Parutions de la semaine – 28/09/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

Le livre des Baltimore, Joël Dicker, De Fallois : Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Les Dieux du verdict, Michael Connelly, Calmann-Lévy : Après avoir perdu son élection au poste de procureur, l’avocat Mickey Haller est au plus bas. Son ex s’est éloignée de lui et sa fille ne lui parle plus-: elle lui reproche d’avoir fait libérer un alcoolique qui s’est aussitôt empressé de prendre le volant et de tuer une mère et sa fille. Mais un jour, il reçoit un texto de son assistante-: appelle-moi – 187. 187 étant le code pour «-meurtre-», Haller sait qu’il va devoir se remobiliser pour défendre l’accusé. Mais la victime, Gloria Dayton, est une ancienne prostituée que Mickey aimait beaucoup et qu’il pensait avoir aidée à rentrer dans le droit chemin. Découvrir qu’elle l’a dupé en continuant de se prostituer et imaginer que c’est peut-être lui qui l’a mise en danger le met rapidement sous pression. Sans compter que certains personnages qui devraient faire respecter la loi se montrent violents et malhonnêtes. Ils n’apprécient pas qu’Haller se mêle de leurs affaires.Hanté par les fantômes de son passé, l’avocat devra travailler sans relâche et user de tous ses talents pour résoudre l’affaire.

D’infinies promesses, Annie Degroote, Calmann-Lévy : Une flamboyante saga en Flandre et en Bourgogne, au temps de la Toison d’or.
1430, à Lille. Naëlle du Hesdin, modeste enlumineuse, est follement éprise du seigneur Thibault de Ghiselin.
La disparition inquiétante de leur neveu amène Naëlle et son frère Nicolas, maître verrier, à solliciter l’aide de Thibault pour retrouver cet enfant très vulnérable. C’est l’occasion inespérée pour Naëlle d’approcher le mystérieux chevalier sur lequel pèsent de lourdes insinuations et menaces. Pourquoi veut-on causer sa perte ? Qui est, dans son ombre, ce prince de Saklikent, ancien croisé de retour de captivité chez les Ottomans ?
Pour sauver son unique amour, Naëlle n’aura pas d’autre choix que de forcer le destin…

Fenêtre sur village, Antonin Malroux, Calmann-Lévy : En 1960, Charles, dix-sept ans, passe ses vacances avec ses parents dans un village du Cantal. Émerveillé par les joies simples de la campagne, le jeune homme se prend d’amitié pour un couple de vieux paysans. Quand il apprend que leur fils a quitté la ferme vingt ans auparavant pour suivre une séduisante Parisienne et qu’il n’a plus jamais donné de ses nouvelles, Charles se met aïvement en tête de retrouver sa trace.
Il ne se doute pas que cette quête hasardeuse va l’entraîner dans une aventure bouleversante qui l’initiera à la vie, lui fera connaître l’amour, et scellera son destin…

Les petits vieux d’Helsinki font le mur, Minna Lindgren, Calmann-Lévy : La suite des Petits Vieux d’Helsinki plus loufoque que jamais !
La vie n’est toujours pas de tout repos dans la résidence du Bois du Couchant. Siiri et Irma subissent, comme les autres résidents, les travaux de rénovation entamés dans tout le bâtiment pour une histoire louche de plomberie. Au même moment, des vols mystérieux se succèdent dans les environs. Les victimes sont des proches de nos héroïnes, qui ne peuvent s’empêcher d’aller fouiller dans ces histoires. Elles découvrent que l’entreprise qui mène les travaux n’est pas vraiment de toute bonne foi, alors qu’il est désormais possible de rentrer dans les logements comme dans un moulin. C’en est trop pour Siiri et Irma qui décident, le temps que le silence revienne, de devenir colocataires dans leur propre appartement, entraînant dans leur fuite quelques amis de longue date. Mais ce n’est pas si simple de partir du Bois du Couchant…
Tandis que de nouveaux visages se joignent à la fête et que de vieilles connaissances tirent leur révérence, la vie agitée de nos petits vieux suit son cours au rythme des bruits des marteaux-piqueurs, des rebondissements qui agitent le tout récent couple d’Anna-Liisa et des interrogations de Siiri et Irma sur leur propre mort, elles qui vont même jusqu’à rêver d’euthanasie…
Entre parties de cartes, cours d’Internet, balades dans les rues d’Helsinki, recherche d’un nouveau foyer et débats enflammés, nos petits vieux reviennent en grande forme, ou presque.

Le sixième roman, Bernard Werber, Albin Michel : PHASE 1
Assoupissement
PHASE 2
Sommeil léger
PHASE 3
Sommeil lent
PHASE 4
Sommeil très profond
PHASE 5
Sommeil paradoxal
PHASE 6
Le sixième sommeil.
Celui de tous les possibles.

Revival, Stephen King, Albin Michel : La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.
Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens… Et qu’il y a bien des façons de renaitre !
Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.

Famille parfaite, Lisa Gardner, Albin Michel : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve.
Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

L’homme idéal existe, il est québécois, Diane Ducret, Albin Michel : Bonne nouvelle : l’homme idéal existe !
Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche.
Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle.
Vous l’aurez deviné : il est Québécois.
Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant.
L’homme idéal ? Satisfaite ou remboursée !

La vie quand elle était à nous, Marian Izaguirre, Albin Michel : « Quand la vie était à nous »… Lola regrette le temps où son existence était peuplée de promesses et d’illusions, de livres et de discussions enflammées, d’amour et de projets pour bâtir une Espagne démocratique. L’espoir de 1936.
Quinze années ont passé et ses rêves se sont envolés.  Il ne lui reste de cette époque, à elle et à son mari Matias, qu’une petite librairie dans les ruelles sombres d’un quartier de Madrid. C’est dans ce modeste lieu de résistance culturelle que Lola fait la connaissance d’Alice, une anglaise hantée par son passé et particulièrement par la mort de l’homme qu’elle aimait.
Intriguée par un livre en vitrine, Alice entraîne Lola dans une lecture singulière et bouleversante : La fille aux cheveux de lin, l’histoire de Rose, anglaise comme elle, soupçonnée d’être la fille du duc d’Ashford… Une amitié sincère voit le jour à mesure que les deux femmes découvrent ce livre qui va lier leur destin à jamais.
Des paysages de Normandie à l’Angleterre de la première guerre mondiale, du Paris des années folles à l’Espagne des Brigades internationales, la romancière Marian Izaguirre nous entraîne dans un véritable voyage à travers la littérature, vibrant hommage à la force des mots.

Les voyageurs de l’aube, Henri Gougaud, Albin Michel : Dans un modeste ermitage au cœur du désert égyptien, Nathan, un vieux Copte, attend la mort avec sérénité. Et c’est la vie frappe à sa porte : venus de Bagdad, d’Ispahan, de Constantinople, de Jérusalem, des visiteurs font halte chez lui, en attendant de poursuivre leur chemin à bord d’une caravane partie, elle, de Samarcande. Mais, tel un mirage, la caravane n’arrive pas… Durant dix jours,  Adour, l’ancien joueur de luth arménien, Hilarion, le moine-soldat grec, Zahra, qui attend la naissance de son enfant, et Madjid, le serviteur en fuite, vont tour à tour raconter leur histoire et leurs tribulations.
Ce sont ces récits, pleins d’espoir, de terreur, de drames et de joies qui dessinent les arabesques à la fois insensées et lumineuses de notre propre condition humaine. Le talent de conteur d’Henri Gougaud donne à cette fresque d’un Orient disparu le charme d’un rêve et la sagesse d’une fable où l’amour, le temps, la vie, la mort, la fraternité, la religion se répondent comme par enchantement.

