Thank you, Goodnight

Un roman dont je n’attendais pas grand chose et qui s’est révélé un excellent moment de lecture, une plongée dans le rock, le cynisme, la peur de vieillir…

« Il existe deux sortes d’individus sur cette terre. Ceux qui acceptent de se laisser couvrir de merde et se font juste ensevelir petit à petit. Et ceux qui envoient tout le monde se faire foutre. Ceux-là sont plus heureux. »

Autrefois, Teddy a été une rock star. Les feux de la rampe, les foules en délire et les tubes sur lesquels les filles arrachent leur chemise ont rythmé son quotidien.

Aujourd’hui, l’ancien chanteur des Tremble mène une vie d’un ennui mortel dans un cabinet d’avocats à l’atmosphère étouffante, en compagnie d’une femme qu’il finira peut-être par aimer. Redoutant de devenir ce has-been qu’on croise dans les colonnes « gloires fanées » de la presse people, Ted décide qu’il est temps de renaître de ses cendres. Alors que les fans sont en voie de disparition et que les anciens rockeurs ont pris des voies différentes, Teddy décide de les réunir pour sortir l’album qu’il a composé dans un sursaut artistique…

 

Pour qui : Pour celles et ceux qui aiment l’idée des deuxièmes chances.

Mon avis : Il y a un côté un peu Full Monty dans ce roman : des hommes plus tout jeunes, qui ont perdu les abdos de leurs vingt ans, un peu paumés mais attendrissants et touchants. Mais Andy Abramowitz intègre en plus l’idée de la gloire du passé, ceux qu’on oublie aussi vite qu’on les a aimés (il se trouve que l’auteur lui-même est dans ce cas, puisqu’il a été dans un groupe de rock ayant connu un joli succès avant de changer de carrière).

L’industrie du disque est perçue de manière très cynique, avec l’aspect bankable ou not bankable qui peut faire basculer un destin. Et pourtant, alors que les Tremble sont musicalement morts et enterrés, un producteur décide, en écoutant les chansons composées par Ted, de relancer le groupe. Un groupe fait de bras cassés, de professeur n’ayant aucune envie de s’y remettre (quoique…), d’une sexothérapeute… Bref, c’est hétéroclite !

À la lecture, on sourit, l’humour noir du héros est particulièrement bien trouvé, on frémit un peu pour le côté cynique, mais on apprécie ce passage musical.

En bref : Une excellente lecture !

Infos pratiques : Thank you, goodnight, Andy Abramowitz, Milady, 2015

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.