emmanuel. Ce dernier, photographe animalier en Tanzanie, lui semble plus préoccupé par le sort des éléphants d’Afrique que par la solitude dans laquelle il s’est enfermé. La solitude, c’est aussi le lot de Roxanne, depuis qu’elle a abandonné sa carrière de joueuse de poker pour trouver un sens à sa vie. Son arrivée dans la maison de retraite de Marguerite va bousculer leur destin.

Comme une valse à trois temps, un roman qui aborde avec finesse le choix de mourir, la disparition des éléphants d’Afrique et la renaissance du sentiment amoureux.

Un roman qui n’a pas su m’emporter, malgré ses promesses. J’ai trouvé qu’il manquait de fluidité.

New York, 1926.

La jeune Willy est dactyclo la journée, placeuse au théâtre le soir, dans l’univers enchanté de la musique, sa véritable passion. Si le personnel n’a pas accès à la salle durant les concerts, elle peut se réfugier dans les toilettes des hommes, juste sous la scène. Là, elle ferme les yeux et s’imagine diriger la centaine de musiciens.

Mais le jour où le théâtre accueille le célèbre chef d’orchestre Mengelberg, Willy décide d’assister au concert, quitte à perdre son emploi. Pour devenir cheffe d’orchestre, elle se doit d’écouter les plus grands ! Et qu’importe si c’est un métier d’homme, s’il est impensable, et même inconvenant qu’une femme tienne la baguette sur scène. Pour accomplir sa destinée, elle est prête à surmonter tous les obstacles qui se dresseront sur son chemin. 

La vie exceptionnelle d’Antonia Brico, la première cheffe d’orchestre au monde, une femme déterminée à poursuivre sa passion dans un siècle qui n’y était pas préparé.

Une belle découverte ! Un roman tiré d’une histoire vraie, et un personnage féminin passionnant !

Certains rendez-vous contiennent le combat d’une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l’heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère…
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l’entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l’administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule et la nuit s’avance, jusqu’à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.

Un beau roman sur un pan d’histoire de l’île Maurice et des Chagos dont j’ignorais tout. Les personnages de Rivage de la Colère ne vous laisseront pas indifférents.

Ten years ago, Izzy Stone’s mother fatally shot her father while he slept. Devastated by her mother’s apparent insanity, Izzy, now seventeen, refuses to visit her in prison. But her new foster parents, employees at the local museum, have enlisted Izzy’s help in cataloging items at a long-shuttered state asylum. There, amid piles of abandoned belongings, Izzy discovers a stack of unopened letters, a decades-old journal, and a window into her own past.

Clara Cartwright, eighteen years old in 1929, is caught between her overbearing parents and her love for an Italian immigrant. Furious when she rejects an arranged marriage, Clara’s father sends her to a genteel home for nervous invalids. But when his fortune is lost in the stock market crash, he can no longer afford her care–and Clara is committed to the public asylum.

Even as Izzy deals with the challenges of yet another new beginning, Clara’s story keeps drawing her into the past. If Clara was never really mentally ill, could something else explain her own mother’s violent act? Piecing together Clara’s fate compels Izzy to re-examine her own choices–with shocking and unexpected results.

Comme dans La vie qu’on m’a choisie, Ellen Marie Wiseman nous entraîne dans un univers gothique parfaitement décrit. Ici, un asile psychiatrique dans les années 1930. C’est terrible, et on dévore ce roman à toute allure. 

Fonder une famille avec Antoine, c’est le rêve de Jade depuis le tout premier jour de leur amour. Elle devrait nager en plein conte de fées : Antoine est fou de joie, ils ont la trentaine, des situations professionnelles stables, un appartement avec une chambre supplémentaire et des familles aimantes, toutes prêtes à accueillir cette nouvelle vie. 
Une seule ombre plane sur ce tableau idyllique : celle du mensonge qui dévore progressivement Jade…
Un roman qui aborde avec finesse et force certaines des questions les plus sombres de notre société à travers le parcours d’une héroïne bouleversante, modèle de résilience et d’espoir.

Un roman qui parle de sujets loin d’être évidents, même si la réalisation n’a pas su me convaincre complètement.

Alors qu’elle s’apprêtait à profiter d’un week-end romantique pour célébrer le troisième anniversaire de sa guérison, Daisy reçoit une terrible nouvelle : elle est atteinte d’un nouveau cancer en phase terminale. La mort est une perspective effrayante ; abandonner Jack, son mari brillant mais adorablement démuni face à la vie, l’est encore plus. Daisy se lance donc avec acharnement dans la quête de la femme idéale pour qu’après son départ, Jack ne se retrouve pas seul. Mais lorsque l’image de son mari avec une autre ne devient que trop réelle, Daisy devra choisir ce qui compte le plus pour elle dans les quelques mois qu’il lui reste : son propre bonheur ou celui de Jack…

Une thématique bien difficile dans son roman, qui arrive quand même à rester lumineux, malgré l’issue que l’on sait fatale. Une belle découverte !