Moi et le diable, Nick Tosches, Albin Michel : Nick, un écrivain vieillissant, commence à sentir les effets du temps et de la vie qui passe. Comme pour combattre l’inéluctable, il part en quête de jeunes femmes qu’il sait pouvoir impressionner par son raffinement et son érudition. Une nuit, dans un bar de New York, il rencontre l’envoûtante Melissa, avec qui il va vivre une expérience inédite. Mû par une pulsion incontrôlable et quasi animale, il découvre une dimension insoupçonnée d’un plaisir pur et pervers, le goût du sang, et se laisse submerger par une extase spirituelle et sexuelle d’autant plus intense qu’elle est impie. Son corps comme son esprit s’en trouvent étrangement revigorés mais bientôt, la soif qu’il cherche à étancher le plonge dans des ténèbres effrayantes.
Avec Moi et le Diable, roman dérangeant et virtuose, cru et furieux, qui revisite avec originalité le thème de l’immortalité et du pacte faustien, Nick Tosches s’impose définitivement comme l’un des derniers hors-la-loi de la littérature.

Les romans de Cornouailles, Daphné du Maurier, Albin Michel : « À vingt ans, Daphné du Maurier découvre la Cornouailles. Dès le premier regard, elle est captivée par la côte rocheuse, les bateaux, la mer aux tons vert et bleu, les petites maisons accrochées aux flancs des falaises.
Quelques années plus tard, la jeune femme se lance dans un roman d’aventures qui se déroule au XIXe siècle, avec une héroïne attachante, des personnages hauts en couleur, et l’évocation de ces marais balayés par les bourrasques du côté de Bodmin. C’est L’Auberge de la Jamaïque, son premier best-seller.
Après l’ouragan Rebecca, immense succès dans le monde entier, elle échafaude dans La Crique du Français, la rencontre de l’audacieuse Lady Dona St. Columb et d’un mystérieux pirate français, qui mêle intrigue historique et amoureuse. Sans doute son livre le plus romantique.
Avec Ma cousine Rachel, nouveau triomphe. Rachel, ange ou diablesse, n’a rien d’une beauté fatale. Mais c’est le genre de femme pour laquelle un homme pourrait faire n’importe quoi. Celle qui fait perdre la tête… Un roman noir et étincelant qui ravira ses innombrables lecteurs.
Finesse psychologique, descriptions somptueuses de la Cornouailles, trame narrative haletante, autant de romans à porter l’estampille du Maurier. »

Nos si beaux rêves de jeunesse, Christian Signol, Albin Michel : Jamais Etienne et Mélina n’auraient imaginé devoir un jour quitter les berges de la Garonne, les champs et les prairies, les vignes du coteau qu’ils escaladent pour se rendre à l’école du village. Les deux gamins aiment se retrouver sur une petite île au milieu du fleuve, éblouis de lumière, ivres de liberté, insouciants et heureux malgré la pauvreté de leurs familles, dans la certitude d’être faits l’un pour l’autre.
La crise qui bouleverse le pays met fin à cette enfance heureuse. Le cœur lourd, Etienne part apprendre le métier d’imprimeur à Toulouse, très vite rejoint par Mélina, engagée comme gouvernante par de riches industriels. Dans la « ville rose » où le monde ouvrier se prend à rêver aux lendemains qui chantent, pour eux comme pour beaucoup, 1936 sera l’année de tous les rêves. Mais les deux jeunes gens pourront-ils s’adapter à cet univers si éloigné de ce qu’ils ont connu, retrouveront ils jamais l’île du bonheur enfui ?
Christian Signol évoque comme toujours avec une infinie sensibilité les verts paradis de l’enfance, avant de nous plonger dans les tourbillons de cette période-clé de notre Histoire, porteuse de tant d’espérances. Un superbe roman, tendre et grave, illuminé par l’amour d’Etienne et Mélina, les enfants de la Garonne.

Wild Season saison 3, Christina Lauren, Hugo : Jusqu’à présent ils sont simplement amis. Embrasser Lola, est à peu près la seule chose à laquelle Oliver s’autorise à penser ! Pour essayer de l’oublier, il se lance dans un plan cul avec une étrangère, qui le conduit simultanément, à être tout à la fois exalté et dévasté. Serait-ce sa seule chance de passer à autre chose ? Ou au contraire cette aventure avec une inconnue, va t-elle le conduire à tomber plus profondément encore, amoureux de Lola ?

Muchachas tome 2, Katherine Pancol, Le Livre de poche : Ces filles-là sont intrépides. Elles ne demandent rien aux autres. Tout à elles-mêmes. Cachent leur peur sous un sourire. C’est le plus sûr moyen pour avancer, inventer, s’inventer. Elles se sentent pousser des ailes, s’envolent, tombent et repartent de plus belle. Il y a des secrets, des mystères, des trahisons. Des obstacles à surmonter. Des mots d’amour lancés à la volée. La vie, quoi !

Preuves d’amour, Lisa Gardner, Le Livre de poche : Tessa Leoni, officier de police respecté, a abattu son mari en lui tirant trois balles dans le corps avec son arme de service. Elle ne supportait plus la violence de ce dernier. C’est la version qu’elle donne à l’inspectrice D.D. Warren lorsque celle-ci arrive sur les lieux. Mais, si les bleus sur le visage de la jeune femme sont irréfutables, il y a une chose que D.D. Warren ne s’explique pas : sa petite fille de six ans a disparu, et Tessa reste évasive à ce sujet. Que cherche-t-elle à cacher ? Les deux femmes vont s’affronter pour une même cause : la survie de l’enfant.

Le clan suspendu, Étienne Guéreau, Le Livre de poche : Ismène vit parmi les siens dans le Suspend, dans un village accroché à dix mètres de hauteur.
Tous y pratiquent des rites immuables, respectent des traditions bien ancrées – comme celle qui consiste à répéter inlassablement Antigone, la tragédie qu’il leur faut connaître sur le bout des doigts. Surtout, une règle stricte : ne jamais descendre du Suspend, car en bas une créature sanguinaire massacre ceux qui s’aventurent sur son territoire…
Quand Hémon, seize ans, décide de contester l’ordre établi, tout bascule. Pour fuir cet univers oppressant et comprendre le sens réel de tout ce qui leur a été inculqué, Ismène va devoir percer le secret qui menace son clan.

La dernière séance, Chahdortt Djavann, Le Livre de poche : Le lendemain de son mariage, une jeune Iranienne, Donya, décide de s’enfuir.
Deux récits s’entrelacent. L’un relate ses aventures picaresques, tragiques, émouvantes : entre puissance de la volonté, jeux du hasard et fatalité, Téhéran, Isanbul, Sofia et Paris, une femme trace son chemin de liberté. L’autre se déroule en France, dans le cabinet d’un psychanalyste où se dévoilent, dans la douleur ou l’ironie, les secrets les plus intimes – le père, la mère, les hommes, l’enfance, la prison, la torture, le viol, la prostitution, l’exil.
Second volet de l’histoire de Donya, commencée dans Je ne suis pas celle que je suis, La Dernière Séance est une ode à la langue française, un combat et un refuge où se construisent à la fois une destinée et un roman.

