Parutions de la semaine – 05/10/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

La mer en hiver, Susanna Kearsley, Charleston

Chroniques de Downton Abbey, Jessica Fellowes et Matthew Sturgis, Charleston : La Grande Guerre est finie, mais Downton Abbey reste marqué. Le monde a changé, offrant de nouveaux défis et de nouvelles rencontres. À l’ombre des murs du château, intrigues, amours et rivalités se succèdent rapidement. Les Chroniques de Downton Abbey vous introduisent chez les Crawley, et parmi leurs domestiques, amants, amis et invités.
Flânez dans l’atmosphère fébrile des offices, glissez un œil dans les luxueuses chambres à coucher. Devenez familier de tous les aspects de leur vie : habitudes quotidiennes, réceptions et jusqu’à leurs craintes et leurs espoirs les plus secrets.
Une iconographie exceptionnelle, avec des photos, des portraits et des souvenirs d’époque.

Dark Vador et compagnie, Jeffrey Brown, Huginn Muninn : Le Seigneur Vador a un emploi du temps très rempli : il doit assurer la gouvernance de l’Empire Galactique et réussir à écraser les rebelles de l’Alliance. Il peut heureusement compter sur ses amis pour l’aider. Mais ses deux jumeaux, Luke et Leia, ont eux d’autres plans en tête et également des amis plein de ressources… Retrouvez dans ce 4e tome tout l’humour de Jeffrey Brown, savourez son interprétation très personnelle de l’univers culte Star Wars dans de magnifiques aquarelles. Une galaxie très très lointaine pleine de clin d’œil du quotidien !

Les duchesses tome 4, Lady Isidore, Eloisa James, J’ai Lu : — J’ai épousé un monstre ! se lamente lady Isidore Cosway auprès de ses amies.
Son mari, qu’elle a épousé par procuration à l’âge de douze ans, est enfin rentré d’Afrique. Et il est superbe – du moins si l’on aime le style sauvage aux cheveux longs. Mais il se refuse à l’honorer. Car ce baroudeur adepte de la méditation et du contrôle de soi est prêt à annuler le mariage s’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre. Toutes ces fadaises désespèrent Isidore qui ne sait qu’une chose : à vingt-trois ans, elle est toujours vierge ! Peut-on lui reprocher d’être curieuse ? Non ! Alors puisqu’un mariage consommé ne peut être annulé, c’est décidé : d’une manière ou d’une autre, son nigaud de mari tombera dans son lit…

Les héritiers de Sorcha tome 3, Au crépuscule des amants, Nora Roberts, J’ai Lu : Puissante magicienne propriétaire d’une boutique de produits artisanaux, Branna O’Dwyer a toujours fait passer le bien-être de ses proches avant ses désirs. D’ailleurs, l’unique fois où elle a écouté son cœur, c’était avec Finbar Burke, l’homme de sa vie. Or, ce dernier porte le sceau de Cabhan, le sorcier maléfique qui menace les O’Dwyer depuis des générations. Et une interdiction pèse sur les membres de la famille : aucun ne doit convoler avec l’un de ses descendants. Pourtant, la passion qui unit Branna à Finbar s’intensifie de jour en jour. Et si leur amour était la clé pour combattre le mal et anéantir à jamais leur redoutable ennemi ?

Avec ou sans Mr Darcy ? Abigail Reynolds, J’ai Lu : Un nouveau scandale guette les Bennet : Lydia, la plus jeune sœur de la famille, s’est livrée à Mr Wickham et s’est enfuie à son côté ! Extrêmement troublée par cette terrible nouvelle, Elizabeth, dans sa hâte, se confie à Mr Darcy. Toutefois, elle refuse obstinéement son aide et, plus encore, toute idée de mariage avec lui, malgré les allusions de ses proches. En effet, elle craint que l’affection que ce dernier lui témoigne de plus en plus ouvertement ne puisse résister à cet esclandre. Déterminée à mettre de côté ses sentiments pour Darcy plutôt que d’associer son nom à cette situation choquante, Elizabeth espère se débrouiller seule pour sauver l’honneur de sa famille. Mais y parviendra-t-elle sans lui… ?

Les demoiselles de Swan Park tome 1, Le bâtard, Sabrina Jeffries, J’ai Lu : Griffith Knighton, dynamique directeur de la Knighton & Co, rêve de voir son entreprise rivaliser avec la Compagnie des Indes orientales. Mais ses ambitions se heurtent à son statut de bâtard.  Un cousin éloigné, le comte de Swanlea, lui fait une proposition inattendue. Sur le point de mourir, il promet à Griffith de lui remettre le certificat de mariage de ses parents, à condition qu’il épouse une de ses trois filles. Pourtant, le jeune homme ne compte pas céder à ce chantage et espère s’emparer du précieux document, sans avoir à passer par la « case mariage ». Tel était son plan, avant de croiser le regard de lady Rosalind.

Les sœurs Clemens tome 4, Passion épistolaire, Leda Swann, J’ai Lu : Infirmière à Londres, Beatrice accepte de correspondre avec le capitaine Percival, compagnon d’armes de son frère cantonné dans le Transvaal. En ces temps de guerre, comment refuser un peu de réconfort à un soldat sans famille ? Les lettres courtoises au début deviennent peu à peu plus tendres et même érotiques. Troublée par les mots osés qui l’enflamment, Beatrice s’enhardit et décrit à son tour ses fantasmes les plus intimes. Après tout, que risque-t-elle ? Percival est à des milliers de kilomètres et elle doit bientôt épouser le très sérieux Dr Hyde… Jusqu’au jour où le capitaine rentre à Londres et vient la voir.

Secrets de famille tome 2, Un séducteur de rêve, Victoria Alexander, J’ai Lu : Lord Stillwell n’en croit pas ses yeux lorsqu’il accueille l’architecte qui doit rénover sa demeure ancestrale ravagée par un incendie. C’est une femme ! Doit-il vraiment confier cet énorme chantier à lady Miranda Garret ? Elle a des idées saugrenues, elle veut même faire installer l’électricité au manoir ! Est-elle une visionnaire ? Une folle ? Ce qui est sûr, c’est qu’il a affaire à une dissimulatrice. Lui, le séducteur patenté qui connaît la gent féminine par cœur se perd bientôt en conjectures. Que lui cache Miranda ? Et qui est ce mystérieux M. Tempest, son invisible associé ? Il y a décidément beaucoup de secrets autour de cette jolie veuve…

La beauté trahie, Barbara Cartland, J’ai Lu : Zela est abasourdie. Son père, le comte de Langdale, serait ruiné ? Croyant réaliser le placement du siècle, le comte s’est fait escroquer. Mais où est passée la fortune qu’il a confiée à la baronne de Courché ? Indignée, Zela est bien décidée à tirer cette histoire au clair. Pour cela, elle va se faire engager comme secrétaire par la baronne. Incognito, Zela va jouer les détectives en jupons et fait la rencontre du séduisant marquis de Buckwood qui lui propose son aide. Mais Peut-elle se fier à lui ?

Magiques remèdes, Tracy Brogan, J’ai Lu : À Bell Harbor, tout le monde est d’avis qu’Evelyn Rhoades devrait trouver un mari. Evelyn a trente-cinq ans. elle est chirurgien, sérieuse et rigoureuse. Pas question de laisser au destin le soin de désigner l’heureux élu. Avec l’aide de deux amies, elle établit une liste des critères requis pour sélectionner le « mari parfait » et s’inscrit sur un site de rencontre. Hélas, les quelques rendez-vous qui s’ensuivent sont très décevants. Lorsqu’un soir elle est appelée en urgence pour soigner un jeune homme blessé, ses émotions vont entamer une lutte impitoyable contre sa raison. Car Tyler est beau, charmant et séduisant. Oui, mais elle est beaucoup trop âgée pour lui. L’amour l’emportera-t-il sur la logique ?

Avec ou sans uniforme…, Collectif, J’ai Lu : Jessie Callahan vient de passer une nuit inoubliable aux côtés de deux détectives qui flirtent délicieusement avec elle depuis quelques semaines. Colin Daniels, lui, joue les gardes du corps auprès de la sublime Sophia, l’épouse d’un chef de la Mafia, qui le détourne du droit chemin. Quant à la belle Layla Creed, elle a trois jours pour se rendre à San Diego, escortée par Brian Simmons, un ténébreux Shadow Stalker.
Lorsque des hommes en uniforme croisent le regard de femmes sensuelles, tout n’est que tentation, caresses et promesse de ténébreux abîmes…

Trop, Jean-Louis Fournier, J’ai Lu : Les murs de la salle d’exposition sont couverts de tableaux, ils sont tous tellement beaux qu’on ne sait plus où donner de la tête, devant lequel s’attarder. Alors, on ne s’attarde pas.
Dans la pénombre, au fond d’une salle, est accroché un seul petit tableau, l’assistance est silencieuse, recueillie. Il s’agit d’un dessin de Raphaël, une vierge belle à se damner. Je m’arrête devant la devanture d’un kiosquier. Les étagères ploient sous le poids des journaux, des revues, souvent jamais lues. Le marchand de journaux est débordé, il n’a plus de place.
Je viens d’acheter un nouveau poste, il me garantit 1350 stations. Je ne peux plus entendre ma radio préférée, il y a trop de stations, elles se brouillent. Sur l’appareil qu’on m’a offert, je peux stocker plus de 1000 chansons. Mon nouveau téléviseur me promet 500 chaînes.
Je suis arrêté dans un embouteillage depuis plus d’une heure, il y a trop de voitures. J’ai voulu acheter les sonates pour piano de Mozart, il y a 50 interprétations. Comment choisir ?
Au supermarché, j’ai compté 40 marques de gâteaux secs. Je n’en ai pas acheté. Le prince a 400 femmes dans son harem, il a l’embarras du choix. Chaque soir, il hésite, se morfond. Quand il choisit une brune, il pense aux blondes, quand il choisit une blonde, il pense aux brunes.
J’ai le syndrome du harem. J’ai le choix, j’ai surtout l’embarras du choix. J’imagine une forêt hirsute, les arbres sont côte à côte, trop serrés, ils s’étouffent, la forêt va bientôt mourir.
On va couper quelques arbres pour mon nouveau livre.
Il sort une centaine de livres par jour, je pense à mon petit livre. Au bout d’une semaine, il va disparaître, écrasé par 600 livres.
Mon prochain livre, je vais l’appeler TROP.

Les aventuriers de la mer, Intégrale 2, Robin Hobb, J’ai Lu : La famille Vestrit connaît un revers de fortune. Il ne lui reste plus qu’un bateau en bois-sorcier, la Vivacia, que le capitaine Vestrit lègue à l’époux de sa fille aînée peu de temps avant de mourir. La fille cadette, se sentant délaissée, décide de le récupérer à n’importe quel prix.

