Lectures de décembre 2018

Nouveau post pour faire un petit débrief de mes lectures du mois précédent que je ne chroniquerai pas.

Louane vit à Belle-Ile-en-Mer chez Marlène, sa mère adoptive. Surdouée, mais réfractaire au système scolaire, elle s’apprête à passer le bac en candidate libre à douze ans. Toujours par monts et par vaux sur les sentiers côtiers, elle communie avec le vent, le soleil, les tempêtes. Née sous X, elle porte en elle une absence : l’identité de sa vraie mère.
Dans la chambre d’hôte que tient Marlène débarque un jour un homme d’une cinquantaine d’années, Guillaume, dont le comportement intrigue Louane. Le visiteur arpente toujours les mêmes lieux de l’île, pose des questions étranges, dit remonter les traces d’un jeune garçon, « colon » de l’ancien bagne d’enfants.
Louane écoute avec constance les propos des uns et des autres ; elle sait que la vie qu’on raconte est plus intéressante que celle qu’on vit. De même, au passé de Belle-Ile s’entremêlent ses légendes ;  aux souvenirs, nos lectures et nos rêves.
À travers cette émouvante quête des origines, Cédric Morgan signe un roman sensible dans lequel la nature est une famille ; le silence une promesse.

Un roman qui malheureusement ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs alors que le résumé était très prometteur…

**En bref : un titre qui me laisse indifférente**

When Evie Forbes starts as an assistant cook at Easterleigh Hall, she goes against her family’s wishes. For ruthless Lord Brampton also owns the mine where Evie’s father and brothers work and there is animosity between the two families.
But Evie is determined to better herself. And her training at the hall offers her a way out of a life below stairs.
Evie works hard and gains a valued place in the household. And her dream of running a small hotel grows ever closer.
Then War is declared and all their lives are thrown into turmoil.

Un roman comparé à Dontown Abbey, assez intéressant du point de vue social mais avec des longueurs.

**En bref : un moment de lecture pas désagréable mais pas non plus inoubliable**

Alexandre rencontre Alice au cours d’un dîner mondain, et ne peut s’empêcher de lui écrire le désir qu’elle lui inspire. Mais celle sur laquelle il a jeté son dévolu n’envisage pas de vivre une relation adultère, et encore moins avec le mari de sa meilleure amie. D’ailleurs, pourquoi cette femme parfaitement épanouie dans son couple, s’encombrerait-elle de cet homme de vingt ans son aîné ? Alexandre ne se laisse désarçonner ni par les réponses assassines ni par l’ironie mordante de sa correspondante. Touchée par sa persévérance, Alice va finir par lui révéler les arcanes du désir féminin. Mais le désir qui naît entre eux n’est-il pas condamné à rester inassouvi ?

Une roman épistolaire étonnant, qui mérite le détour malgré une intrigue un peu faiblarde.

**En bref : à découvrir pour les amateurs du genre**

Constantinople, 1599. Une délégation de marchands anglais s’apprête à remettre au sultan une extraordinaire horloge mécanique, présent de la reine Elizabeth. Parmi eux, Paul Pindar, secrétaire de l’ambassadeur, porte depuis deux ans le deuil de sa fiancée Celia Lamprey, perdue en mer. Un jour, il apprend la présence, derrière les murs interdits du harem, d’une jeune femme ressemblant en tous points à son amour perdu. Se pourrait-il que Celia soit encore en vie ?
Au sérail, une impitoyable lutte pour le pouvoir oppose la mère du sultan et sa favorite. Le chef des eunuques noirs a été emprisonné. Celia, devenue Kaya, tente de survivre au milieu des intrigues, ne sachant à qui se fier dans cet univers clos dont la beauté et la sensualité dissimulent des pièges mortels. La situation devient encore plus dangereuse lorsqu’elle apprend que Paul se trouve lui aussi à Constantinople.
Des siècles plus tard, Elizabeth Staveley, qui fait des recherches pour sa thèse de doctorat, découvre dans une bibliothèque d’Oxford un fragment de manuscrit concernant Celia. Tout de suite, elle se passionne pour le sort de cette jeune captive anglaise, comme si un lien mystérieux les unissait. Sa quête la mènera jusqu’à Istanbul, vers les labyrinthes secrets du harem de Topkapi où une histoire tombée dans l’oubli depuis quatre cents ans attend d’être enfin racontée.

Un grand roman d’évasion, de temps en temps un peu brouillon, mais avec un vrai fond historique passionnant

**En bref : là encore pour les amateurs du genre**

Si la vie était une question de probabilité, la famille Kurc n’aurait pas dû survivre à la Seconde Guerre mondiale. Seul 1% des juifs de leur ville de Radom, en Pologne, a survécu et 90% des juifs du pays ont été massacrés. Sur les ailes de la chance raconte l’extraordinaire histoire de cette famille. Séparés par six années de guerre et cinq continents, des jazz clubs du Paris des années 30 au Rio de Janeiro de l’après-guerre en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les héros de ce roman choral sont poussés par la même rage de survivre et l’espoir, immense, qu’un jour, ils seront à nouveau réunis.

Une des plus belles découvertes de ce mois-ci, une famille juive (celle de l’auteur) qui arrive à survivre à l’Holocauste, sachant qu’ils ont tous été séparés à un moment ou à un autre durant la guerre, qu’ils ont connu l’horreur des privations, etc.