Les Guetteurs, Ian Rankin, Le Livre de poche : Malcolm Fox et son équipe des Plaintes – la police des polices en Écosse – sont envoyés dans le comté de Fife pour élucider une banale affaire d’abus de pouvoir : Paul Carter profite de sa position de flic pour « séduire » les femmes. L’enquête va très vite se révéler plus compliquée qu’elle n’y paraît. Intimidations, dissimulations de preuves et faux témoignages sont au programme.
Dans le même temps, Fox est rongé par la maladie de son père et la relation orageuse qu’il entretient avec sa sœur. Professionnellement, il est tiraillé entre son sens du devoir et la frustration de ne pas être considéré comme un vrai inspecteur par ses collègues. Il ne se doute pas que son investigation va le mener tout en haut de la hiérarchie politique anglaise et mettre sa vie en danger…

Le retour du vieux dégueulasse, Charles Bukowski, Le Livre de poche : En 1969, Charles Bukowski, écrivain underground inconnu du grand public, fut projeté sur la scène internationale avec la parution du Journal d’un vieux dégueulasse. Cette première édition n’avait repris qu’une quarantaine des chroniques qu’il avait écrites durant vingt ans. Le présent volume regroupe celles qui seraient injustement tombées dans l’oubli. Transgressant tous les tabous, leur auteur nous livre, non sans humour, ses explorations de toutes les formes de sexualité, de toutes les « perversions », de toutes les « déviances ».

Dans le grand cercle du monde, Joseph Boyden, Le Livre de poche : Au XVIIe siècle, dans les espaces sauvages du Canada, les voix d’un jeune jésuite français, d’un chef de guerre huron et d’une captive iroquoise tissent l’écheveau d’une fresque où se confrontent les traditions et les cultures. Trois personnages réunis par les circonstances, divisés par leur appartenance. Car chacun mène sa propre guerre : l’un pour convertir les Indiens au christianisme, les autres, bien qu’ennemis, pour chasser ces « Corbeaux » venus prêcher sur leur terre.

Les mots qu’on ne me dit pas, Véronique Poulain, Le Livre de poche : « Salut, bande d’enculés ! » C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. « Salut, bande d’enculés ! » Et ma mère vient m’embrasser tendrement. V. P.
Sans tabou, avec un humour corrosif, l’auteur raconte. Ses parents, sourds-muets. L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot. Le quotidien. Les sorties. Les vacances. Le sexe. D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie. D’une famille différente, un livre, pas comme les autres.

Souviens-toi de demain, Vanessa Caffin, Le Livre de poche : À la suite d’une agression, Charlie Longe se réveille à l’hôpital, totalement amnésique. Non seulement elle a tout oublié de son passé, mais elle est incapable d’enregistrer de nouveaux souvenirs. Pour ne pas perdre le fil des événements, elle tient un journal. Déterminée à reconstruire le puzzle de sa vie, la jeune femme part en quête de la vérité, avec ses notes comme seule boussole ainsi que le badge d’une agence de publicité où, apparemment, elle travaillait avant son accident. Mais tout sonne faux. La voilà saisie d’une affolante paranoïa, d’autant plus que son entourage paraît s’acharner à brouiller les pistes. Charlie le sait, elle ne peut se fier à personne…

Retour à Salem, Hélène Grimaud, Le Livre de poche : Un soir, à Hambourg, Hélène Grimaud pousse la porte d’un antiquaire. Elle ne sait pas qu’à cet instant précis sa vie bascule dans l’Ailleurs, et dans une succession d’événements qui la ramèneront de l’Europe aux États-Unis, à Salem, le refuge de ses loups, pour reprendre, à leurs côtés, sa lutte contre la destruction de la nature.
Récit autobiographique ? Roman fantastique ? Entre réel et imaginaire, ce livre explore des thèmes chers depuis toujours à la pianiste virtuose : l’avenir des loups et de notre planète, le rôle essentiel de la nature, la musique et la beauté, véritables besoins de l’âme… À la suite des grands romantiques dont elle est l’interprète mondialement célébrée, Hélène Grimaud nous invite à tendre l’oreille et à ouvrir les yeux et le cœur.

Trois mille chevaux vapeur, Antonin Varenne, Le Livre de poche : 1852, pendant la 2e guerre anglo-birmane. Le sergent Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète. Mais l’expédition tourne mal et les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d’entre eux survivront.
Londres, 1858. Alors qu’il noie son passé dans l’opium et l’alcool, Bowman découvre dans les égouts le cadavre d’un homme atrocement mutilé. La victime semble avoir subi les mêmes sévices que ceux qu’il a endurés six ans auparavant. Persuadé que le coupable est l’un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman décide de partir à sa recherche.
De la jungle birmane à l’Amérique de la conquête de l’Ouest en passant par les bas-fonds londoniens, l’histoire d’une quête personnelle et de la métamorphose d’un homme, dans un monde en pleine mutation.

Comment devenir un dieu vivant, Julien Blanc-Gras, Le Livre de poche : Comédie apocalyptique, ce roman raconte l’histoire de William Andy, loser ordinaire devenu prophète médiatique qui propose des solutions pour aborder la fin du monde. Parviendra-t-il à contenir la catastrophe globale avec un show télé ?

Coups de foudre, Mélanie Rose, Archipoche : Alors qu’elle promène son chien, Jessica Taylor, une jeune célibataire vivant près de Londres, est frappée par la foudre.
Elle s’en sort miraculeusement mais, à son réveil, tout le monde la prend pour une certaine Lauren Richardson, épouse et mère de quatre enfants…
Qui est-elle vraiment ? Lauren ? Ce qui signifierait qu’elle a perdu la mémoire et se souvient du passé d’une autre. Ou bien est-elle Jessica ? Mais comment expliquer alors qu’elle ait intégré le corps d’une autre ?
Une héroïne attachante qui se débat en plein cauchemar, un secret qui pourrait détruire une famille, une pointe de surnaturel. Un roman au charme… foudroyant.

La main de la nuit, Susan Hill, Archipoche : « Je me trouvai dans le jardin faiblement éclairé d’une lueur verdâtre. Les oiseaux s’étaient tus. Aucune vibration ne troublait plus l’atmosphère. C’est alors que je sentis une petite main se glisser dans la mienne, comme si un enfant s’était matérialisé à côté de moi dans l’obscurité. Mais l’enfant était invisible… »
Adam Snow, un marchand de livres anciens perdu dans la campagne anglaise, arrive dans le parc d’un manoir à l’abandon. Par curiosité, il se dirige vers la porte d’entrée, lorsqu’il ressent une mystérieuse présence…
La petite main qui a saisi la sienne va désormais l’obséder. D’autant qu’elle semble lui vouloir du mal…

La meneuse d’âmes, tome 1 L’appel de la faux, Sobian Welsh, Rebelles : Cette histoire est celle de Lily Patterson, qui, peu de temps avant son dix-neuvième anniversaire, apprend une étrange nouvelle. En effet, ses parents lui révèlent qu’elle est en réalité issue d’une famille de « Faucheurs » et que sa vie se résumera désormais à prendre des âmes pour les faire passer dans l’Au-delà. Ebranlée par cette nouvelle, Lily tente par tous les moyens de conserver une vie normale. Mais c’est sans compter sur la détermination de son étrange instructeur, Cam. Si celui-ci semble à peine humain, les techniques qu’il emploie pour lui apprendre cette vocation atypique sont encore plus de routantes. Et Lily n’est pas au bout de ses surprises.