Aleph, Paolo Coehlo, J’ai Lu : Ici commence un nouveau chapitre de votre vie.
Décider. Changer. Se réinventer. Agir. Expérimenter.
Réussir. Oser. Rêver. Gagner. Découvrir. Exiger. S’engager.
Penser. Croire. Grandir. Appartenir. S’éveiller.
Nous avons parfois besoin de retrouver un sens à notre vie, de lui redonner souffle et équilibre.
Et si un livre avait le pouvoir de vous faire découvrir un monde nouveau ?
Et si, grâce à la magie des mots et d’une histoire, vous commenciez un nouveau chapitre de votre vie ?
Aleph est ce livre. Aleph est un voyage qui pourrait bien changer votre existence.

Tout feu, tout flamme, Richard Castle, City : La détective Nikki Heat vient d’être promue capitaine de la police new-yorkaise. Juste à temps pour prendre en charge l’une des affaires d’assassinat les plus épineuses de sa carrière. Un cas passionnant et d’autant plus difficile qu’il prend une dimension très personnelle. Son fiancé, le charmant et insupportable journaliste Jameson Rook, connaissait les victimes et il enquête de son côté. Son ingérence dans l’affaire se révèle problématique et Rook devient carrément un obstacle à l’enquête. Alors qu’un terrible ouragan frappe New York, Nikki Heat se bat contre une troupe de mercenaires fanatiques et affronte l’homme qu’elle aime. Résoudre cette terrible affaire de meurtre risque de mener aussi à la mort de leur relation…

La maison de l’orchidée, Lucinda Riley, City

Les visages de Victoria Bergam tome 3, Catharsis, Erik Axl Sund, Babel : Dans ce dernier volet de la trilogie, Victoria Bergman tente de soigner sa personnalité fragmentée par le biais de l’autothérapie. Peu à peu sa santé mentale s’améliore. De son côté, la psychothérapeute Sofia Zetterlund prodigue à la commissaire Jeanette Kihlberg des conseils précieux dans son enquête sur les troublantes séries de meurtres à Stockholm.

La maison des chagrins, Victor del Arbol, Babel : Une violoniste virtuose commande à un peintre brisé le portrait du magnat des finances qui a tué son fils. Elle veut déchiffrer sur son visage la marque de l’assassin. Pour cautériser ses propres blessures, elle ouvre grand la porte de la maison des chagrins dont personne ne sort indemne. Un thriller viscéral qui conduit chaque être vers ses confins les plus obscurs.

Le peigne de Cléopâtre, Maria Ernestam, Babel : Trois amis de longue date ont monté une société appelée Le Peigne de Cléopâtre, qui se propose de résoudre les problèmes des gens. Chacun se débat dans sa vie privée mais apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité, et la PME se développe avec succès. Jusqu’au jour où une vieille dame se présente à l’agence avec une étrange requête : elle souhaite que Le Peigne de Cléopâtre élimine son mari…

La note secrète, Marta Morazzoni, Babel : Dans la Milan du XVIIIe siècle, l’histoire de Paola Pietra, religieuse malgré elle, qui découvre, grâce au chant et à sa sensualité, un autre monde et sa propre liberté. Une oeuvre qui entraîne le lecteur dans un jeu subtil avec les codes de la grande tradition romanesque.

Traité du funambulisme, Philippe Petit, Babel : À propos du célèbre funambule et son ami de longue date, Paul Auster écrit : “L’art du funambule n’est pas un art de mort, mais un art de vie : de vie vécue à l’extrême de la vie.” Parution en poche de ce traité du funambulisme comme technique et comme “philosophie”, à l’occasion de la sortie en salles de The Walk, film inspiré de la vie de Philippe Petit.

Twilight, édition 10 ans, Stephenie Meyer, Hachette : Célébrez le dixième anniversaire de TWILIGHT ! Cette édition spéciale « dixième anniversaire » inclut le roman original ainsi qu’un nouveau contenu exclusif. Les lecteurs vont adorer replonger dans l’histoire d’amour culte de Bella et Edward… ou la découvrir pour la première fois. Empreinte d’une profonde séduction et d’un suspense extraordinaire, TWILIGHT a ravi des millions de lecteurs depuis sa première publication en 2005, devenant un « classique moderne », qui a redéfini les genres de la littérature pour jeunes adultes, et suscité un formidable engouement de la part de lecteurs jamais rassasiés.

Le mariage de Pavel, Jean-Pierre Milovanoff, Grasset : Un soir d’été, dans la grande maison sous les platanes où il s’est retiré, Pavel, un homme discret et silencieux, protégé du monde par la fumée de ses cigarettes, confie à son fils Jean-Pierre le récit de sa vie.
Russe blanc, il fuit à quinze ans sa famille, son pays et la mort promise à un jeune bourgeois issu d’une école militaire tsariste, payant son exil d’une solitude définitive. Il traverse à pied l’Ukraine à feu et à sang, parvient à Sébastopol puis à Constantinople et enfin en France. Devenu ingénieur dans les Cévennes, il rencontre deux sœurs, Rénata l’institutrice et Odine, danseuse et chorégraphe. Il épouse la plus jeune qui ne peut vivre loin de son aînée. Ainsi devient-il, de son propre gré, prisonnier de ces « étoiles doubles », rivales mais inséparables.
Avec humour et ce détachement souverain des seigneurs qui prennent congé du monde, nimbé d’un halo de fumée, Pavel révèle ses secrets, entre tragédie et légende, au futur écrivain qui ne cessera de bâtir la grande maison de mots où réfugier son propre exil intérieur.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee, Grasset : Maycomb, petite ville de l’Alabama, pendant la Grande Dépression. Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il décide, envers et contre les préjugés moraux et politiques de son époque, de défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.
Dénonciation audacieuse de l’Amérique de la ségrégation, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est aussi l’un des plus grands romans jamais écrits sur l’enfance, et le regard de la jeune Scout, plein de tendresse et de drôlerie, a su attraper le cœur de plusieurs générations de lecteurs au fil des années.
Plus qu’un « grand classique » ou un « livre culte », ce roman, couronné par le prix Pulitzer en 1961 et adapté au cinéma avec Gregory Peck, est devenu un véritable mythe – d’autant qu’il sera resté pendant longtemps la seule œuvre de son auteur. Jusqu’à aujourd’hui : en 2015, l’oiseau moqueur se transforme en phénix, et Scout revient sous la plume de Harper Lee qui publie, après plus d’un demi siècle de silence, Va et poste une sentinelle.

Va et poste une sentinelle, Harper Lee, Grasset : Jean Louise Finch, dite « Scout », l’inoubliable héroïne de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, est de retour dans sa petite ville natale de l’Alabama, Maycomb, pour rendre visite à son père, Atticus. Vingt ans ont passé. Nous sommes au milieu des années 1950, et la nation se déchire autour des questions raciales. Confrontée à la société qui l’a façonnée mais dont elle croit s’être affranchie en partant vivre à New York, Jean Louise va découvrir ses proches sous un jour inédit…
Chronique douce-amère de l’adieu à l’enfance, entre tendresse et férocité, espoir et désenchantement, révolte et révélations, Va et poste une sentinelle est le deuxième roman de l’auteur de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur mais fut écrit avant son livre culte, prix Pulitzer en 1961. Si sa publication constitue aujourd’hui un événement majeur, ce n’est pas seulement parce qu’il aura fallu attendre plus d’un demi siècle pour connaître son existence, ni parce qu’il a d’ores et déjà battu tous les records de ventes (plus d’1,1 million d’exemplaires en une semaine lors de sa parution aux États-Unis), mais aussi, et surtout, parce qu’il s’agit d’un grand livre, puissant, émouvant, dérangeant : un troublant miroir tendu à un monde qui, malgré le passage du temps, nous parle toujours du nôtre.

Super sourde, Cece Bell, Les Arènes : À la suite d’une méningite, Cece Bell perd l’audition à l’âge de quatre ans. Devenue illustratrice pour la jeunesse, elle raconte dans cette bande dessinée autobiographique son enfance marquée par la différence. Se faire des amis, jouer, apprendre…, tout est différent quand on est sourde et que cela se voit. A l’école, Cece porte un appareil auditif imposant. Pour affronter le monde qui l’entoure – pleinement entendant, lui – et accepter son handicap, elle s’invente un personnage de super-héros : Supersourde.

Trafiquante, Eva Maria Staal, Le Livre de poche : Recrutée par un marchand d’armes fantasque d’origine chinoise, Eva Maria parcourt le monde pour conclure des contrats avec des seigneurs de guerre sans pitié et s’assurer de la livraison de cargaisons d’armes dans des zones dangereuses. Après une mission qui tourne mal, la jeune femme est décide de raccrocher. Elle se réfugie alors dans une vie sans armes mais avec mari, maison et bébé.
Dix ans plus tard, le passé revient la hanter. Les missions kamikazes, les négociations avec des chefs de clan barbares, la peur omniprésente et les décharges d’adrénaline ont laissé place à une existence sage et confortable. Peut-on tirer un trait sur son passé et son ancienne identité ?
Une plongée déroutante dans un univers secret et tabou, régi par un effroyable code d’honneur.

Naissance, Yann Moix, Le Livre de poche : La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c’est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s’affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d’autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c’est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c’est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.

Dernier désir, Olivier Bordaçarre, Le Livre de poche : Mina et Jonathan Martin ont fui la ville et sa fureur consumériste pour une vie plus simple sur les bords du canal du Berry. Un jour, leur nouveau voisin frappe à la porte. Élégant, riche, spirituel, il se prénomme Vladimir et porte le même patronyme qu’eux. Une coïncidence qui amuse le couple. Seulement, Vladimir Martin a un comportement étrange : il copie le mode de vie des Martin, couvre leur fils et Mina de cadeaux, adopte l’allure de Jonathan, s’achète la même voiture, décore sa maison à l’identique… Jonathan se méfie, sa femme n’y voit que du feu. Le nouveau venu ne leur veut-il que du bien ?
Avec un art maîtrisé du suspense, Dernier désir interroge nos aspirations secrètes dans une société de bonheurs factices.

Vengeance, impair et passe, Jeffrey Deaver, Le Livre de poche : Depuis six ans, l’agent Corte, spécialisé dans la protection des personnes, est obsédé par Henry Loving, individu impitoyable qui a tué son mentor et ami. Lorsqu il est chargé d’assurer la sécurité de la famille Kessler, prise en chasse par Loving, Corte y voit l’occasion de se venger. La mission tourne très vite au duel entre les deux hommes, où chacun tente d’anticiper les mouvements de l’adversaire à l’aide de stratégies de plus en plus complexes. Les Kessler, pris entre deux feux et cloîtrés dans une planque, ignorent lequel d’entre eux est la cible de Loving. Leurs relations se tendent jusqu’au point de rupture. Corte, malgré l’opposition de sa hiérarchie, décide d’appliquer sa propre stratégie : vengeance, impair et passe.

