Ginny Moon – NetGalley

Un texte sur l’autisme assez fascinant.

Pour la première fois de sa vie, Ginny Moon a trouvé sa Maison-pour-Toujours – un foyer avec une famille aimante qui saura la protéger et l’entourer. Le foyer dont n’importe quel enfant adopté pourrait rêver. Alors pourquoi cette adolescente de 14 ans cherche-t-elle à tout prix à se faire kidnapper par sa mère biologique, incapable de s’occuper d’elle ? Pourquoi Ginny veut-elle absolument retourner dans cet appartement où elle a failli mourir ?
C’est une adolescente comme les autres – elle joue de la flûte, s’entraîne pour le tournoi de basket de l’école et étudie les poèmes de Robert Frost –, à un détail près : elle est autiste. Et certaines choses sont très importantes pour elle : commencer sa journée avec précisément neuf grains de raisin, chanter sur Michael Jackson (son idole), manger de la pizza au bacon et aux oignons et, surtout, retrouver sa mère biologique pour pouvoir s’occuper de sa Poupée, qui court un grand danger.
Avec les moyens limités et pourtant redoutables d’une enfant enfermée dans son monde intérieur, Ginny va tout mettre en œuvre pour la sauver.

Pour qui : Pour celles et ceux qui ont aimé Le théorème du homard.

Mon avis : On dit que chaque grossesse est différente, mais il en est de même aussi pour chaque maladie, et l’autisme en fait partie. Mais s’il existe différents types d’autisme, il est aussi connu que certains actes sont très importants pour les malades. La rigueur, le premier degré, les habitudes à ne pas changer sont autant d’attitudes à respecter pour le bien-être de l’autiste. Il en est de même pour Ginny, qui a besoin de neuf grains de raisin le matin, qui ne peut pas répondre quand on lui pose deux questions successives, qui a besoin de savoir si l’heure qu’on lui donne est précise ou approximative, qui ne supporte pas le bruit…

Et surtout, il peut y avoir une incompréhension totale avec les gens de son entourage, notamment son père et sa mère adoptive. Celle-ci par ailleurs est enceinte, et avec ses angoisses de future puis de jeune mère, sa patience pour les particularités de Ginny et sa peur pour sa petite fille la font réagir beaucoup plus violemment que d’habitude.

Toute la narration se fait depuis le point de vue de Ginny, et c’est comme si vous enfiliez des lunettes pour voir le monde d’une autre façon. On se rend compte de la difficulté qu’ont ces enfants à s’approprier le quotidien autour d’eux. On sourit à certaines réflexions de la jeune fille, mais ce qui en ressort surtout c’est la grande souffrance, de temps en temps déclenchée par un son ou un mot qui passerait pour complètement anecdotique à un non-autiste.

En bref : Un texte nécessaire, qui m’a notamment donné envie de replonger dans les ouvrages de Josef Schovanec.

Les infos pratiques : Ginny Moon, Benjamin Ludwig, Harper Collins, 2017

NetGalley

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