M’man, Claude Durand, Fayard : Jeanne, dite M’man, a épousé Gervais, garçon réservé, travailleur, peu prodigue de mots et de marques d’amour, qui, par sa carrière rectiligne, garantira à leur couple une sécurité de moins en moins étriquée.
M’man aura élevé trois enfants. Une fois les enfants grandis, Gervais retraité, M’man et lui se retrouvent dans un tête-à-tête qu’ils n’ont jamais connu et qu’ils ne savent trop comment occuper. Heureusement, quelques voyages organisés vont, pendant un temps, distraire une Jeanne ravie et son mari, moins épris de dépaysement.
Bientôt l’âge fait son oeuvre et Gervais va s’épuiser à tenir sa femme à bout de bras dans leur modeste maison de banlieue. Ce récit en accéléré de près d’un siècle se lit comme l’humble épopée d’une de ces vies faites de détresses discrètes, d’envies réfrénées, d’élans contenus, de journées quasi immobiles mais pourtant bien remplies, celles aussi de deux êtres entre lesquels la parole est devenue un bruit de fond.
Composé de cent courts chapitres qui sont autant d’éclats d’un portrait en mosaïque, M’man donne à mesurer ce que furent les conditions de dépendance des femmes au foyer au xxe siècle, à maints égards plus proches de celles de leurs devancières du XIXe siècle que du sort actuel de la plupart de leurs descendantes.

Je voyage seule, Samuel Bjork, JC Lattès : La Norvège tout entière est sous le choc : un promeneur a découvert dans la forêt une petite fille assassinée, pendue à un arbre avec une corde à sauter et portant autour du cou un panonceau où figure la mention : Je voyage seule.
Chargée de l’affaire, le commissaire Holger Munch décide de s’assurer l’aide de son ancienne collègue, Mia Krüger, douée d’une intuition imparable. Il part la chercher sur l’île de Hitra où elle vit recluse. Ce qu’il ignore au sujet de Mia c’est qu’elle s’y est retranchée pour se suicider. Or, quand elle regarde les photos de la fillette, elle remarque un détail qui avait jusque-là échappé à tout le monde et comprend qu’il y aura d’autres victimes…

Noël en décembre, Bernard Tirtiaux, JC Lattès : Juin 1914, après une année universitaire à Bruxelles, Karla, fille unique d’une famille berlinoise aisée, s’apprête à rentrer chez elle sans avouer à sa famille qu elle est enceinte. Pendant le voyage, elle accouche prématurément et confie sa fille, Luise, aux fermiers wallons qu’ils l ont sauvée.
La guerre éclate et Luise est élevée avec les autres enfants des fermiers dont le petit Noël, de quatre ans son aîné, qui deviendra son protecteur. Et lorsque, huit ans plus tard, Karla revient chercher Luise, Noël n’aura de cesse de retrouver celle qu il aime comme une soeur et plus encore.
Noël deviendra photographe puis pilote en 1930. Une nouvelle fois, le souffle de la guerre va bouleverser leurs destins et Luise et sa famille vont disparaître dans les camps.
Ce beau roman parcourt trente années d absence et de passion racontées par Noël comme une longue lettre adressée à Luise qu’il espère toujours retrouver.

Les Profondeurs, James Grippando, Mosaïc : Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour.

La petite fille de la rue Maple, Elaine Hussey, Mosaïc : Shakerag, quartier noir de Tupelo, Mississippi. Eté 1955
C’est sur un air de blues joué à l’harmonica que Billie, dix ans, apprend que sa mère va mourir. Face à l’inacceptable, elle décide alors de braver son entourage et de retrouver son père, un musicien de blues autrefois renommé, mais qui vient de passer plusieurs années en prison, un homme dont ni sa mère ni sa grand-mère ne lui parlent jamais. Pour Billie, c’est la seule façon de défier le sort, et de trouver un nouveau point d’ancrage dans un monde qu’elle voit encore comme une enfant, mais que l’adolescente qui pointe en elle pressent plein de mystères et de dangers. Sans savoir qu’en se lançant dans cette quête elle va faire voler en éclats des secrets enfouis depuis bien longtemps, et faire éclater une vérité bouleversante sur ses origines.

Sweet Mama’s Café, Elaine Hussey, Mosaïc : 1969, Biloxi.
Le Sweet Mama’s Café. C’est là qu’on peut déguster le meilleur Amen cobbler du Mississippi, cette délicieuse pâtisserie que Sweet Mama, soixante-quinze ans, confectionne depuis cinq décennies. C’est là aussi que vit Sis Blake, auprès de la figure lumineuse et protectrice de sa grand-mère. Un endroit où la jeune femme peut oublier la dureté de la vie, et les responsabilités qui pèsent sur ses épaules depuis ses quatorze ans, depuis la mort de ses parents.
Mais un jour Sis fait une découverte qui bouleverse son monde : de vieux ossements humains, enterrés dans le jardin de Sweet Mama. Pour percer ce mystère et découvrir ce qui est arrivé bien des années plus tôt, elle va devoir plonger dans le passé de sa famille, et arracher au silence les secrets qu’on lui a cachés.

La proie du silence, Karen Rose, Mosaïc : L’incendie criminel dans lequel Tracey, une adolescente atteinte de surdité, a trouvé la mort en pleine nuit, est un véritable choc pour les habitants de Minneapolis. Révoltée par le sort de cette toute jeune fille que son handicap a sans doute empêché de fuir suffisamment tôt, l’inspecteur Olivia Sutherland se sent  prête à tout pour retrouver les coupables. D’autant plus que ses recherches l’orientent rapidement vers d’autres agissements sinistres : ceux d’un maître chanteur qui n’hésite pas à tuer les proies qui lui résistent.
Perturbée par son enquête, Olivia l’est encore plus quand elle doit interroger David Hunter, le pompier qui a risqué sa vie lors de l’incendie pour tenter de sauver Tracey. David, un homme secret et mystérieux qu’elle a aimé autrefois, et qui lui a brisé le cœur. Elle accepte pourtant l’aide qu’il lui propose pour mettre la main sur ce criminel cynique et calculateur. Un criminel toujours proche mais jamais visible – et qui sème la mort sur son passage.

La cible de trop, Karen Rose, Mosaïc : Pour l’inspectrice Stevie Mazzetti, deux seules choses valent la peine de se lever le matin : sa fille Cordelia d’abord, ensuite son travail au sein de la police de Baltimore. C’est tout ce qui lui reste depuis qu’elle a perdu son mari et son fils, abattus de sang-froid dans la rue par un inconnu, huit ans plus tôt. Alors quand elle apprend que son ex-coéquipier était un flic corrompu, sa première réaction est la colère. Si cet homme auquel elle aurait confié sa vie a fait condamner des innocents pour éviter la prison à des criminels, elle le découvrira et fera éclater la vérité.
Mais, dès le début, Stevie se voit menacée par un tueur que son enquête dérange. Un psychopathe qui a décidé, pour la faire taire, qu’elle serait sa prochaine cible.

