Lectures d’août 2020

Nouveau post pour faire un petit débrief de mes lectures du mois précédent.

Pas de coup de coeur ce mois-ci.

Michael Cole enseigne la littérature anglaise à l’université de sa petite ville. Michael Cole a une femme ravissante et deux adorables bambins. Oui, mais Michael Cole va avoir cinquante ans. Et ça, il n’en a pas, mais alors pas du tout envie. À l’exemple de son maître à penser, le poète John Donne, il multiplie les frasques : alcool, coke, jolies étudiantes… Seulement, on n’échappe pas aussi facilement à ses démons intérieurs. Surtout lorsqu’ils se matérialisent sous les traits des membres défunts de votre famille qui chattent à votre place sur Internet et vous poursuivent jusque dans le lit de vos conquêtes !

Assez décevant, malgré quelques réflexions intéressantes.

À peine licenciée de son poste de directrice artistique dans une grosse agence de publicité, Jessy Delmass décide de quitter Lyon et de se consacrer à la peinture. Elle s’installe au Villaret, un village de Haute-Savoie où elle possède un chalet : La Bergerie. Mais à peine arrivée, elle découvre que ce havre de paix est menacé par un projet d’extension de la station de ski voisine. Habitée par le génie de Steffen Witzberg, un peintre allemand qui s’est réfugié à La Bergerie pendant la Seconde Guerre mondiale et auquel elle voue une véritable passion, Jessy décide de tout mettre en œuvre pour préserver son village.

Au contact de cette nature puissante et de ce paysage spectaculaire, la jeune femme va révéler une force de caractère hors du commun. Elle sera prête à tout pour sauver la terre des loups qui, après avoir protégé Witzberg, est aussi devenue la sienne.

J’avais beaucoup aimé Cueilleuse de thé de cet auteur, mais là je n’ai pas retrouvé cet exotisme qui m’avait plu. La partie historique sur Witzberg aurait mérité un développement plus fort, car il est particulièrement intéressant.

Libérée, la sexualité des femmes d’aujourd’hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d’entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d’un manque de désir ou de difficultés à atteindre l’orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu’elles n’ont rien d’anormal et que ce n’est pas à la pharmacie qu’il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l’orgasme féminin. On y apprend ainsi qu’une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu’au festival Burning Man, où l’orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d’une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l’aide de massages sensuels.

Un essai intéressant qui met en avant la femme et nous apprend pas mal de choses !

Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé.
À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.
Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n’auraient jamais dû se revoir.
Pourtant, lorsque la vie de Léa s’écroule, Anthony est le seul à pouvoir l’aider à se relever.
Leurs destinées s’en trouvent à jamais bouleversées.

Une jolie histoire comme Marie Vareille sait si bien le faire. On suit les trajectoires de Léa et Anthony, et d’une maladie peu commune. À découvrir !

« Il veut que je meure. L’unique raison pour laquelle il m’accuse d’un crime passible de la peine de mort est qu’il veut me tuer. Henri, qui a fait exécuter deux de ses femmes et qui attendit qu’on lui annonce la mort de deux autres, entend désormais me faire subir le même sort. »

À trente et un ans, Catherine Parr est une jeune veuve et vit l’idylle parfaite avec Thomas Seymour. Mais lorsque Henri VIII, le souverain d’Angleterre qui a conduit quatre de ses femmes au tombeau, l’invite à l’épouser, elle doit se résigner à un choix qui n’en est pas un. Brillante et indépendante d’esprit, elle est une cible toute désignée pour ses adversaires politiques qui l’accusent d’hérésie, crime puni par le bûcher et dont l’ordre d’exécution est signé… par le roi. Catherine devra déjouer les pièges de la Cour si elle veut un jour retrouver son amant.

Une déception, j’ai trouvé ce roman très long…

« Je les aime pas ces Allemands ! S’il en revient un, je le tue !
Mémé, arrête ! »

Mémé, c’est la nonna, la grand-mère napolitaine de Pino, adorateur du Duce et fasciste convaincu qui n’a jamais vécu dans la Péninsule. C’est dans cette « petite Italie » qui va du quartier du Marais à celui de la gare de Lyon, chez Lello Tammaro, chapelier de son état et père de Pino, que Giulia Diacalone a trouvé refuge après avoir fui Rome et ses chemises noires. Nous sommes en 1936, année du Front Populaire et de la guerre d’Espagne. Les ouvriers ont triomphé et prennent leurs premières vacances. Pendant ce temps, Hitler affûte ses lames et Mussolini s’apprête à le suivre dans ses desseins belliqueux.

De Paris à Rome, en passant par la Côte d’Azur, fréquentant les milieux de l’art, Giulia va connaître les heures les plus troublées de la fin des années 30 et de la seconde guerre mondiale. Confrontée aux prédateurs nazis qui briguent les tableaux de maîtres appartenant aux Juifs, elle devra lutter pour sauver les siens et retrouver son amour en Italie. Sur son chemin, des obstacles, tels Göring,  numéro deux du IIIème Reich, grand amateur d’art, des Russes blancs à la solde des Nazis et à Rome, la police parallèle de Pietro Koch.

La Débâcle de 40, l’arrivée des Allemands dans Paris, le sabordage de la flotte française à Toulon, l’évasion spectaculaire du Duce, la haine à son encontre de Edda, sa fille préférée, l’adulation de Claretta Petacci, sa maîtresse, les luttes de la Résistance italienne, mais aussi le monde des « petites gens » de la rue Chapon, de la Seyne S/Mer et du Trastevere, Demain à Rome se veut un éclat de couleurs au milieu du chaos. Dans ce désordre savamment orchestré entre rires et larmes, passions et haines, sans jamais trahir la vérité historique, Nicole Fabre nous restitue avec force et truculence, au travers du portrait d’une femme sensuelle et vibrante, tout un magma de sentiments, rouges et chauds comme le sang.

Un roman qui nous entraîne dans la communauté italienne durant la Seconde guerre mondiale. Une jolie découverte !

Gabriela est issue d’une lignée de femmes maudites : chez les Hermoza, on est malheureuse en amour de mère en fille. Même sa mère, la belle Luna, qui fascinait tout Jérusalem par sa liberté et sa joie de vivre, a fini prisonnière d’un mariage sans amour.

Alors que cette dernière vient de disparaître prématurément, Gabriela se penche sur le passé de celle qu’on surnommait la Belle de Jérusalem, et qu’elle n’a connue que froide et amère. Peu à peu se dessine sous ses yeux le portrait de quatre générations de femmes, malmenées par l’histoire, le poids des traditions, des superstitions et des secrets.

Sur fond de bouleversements historiques, de la gouvernance turque à la création de l’État d’Israël, une saga magistrale où les destins d’un peuple et d’une famille se confondent.

C’est long, c’est long… 550 pages mais c’est très dense, avec beaucoup de personnages qu’on n’arrive pas toujours à différencier.

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