Lectures de mai 2020

Nouveau post pour faire un petit débrief de mes lectures du mois précédent.

De nombreuses lectures ce mois-ci, avec des découvertes variables

Dans l’Angleterre victorienne, l’incroyable destinée d’une jeune femme qui défie les règles de la haute société londonienne pour vivre selon son cœur. Un grand roman où se mêlent amour et suspense.
Dans l’Angleterre victorienne, une jeune femme défie par amour les règles de la haute société londonienne, au péril de sa vie. Un grand roman exaltant, qui mêle passion et suspense.

Jeune, audacieuse et talentueuse, Veda Grenfell est la fille du tailleur le plus réputé de Savile Row. Son charme et l’amitié que lui vouent les riches dames de Londres la destinent à un avantageux mariage. Hélas ! À seize ans, une attaque de typhus la laisse sourde, brisant tous ses rêves.
Luttant courageusement contre son infirmité, elle reprend avec succès l’entreprise familiale. Les clients affluent, notamment le très séduisant Harry Breadlabane, de qui Veda tombe très vite amoureuse. Amour impossible, car un vicomte ne saurait épouser une roturière…
Prête à tout pour se rapprocher de son bien-aimé, Veda décide de quitter son cher atelier pour se faire engager dans la demeure des Breadlabane. Elle ignore que d’inquiétantes rumeurs courent sur cette famille…

Un joli roman historique, avec une héroïne qui décide qu’on ne lui marchera pas sur les pieds.

« Donna Middleton a besoin d’un peu de temps. Je sais que je n’ai plus que 280 000 heures à vivre – dans l’hypothèse d’une espérance de vie standard, même si je n’aime pas les suppositions -, mais je suis prêt à en accorder quelques-unes à Donna Middleton pour qu’elle puisse décider des événements. » 

Edward a trente-neuf ans. Il est atteint du syndrome d’Asperger et de trouble obsessionnel compulsif. Ses journées sont rythmées par une routine très stricte : réveil à 7h38, consultation chez le psy à 10 heures (pas une minute avant), et visionnage d’un épisode de sa série préférée à 22 heures.

Sa petite vie est bouleversée lorsqu’une nouvelle voisine, Donna, emménage en face de chez lui avec son fils de  neuf ans. Au fil des 600 heures qu’ils vont passer ensemble, Edward va mettre une croix sur son emploi du temps rigide et renoncer à sa solitude. Ce faisant, il s’expose aux joies et aux peines de l’amitié et de l’amour.

L’auteur a véritablement voulu montrer le syndrome d’Asperger et l’importance des routines pour Edward, en reprenant à chaque nouvelle journée le même texte avec l’heure du réveil, Edward qui note son heure de réveil, etc. C’est intelligent mais extrêmement lassant finalement, parce qu’on lit 25 fois la même chose avant d’avoir un peu d’action différente…

 » Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
— Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
— Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
— De quoi parlez-vous ?
— Les cahiers… Ceux de Rose. »
Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d’aucune femmela plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.

Le plus beau roman lu ce mois-ci. C’est noir, c’est extrêmement bien écrit, comme rarement vu, c’est intense. Rose est magnifique.

Augsbourg, automne 1913.

Marie quitte l’orphelinat pour entrer comme femme de cuisine dans la somptueuse villa des Melzer, une famille de riches industriels du textile. Tandis qu’elle tente de trouver sa place parmi les domestiques, à l’étage des maîtres, c’est l’ouverture de la saison des bals qui occupe tous les esprits. Car cette année, Katharina, la fille des Melzer, doit faire son entrée dans le monde. Seul Paul, l’héritier, semble étranger à cette agitation, déterminé à prendre ses distances avec sa famille… jusqu’à sa rencontre avec Marie.
Tout en l’aidant à percer le mystère de sa naissance, cette rencontre pourrait changer le destin de la jeune femme.
Entre bals dispendieux et toilettes raffinées, amours impossibles et secrets de famille, une saga historique poignante, digne de Downton Abbey.