Les derniers jours du condor, James Grady, Rivages : Traumatisé, gravement perturbé, le célèbre Condor est un agent hors service. Il vit sous surveillance médicale constante dans un appartement d’état à Washington. Un jour, en rentrant chez lui, il aperçoit une voiture blanche qui semble le suivre. Paranoïa induite par les médicaments ou réalité ? La vie du Condor bascule dans l’horreur quand il trouve l’agent fédéral chargé de veiller sur lui crucifié devant sa cheminée…

Recherche femme parfaite, Anne Berest, Grasset : « Je ne sais pas s’il existe une femme parfaite. Mais je sais ce qu’un amour parfait veut dire. »

Ma mère du Nord, Jean-Louis Fournier, Stock : « Petit, chaque fois que j’écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j’avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c’était bien. Qu’est-ce qu’elle penserait aujourd’hui de ce que je suis en train d’écrire sur elle ?
Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu’on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu’on parle d’elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse.
Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d’amour ? Que j’essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l’aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse.
Ce livre, je l’ai écrit pour la faire revivre.
Parce qu’elle me manque. »

Quelqu’un pour qui trembler, Gilles Legardinier, Fleuve : Pour soigner ceux que l’on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu’il apprend que la femme qu’il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent. Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n’importe quel inconnu. Est-il possible d’être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l’aide de ceux que le destin placera sur sa route. Voici la réjouissante histoire de ce que nous sommes capables de réussir ou de rater au nom de la seule chose qui compte dans nos vies. Grâce à ses best-sellers, Gilles Legardinier a fait rire et ému des millions de lecteurs à travers le monde. Son humour et une humanité sincère, alliés à un goût unique pour les histoires décalées, trouvent un écho de plus en plus grand. Une fois de plus, à travers des personnages bouleversants et des situations hilarantes dont il a le secret, cet auteur atypique parvient à nous surprendre pour mieux nous entraîner ailleurs, au plus profond de nous…

Gravé dans le sable, Michel Bussi, Pocket : Quel est le prix d’une vie ? Quand on s’appelle Lucky, qu’on a la chance du diable, alors peut-être la mort n’est-elle qu’un défi. Un jeu. Ils étaient cent quatre-vingt-huit soldats sur la péniche en ce jour de juin 1944. Et Lucky a misé sa vie contre une hypothétique fortune. Alice, sa fiancée, n’a rien à perdre lorsque, vingt ans plus tard, elle apprend l’incroyable pacte conclu par Lucky. De la Normandie aux États-Unis, elle se lance en quête de la vérité et des témoins de l’époque… au risque de réveiller les démons du passé.

Les douze travaux de Stéphanie, Janet Evanovich, Pocket : C’est le monde à l’envers ! Stéphanie Plum se retrouve traquée nuit et jour par une inconnue vêtue de noir de la tête aux pieds, armée d’un Glock 9 mm. Et cette furie prétend être la femme de Ranger ! Les choses se compliquent lorsque l’on découvre que la fille de ce dernier a été enlevée en Floride. Ce n’est pourtant pas la priorité pour les chasseurs de primes de Trenton : les finances de l’agence de cautionnement sont dans le rouge et il faut mettre les bouchées doubles. Mais Stéphanie saura-t-elle résister à Ranger, le plus sexy des chasseurs de primes, si celui-ci lui demande de l’aide ?

Gégé, François d’Épenoux, Pocket : Il y a dans la bourgeoisie de province un charme suranné, tout entier incarné dans cette maison de deux étages où le temps s’écoule selon un tempo plus doux et étouffé. C’est ce que Jean découvre à son arrivée à Bordeaux, pour son stage de fin d’études, en rencontrant sa grand-tante, cette femme aussi élégante et bien élevée que belle et espiègle. Et il y a Gégé, l’inénarrable gouvernante allemande au passé trouble. Sur laquelle Madame veille autant que celle-ci lui est dévouée. En vivant avec ces dames, Jean apprendra le passage à l’âge adulte et les deuils qui l’accompagnent. L’ironie de la vie qui veut que, parfois, les conditions sociales s’inversent. Et surtout l’amour et la tendre fidélité que l’on porte aux êtres chers.

Not that kind of girl, Lena Dunham, Pocket : Comme quoi. On peut se sentir grosse, être percluse de TOC, n’être attirée que par des salauds, entretenir une relation complexe avec ses règles douloureuses et le pâté de foie, et devenir, malgré tout, la « voix de sa génération ». Lena Dunham, créatrice de la série GIRLS, passe en revue les vingt-huit années passées à devenir Lena Dunham. Ce qui implique un certain nombre d’échecs, de bourrelets et de boulots minables… Mais il faut sourire un peu, pour être « ce genre de fille » !

Le grand ménage du tueur à gages, Hallgrimur Helgason, Pocket : Il y a des jours où rien ne vous réussit. Prenez Tomislav Boksic, dit « Toxic ». Avec soixante-cinq contrats réussis au compteur, il était hier encore le tueur à gages le plus respecté de la mafia croate de New York. Mais un accident est vite arrivé. Il suffit de refroidir la mauvaise personne (un agent fédéral en l’occurrence) et soudain, le sol américain se fait un peu trop brûlant pour vous. Sous l’identité d’un prêtre baptiste, c’est donc un Toxic à col blanc qui atterrit en Islande – pays de calme plat, de blondes trop sages et de patronymes imprononçables… La fin d’une ère ? Ou le début des ennuis ?

La ferme, Tom Rob Smith, Pocket : Le premier appel est de son père. Inquiétant. Sa mère va mal. Elle porte des accusations délirantes. Il a dû la faire interner. Et Daniel, qui imaginait ses parents profiter de leur retraite dans une charmante ferme suédoise, voit son monde basculer. Puis un appel de sa mère. Non, elle n’est pas folle. Son père lui ment. Il a voulu la faire enfermer, mais les médecins l’ont laissée sortir. Elle a les preuves de ce qu’elle avance. Deux histoires. Deux vérités. Qui croire ? Jusqu’où Daniel sera-t-il prêt à aller pour lever le voile ? Au risque de découvrir des secrets plus terribles encore…

La nuit des coquelicots, Nadine Monfils, Pocket : Trois amies rentrent à Neuilly en voiture après s’être bien amusées. Soudain, une petite fille surgit au milieu de la route, tenant un bouquet de coquelicots. Du sang gicle sur le pare-brise… C’est la fin de tous les rêves ! La vie de ces trois femmes va basculer dans le cauchemar. Tout se déglingue. Un implacable meurtrier rôde… Entre deux mailles de tricot, le commissaire Léon va tenter de dénouer les fils de cette histoire diabolique.

Madame Édouard, Nadine Monfils, Pocket : Une maille à l’endroit… Une maille à l’envers… Depuis qu’il a cessé de fumer, le commissaire Léon s’adonne en cachette au tricot et confectionne des paletots ringards pour son chien Babelutte. Seulement voilà, ces temps-ci, il s’en passe de belles à Montmartre. Entre Irma, le travelo ménagère du Colibri, le curé qui pique dans les magasins et l’autre cinglé qui enterre des jeunes filles mutilées dans les cimetières, la police a du pain sur la planche. De fil en aiguille, le commissaire Léon dénoue les intrigues de cette histoire rocambolesque.

Le marchand de livres maudits, Marcello Simoni, Pocket : Italie, 1205. Par une nuit glacée, un mystérieux cavalier se lance à la poursuite du père Vivien de Narbonne, dépositaire d’un manuscrit inestimable. Lors de sa fuite, le religieux chute dans un ravin… Treize ans plus tard. Le marchand de reliques Ignace de Tolède, et deux de ses acolytes, sont chargés par un riche commanditaire de retrouver ce précieux texte, l’ Uter Ventorum. Un livre capable de renverser l’ordre du monde qu’ils ne sont pas les seuls à convoiter. Ils deviennent alors la pièce majeure d’un jeu de piste à travers l’Europe avec, à leurs trousses, un ordre secret capable de tout.