L’espion, Clive Cussler et Justin Scott, Le Livre de poche : 1908. Les tensions entre pays s’exacerbent et le monde semble se diriger tout droit vers la guerre. Lorsqu’un brillant ingénieur naval est retrouvé mort dans son bureau, sa fille, rongée par le chagrin, refuse de croire à l’hypothèse du suicide et fait appel à la légendaire Agence Van Dorn pour laver l’honneur de son père. Bientôt, les morts accidentelles s’accumulent, et il ne fait plus aucun doute qu’un cerveau machiavélique cherche à anéantir les penseurs d’un projet top-secret, Hull 44, fleuron de l’industrie navale américaine… Des bas-fonds de New York à Chinatown, en passant par les chantiers navals du pays qui s’apprête à accueillir la Grande Flotte Blanche de Roosevelt, Isaac Bell va devoir composer avec des espions allemands, britanniques et japonais pour démasquer avant qu’il ne soit trop tard celui qui semble décidé à porter un coup fatal à la Navy…

Fragments, Partials tome 2, Dan Wells, Le Livre de poche : Les Partials, dont le sang contient l’antidote au virus RM, sont programmés pour disparaître. Ce n’est pas le cas de à Kira, qui est une Partial d’une autre génération. Qui est-elle ? Qui la manipule ? Au mépris de tous les dangers, la jeune fille décide de trouver le siège de ParaGen, la société biotechnologique qui a fabriqué les Partials, et l’Alliance, qui les contrôle. Traversant les paysages ravagés d’une Amérique dévastée – le Mississippi est empoisonné, des pluies acides tombent dans le Midwest –, Kira a l’intime conviction qu’un plan machiavélique visant à éliminer les Partials et les humains est à l’œuvre. Si son intuition est juste, si elle veut contrer l’ennemi, elle doit savoir au plus vite quel rôle lui ont attribué ceux qui l’ont créée…

La folie des Bassompierre, Jean-Paul Malaval, Le Livre de poche : Début des années 1960, Périgord. Marceau Bassompierre est le fondateur et président-directeur de la Périgorde, une importante coopérative de producteurs de noix. Sûr de sa puissance, il ne s’émeut pas outre mesure quand il apprend que circulent des lettres anonymes l’accusant d’être responsable de la mort de sa femme, Juliette, victime d’un accident de la route quelques années auparavant. Dans son entourage, on s’interroge, surtout son fils cadet, Jonas, qui souffre d’avoir toujours été considéré comme une « pièce rapportée ».
Le corbeau insiste, la calomnie se répand, au point de mettre sérieusement en péril le crédit de l’homme de pouvoir. Seule Agathe, la belle-sœur de Marceau, pourrait témoigner de la vérité. Seulement, depuis la mort de sa sœur dont elle était inséparable, cette dernière vit prostrée, démente, dans une des chambres de la maison familiale.

Un rossignol sans jardin, Ruth Rendell, Le Livre de poche : La petite communauté de Kingsmarkham est en émoi : on a tué Sarah Hussain, la révérende. Certes, cette femme d’origine indienne, récemment convertie et mère d’une enfant au père inconnu, n’attirait pas que des louanges sur sa personne. De là à l’étrangler dans son presbytère… Cela ne ressemble pas aux mœurs paisibles de la communauté. L’inspecteur Burden demande l’aide de son prédécesseur et ami, Reginald Wexford, pour résoudre cette délicate enquête. Fasciné par le mystère qui entoure à la fois la mort de Sarah et sa vie, Reginald sort de sa retraite pour partir sur les traces de ce « rossignol sans jardin ».

La série chinoise, Peter May, Rouergue : Avec Margaret Campbell, médecin légiste aux États-Unis, et Li Yan, commissaire à Pékin, Peter May nous emporte au cœur d’une Chine riche de ses traditions et avide de modernité. Dans ce premier tome de l’édition intégrale sont réunis Meurtres à Pékin, Le Quatrième Sacrifice et Les Disparues de Shanghaï.

Jimi-X, Louis Atangana, Rouergue : Jimi-X, c’est l’histoire exceptionnelle d’un Américain à moitié noir, à moitié indien, devenu l’un des plus grands guitaristes du rock. À l’adolescence, il chasse la misère et la solitude en jouant sur un instrument à une seule corde, parce qu’il ne peut pas s’en payer d’autres. Dès qu’il montera sur scène, le garçon timide se fera tout de suite remarquer par son jeu d’une sauvagerie déroutante. Comme dans son précédent roman, Billie H., dans lequel il nous plongeait dans l’enfance de la chanteuse Billie Holiday, Louis Atangana fait revivre la destinée fulgurante de Jimi Hendrix, entré en 1970 dans la légende du rock en mourant à l’âge de 27 ans.

Comment j’ai tué mon père, Frédéric Vion, Flammarion : Un roman autobiographique dans lequel le journaliste relate son enfance auprès d’un père violent et amateur d’armes à feu.

Les voies du bonheur sont imprévisibles, Alexander McCall Smith, Les deux terres : Dans une ville aux abords d’Édimbourg, un garçon fait le récit détaillé d’une vie qui n’est pas la sienne. Il décrit parfaitement une île sur la côte écossaise, qu’il ne peut absolument pas connaître, et la maison qui s’y trouve, dans laquelle il prétend avoir vécu. Quand la mère du garçon demande son aide à Isabel Dalhousie, elle sent qu’il est de son devoir de tirer cette affaire au clair. Mais la découverte de la maison ne fait qu’engendrer de nouvelles interrogations. Par ailleurs, Isabel s’inquiète pour sa nièce, Cat, engagée dans une relation avec un homme qui ressemble étonnamment à son propre mari, Jamie. Pour Isabel et ses proches, les voies du bonheur sont imprévisibles.

La cité des Anciens, Intégrale 2, Robin Hobb, Pygmalion : Graffe prétend plus que jamais régenter le groupe et se heurte à la révolte de Thymara, qui n’accepte pas qu’on lui dicte sa  conduite ; Sédric, après avoir volé le sang du dragon cuivré, tombe malade et constate avec effroi d’étranges modifications chez lui ; Leftrin découvre enfin l’agent de son maître-chanteur et se trouve désormais face à un choix terrible ; Alise doit, elle aussi, décider entre son amour pour le capitaine et sa vie de femme mariée. Et chacun suit les dragons vers Kelsingra, une cité qui n’existe peut-être pas. Mais, alors que la situation paraît bloquée pour tous, un événement imprévu et catastrophique vient redistribuer toutes les cartes…

Retour sur Terre, Mélanie Rose, L’Archipel : Michaela Anderson, une jeune Anglaise de 25 ans travaillant dans une compagnie d’assurances, a accepté de participer avec quelques collègues à un baptême de saut en parachute.
Au moment de s’élancer dans le vide, la dernière, elle est emportée par une bourrasque qui l’éloigne des autres…
Quand elle retrouve la terre ferme, l’aérodrome est désert, sa voiture a disparu et il fait presque nuit.  C’est alors qu’elle découvre avec stupeur sa photo sur des affichettes prétendant qu’elle a disparu… il y a six ans et demi !
Qu’a-t-il bien pu se passer ? Aurait-elle perdu la raison ? Serait-elle devenue amnésique ? A-t-elle été victime d’une faille spatiotemporelle ? Mais, surtout, qu’a-t-elle bien pu faire au cours de tout ce temps ?

Frankenstein, Michel Faucheux, L’Archipel : À la fin du roman de Mary Shelley, le monstre disparaît, emporté par un radeau de glace. Il avait promis, ayant causé la mort de son créateur et de ses proches, de s’immoler sur un bûcher funéraire. Mais la fin ouverte du roman lui permet de s’émanciper de son créateur Frankenstein tout comme de la romancière Mary Shelley…
Depuis, libéré de toute emprise, le monstre n’a cessé d’errer de roman en pièce de théâtre, de pièce de théâtre en adaptation cinématographique, d’adaptation cinématographique en bande dessinée ou en jeu vidéo.
La créature de Frankenstein existe. Née des pouvoirs de la science, elle hante notre culture et pulvérise la séparation entre le réel et l’imaginaire. Jusque dans les avancées scientifiques les plus récentes, nous ne cessons de la rencontrer. Elle résume la tentation des temps actuels : dépasser les limites que nous assigne notre condition d’êtres humains.
Une biographie qui raconte la prodigieuse métamorphose du monstre en son créateur, son évasion du domaine de  la fiction et son errance dévastatrice dans notre quotidien.

Les sœurs Querelle, Jean-Paul Malaval, Calmann-Lévy : De nos jours, en Vendée. Trois sœurs se retrouvent dans la maison familiale, Les Brisants, pour liquider les  biens familiaux après la disparition de leur père, Berthold Anselmoz, grand voyageur et amateur de belles choses. Le sort des Brisants est problématique : la dépouille d’Anselmoz a été inhumée au fond du parc selon ses volontés. Peut-on vendre la maison ou bien faut-il la conserver ? Les trois sœurs, fort justement nommées « Querelle » dans le pays, se déchirent selon la nature de la relation qu’elles entretenaient avec « monsieur Père ». Mais le connaissaient-elles vraiment ? Des photos, des lettres révèlent les secrets effarants d’un homme bien différent du souvenir qu’il avait laissé…

Parce qu’ils le méritaient, Peter Swanson, Calmann-Lévy : Londres-Boston, vol de nuit. Ted Severson rencontre la superbe et mystérieuse Lily Kintner. On bavarde, on boit des cocktails, et voilà que peu à peu se déclenche un jeu de la vérité où, un détail après l’autre, Ted se dévoile à Lily. Il a trouvé en elle une oreille bienveillante et se met à lui raconter l’échec de son couple. Il en est certain, Miranda, sa femme, le trompe. Il en vient même à confier… qu’il tuerait bien l’épouse volage. Pour Ted, bafoué, l’idée semble même presque raisonnable. D’autant plus que Lily déclare le plus sérieusement du monde qu’elle est prête à l’aider. Après tout, des tas de gens méritent de mourir : parce qu’ils mentent, trompent l’aimé ou blessent les autres sans remords… Mais Lily n’a pas tout dit à Ted. Elle s’est bien gardée de lui révéler son passé de tueuse et d’experte en tromperies. Les conspirateurs se retrouvent ainsi vite pris dans un jeu du chat et de la souris des plus dangereux.