Un peu déçue par ce roman qui n’est pas exceptionnel…

Alors que le monde fait face à une crise sanitaire sans précédent, les auteurs et l’équipe Charleston souhaitent s’associer aux démarches solidaires spontanées qui se sont développées dans tout le pays et soutenir le personnel soignant. C’est ainsi qu’est née l’idée d’un recueil de nouvelles en partenariat avec le collectif #ProtègeTonSoignant.

Puisque les mots resteront toujours le meilleur moyen de s’évader, dix des auteurs et autrices Charleston vous invitent au voyage, à laisser derrière vous un quotidien qui comporte nécessairement de petites baisses de moral, pour suivre leurs héros dans leur quête d’évasion. Depuis un banc ensoleillé, en partance pour des destinations exotiques, ou au cœur d’une gare où se croisent les voyageurs, un moment de divertissement et d’évasion !

Une bonne action avec ce recueil de nouvelles, qui permet de reverser 1 euro au collectif #ProtegeTonSoignant. Toutes les nouvelles ne sont bien sûres pas égales, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elles soient aussi noires… Au vu de la couverture et de la maison d’édition, je pensais que ce seraient des histoires courtes qui feraient du bien, mais pas vraiment.

Josiane est femme de ménage. Josiane est un peu laide. Josiane est presque grosse. Elle est assise sur la cuvette des toilettes de la Gare du Nord, le canon d’un fusil dans la bouche. Après trente ans de bons et loyaux services en tant qu’être humain, elle a décidé d’en finir. Mais avant de tirer, comme l’exigent la légende et son amour pour le cinéma, elle va vivre un dernier film dont elle sera l’héroïne, et laisser son histoire défiler. Avec, pour bande-son, les drôles d’énergumènes d’un hall de gare et des trains en partance. Ce qu’elle va découvrir sur elle-même et sur ceux qui ont croisé sa route jusqu’à cet instant crucial dépasse ce qu’elle pouvait penser. Est-ce sa vie qui foutait le camp ou ses yeux qui lui jouaient des tours?

Dans une langue tonique et une délicate alternance d’instants magiques et de cruauté, voilà un conte moderne que porte une héroïne à laquelle le lecteur intime l’ordre de rester vivante.

Une des bonnes lectures du mois ! L’histoire de Josiane est d’une tristesse sans nom, mais c’est un personnage qui mérite d’être rencontré.

Mae Summers and Gabe Broadbent grew up together in the idyllic Summers’ Inn, perched at the edge the St. Lawrence River. Mae was orphaned at the age of six and Gabe needed protection from his alcoholic father, so both were raised under one roof by Mae’s grandparents, Lily and George. A childhood friendship quickly developed into a first love—a love that was suddenly broken by Gabe’s unexpected departure. Mae grew up and got over her heartbreak, and started a life for herself in New York City.

After more than a decade, Mae and Gabe find themselves pulled back to Alexandria Bay by separate forces. Hoping to find solace within the Summers’ Inn, Mae instead finds her grandparents in the midst of decline and their past unravelling around her. A lifetime of secrets that implicate Gabe and Mae’s family reveal a version of the past that will forever change Mae’s future.

C’est mignon, mais pas extraordinaire, et assez vite oublié…

De son enfance en Tanzanie, Kate Carrington a essayé d’effacer tous ses souvenirs. Âgée de douze ans lors de l’assassinat de ses parents missionnaires, près de la frontière rwandaise, la jeune femme a fait table rase de ses racines africaines pour se reconstruire en Australie. Bien des années plus tard, alors qu’elle tente de mener une vie normale, Kate fait la connaissance d’une vieille femme mystérieuse, qui l’intrigue autant qu’elle la fascine.

Il faut dire que le destin d’Annah Mason a tout du roman d’aventures. Infirmière dans un hôpital de brousse, faiseuse de pluie dans le bush tanzanien : l’Afrique a révélé à cette Occidentale intrépide un monde d’une magie infinie. Et lui a offert sa plus grande histoire d’amour. Cette vie de passion ne s’est pourtant pas faite sans douleur ni drames. Désormais âgée et malade, celle qui fut la reine des pluies veut soulager sa conscience. Mais ses secrets pourraient bien mettre à mal l’univers fragile de Kate…

Un grand roman romanesque comme on les aime, rempli d’éléments historiques qui nous apprennent beaucoup de choses sur la Tanzanie.