Debout les vieux ! Ondine Khayat, Pocket : À la résidence des Mouettes, petit lotissement de la grande banlieue parisienne, c’est le branle-bas de combat. Après trente ans de bons et loyaux service en tant que couturière, Léonce se voit mettre à la retraite manu militari. À 72 ans, pensez s’il est temps de profiter de la vie ! Mais Léonce n’en veut pas, de la vie. Certainement pas ! La voyant s’enfoncer dans la dépression, c’est tout le voisinage, Régis, Mimosa, Arsène, Slimane, Mama Rose, tous, jeunes et moins jeunes, qui se lèvent en un grand élan de solidarité… Et les Mouettes de s’écrier au diapason :  » Debout les vieux, le monde a besoin de vous !  »

Les sept vies du marquis de Sade, Jacques Ravenne, Pocket : Quel homme se cache vraiment derrière cet auteur à la réputation sulfureuse ? Qui connaît les multiples visages de Donatien Alphonse François de Sade ? Libertin à scandale sous Louis XV, prisonnier rebelle sous Louis XVI, politique redouté sous la Révolution, écrivain à succès sous le Directoire, puis réputé fou sous l’Empire, et si le  » divin marquis  » était avant tout un grand amoureux ? Une passion qui déterminera ses choix et le poursuivra jusque dans sa septième vie…

Un dimanche au bord de la piscine, Madeleine Wickham, Pocket : C’est dimanche de baignade chez les Delaney. Comme tous les ans lorsque le soleil est haut et la piscine ouverte, tous les voisins de Melbrook sont invités à partager la plus belle propriété du coin. Une journée idyllique en perspective…
Mais tout à coup la petite Katie, 7 ans, chute du plongeoir. Direction l’hôpital. Si la fillette va bien, la belle harmonie a disparu. Les langues se délient, on accuse les parents, persifle sur leurs flirts respectifs, la piscine pas aux normes… Et tout le village de plonger en eaux troubles…

Les filles au chocolat tome 4, Cœur coco, Cathy Cassidy, PKJ : Je m’appelle : Coco Tanberry Mon âge : 12 ans Je suis : idéaliste Mon style : jean et bottes en caoutchouc J’aime: le chocolat et les nuits à la belle étoile ! Je rêve: de sauver les espèces animales en voie de disparition Mon problème : personne ne me prend jamais au sérieux…

Opération Napoléon, Arnaldur Indridason, Métailié : 1945 : un bombardier allemand survole l’Islande dans le blizzard et s’écrase sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. Bizarrement il y a des officiers allemands et américains à bord. L’Allemand le plus gradé affirme que leur meilleure chance de survie consiste à marcher vers la ferme la plus proche et s’en va, une valise menottée au poignet. Il ne tarde pas à disparaître dans l’immensité blanche. Toutes les expéditions américaines menées dans les années suivantes pour retrouver l’avion restent vaines. 1999 : le glacier fond un peu et les nouveaux satellites repèrent une carcasse d’avion, les forces spéciales de l’armée américaine envahissent immédiatement le Vatnajökull et tentent en secret de dégager l’avion. Deux jeunes sportifs islandais en randonnée surprennent ces manoeuvres et sont rapidement réduits au silence. Avant sa capture l’un d’eux, Elias, contacte sa soeur Kristin, une avocate sans histoires qui ne cessera de chercher la vérité sur ce qui est arrivé à son frère. Elle se lance dans une course poursuite riche en rebondissements au coeur d’une nature glaçante, mais sa ténacité, son courage et sa soif de vérité l’entraînent dangereusement à la recherche de la clef de l’énigme de l’Opération Napoléon. Cette opération militaire mystérieuse et encombrante que les Américains cherchent à faire disparaître. Les événements se précipitent autour d’une héroïne perspicace et résistante à laquelle le lecteur s’attache autant que l’auteur lui-même. La force de ce roman tient autant aux hypothèses historiques déconcertantes, troublantes, parfois dérangeantes, qu’à la séduction inoubliable qu’exerce Kristin. Un formidable roman d’espionnage addictif qu’on ne lâche pas.

La pyramide de glace, Jean-François Parot, 1018 : À la terrible année 1783, marquée par les retombées d’un volcan islandais en éruption, succède en 1784 l’hiver du siècle. À Paris, le peuple élève des obélisques de neige et de glace en reconnaissance de la charité des souverains. Dans l’une d’elles, au dégel, apparaît le corps d’une femme dénudée qui ressemble étonnamment à la reine Marie-Antoinette. Nicolas Le Floch se lance dans une enquête minutieuse de laquelle, investigation après investigation, il ressort que la victime participait à des soirées particulières organisées à Monceau par le duc de Chartres, futur duc d’Orléans. Dans ce récit surgissent les figures pittoresques d’une revendeuse à la toilette, d’une devineresse qui dépouille ses pratiques, d’un ouvrier de la manufacture de Sèvres qui vole à Versailles, d’un marchand porcelainier receleur, d’un président à mortier et d’un architecte. Derrière ce fait divers se dissimule un complot de cour visant à compromettre la Couronne. Jamais le commissaire Le Foch, entouré de ses proches et bénéficiant de la confiance de Louis XVI, n’aura mené une recherche aussi précise et documentée qui le conduira, après bien des périls, à un dénouement inattendu.

Le mystère du hareng saur, Jasper Fforde, 1018 : Dans le Monde des livres, la tension est à son comble entre le Roman Grivois et son voisin, la Littérature Féminine. Dernière chance d’éviter un conflit, les pourparlers de paix, auxquels Thursday doit participer. Or personne ne sait ou elle est passée, et sans elle, les négociations courent à l’échec… Parallèlement, le commandant Red Herring confie à la Thursday de fiction, notoirement incompétente, le soin d’enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, un roman qui s’est écrasé sur l’île de la Fiction. Elle s’aperçoit rapidement qu’il ne s’agit pas d’un accident, mais d’un attentat, et que la disparition de la vraie Thursday y serait associée… C’est ici que les ennuis commencent pour notre Thursday de fiction : poursuivie par les Hommes en Plaid, les gros bras au service du Conseil, malmenée par les personnages de son roman et par son dodo, elle ne peut compter que sur elle-même pour éviter une guerre fratricide et retrouver celle qu’elle admire tant…

Carter contre le diable, Glen David Gold, 1018 : 1923, San Francisco. Carter le Grand, l’un des prestidigitateurs les plus célèbres du pays, donne ce soir-là un spectacle exceptionnel devant le président des États-Unis, Warren G. Harding, qu’il invite sur scène pour participer à l’un de ses stupéfiants numéros. La représentation est un triomphe mais, quelques heures plus tard, le président meurt mystérieusement dans sa chambre d’hôtel. Sachant qu’il va être suspecté, Carter disparaît afin de mener sa propre enquête. Aurait-il eu des raisons de se débarrasser du locataire de la Maison Blanche ? L’agent Griffin, des services secrets, se lance alors à ses trousses. Mais affronter un génie du trompe-l’oeil et de l’illusion tel que Carter ne va pas être chose aisée.

Les proies du lac, Kate Watterson, 1018 : Wisconsin, par un soir lugubre d’octobre. Bryce Grantham fait étape dans un petit bar rural avant de rejoindre son chalet. Il y rencontre une étudiante qu’il propose de raccompagner quand elle s’aperçoit que sa voiture ne démarre plus. Le lendemain, voulant lui rapporter le téléphone qu’elle a oublié dans son véhicule, il se rend chez elle et fait une découverte alarmante : des taches de sang recouvrent le sol et la jeune fille est introuvable. Pour la police, il s’agit de la quatrième disparition de ce genre en dix-huit mois. Si la détective Ellie MacIntosh ne veut d’abord pas croire en la culpabilité de Bryce, lorsque les preuves s’accumulent contre lui, elle doit se rendre à l’évidence : Bryce est certainement le serial killer qu’elle recherche…

Terminus Tel-Aviv, Liad Shoham, 1018 :  Quand Michal Poleg, la plus acharnée des activistes à défendre les droits des demandeurs d’asile, est retrouvée assassinée dans son appartement, les soupçons se portent immédiatement sur les réfugiés du camp du square Lewinsky, au sud de Tel-Aviv. Et quand l’un d’eux passe aux aveux, l’affaire semble entendue. Au commissariat de police, le cas échoit à l’inspectrice novice Anat Nahmias. Convaincue que le présumé coupable est victime d’un complot, elle décide, envers et contre sa hiérarchie, de tout mettre en œuvre pour prouver son innocence. Commence alors une vertigineuse plongée dans le monde trouble des immigrés clandestins en Israël, entre ONG, mafia, kidnappings et trafic d’armes.