Pointe, Brandy Colbert, Lattès : Théo va mieux. Elle a recommencé à s’alimenter, sort avec des garçons presque recommandables et elle est sur la bonne voie pour devenir une danseuse de ballet d’exception. Mais lorsque réapparaît, son plus vieil ami, Donovan, après quatre longues années de séquestration, la voici à nouveau fragilisée.
La découverte dans la presse que le ravisseur de Donovan n’est autre que son ex-petit ami qui, à l’époque, lui a aussi menti notamment sur son âge , la met face à un dilemme : dire toute la vérité au prix de sa future carrière et sa réputation, ou ne rien dire et protéger un criminel…
Brandy Colbert éblouit dans ce roman à la fois émouvant et plein d’espoir qui nous apprend à nous libérer de nos secrets les plus honteux.

À la poursuite de ma vie, John Corey Whaley, Casterman : Travis, 16 ans, est atteint d’une leucémie incurable. Face à l’échéance fatale, un médecin lui propose de suivre un protocole expérimental et révolutionnaire : laisser mourir son corps malade et cryogéniser sa tête, seule partie de son corps épargnée par l’affection, en attendant que la science ait découvert un moyen de la greffer sur le corps d’un donneur. Les chances de succès sont infimes, mais Travis se porte volontaire. Lorsqu’il se réveille dans un corps inconnu au terme d’un long « sommeil » de cinq ans, mais avec la sensation de ne s’être absenté que trois semaines, il peine à reconnaître le monde qui l’entoure. Sa copine Cate et son meilleur ami Kyle ont désormais 22 ans, mais lui, avec un mental intact d’adolescent, a l’impression de les avoir quittées la veille. Ses parents, soucieux de préserver leur fils unique, lui cachent les bouleversements intervenus au sein de leur couple. Enfin, sa résurrection a fait de lui une célébrité médiatique sans qu’il y soit préparé. Très vite, Travis se sent tiraillé entre deux mondes : il appartient au passé, mais se sent prêt à tout pour trouver une place dans le futur qui est le sien désormais. Avec courage et détermination, il n’a d’autre choix que de partir à la poursuite de sa nouvelle vie…

Le Diable met le feu à Notting Hill, Rachel Johnson, De Fallois : Mimi, la journaliste héroïne dans «Le diable vit à la campagne», et Ralph, son mari, retournent à Notting Hill, quartier aisé de la capitale anglaise. Sentiments et politique viennent chambouler le quotidien de Mimi. Une satire sociale sur le monde fait d’excès et de potins des Londoniens branchés.

Le sang dans nos veines, Miquel Bulnes, Actes Sud : Espagne, été 1921. Blessé dans sa retraite face aux forces supérieures du chef berbère Abd-el-Krim, le capitaine de l’armée espagnole Augusto Santamaria del Valle est nommé chef de la Sureté de Madrid. Très vite, un meurtre commis dans une maison close ouvre, par ses multiples ramifications, une vertigineuse vue en coupe d’une société aux moeurs aussi troubles que son actualité politique est agitée. Immense fresque menée à un rythme d’enfer, Le Sang dans nos veines dresse le portrait stupéfiant de la respectabilité corrompue et de l’attrait du vice. Un roman kaléidoscopique d’une ambition rare.

Angor, Franck Thilliez, Pocket : D’où vient ce cauchemar qui la hante depuis sa greffe de cœur ? Camille, gendarme à Villeneuve-d’Ascq, voit chaque nuit une femme enfermée l’appeler au secours. Un rêve aussi réel qu’un souvenir. Elle n’a dès lors plus qu’une obsession : retrouver l’identité de son donneur. À une centaine de kilomètres de là, Sharko et Henebelle n’ont guère le temps de pouponner leurs jumeaux : une femme, victime d’une longue séquestration, les yeux presque blancs, dépourvus d’iris, a été découverte… sous un arbre. Et leur enquête prend un tournant plus curieux encore lorsque Franck comprend qu’à chaque nouvelle piste, il est devancé par une jeune femme, gendarme dans le Nord…

L’héritage occulte, Steve Barry, Pocket : 1863, Washington D.C. L’issue de la guerre de Sécession est incertaine. Afin de s’assurer du soutien des mormons face aux confédérés, le président Abraham Lincoln confie à leur leader un secret d’État qu’il tient d’un document transmis de président en président depuis George Washington. 2013, frontière de la Suède et du Danemark. Cotton Malone, en mission pour les servies secrets, doit récupérer un important témoin – un puissant homme d’affaires mormon qui dispose d’informations susceptibles de déstabliser les États-Unis… Quel est l’enjeu caché de la guerre de Sécession ? Que contient ce fameux dossier qui, depuis Georges Washington, passe d’un président à l’autre ? L’Histoire n’a manifestement pas fini de révéler tous ses secrets…

L’île de Nera, Elizabeth George, Pocket : Une étrange jeune fille qui ne parle pas, un phoque entièrement noir, appelé Nera, qui revient chaque année à la même date – l’île de Whidbey abrite bien des mystères. Et Becca King, avec sa fausse identité et une histoire familiale compliquée, n’est pas la moins mystérieuse de ses habitants. Réfugiée depuis peu sur l’île pour échapper à un meurtrier, Becca se retrouve chargée par la communauté scientifique d’observer le phoque Nera, l’attraction locale, avec Jenn, son ennemie jurée. Et les deux adolescentes n’auront pas trop de leurs talents conjugués pour faire toute la lumière sur cet animal aussi singulier que surprenant…

Territoires, Olivier Norek, Pocket : À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville. La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer…

La mort en tête, Sire Cédric, Pocket : À Drancy, en Seine-Saint-Denis, la séance d’exorcisme d’un enfant de 8 ans tourne au drame. Appelée sur les lieux, Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, rencontre Dorian Barbarossa, un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle calibre 22 dans le crâne. Il a tout filmé, ou presque… Au cours des jours qui suivent, la policière se sent observée. Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert. Très vite, entre Paris et Toulouse, le duo d’enquêteurs se trouve de nouveau sur la brèche. Et cette fois, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe…

Syndrome E, Gataca, Atomka, Franck Thilliez, Pocket : Le syndrome [E].Un film mystérieux et malsain qui rend aveugle… Voilà de quoi gâcher les vacances de Lucie Henebelle, lieutenant de police à Lille. Cinq cadavres retrouvés atrocement mutilés… Il n’en fallait pas plus à la Criminelle pour rappeler le commissaire Franck Sharko, en congé forcé. Deux pistes pour une seule et même affaire qui va réunir Henebelle et Sharko. Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada, les deux nouveaux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu, d’une réalité effrayante. Ceux qui ne connaissent pas le syndrome [E], ne savent pas de quoi ils sont capables… GATACA. Quel lien entre onze psychopathes gauchers et l’homme de Cro-Magnon ? Alors que Lucie Henebelle peine à se remettre de ses traumatismes, l’ex-commissaire Sharko se voit relégué à des enquêtes de seconde zone. Telle la découverte du corps de cette jeune scientifique, battue à mort par un grand singe. À nouveau réunis pour le pire, les deux flics plongent aux origines de la violence, là où le génome humain détermine son avenir : l’extinction. Bienvenue à GATACA… Atomka. URSS, 1986. Hommes, terres, bêtes… l’atome a tout ravagé. Mais de Tchernobyl vient de s’échapper un mal plus terrible encore… Paris, 26 ans plus tard. La scène de crime n’est pas banale : un journaliste mort de froid, enfermé dans son congélateur. À quoi travaillait-il ? Franck Sharko et Lucie Henebelle, de la Crim’, remontent la piste… Elle les mènera au cœur de l’enfer, là où, au nom de la science, l’avenir s’écrit en lettres de sang.

Mourir est le verbe approprié, Michel Douard, Pocket : 2048. Les Rolling Stones ont cent ans, les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres et les drones veillent. Derrière les murs sécurisés du Last Heaven, une poignée de retraités aisés coule des jours heureux dans le luxe. Rock’n’roll, chirurgie esthétique et cigarettes à gogo : la génération 60’s tient à son plaisir et à son argent – quitte à laisser les suivantes crever de faim. Le directeur de l’établissement l’a bien compris, lui qui rafle l’héritage de ses pensionnaires sans le moindre scrupule. Jusqu’à ce jour de janvier où, sous la forme d’un amour de jeunesse, d’un flic buté et d’un tueur à gages, le monde extérieur frappe à sa porte. Et transforme son beau paradis en drôle d’enfer…

La dernière pluie, Antti Tuomainen, Pocket : À Helsinki, la pluie est si violente que la plupart des habitants ont fui la ville. Tapani Lethinen, lui, est resté : il attend sa femme, Joanna, journaliste d’investigation. Partie enquêter sur une affaire dont elle n’a rien voulu dire, elle n’est toujours pas rentrée. En fouillant dans on ordinateur, il découvre que sa disparition pourrait avoir un lien avec  » le Guérisseur « , un serial killer qui sévit en ville, et qu’il ne s’agissait peut-être pas pour Joanna d’une simple enquête… Tandis que la pluie ne cesse de tomber, Tapani va devoir plonger dans l’intimité de celle qu’il aime, quitte à déterrer quelques secrets de son passé.

Kraken, China Mieville, Pocket : Billy Harrow est le spécialiste des céphalopodes au Musée d’histoire naturelle de Londres. Il organise les visites pour les collections privées, dont l’Architeuthis dux est la pièce majeure.
Lors d’une de ces visites, il constate avec horreur que le mollusque de huit mètres a disparu !
La vie de Billy bascule : une branche secrète de la police vient l’interroger, il découvre l’existence d’une secte des adorateurs du Dieu Kraken et comprend qu’il existe un Londres souterrain et surnaturel…

Driven, K. Bromberg, Hugo : Pour se protéger de déboires passés, Rylee Thomas est toujours dans le contrôle d’elle-même jusqu’au jour où elle rencontre le seul homme qui, justement, pourrait lui donner envie de lâcher prise… Colton Donavan, un boy superbe, arrogant et ténébreux, habitué à obtenir tout ce qu’il désire. Une histoire d’amour torride entre une femme qui cherche à se reconstruire et un pilote de course intrépide, constamment sur le fil du rasoir, qui repousse toujours plus loin ses propres limites comme celles des autres.