Dans l’Angleterre d’avant-guerre, Julianne Westcott enchaîne les bals et ne manque pas de prétendants. Lors d’une visite à son frère placé en institut, elle rencontre Kyle McCarthy, un jeune séminariste irlandais. Malgré les réserves de ses parents qui désapprouvent cette folle passion, Julianne s’éprend de Kyle et ils quittent tout pour se marier. Mais tandis que la guerre ravage le monde et que le Blitz décime le pays, un tragique accident contraint Julianne à se forger une vie nouvelle faite de mensonges.
Des années plus tard, une seconde chance de vivre le bonheur lui sera accordée. A elle de ne pas refaire les mêmes erreurs…

Une revisite de la grande histoire d’amour des Oiseaux se cachent pour mourir ! On se laisse porter par l’histoire de Julianne et Kyle, et ce roman se lit tout seul.

In this stunning new historical novel inspired by true events, Kim van Alkemade tells the fascinating story of a woman who must choose between revenge and mercy when she encounters the doctor who subjected her to dangerous medical experiments in a New York City Jewish orphanage years before.

In 1919, Rachel Rabinowitz is a vivacious four-year-old living with her family in a crowded tenement on New York City’s Lower Eastside. When tragedy strikes, Rachel is separated from her brother Sam and sent to a Jewish orphanage where Dr. Mildred Solomon is conducting medical research. Subjected to X-ray treatments that leave her disfigured, Rachel suffers years of cruel harassment from the other orphans. But when she turns fifteen, she runs away to Colorado hoping to find the brother she lost and discovers a family she never knew she had.

Though Rachel believes she’s shut out her painful childhood memories, years later she is confronted with her dark past when she becomes a nurse at Manhattan’s Old Hebrews Home and her patient is none other than the elderly, cancer-stricken Dr. Solomon. Rachel becomes obsessed with making Dr. Solomon acknowledge, and pay for, her wrongdoing. But each passing hour Rachel spends with the old doctor reveal to Rachel the complexities of her own nature. She realizes that a person’s fate—to be one who inflicts harm or one who heals—is not always set in stone.

Lush in historical detail, rich in atmosphere and based on true events, Orphan #8 is a powerful, affecting novel of the unexpected choices we are compelled to make that can shape our destinies.

J’avais lu pas mal de bonnes critiques sur ce roman, mais je n’ai pas accroché autant qu’espéré. L’histoire de Rachel est une suite d’événements tragiques, et les passages où la petite fille est soumise aux rayons X sont difficiles à soutenir.

« Croyez-moi, si je pouvais vivre éternellement et être toujours à vos côtés, je le ferais. Au lieu de ça, je vous fais un cadeau. Il y a des choses là-dedans qui vous surprendront. Vous choqueront, même. Des secrets à révéler, des histoires à raconter. Ne vous attendez pas à ce que ce soit facile – ce qui vaut le coup ne l’est jamais, si ? »
Poppy et Rose étaient auparavant aussi proches que peuvent l’être deux sœurs, mais cela fait plus de dix ans qu’elles ne se parlent plus. Jusqu’au jour où elles apprennent que leur mère est morte – sans avoir jamais eu la chance de voir ses filles réunies.

Mais Andrea n’était pas le genre de femme à laisser la mort se mettre en travers de ses plans. Connaissant ses filles mieux qu’elles ne se connaissent elles-mêmes, elle leur a légué un dernier cadeau d’un genre unique dans l’espoir de les réconcilier : La Vie de A à Z.

On a vu pas mal de romans sur cette thématique fleurir il y a quelques années. Celui-ci n’est pas meilleur qu’un autre, on le lit rapidement et on l’oublie rapidement aussi…

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