MaddAdam, Margaret Atwood, 1018 : Une peste créée par l’homme a ravagé la Terre. Les rares survivants forment une communauté avec une espèce inoffensive, fabriquée pour remplacer les humains, les Crakers. A sa tête, un couple au passé tumultueux, Toby, experte en champignons et abeilles, et Zeb, mangeur d’ours et fils d’un prêcheur maléfique. Dépositaire et garante de la mémoire, Toby transmet aux Crakers, curieux comme des enfants et avides de légendes, l’histoire des hommes. Au contact les uns des autres, humains et Crakers posent les fondements d’un nouveau monde…

Il est de retour, Timur Vernes, 1018 : Berlin, 2011. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n’est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L’Allemagne ne rayonne plus sur l’Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c’est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d’agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l’odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une. La machine médiatique s’emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise… Hitler est ravi, qui n’en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l’estocade qui lui permettra d’achever enfin ce qu’il avait commencé…

Sous ta protection, Maya Banks, Hugo : Dans le tome 2 de sa série à succès Slow Burn, Maya Banks met en scène le second frère Devereaux, Beau, et une jeune femme mystérieuse venue lui demander de l’aide. Arial a été abandonnée alors qu’elle n’était qu’un bébé et recueillie par une famille extrêmement aisée. Elle a toujours évolué dans un monde de privilèges. Son seul lien avec son passé, c’est le pouvoir qu’elle a sur les éléments, elle est télékinésiste. Or, sa famille adoptive lui a toujours demandé de garder ce don secret et elle a vécu une vie tranquille dans sa cage dorée jusqu’à ce jour ou quelqu’un a commencé à la menacer. C’est la qu’intervient Beau Devereaux, puisqu’il possède un société de sécurité avec ses frères. Il accepte bien évidemment de protéger Arial lorsque sa famille fait appel à lui. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est de tomber sous le charme de la jeune fille. Ce qu’il pensait être un job comme les autres va devenir une histoire très personnelle qui risque même de lui coûter la vie.

Madame H., Régis Debray, Gallimard : Madame H. nous a quittés. Nous voilà veufs. Et s’il n’y avait pas de quoi pleurer ? H. ou l’Histoire avec une majuscule. Notre haschich officiel, depuis des lustres, en France, où la consommation a toujours été plus élevée qu’ailleurs. Le stupéfiant Histoire, avatar halluciné de l’Histoire sainte, nous a légué autant de héros que de tyrans, de défricheurs que de fossoyeurs. La fin récente de l’ère chrétienne et progressiste ne nous oblige-t-elle pas à reconsidérer nos rapports avec cette grande puissance d’enthousiasme et d’illusion ? Dans ce récit fantasque à la première personne, où le drolatique le dispute au sérieux, le lecteur pourra trouver à la fois le compte rendu d’une désintoxication et l’esquisse d’un mode d’emploi : comment sortir de l’Histoire sans broyer du noir ? Comment changer de civilisation sans verser dans une nouvelle barbarie ? Pour substituer, autant que faire se peut, à une espérance sans gaieté – la perpétuelle attente du Jour des récompenses – quelque chose comme une gaieté sans espérance, un meilleur usage du monde.

Guerre et Térébenthine, Stefan Hertmans, Gallimard : À la fin des années quatre-vingts, le grand-père de Stefan Hertmans lui lègue deux carnets de souvenirs. Des centaines de pages de notes que l’écrivain belge mettra une trentaine d’années à lire. En les déchiffrant et en les classant, il comprend très vite que cette vie-là vaut la peine d’être racontée. Urbain Martien, son grand-père, connaît une enfance très pauvre à Gand à la fin du XIXe siècle. Sa mère vient d’une famille bourgeoise, mais le mariage d’amour avec Franciscus Martien, simple artisan-peintre, la plonge dans la misère. Très tôt initié à l’art par son père malgré ces conditions de vie précaires, le jeune Urbain aime par-dessus tout l’assister quand il peint des fresques dans les églises. Cependant, dès l’âge de treize ans, il doit travailler à la fonderie locale, avant de partir à l’armée pour échapper à la pauvreté. Il est mobilisé dès 1914. Dans la deuxième partie du livre, Hertmans donne la parole à Urbain qui se fait le narrateur de son expérience de soldat. La bataille de Liège, puis les tranchées, toute l’horreur de la Grande Guerre. Urbain se distingue par son courage. Il est blessé à deux reprises, évacué en Angleterre pendant un temps, puis retourne sur le front où il côtoie la mort au quotidien. Peu de temps après la fin des hostilités, il rencontre la jeune Maria Emelia dont il tombe passionnément amoureux. Mais la grippe espagnole fait des ravages en Europe et emporte Maria Emelia avant le mariage. A la demande de ses parents, Urbain accepte d’épouser sa soeur aînée Gabrielle, sans jamais oublier son grand amour. Il sublime son chagrin en peignant, notamment des copies des grands chefs-d’oeuvre dans lesquelles il dissimule des allusions à sa propre vie. Quand Gabrielle meurt à son tour, Urbain se réfugie dans la religion et la prière, et essaie de faire la paix avec une vie dévastée par l’effroyable violence de la guerre et la mort. Son existence aura à jamais été marquée par les tensions entre la discipline miliaire et les aspirations artistiques qui l’ont habité. Guerre et térébenthine est un livre inclassable, à la fois document historique (il contient d’ailleurs un certain nombre de photos), hommage émouvant d’un petit-fils à son grand-père, et récit poétique d’une passion.

L’âge des lettres, Antoine Compagnon, Gallimard : Ce texte est une évocation des rapports de disciple à maître puis d’amitié que l’auteur a entretenus avec Roland Barthes. C’est aussi, de ce fait, un retour sur son histoire personnelle, en elle-même très intéressante, et que pourrait symboliser le paradoxe d’une carrière littéraire et philosophique choisie par un polytechnicien. Compagnon laisse remonter les souvenirs de son amitié avec l’auteur des Mythologies, alors qu’il sort de Polytechnique et s’oriente vers la littérature, écrivant, montrant son premier texte à Cayrol, rencontrant Serres, Bouveresse, les gens du séminaire de la rue de Tournon… Le récit est, le plus souvent, constitué d’anecdotes : il est question des rites de cette amitié, de la direction du célèbre colloque de Cerisy, de la maison de Bayonne, du père de Barthes, des textes intimes sur les aventures marocaines du sémioticien, de la mort de Barthes – sans doute la partie la plus émouvante de ce petit livre. Barthes était-il un « écrivain » qui a haussé la critique au rang du romanesque ou bien un écrivain de circonstance, c’est-à-dire un critique littéraire ? Un petit récit, assez libre formellement, qui se lit avec plaisir tout en répondant à cette question.