**En bref : passionnant !**

Légère, séduisante, insolente, Pamela décide très tôt de capturer l’homme qui la mènera à la gloire. Randolph Churchill, qu’elle épouse à dix-neuf ans, Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rubirosa, Rothschild… aucun ne résiste à son charme. S’ils ont le pouvoir, elle exerce sur eux une attirance fatale. Ils l’ont tous désirée. Elle les a tous aimés.
Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu’elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains. Elles vont lui ouvrir les portes du pouvoir et de la diplomatie, jusqu’alors réservées aux hommes, et lui permettre d’assumer toutes ses libertés.
Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? La ravissante anglaise à la réputation sulfureuse, morte comme une légende dans la piscine du Ritz à Paris où elle était ambassadrice des états-Unis, a emporté ses secrets. Stéphanie des Horts en recherche les parfums et nous révèle l’existence flamboyante d’une séductrice hors norme qui a marqué l’histoire de son temps.
Le roman vrai d’une femme amoureuse de l’amour.

Une biographie romancée qui nous apprend plus sur ce personnage que je ne connaissais pas du tout. Et le tout avec la plume toujours mordante de Stéphanie des Horts !

**En bref : un titre intéressant**

Pythagore Luchon a 15 ans. Il habite dans la ville de Loiret-en-Retz et s’apprête à entrer en seconde pour une année scolaire sans surprise : travailler un peu , écouter de la musique souvent , draguer les filles autant que cela lui sera possible, et notamment à l’occasion de la prochaine fête de rentrée pendant laquelle il officiera comme DJ. Il ne se fait aucune illusion sur les railleries qu’il devra endurer au sujet de sa mère prof de maths au lycée , ni sur la peine que lui causeront ses passages à l’hôpital pour rendre visite à son père brillant chercheur en physique quantique, plongé dans le coma à la suite d’une agression. Toutefois, une chose le réjouit : il va bientôt retrouver Louise, sa meilleure amie, la fille du gardien du lycée.
Le jour de la rentrée, Pythagore découvre que Louise a apparemment décidé de se passer de leur amitié. Elle s’est liée à une nouvelle élève du nom de Foresta Erivan, dont la présence à ses côtés est d’autant plus intrigante que les deux filles n’ont rien en commun. Louise est une geek passionnée de sciences et d’ingénierie, tandis que la nouvelle élève affiche un look d’un autre genre : elle a les cheveux rouges, s’habille toujours en noir, souvent en cuir, et distribue des gifles à ceux dont elle n’apprécie pas le comportement. À son contact, Louise s’isole de ses anciens amis, se désintéresse de son travail et commence à sécher les cours. Pythagore déplore silencieusement la présence de cette nouvelle élève qui l’irrite autant qu’elle l’attire, jusqu’à ce qu’elle débarque chez lui en pleine nuit pour lui annoncer la disparition de Louise. Elle lui explique que, pour la retrouver, ils doivent passer par ce qu’elle appelle l' » angle mort  » des miroirs. Pyth la suit sans se douter qu’il est sur le point de basculer dans un monde parallèle le monde dans lequel Foresta a grandi, et où Louise est sur le point de se perdre.

Je trouve la couverture magnifique, le pitch était intrigant, mais la réalisation ne tient pas ses promesses et je me suis ennuyée. L’atmosphère manque de corps, la partie surnaturelle n’est pas complètement aboutie…

**En bref : une déception**

L’été 1967, dans une vieille abbaye au coeœur du Suffolk : Lucas, l’artiste maudit, peint le portrait de Maisie, treize ans, avec ses sœoeurs Finn et Julia. Seule Maisie comprend l’impact terrible que ce tableau aura sur leurs vies. Enfant réservée et silencieuse, elle observe le monde des adultes tout en vivant dans un univers à part, peuplé de revenants et d’êtres imaginaires. Vingt ans plus tard, à Londres, Lucas a rencontré le succès et expose son célèbre portrait. Chacun revit les événements tragiques de ce dernier été, pour enfin lever le voile sur les mystères et les non-dits.

On ressent très clairement le côté « Daphné du Maurier » de ce roman, avec cette atmosphère lourde, ce mal-être constant et ce sentiment que quelque chose de sombre pèse sur les personnages. Néanmoins je n’ai pas réussi à rentrer complètement dans l’histoire.

**En bref : je n’ai pas accroché autant que j’aurais aimé**

Le Grumeau revient, en plus grand et en plus pire ! II a poussé et ses capacités de nuisances aussi. Tour à tour philosophe d’arrière-boutique, terroriste domestique, dresseur de crottes de nez, docteur ès Foulahonte ou persécuteur de chat obèse, il règne en tyran demi-portion sur une maisonnée aux allures de république bananière. A la remorque, papa et maman Grumeau engrangent bien malgré eux une considérable expérience en matière de lose parentale. Une chronique piquante, drôle et universelle qui rappelle que malgré tout, être parent ça reste le plus beau métier du monde.

Bien sûr, le livre qui fait rire quand on est parents ! En revanche, un peu déçue car j’avais l’impression de connaître pas mal de dessins déjà.

**En bref : un bon divertissement**

Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.

Une autre très belle découverte ce mois-ci, avec la plume de Gaëlle Nohant. C’est un roman qu’on dévore, l’écriture est un peu surannée mais ça fonctionne très bien, et la recherche de l’auteur sur l’incendie du Bazar de la Charité est digne d’être relevée.

**En bref : un roman à découvrir**

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