Très chers lecteurs, quelle saison !
Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu’à l’épilogue d’un romantisme échevelé.
Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu’Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l’élue a une sœur odieuse qui s’oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte.
Cela nous promet bien des péripéties.
Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer !
Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1813

Le livre dont tout le monde parle depuis le succès de la série Netflix ! Voici deux romances tout à fait agréables et bien construites. Pas de grande surprise, mais on sait qu’on passera un bon moment de lecture si on aime les livres de ce genre.

Inspired by the true World War II history of the few bookshops to survive the Blitz, The Last Bookshop in London is a timeless story of wartime loss, love and the enduring power of literature.

August 1939: London prepares for war as Hitler’s forces sweep across Europe. Grace Bennett has always dreamed of moving to the city, but the bunkers and blackout curtains that she finds on her arrival were not what she expected. And she certainly never imagined she’d wind up working at Primrose Hill, a dusty old bookshop nestled in the heart of London.

Through blackouts and air raids as the Blitz intensifies, Grace discovers the power of storytelling to unite her community in ways she never dreamed—a force that triumphs over even the darkest nights of the war.

Les romans sur la Seconde guerre mondiale ne manquent pas, mais celui-ci, malgré des qualités indéniables, ne sort pas vraiment du lot. L’histoire des librairies de Londres qui ont tenté de survivre au Blitz est intéressante, mais l’entourage romanesque ne m’a pas entièrement convaincue.

Dans la famille Shergill, il y a :
Rajni, l’aînée, mère de famille au bord de l’implosion depuis que son fils ado lui a fait une révélation fracassante.
Jezmeen, la séductrice un brin égoïste, petite actrice londonienne dont le dernier bad buzz tourne en boucle sur les réseaux sociaux.  
Et enfin, Shirina, la docile cadette, dont le parfait mariage arrangé commence à sérieusement battre de l’aile.

Trois sœurs que tout oppose et qui vont devoir se supporter pour réaliser la dernière volonté de leur mère : accomplir un pèlerinage en son honneur en Inde, de Delhi au Temple d’or d’Amritsar.
Combien de temps avant que tout dérape ? 

Un roman haut en couleurs qui nous entraîne en Inde ! C’est une histoire très lumineuse, malgré les sujets abordés qui sont complexes, même si on peut regretter quelques longueurs.

1924, Rome.

Dans une Italie où le succès de Mussolini ne fait que croître, la jeune Giulia, 13 ans, refuse de rejoindre les jeunesses fascistes. Indisciplinée, elle défie les règles édictées par sa famille bourgeoise et se lance à corps perdu dans sa passion pour l’art et la littérature.

Devenue journaliste pour Margherita Sarfatti, la redoutable maîtresse du Duce et la femme qui domine tout le milieu de l’art italien, Giulia se trouve partagée entre son amour pour un talentueux peintre antifasciste et son attirance pour le sensuel et dangereux Italo Balbo, ministre proche de Mussolini.

Alors que le monde est sur le point de basculer, la jeune femme aura besoin de toute sa détermination pour naviguer au coeur des heures les plus sombres et dangereuses de l’histoire.

Un très bon roman historique, sur l’Italie mussolinienne (une part de l’Histoire que je ne connais pas très bien), richement documenté, et avec un personnage principal, Giulia, qui est très charismatique. À découvrir !

Anne Gallagher grew up enchanted by her grandfather’s stories of Ireland. Heartbroken at his death, she travels to his childhood home to spread his ashes. There, overcome with memories of the man she adored and consumed by a history she never knew, she is pulled into another time.

The Ireland of 1921, teetering on the edge of war, is a dangerous place in which to awaken. But there Anne finds herself, hurt, disoriented, and under the care of Dr. Thomas Smith, guardian to a young boy who is oddly familiar. Mistaken for the boy’s long-missing mother, Anne adopts her identity, convinced the woman’s disappearance is connected to her own.

​As tensions rise, Thomas joins the struggle for Ireland’s independence and Anne is drawn into the conflict beside him. Caught between history and her heart, she must decide whether she’s willing to let go of the life she knew for a love she never thought she’d find. But in the end, is the choice actually hers to make?

Une histoire très romanesque, qui sait appuyer sur les émotions quand il faut. Ça ne restera sans doute pas ma lecture favorite du mois, mais on est entraînés sans problème dans l’historie d’Anne.

Pour Charlize, la vie est loin, très loin d’être un conte de fées. Depuis le décès de son mari, c’est même plutôt un film catastrophe, dans lequel elle doit se battre chaque jour un peu plus pour élever seule leur petit garçon malgré son maigre salaire d’agent immobilier. Mais voilà que le destin lui offre, sur un malentendu, une occasion inespérée : se faire passer pour la fiancée de Guillaume Garon. Certes, Guillaume Garon est un homme odieux dont le charme s’efface très vite devant son obsession pour le travail et sa mauvaise volonté pour redorer son image ; certes, en acceptant cette proposition, elle s’engage à assurer un rôle de parfaite épouse pour les cinq prochaines années… Mais ce n’est pas comme si elle avait une vie sentimentale ; et puis, ce contrat lui permettrait de résoudre tous ses problèmes d’argent et d’assurer l’avenir de son petit garçon. Alors… c’est parti pour la mission Pretty Wife ?

Une courte romance fort sympathique pour finir le mois ! La lecture est rapide mais agréable, pour les amateurs du genre.

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