Blacklistée, Cobe Gibsen, Hugo : En apparence, Regan Flay a tout ce dont on peut rêver. A 17 ans, elle est populaire, étudie dans l’un des meilleurs lycées du monde, et ses parents ont les moyens de satisfaire le moindre de ses souhaits. Mais sa vie bascule le jour où, en arrivant en cours, Regan découvre ses textos et messages privés Facebook placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Ses amis lui tournent le dos, et les autres élèves du lycée commencent à lui faire vivre un véritable enfer. Elle trouve du soutien auprès de Nolan, un jeune homme plutôt beau garçon mais légèrement dysfonctionnel socialement. Ce dernier découvre vite que Regan est tout sauf la miss Parfaite qu’elle voulait bien montrer. Sous sa carapace, c’est une jeune fille angoissée, qui a du mal à supporter les exigences de sa mère concernant son avenir. Car rester toujours au top demande une sacrée dose d’énergie, et aucun échec n’est envisageable. Pourtant, la chute de Regan n’est qu’un début, et personne n’en sortira indemne…

La malédiction du roi, Philippa Gregory, Hugo : Angleterre, 1499. Margaret Pole, fille de Georges, duc de Clarence, et d’Isabelle Neville, devient après l’assassinat de son frère Edouard Plantagenêt, sur ordre du roi Henri VII, la seule survivante de la dynastie des Plantagenêt. Marié à Sir Pole, cousin du roi, elle sera veuve en 1505, avec cinq enfants. Destituée de ses terres et de ses titres, elle tombe dans la pauvreté. Sa vie change avec l’arrivée de la princesse espagnole Catherine d’Aragon et son mariage avec Henri VIII. Margaret est alors restaurée : elle obtient de titre de comtesse de Salisbury, devient première dame de compagnie de la reine et gouvernante de la princesse Marie. Mais il s’avère que le roi n’a pas de fils et donc pas d’héritier. On parlera alors de la « malédiction du roi », qui aurait été jetée par Elisabeth Woodville et sa fille La Princesse Blanche contre les Tudors. Malédiction ou pas, cette question provoquera la rupture d’Henri VIII avec l’Église de Rome, celui-ci souhaitant divorcer de Catherine et épouser Anne Boleyn. Notre héroine Margaret devra choisir entre son allégeance au roi et sa loyauté envers la reine et la princesse. Du fait de ses liens avec la famille royale, elle se retrouvera avec ses fils au centre des intrigues, au point que sa liberté et sa vie seront menacées…

Miss Pain d’épices, Cathy Cassidy, Nathan : A l’école primaire, Cannelle était le bouc émissaire, celle que personne ne voulait avoir comme amie. Alors, à la rentrée de sixième, elle arrive au collège relookée et devient l’amie d’une fille cool. Depuis, elle tient son rôle de fille populaire à la perfection. Mais l’arrivée de Sam, un garçon décalé qui se moque du regard des autres, bouleverse tout. Cannelle craque pour lui, et c’est réciproque, mais sa meilleure amie le déteste. Cannelle réussira-t-elle à assumer ses sentiments, et surtout… à ne plus avoir peur d’être elle-même ?

Les fauves, Ingrid Desjours, Robert Laffont : Ambitieuse et sans concession, la belle Haiko est à la tête d’une ONG luttant contre le recrutement de jeunes par l’État islamique. Ses méthodes plus que radicales, ses intentions souvent troubles, son goût pour le feu des projecteurs ont fait d’elle une proie de choix pour les extrémistes de tous bords. Et surtout la cible d’une fatwa :  » Violez-la ! Torturez-la ! Tuez-la !  » Vétéran de l’Afghanistan, capturé par les talibans, Lars a survécu à l’enfer. De retour à Paris, il est perdu dans cette société qu’il ne comprend plus. Et si sa reconversion dans la protection rapprochée lui donne de nouveau le sentiment d’avoir un but, seules sa foi et ses valeurs font rempart contre ses démons. Quand Haiko commence à se sentir suivie où qu’elle aille, quand ses proches sont directement menacés, quand enfin les morts se multiplient autour d’elle, la jeune femme fait alors appel à Lars pour la protéger. Mais que peut un homme seul face à des tueurs fanatiques ? À des anonymes qui ont peut-être déjà infiltré l’entourage de sa cliente ? Comment la convaincre de s’en remettre à lui quand il a tant de difficultés à se laisser approcher ? Prisonniers de leurs traumatismes passés, Haiko et Lars sont comme deux fauves en cage. Deux fauves bien plus féroces qu’il n’y paraît. Ils vont cependant réussir à baisser la garde. Mais il n’est pire prédateur que celui qui vous a apprivoisé…

Tu tueras le père, Sandrone Dazieri, Robert Laffont : Petit garçon, Dante Torre a survécu à l’enfer de la séquestration. Il enquête désormais sur une vertigineuse affaire d’enlèvements d’enfants. Car son ravisseur sévit toujours…
« Meilleur thriller de l’année 2014 » selon Il Corriere della Sera, Tu tueras le Père est un véritable best-seller en Italie, vendu dans plus de dix pays et bientôt adapté en série TV.
Sous un soleil de plomb, un homme court, désorienté, le long d’une route qui mène à Rome. Luca, son jeune fils, a disparu lors d’un pique-nique familial dans le Pratoni del Vivaro, un parc naturel à quelques kilomètres de là. Les enquêteurs dépêchés sur place découvrent bientôt la mère dans une clairière, décapitée. Ils pensent que c’est lui, le mari, qui dans les affres d’une dispute conjugale, a tué son fils, puis caché le corps. Mais où ? Aucune trace de l’enfant, nulle part. Quand Colomba Caselli arrive sur les lieux de la reconstitution, elle comprend immédiatement que quelque chose ne tourne pas rond… Colomba a trente-deux ans et des yeux d’un vert changeant. Elle est belle, instinctive, physique, mais elle n’est plus en service. Elle a pris un congé à durée indéterminée après avoir assisté, impuissante, à un événement tragique qu’elle nomme avec pudeur « Le Désastre » ; et qui l’a laissée très fragile. Cependant, même retirée de la vie policière, elle ne peut cesser d’être un flic et l’un des meilleurs. Le commissaire Rovere, son ex-patron, le sait : il lui demande comme une faveur de mener l’enquête pour lui, en toute discrétion, et d’aller consulter un expert du rapt et de la maltraitance infantile, Dante Torre, surnommé « l’enfant du silo ». Avec son allure de Bowie punk, maigre et toujours vêtu de noir, complètement phobique, dépendant, obsessionnel et paranoïaque, Dante a une approche très personnelle de son travail. Et pour cause : il a été enlevé lorsqu’il était un tout jeune garçon. Pendant onze ans, il a grandi dans l’exiguïté d’un silo à grains avec pour seul contact avec le monde extérieur un mystérieux individu qu’il appelle « Le Père ». À présent, l’enquête de Colomba le confronte à son pire cauchemar. Car, derrière la disparition du petit Luca, Dante reconnaît très vite la signature de ce « Père » jamais identifié, jamais arrêté. Mais si tel est le cas, pourquoi son geôlier aurait-il décidé de frapper à nouveau ? Et pourquoi tant d’années plus tard ? Colomba s’interroge : peut-elle vraiment se fier à son partenaire ? Ou bien Dante l’entraine-t-il, malgré elle, dans l’enfer d’une chasse aux fantômes ? Entre flashback, machinations et course contre la montre, Sandrone Dazieri construit un magnifique thriller qui plonge le lecteur dans un crescendo constant d’adrénaline.

La femme d’argile et l’homme de feu, Helen Wecker, Robert Laffont : Lorsqu’elle se réveille en cette fin de XIXe siècle, Chava est dans une malle au fond d’un navire qui les emmène, elle et Otto Rotfeld, son nouveau mari, à New York, loin de la Pologne. Elle vient seulement de naître avec l’aspect d’une femme, l’esprit d’une personne qui a encore tout à apprendre et le besoin irrépressible de réaliser les moindres désirs de son maître. C’est une golem. Otto l’a fait fabriquer par un ancien rabbin qui a abandonné Dieu il y a longtemps pour se consacrer à l’occultisme. Or, avant même de pouvoir profiter de sa nouvelle épouse, il meurt en plein milieu de l’océan. La golem est désespérée : son unique raison de vivre a disparu et, en l’absence de son maître, c’est tout son entourage qu’elle entend. Leurs peurs, leurs besoins, leurs désirs, leurs peines. Arrivée à New York, elle vole du pain pour un enfant dont elle ressent profondément la faim. Bientôt lynchée par la foule qui ne tarde pas à l’entourer, elle est secourue et recueillie par le rabbin Meyer, qui l’héberge et l’introduit peu à peu à la vie, en commençant par la communauté juive de son quartier du Lower East Side. Lorsque le djinn se réveille, il est violemment projeté sur le sol de l’atelier de l’étameur Arbeely, un immigré syrien. L’instant d’avant, c’est-à-dire un millier d’années auparavant, il était encore un djinn dans le désert, un être composé de feu, libre comme l’air, sans forme précise, aux pouvoirs exceptionnels, dont celui de plier les métaux selon sa volonté. Une chance pour l’étameur qui, une fois sa surprise passée, embauche cet être à l’apparence humaine et à la beauté incandescente comme assistant et voit bientôt la clientèle syrienne de Washington Street s’arracher ses services. La golem et le djinn se rencontrent au hasard d’une rue et se voient tels qu’ils sont réellement. Chacun sait que l’autre n’est pas humain. Après une première rencontre houleuse, la golem et le djinn se donnent rendez-vous une fois par semaine, la nuit, pour arpenter les rues de Manhattan, qu’ils découvrent avec émerveillement. La golem se délestera progressivement de sa peur d’être découverte et se libérera, à l’image du djinn, désinvolte et pourtant bien prisonnier de sa nouvelle condition. Mais une menace plane sur eux : le créateur de la golem, d’un âge très avancé, est prêt à tout pour échapper à une mort qui lui promet de terribles souffrances dans l’au-delà. Or il a vu où se cachait le secret de la vie éternelle : à New York.

Avec tes yeux, Sire Cédric, Presses de la cité : Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Le miroir d’Amélie, Mireille Pluchard, Presses de la cité : Face à son miroir, à quelques heures d’une fête qui réunit amis, famille et compagnons de route, Amélie Rouvière revoit les moments forts qui ont jalonné sa longue vie. Défilent son parcours d’institutrice, vocation à laquelle elle a consacré près de la moitié de son existence, ses passions de femme amoureuse de ses deux époux, Guillaume dont elle sera veuve, puis Joseph, et son bonheur de mère comblée. Pourtant, rien ne lui a été épargné : ni la guerre, qu’elle subit en spectatrice, tremblant pour ses petits-enfants, ni l’Occupation qui lui fera braver tous les dangers pour sauver la petite Yaëlle des griffes nazies et devenir, des décennies plus tard, Juste parmi les Justes, ni la disparition des siens, parmi eux sa fille Laurette… Un roman plein d’humanité et d’espoir doublé d’une généreuse saga familiale, aux couleurs chaudes des Cévennes.

Le mystère Dyatlov, Anna Matveeva, Presses de la cité : Russie, février 1959. Ils s’appellent Igor, Aleksandr, Roustem, Zina, Lioussia, Iouri, Gueorgui et Nikolaï. Ils sont jeunes, enthousiastes, idéalistes. Ils veulent célébrer le XXI e congrès du Parti communiste en accomplissant un exploit sportif. Mais de leur expédition dans l’Oural, ils ne reviendront jamais. Des années plus tard, Ania décide de mener l’enquête. Que leur est-il arrivé ? Pourquoi les a-t-on retrouvés morts, leurs cadavres marqués d’atroces blessures, loin de leur campement ? Pourquoi l’affaire a-t-elle été classée ? Un document précieux sur la vie des jeunes Soviétiques en pleine période de dégel, mais avant tout une histoire incroyable qui se lit comme un thriller et qui, à mesure que progressent les investigations de la narratrice, devient de plus en plus terrifiante.

Les jeunes mortes, Selva Almada, Métailié : Andrea Danne avait 19 ans quand elle a été assassinée chez elle à San José, dans la province de Entre Ríos. L’assassin est entré dans sa chambre une nuit d’orage et l’a poignardée, sa mère l’a découverte le matin suivant. L’assassin n’a jamais été trouvé. María Luisa Quevedo avait 15 ans quand elle a été tuée en 1983 dans la petite ville de Presidencia dans le Chaco. Elle a été violée et étranglée, son corps a été retrouvé dans un terrain vague quelques jours après. Le coupable n’a pas été identifié. Sarita Mundín a disparu le 12 mars 1988 et ses restes ont été découverts en décembre de la même année sur la rive du Tcalamochita près de Córdoba. On n’a pas retrouvé le coupable. Le dénominateur commun entre ces crimes est qu’ils ont eu lieu dans des petits villages de province, qu’ils n’ont jamais fait la une des journaux, qu’ils n’ont jamais été résolus et qu’ils posent la question de savoir ce qui se serait passé si on était intervenu à temps. Les années 80 ont vu la mort de centaines de très jeunes femmes. L’auteur ressuscite la mémoire de ces affaires oubliées qui ne sont qu’une partie des nombreuses histoires de femmes battues, violées, maltraitées, effrayées, menacées – comme elle l’a été elle-même -, confrontées à la violence, des femmes sans voix et des villages qui se taisent ou murmurent. A l’origine de cette situation, la société féodale et une éducation qui ne fait que reproduire ce patriarcat. Parfois il s’agit de choses bénignes, mais elles s’accumulent et reproduisent une structure misogyne. L’enquête nous raconte l’indifférence et l’inaction dues au fait que les victimes sont des femmes pauvres.

L’ombre des chats, Arni Thorarinsson, Points : Qu’est-ce qui se cache derrière l’apparent suicide d’une jeune mariée ? Qui envoie sur le téléphone d’Einar des messages obscènes à l’orthographe défaillante ? Qui a attaqué, devant une boîte de nuit, un cadre tyrannique qui a fini dans le coma ? Quelles manipulations politiques viennent troubler le destin du Journal du soir, le grand quotidien islandais ? Enquêteur nonchalant et lucide, le journaliste tente de résoudre ces énigmes malgré l’hostilité du commissaire de police local.

Le météorologue, Olivier Rolin, Points : Alexéï Féodossévitch Vangengheim est météorologue. Sur l’immense étendue de l’URSS, les avions ont besoin de ses prévisions pour atterrir, les navires pour se frayer un chemin à travers les glaces… A l’aube de la conquête de l’espace, ses instruments permettent de sonder la stratosphère. Mais un jour de 1934, Alexéï est arrêté, accusé d’être un saboteur. Pendant ses années de camp, il correspond avec sa toute jeune fille, Eléonora, qu’il ne reverra jamais. C’est la découverte de cette correspondance qui a décidé Olivier Rolin à enquêter sur le destin de cet homme brisé.

Le gâteau mexicain, Antonin Varenne, Points : Depuis que Nino Valentine s’est pris une balle dans les fesses suite au braquage d’une bergerie, rien ne va plus. Et après le casse raté d’une boucherie et d’une pharmacie, il se retrouve en cavale au volant d’une voiture volée avec un bébé orphelin et affamé à l’arrière. D’Orléans jusqu’à Colombes, il croisera le chemin de personnages grotesques, dont Arthur Padovani, un flic obèse et misanthrope. Dépassé par les événements et traqué par toutes les polices, Nino se concentre sur l’essentiel : survivre.

Passent les heures, Justin Gakuto Go, Points : Etudiant à San Francisco, Tristan apprend par un étrange coup de téléphone qu’il pourrait être l’héritier de l’immense fortune d’Ashley Walsingham, alpiniste disparu en tentant de conquérir l’Everest en 1924. Il n’a que quelques semaines pour prouver qu’il est bien le descendant sans quoi l’héritage reviendrait à l’Etat. C’est le début d’une course contre la montre, au cours de laquelle Tristan va découvrir la fulgurante histoire d’amour d’Ashley. Obsédé par cette passion prise dans les tourments de la Première Guerre mondiale, il va tout faire pour reconstituer leur passé. Et si sa quête prenait une nouvelle tournure ?

Aliénor, Un dernier baiser avant le silence, Mireille Calmel, XO : 1204. À l’heure où la majestueuse Aliénor tente une ultime fois de sauver son royaume, son fils Jean sans Terre règne sans partage sur l’Angleterre, déterminé à éteindre jusqu’au souvenir de son défunt frère, l’illustre Richard Cœur de Lion. Traquée jusqu’au cœur de la forêt de Brocéliande, sa filleule, la belle et puissante Eloïn Rudel, descendante de Merlin et compagne illégitime de Richard Cœur de Lion, rédige pour leurs enfants les mémoires de sa vie d’aventures. Car elle est la seule à posséder l’arme capable de contrer Jean et de protéger les siens : La vérité. Comme un dernier baiser avant le silence. Entre la riante Aquitaine et le souffle brûlant de l’Orient, l’histoire follement moderne d’une femme dans l’ombre d’Aliénor, partagée entre son destin exceptionnel et son amour pour un roi de légende.

Le fils, Jo Nesbo, Gallimard : Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus. Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide… Il parvient alors à s’évader de prison et, tout en cherchant une forme de rédemption, va se livrer à une vengeance implacable. Errant dans les bas-fonds d’Oslo, en proie aux démons du ressentiment et du manque, il entend bien faire payer ceux qui ont trahi son père et détruit son existence. Quel qu’en soit le prix.

Noireclaire, Christian Bobin, Gallimard : « C’est si beau ta façon de revenir du passé, d’enlever une brique au mur du temps et de montrer par l’ouverture un sourire léger. » Hanté par le souvenir d’une femme qu’il a aimée, Christian Bobin revient, vingt ans après sa mort, déposer sur sa tombe « un petit bouquet mortuaire », ainsi qu’il caractérise son livre. C’est en vérité un volume de peu de phrases, mais ample et profond comme l’écho ou le ciel à la renverse dans l’oeil de l’épervier. Qu’il évoque en passant le visage de son père, la mort de Kafka, un poète chinois du IVe siècle, c’est toujours de cet amour disparu qu’il parle, et chacune de ses phrases a l’intensité d’une rose rouge, la délicatesse d’une goutte de pluie, la force d’un poème. C’est un livre qui rend grâce à la beauté du monde en répétant que l’amour ne passe pas. Un vrai bonheur de lecture.

La haine de la littérature, William Marx, Minuit : Ils l’ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres – ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et de sociologues, de rois, d’empereurs et même de présidents. De Platon à Nicolas Sarkozy, ce livre fournit toutes les pièces de ce procès ahurissant, fait le portrait d’une incroyable galerie de grotesques et de ridicules, et retrace à sa manière une autre histoire de la littérature occidentale depuis les origines, pleine de bruit et de fureur, de haine, d’hypocrisie et d’ignorance, avec ses querelles et ses combats, ses défaites et ses triomphes, ses stratèges, ses traîtres et ses héros. Avec la haine de la littérature se révèle la face cachée de l’histoire de la littérature – celle qui lui donne peut-être son sens véritable.

Les vies multiples d’Amory Clay, William Boyd, Le Seuil : Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Amory Clay, jeune bourgeoise anglaise, s’initie à Londres à la photographie. Lassée des portraits mondains, elle fréquente les milieux interlopes de Berlin, en rapporte des clichés sulfureux qui font scandale. Recrutée par un magazine de photomontage américain, elle s’installe à New York, où elle noue une amitié amoureuse avec un diplomate-écrivain français, puis convainc son patron et – amant – de créer un bureau à Londres qu’elle dirige. En 1936, lors d’une manifestation des fascistes d’Oswald Mosley, elle est passée à tabac, et est grièvement blessée. Séjour à New York à la veille de la guerre. Puis retour dans le Vieux Monde pour couvrir le Débarquement. Elle croise au milieu des ruines un bel officier et authentique lord écossais, Sholto, qu’elle épouse et suit dans son château. Deux jumelles naissent qui sèmeront la joie et le chaos. Abimé par la boisson et la culpabilité, Sholto meurt d’une crise cardiaque. Obligée de travailler, Amory renoue avec la photo et la notoriété au Vietnam puis se rend en Californie à la recherche de sa fille enrôlée dans une secte. Leurs retrouvailles virent au bain de sang. Septuagénaire, Amory vit recluse dans sa petite maison sur une île écossaise. Mélancolique et apaisée, elle revisite son parcours. Alors que la maladie gagne, elle envisage de se donner la mort.

Marie Curie prend un amant, Irène Frain, Le Seuil : Le 4 novembre 1911, un journal parisien à grand tirage livre à l’opinion cette nouvelle extravagante : « Marie Curie a un amant. » A l’époque, Pierre, son mari, le savant avec lequel elle a eu son premier prix Nobel en 1903, est mort depuis cinq ans. Mais Marie a le tort d’être femme, d’être célèbre, d’être une « étrangère » (elle est d’origine polonaise), d’être « juive » à en croire certains de ses pourfendeurs (ce qui n’est pas le cas). Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, il faut l’abattre. Et peu importe que la célèbre veuve, qui s’apprête à recevoir son deuxième prix Nobel, soit une icône de la science mondiale. Son amant, c’est Paul Langevin, ami d’Einstein, lui aussi savant d’exception, familier des Curie aux temps héroïques. Mais Paul est marié. Et l’adultère excite la presse à scandale. Pour percer le secret qui attacha si fort Marie Curie à cet homme, au risque d’y perdre sa réputation et d’y laisser la vie, Irène Frain a interrogé des lieux méconnus, des archives négligées, des photos oubliées. Et c’est une bouleversante et inédite histoire d’amour qu’elle nous donne à lire dans ce « thriller médiatique » d’une terrible modernité.

Les enfants de Peakwood, Rod Marty, Scrineo : Dans la petite ville de Peakwood, Montana, un accident de bus scolaire pousse le médecin de la ville à faire appel à son père, le chaman de la tribu indienne des Black feet, pour reprendre à la mort les victimes de ce drame. Dix ans plus tard, des blessures inexpliquées apparaissent sur les corps de certains habitants tandis que d’autres entendent une voix étrange les poussant à tuer. Pour s’en sortir, Tom, Kevin ou encore Andrew vont devoir percer le secret de la cérémonie ancestrale qui les a ramenés à la vie. Au risque de mourir une seconde fois.

Mes héroïnes, Douglas Kennedy, Omnibus : La poursuite du bonheur – Une relation dangereuse – Les Charmes discrets de la vie conjugale Elles s’appellent Sara, Sally, Hannah. Ces femmes énergiques et volontaires cherchent le bonheur, tout simplement, mais le destin en décidera autrement. Et elles vont se battre, lutter pour échapper aux vents contraires qui les emporte : contre les pesanteurs sociales et idéologiques sous le maccarthisme pour l’une, pour se libérer d’une vie insatisfaisante et d’un mari qui se révèle pervers pour une autre, pour échapper à un passé qui resurgit pour la troisième. Avec son immense talent de narrateur, Douglas Kennedy parvient à pénétrer le coeur des femmes à travers les portraits de ces héroïnes en quête de liberté dans une Amérique moralisatrice et étouffante dominée par le culte de la réussite.

Le pays des contes tome 2, Chris Colfer, Michel Lafon : Le Pays des contes n’est plus l’endroit enchanté qu’Alex et Conner ont visité il y a un an. Le monde féerique vit désormais dans la peur : l’Enchanteresse maléfique est de retour ! Lorsque ses mauvais sorts atteignent la Terre et que leur mère est enlevée, les jumeaux doivent retourner au Pays des contes. Aidés du Petit Chaperon rouge, des bandits Jack et Boucle d’or ainsi que du prince Grenouille, ils se lancent à la recherche de la seule arme capable de vaincre la terrible magicienne. Mais cette arme pourrait bien se trouver chez les ennemis les plus redoutés des royaumes, de la Sorcière des mers à la belle-mère de Cendrillon, en passant par la Reine des neiges…

Love Letters to the Dead, Ava Dellaira, Michel Lafon : Tout a commencé par une lettre… Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

Sigmaringen, Pierre Assouline, Folio : En septembre 1944, un petit coin d’Allemagne nommé Sigmaringen, épargné jusque-là par les horreurs de la guerre, voit débarquer, du jour au lendemain, la part la plus sombre de la France : le gouvernement de Vichy, avec en tête le maréchal Pétain et le président Laval, leurs ministres, une troupe de miliciens et deux mille civils français qui ont suivi le mouvement, parmi lesquels un certain Céline. Pour les accueillir Hitler a mis à leur disposition le château des princes de Hohenzollern, maîtres des lieux depuis des siècles. Tout repose désormais sur Julius Stein, le majordome général de l’illustre lignée. Depuis les coulisses où il œuvre sans un bruit, sans un geste déplacé, il écoute, voit, sait tout. Tandis que les Alliés se rapprochent inexorablement du Danube et que l’étau se resserre, Sigmaringen s’organise en petite France. Coups d’éclat, trahisons, rumeurs d’espionnage, jalousies, l’exil n’a pas éteint les passions. Certains rêvent de légitimité, d’autres d’effacer un passé trouble, ou d’assouvir encore leurs ambitions. Mais Sigmaringen n’est qu’une illusion. La chute du IIIe Reich est imminente et huit mois après leur arrivée tous ces Français vont devoir fuir pour sauver leur peau. De ce théâtre d’ombres rien n’échappe à Julius Stein. Sa discrète liaison amoureuse avec Jeanne Wolfermann, l’intendante du maréchal, le conduira à sortir de sa réserve et à prendre parti.

Le peuple de l’ombre, Tony Hillerman, Folio : Qu’est-ce donc qui avait fait mourir, au cours des années, tous ces Indiens Navajo, jadis miraculeusement épargnés lors de l’explosion d’un puits de pétrole ? Un sorcier, sans nul doute. Mais un Blanc ou un Peau-Rouge ? Et par quel sortilège ? Par quelle maladie ? Et pour effacer les traces de quel crime astucieux et profitable ? Telles étaient les questions que se posait Chee, le policier de la Réserve indienne, sans se douter d’abord que son enquête le mettait en grand danger de mort.

Opération Sweet Tooth, Ian McEwan, Folio : En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d’être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le M15. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d’écrivains dont l’idéologie s’accorde avec celle du gouvernement. L’opération en question s’intitule Sweet Tooth et Serena, lectrice compulsive, semble être la candidate tout indiquée pour infiltrer l’univers de Tom Haley, un jeune auteur prometteur. Tout d’abord, elle tombe amoureuse de ses nouvelles. Puis c’est de l’homme qu’elle s’éprend, faisant de lui l’autre personnage central de cette histoire. Mêlant finement réalité et fiction, le romancier souligne l’influence de la littérature sur nos existences, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui finira par comprendre que toute cette histoire était avant tout… un grand roman d’amour.

La grande nageuse, Olivier Frébourg, Folio : « Cet été-là, nous nous retrouvâmes plusieurs fois sur la plage du Fort Neuf. Une femme se révèle le matin au réveil et à la sortie du bain. C’est là où on voit la vérité des os. Son corps long et droit se dépliait en dos crawlé quand elle partait nager seule au-delà des voiliers mouillés à l’ancre. Après une heure de natation, je la voyais sortir le corps ruisselant, fortifié par l’Atlantique, les jambes légèrement tremblantes, le visage enfin souriant. Elle lut cet étélà Cicéron, Des termes extrêmes des biens et des maux ; je revois très bien la couverture rouge du livre qui l’absorbait : c’était une lecture bien sérieuse pour la plage. Je profitais de ces moments pour crayonner dans mon carnet des croquis de ses jambes et de ses pieds. » Originaires de Bretagne, Marion et le narrateur se connaissent depuis l’enfance. Marion a aussi des ascendances vietnamiennes et un corps à la beauté indolente. Tous les deux ont la même passion pour l’océan. Lui est marin, elle une nageuse silencieuse qui goûte un plaisir sensuel à avaler les kilomètres. Ils fondent une famille. Mais le narrateur aspire à d’autres horizons : il nourrit une passion de plus en plus vive pour la peinture. De son côté, Marion passe de plus en plus de temps au fond l’eau. La mer réunit ou sépare-t-elle ceux qui s’aiment ?

Haka, Caryl Ferey, Folio : D’origine maorie, Jack Fitzgerald est entré dans la police après que sa fille et sa femme ont mystérieusement disparu sur une île de Nouvelle-Zélande. Pas la moindre trace. Juste la voiture vide et le souvenir d’un geste de la main, d’un sourire radieux… Vingt-cinq ans ont passé. Jack est devenu un solitaire rapide à la détente, un incorruptible «en désespoir stationnaire». La découverte sur une plage du cadavre d’une jeune fille au sexe scalpé ravive l’enfer des hypothèses exacerbées par le chagrin. Aidé par une brillante criminologue, Jack, devant les meurtres qui s’accumulent, mènera l’enquête jusqu’au chaos final…

Les mois d’avril sont meurtriers, Robin Cook, Folio : « – Tout ça a été bouilli, dit Bowman, et puis ne nous étendons pas sur le sujet, d’accord ? Surtout en roulant, ça me donne envie de dégobiller, et j’ai vu presque tout. Voilà pourquoi il n’y a pas d’empreintes, il n’y avait plus de peau sur les doigts – on l’a fait complètement bouillir, on l’a fait cuire, tu vois ?» Un sergent dont on ne saura jamais le nom travaille, toujours seul, sur des crimes non résolus, sordides, peu médiatisés et dont tout le monde se moque. Quatre sacs ont été retrouvés bien alignés dans un entrepôt de Londres, au bord de la Tamise. Ils contiennent des restes humains et annoncent la traque implacable d’un psychopathe à l’étrange bonne conscience…

Utu, Caryl Ferey, Folio : D’origine maorie, Jack Fitzgerald s’était engagé dans la police après la disparition inexpliquée de sa famille sur une île de Nouvelle-Zélande. L’annonce de son suicide et la mort d’un chaman aux pratiques occultes effroyables ne convainc pas son ancien bras droit. Osborne, spécialiste de la question maorie, revient d’Australie sur les traces de son ami et sur son propre passé… Hana, celle qu’il appelle «ma femme» et qu’il connaît depuis l’enfance, croise à nouveau sa route. Les disparitions continuent. Une réalité glaçante se dessine. Au pays du utu, la vengeance, comme les gènes, se transmet dans le sang…

Chasseurs de tête, Jo Nesbo, Folio : Roger Brown le répète à qui veut l’entendre : il est le meilleur chasseur de têtes de toute la Norvège. Pas un collègue ne lui arrive à la cheville, et quand il décroche son téléphone, tous les DRH du pays ont le doigt sur la couture. Mais il faut toujours se méfier des apparences, même au sommet de la société… Chasseurs de têtes est le quatrième roman de Jo Nesbø à paraître à la Série Noire.

Tout pour plaire, Chester Himes, Folio : C’est à la lance d’incendie que « Gentil Prophète », le thaumaturge noir, baptise ses adeptes rassemblés dans une rue de Harlem. La fanfare joue quelques cantiques sur un rythme de rock and roll, et les fidèles assaillent alors le saint homme. Alberta, la cuisinière, lui fait bénir une bouteille d’eau et, après en avoir bu une bonne goulée, s’effondre raide morte. Panique, bousculade, enquête. Mais « Gentil Prophète » a plus d’un tour dans son sac…

Le sang du bayou, Joe R. Lansdale, Folio : Dans l’East Texas où rien ne semble avoir vraiment changé depuis la Guerre de Sécession, les gamins grandissent, bercés par des histoires qui enflamment leur imagination. Ils jouent dans les marais infestés de mocassins au terrible venin et d’esprits mystérieux et maléfiques. La mort est tapie dans les méandres du bayou…

Goodbye Billy, Laurent Whale, Folio : Muté au Service des Archives Tronquées, l’ex-agent du FBI Dick Benton se retrouve à la tête d’un groupe d’archivistes aussi hétéroclite que talentueux, les Rats de poussière. Leur terrain de jeu ? La Bibliothèque du Congrès et tous les secrets bien dissimulés de l’Histoire des Etats- Unis. Chargés d’enquêter sur l’origine de la fortune d’un candidat à l’investiture républicaine, Benton et son équipe vont découvrir la véritable histoire de la confrontation de Billy le Kid et du shérif Pat Garett en 1881. De quoi faire vaciller la Maison-Blanche plus d’un siècle plus tard ?

Fantaisie-sarabande, Héléna Marienské, Folio : Peut-on supporter d’un mari avare et volage qu’il vous empoisonne la vie ? Non : on le tue. Peut-on, lorsqu’on est belle à se damner, supporter de vivre au sein d’une famille de nazillons misérable et malodorante dans les friches de la Lorraine ? Non : on profite de sa beauté pour s’en sortir. Angèle la meurtrière, Annabelle la prostituée de luxe ont dit non. Oui, la femme est clairement l’avenir de la femme. Avec Fantaisie-sarabande, Héléna Marienské revisite les codes du crime passionnel pour nous offrir un roman cru et détonnant sur le mélange des genres.

La balade des pas perdus, Brooke Davis, Fleuve : À sept ans, Millie a déjà vu pas mal de Choses Mortes. La première, c’était Rambo, le chien. La vingt-neuvième, une mouche. Au numéro 28 de son Livre de Choses Mortes, Millie a écrit :  » MON PAPA « … Voilà deux jours que la fillette, cachée dans un rayon de supermarché, attend que sa mère revienne la chercher. Ce ne sera pas sa mère mais Karl, dit  » le Dactylo « , veuf en cavale depuis qu’il a fui sa maison de retraite. Et puis Agatha Pantha, la vieille voisine acariâtre qui a du poil au menton. Il faut bien l’avouer : ces trois perdus-là se sont trouvés. Pour rattraper la mère de Millie, il n’est pas un vol, un incendie, une poursuite en bus, une bagarre de bar qui arrêtera ce trio infernal, quitte à mettre une jolie pagaille dans tout l’outback australien. Et, au passage, ré-enchanter la vie. Parce que les pas perdus vont toujours quelque part…

Légationville, China Méville, Fleuve : Sur Ariéka, planète à l’air irrespirable aux confins du monde connu, Légationville est un comptoir commercial et une enclave humaine alimentée en oxygène. Ici, les Ariékans, appelés les Hôtes, et les Humains cohabitent en paix. Pourtant, la communication entre eux est délicate : les Ariékans, bien que parlant par deux bouches, ne connaissent qu’un niveau de langage ; le mensonge leur est inconcevable et toute forme de métaphore, inintelligible. Seuls les Légats, paire de clones humains élevés et appareillés en symbiose, peuvent échanger avec les Hôtes. Et un Légat improbable vient d’arriver en ville, chargé d’imposer les nouveaux plans du Bremen. Par tous les moyens.

Circus Mirandus, Cassie Beasley, Auzou : Micah Tuttle, un jeune orphelin, vit avec son grand-père loufoque Ephraïm dans une petite ville américaine. Son quotidien est bousculé du jour au lendemain lorsque ce dernier tombe gravement malade. Décidé à ne pas rester coincé avec sa grand-tante Gertrude, une femme froide et sévère, il part à la recherche du mystérieux Circus Mirandus dont lui a souvent parlé son grand-père… Un cirque extraordinaire où chaque artiste a un don magique. En effet, seul « L’homme qui contrôle la lumière » pourrait exaucer un vœu et sauver Ephraïm. Tout au long de sa quête, avec son amie, la très rationnelle Jenny, Micah va grandir, apprendre à surmonter le deuil et découvrir l’héritage que lui a laissé sa famille…

Voyage en Suède, Daniel Saint-Bois, Julliard : Viviane mène une vie confinée de mère au foyer dans un petit village méditerranéen, entourée de son mari Luigi et de ses deux fils. Soupçonnant le caractère mafieux des activités de Luigi, elle étouffe de plus en plus dans son train-train quotidien, car son époux, jaloux bien qu’infidèle, contrôle le moindre de ses faits et gestes. Jusqu’au jour où un inconnu aborde la jeune femme et lui propose de devenir, le temps d’un film, la doublure de la plus célèbre des actrices françaises. Malgré sa ressemblance qu’on dit saisissante avec la grande Olivia Rochefort, Viviane ne s’intéresse guère au milieu du cinéma et rêve plutôt de voyager en Suède, aux antipodes de son environnement méditerranéen. Mais comment résister à l’envie de rencontrer à Paris une grande star du cinéma, dont on ne cesse de lui répéter qu’elle est le sosie parfait ? Depuis quelques années, à sa façon singulière, Danièle Saint-Bois poursuit son exploration du roman à suspense en jonglant avec toutes les facettes du genre. Ainsi, Voyage en Suède tient tout à la fois du thriller plein de rebondissements avec son énigme haletante en forme de puzzle qu’on ne lâche pas ; du roman policier à l’anglaise, où l’évocation intime de personnages complexes convoque émotion et tourments de l’âme humaine ; mais aussi du roman noir, où s’exercent avec une jubilation non dénuée d’humour la férocité bien connue de l’auteure et son goût pour la critique sociale, toujours politiquement incorrecte. Un exercice parfaitement maîtrisé qui a donné naissance à un roman insolite, et captivant de bout en bout.

My New York, Alessandra Mattana, Gründ : De la même manière qu’un livre, New York constitue le cœur de millions d’histoires. On reconnaît cette ville d’un simple coup d’œil : ses avenues, ses lumières et ses sons ambiants sont uniques. De nombreuses figures issues de domaines variés (les arts, le cinéma, la science, la musique ou les finances) ont véritablement donné vie à New York et ont contribué à sa grande réputation dans le monde entier. Les voix de 20 célébrités, de Robert de Niro, Woody Allen à Mariah Carey ou Lady gaga, clament à l’unisson leur amour pour New York tout en nous racontant le lien unique qui les lie à la grosse pomme.

Les Crèvecoeur, Edith, Antonia Mederos, La Bourdonnaye : Germain Crèvecoeur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. L’artiste adulé, mais pourtant tristement solitaire, lègue tous ses biens à son fils caché, Raphaël. Ces richesses comprennent une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets… Tout commence en 1915, avec Edith, femme magnifique et forte, mariée malgré elle à Romain et secrètement amoureuse d’Hektor. Le premier est un cordonnier fétichiste et dangereux, le second un soldat allemand de la Grande Guerre, ennemi de la patrie. Mais l’amour, apatride, se joue des frontières comme des convenances. Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecoeur est un hymne à la beauté féminine autant qu’un voyage dans le coeur meurtri d’un homme à la sensibilité unique, qui pensait soigner son âme au fond d’une bottine pour dame.

La fille de Debussy, Damien Luce, Héloïse d’Ormesson : On connaît la fille de Debussy à travers les merveilleux morceaux qu’elle a inspirés à son père. Damien Luce imagine ici le journal qu’elle aurait tenu la dernière année de sa vie en 1919. Chouchou –; puisque c’est ainsi que la surnommait affectueusement son père –; raconte, avec une poésie empreinte de candeur, son idylle avec Marius, ses escapades nocturnes et la vie au sortir de la guerre. Le piano surtout, sa manière à elle de faire son deuil en déchiffrant les partitions de son père (disparu cette année-là), loin des gammes qu’on lui impose. Badine, malicieuse et rêveuse, elle nous entraîne dans l’univers romantique d’une jeune fille du début du XXe siècle, pas tout à fait comme les autres.

Fox-trot, Michel Quint, Héloïse d’Ormesson : Février 1934. L’affaire Stavisky éclabousse à tous les niveaux la classe politique française. À Paris, de violentes émeutes antiparlementaires menées par les ligues d’extrême droite éclatent. Lisa Kaiser, danseuse de cabaret, se réfugie à l’Hôtel de Crillon où la célèbre Rita Georg, proche de Stavisky, attend un ami. Celui-ci est abattu sous les yeux des deux femmes. Dans la cohue, Lisa subtilise des enveloppes dans la veste de la victime et prend la poudre d’escampette. Direction Lille, sa ville natale, où l’ont conduite les documents dérobés. Deux jours plus tard, elle est retrouvée sauvagement assassinée au Sphinx, le cabaret où elle venait de triompher avec son numéro de trapèze. Un meurtre qui vient alimenter une criminalité exacerbée par les rumeurs d’un coup d’état fomenté par les ligues. Charles, instit et cousin de l’inspecteur divisionnaire Demeyer, est dépêché par Roger Salengro, maire de Lille et proche de Blum, pour être sa taupe chez les Croix de Feu. Sonné par les récents événements, Charles accepte et se laisse embarquer dans ce jeu dangereux. Fox-trot est un roman sur la montée des extrémismes et la cristallisation des tensions qui affectent des quotidiens déjà précaires. Nourri par des lectures d’archives, Michel Quint nous entraîne dans une époque sombre, – entre liesse, effroi et paranoïa – où règne la défiance politique. L’intrigue, implacable, est portée par un rythme martelé comme des pas de danse sur un vieux plancher. On se passionne pour ces hommes et femmes avec leurs faiblesses, leurs convictions et leurs désirs.

Les portes de l’enfer, Harry Crews, Sonatine : Un nouvel inédit de Harry Crews ! Avec Les Portes de l’enfer, on retrouve toute la noirceur et l’humour légendaire de l’auteur de La Foire aux serpents. Cumseh est une petite ville de Géorgie où il ne se passe jamais grand-chose. Hormis à la maison de retraite.C’est en effet dans cet établissement, tenu d’une main de fer par l’imposante Axel, que semblent s’être donné rendez-vous les personnalités les plus excentriques de la région. Un jour, trois nouveaux arrivants en ville se retrouvent à la porte du  » Club des seniors « , Sarah Nell Brownstein, une géante amoureuse du masseur nain de la maison de retraite, Bledsoe, représentant d’une entreprise de pompes funèbres, et Carlita Rojas Mundez, une adepte du vaudou. Entre eux un drame va très vite se nouer et les précipiter dans une tragi-comédie aussi déchirante qu’irrésistible. Avec ce roman court, dont l’action est concentrée sur 24 heures, Harry Crews s’attaque à tous les tabous de la vieillesse : abandon, solitude, misère sexuelle, etc., et nous offre un tableau poignant et sans concessions de la condition humaine.

Le dernier message d’Eva, Pierrick Gazaignes, Philippe Rey: Angel, la cinquantaine, est gardien de la paix. Entouré de ses amis flics – Bro le buveur de vodka incurable solitaire, H qui parvient bon gré mal gré à avoir une vie de famille, la jeune et jolie Joana -, il se remet doucement du décès de sa femme. Un soir, lors d’une opération avec son équipe, il découvre le corps d’une jeune fille dans les caves d’une cité – visiblement, elle a été frappée, torturée. Obsédé par cette image, quand il apprend que le décès est contre toute attente attribué à une overdose, il décide de mener l’enquête seul, en souterrain. Aidé discrètement de certains collègues, il progresse peu à peu et lève le voile sur une affaire aux multiples ramifications. Flics ripoux aux méthodes de voyous, petites frappes qui jouent les maquereaux, notables locaux intouchables, les rouages sont nombreux et remontent très haut, trop haut. Alternant les points de vue, l’auteur mène son intrigue avec talent et nous livre par bribes les pièces du puzzle jusqu’au dénouement final. Réaliste, bien loin des stéréotypes, ce roman donne à réfléchir sur tout un système, sur la corruption et la difficulté de faire valoir la vérité quand elle se heurte aux intérêts des puissants.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s