Cœurs brisés, têtes coupées, Robyn Schneider, Gallimard jeunesse : Ezra Faulkner, 17 ans, sportif, beau, brillant, appartient à la clique branchée du lycée d’Eastwoood High, en Californie. Mais un soir d’été un drame survient et sa vie bascule. Son année de terminale ne se passera pas comme prévu, Ezra ne sera plus le roi de la promo qu’on attendait. Brisé, il déjeune désormais à la table des losers. Parmi eux, il y a une nouvelle, excentrique et fascinante : Cassidy Thorpe…

Une autre vie, S. J. Watson, Sonatine : Elle aime son mari… Elle est obsédée par un inconnu Elle est une mère exemplaire… Elle est prête à tout perdre Elle sait où elle va… Elle a perdu le contrôle Elle est innocente… Elle est infiniment coupable Elle a choisi une double vie… elle pourrait bien perdre les deux. Après Avant d’aller dormir, le nouveau thriller tant attendu de SJ Watson Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n’ont jamais été faciles, s’étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller sur place afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?

Les héritières de Bella Vista, Susan Wiggs, Harlequin : Alors que se dessine devant elle le splendide domaine de Bella Vista en Californie, Tess, avec un sentiment de vertige et d’irréalité, repense aux événements qui l’ont menée jusqu’ici. Que de choses se sont passées en si peu de temps… D’abord sa rencontre avec le banquier Dominic Rossi, venu la trouver à San Francisco pour lui annoncer qu’elle était la cohéritière de Bella Vista. Puis la découverte d’une famille paternelle – et surtout d’une demi-sœur, Isabel – dont elle ignorait tout jusqu’à ce jour. Autant de révélations incroyables qui bouleversent sa vie. Autant de secrets qu’il lui faut désormais à tout prix déchiffrer, avec l’aide providentielle de Dominic, cet homme si séduisant qu’elle n’attendait pas…

Le secret du chevalier, Katherine Archer, Harlequin : Angleterre, 1472 
Lorsque Kendran s’éveille dans une chambre inconnue, c’est le doux visage d’une jeune femme qui lui apparaît en premier. Aimable, ravissante et manifestement d’origine modeste, elle lui apprend qu’elle l’a retrouvé dans les bois à la suite d’une attaque et ramené chez son père pour le soigner. Des scélérats l’ont donc agressé ? Annelise, sa sauveuse, est persuadée qu’il s’agit de membres de l’aristocratie locale, selon elle corrompue, et Kendran comprend vite que c’est uniquement parce qu’elle le croit issu du peuple qu’elle se montre si prévenante. La jeune femme ne s’en cache pas : les nobles la révoltent et lui inspirent un mépris sans limites. Il décide donc de lui dissimuler son titre. Car si elle apprenait qu’elle héberge sous son toit un seigneur de haute lignée, familier du roi, elle mettrait fin à cette troublante complicité qui grandit entre eux jour après jour, et dont il ne saurait désormais se passer…

De sable, de soleil et d’écume, Christie Ridgway, Harlequin : L’amour d’un été peut durer toute une vie
Le jour où Jane Pearson, coach en écriture, frappe à la porte du magnifique bungalow de Griffin Lowell, sur la plage de Crescent Cove, elle s’attend presque à trouver un ermite. Ce n’est tout de même pas pour rien que l’éditeur de Griffin l’a engagée pour aider le reporter de guerre à terminer ses mémoires : Griffin doit probablement vivre en reclus sur cette plage, seul face à l’angoisse de la page blanche. Mais à sa grande surprise, au lieu du solitaire déprimé qu’elle pensait rencontrer, Jane se retrouve nez à nez avec un athlète bronzé aux yeux bleu lagon, vêtu d’une chemise hawaïenne et entouré d’une nuée de jolies filles en bikini. Un athlète qui lui fait sèchement comprendre qu’elle n’a absolument rien à faire ici. Malgré cet accueil glacial, Jane ne se décourage pas : elle a désespérément besoin de ce travail et compte bien imposer sa présence à cet apollon, quoi qu’il lui en coûte…

5e avenue tome 1, Save me, Maisey Yates, Harlequin : Il y a dix ans, une seule nuit a suffi à changer le destin d’Austin, Hunter et Alex. Aujourd’hui, ils sont déterminés à se venger de l’homme qui a brisé leur vie.
Un salaud, voilà ce qu’il est. Comme son père. Comment expliquer sinon ces désirs, si sombres, qui le poussent irrésistiblement vers Katy Michaels ? Car elle est la dernière femme sur laquelle Austin devrait poser la main. Et pourtant, il se sent incapable de demeurer loin d’elle. Pas quand elle le regarde de ces grands yeux hantés par les fantômes du passé. Pas quand elle se presse contre lui pour le supplier de lui faire tout oublier. Pas quand il s’apprête, en détruisant son propre père, à briser la vie qu’il s’est construite, et celle de tous ceux qu’il aime.
Alors, malgré lui, il laisse leurs corps se reconnaître dans la nuit. Encore une fois. Une dernière fois.
Deux êtres brisés peuvent-ils se sauver mutuellement ?

5e avenue tome 2, Scandalize me, Caitlin Crews, Harlequin : Il y a dix ans, une seule nuit a suffi à changer le destin d’Austin, Hunter et Alex. Aujourd’hui, ils sont déterminés à se venger de l’homme qui a brisé leur vie.
Décevoir ceux qui croient en lui, détruire tout ce qu’il touche, voilà ce à quoi Hunter Talbot Grant troisième du nom, ex-enfant chéri de la haute société new-yorkaise, s’est employé depuis dix ans. Jusqu’au jour où Zoé Brooks surgit dans sa vie. Zoé est sublime, solaire, insolente… terriblement excitante. Oh, il n’est pas dupe, il voit bien que la jeune femme le manipule, qu’il n’est pour elle que l’instrument d’un plan qu’il ne comprend pas. Il devrait l’envoyer promener – n’est-ce pas sa spécialité ? –, mais elle a éveillé en lui une étincelle de vie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais. Et, soudain, il a un but : voir où peut les conduire cette étrange alchimie.

5e avenue tome 3, Love me, Kate Hewitt, Harlequin : Il y a dix ans, une seule nuit a suffi à changer le destin d’Austin, Hunter et Alex. Aujourd’hui, ils sont déterminés à se venger de l’homme qui a brisé leur vie.
Mensonge, trahison, séduction… Alex Diaz utilisera tous les moyens à sa disposition pour faire de Chelsea Maxwell l’instrument public de sa vengeance contre l’homme le plus puissant de New York. Sauf que Chelsea ne ressemble à aucune autre femme. Elle est aussi déterminée que lui, aussi insaisissable, son égale en tout point. Entre eux, c’est l’affrontement des volontés, la lutte pour le contrôle… Alex n’a jamais été autant déstabilisé par une femme. Ni aussi envoûté. Mais, derrière le sourire séducteur de Chelsea, il devine quelque chose de sombre, une  fragilité secrète. Et le doute s’insinue en lui : poursuivi par ses propres démons, saura-t-il aimer cette femme extraordinaire comme elle le mérite ?

La fierté des Gambrelli, Carole Mortimer, Harlequin : Cesare, Carlo et Luc Gambrelli. Ils sont trois, ils sont du même sang, et portent une malédiction : celle de n’aimer qu’une seule fois. Éperdument.
Magie sicilienne
Lors d’un gala de charité donné à Londres, Robin aperçoit parmi les invités le plus bel homme qu’elle ait jamais vu. Sous le regard pénétrant de Cesare Gambrelli, Robin ne peut retenir un frisson. Un frisson causé par le désir, certes, mais aussi par un étrange sentiment de danger. Et cette intuition se confirme peu après, lorsque Cesare lui annonce qu’il exige qu’elle devienne sa femme. Une union qu’il ne souhaite que pour se venger…
Un troublant ange gardien,
Angelica est paniquée. Son père va subir une opération délicate à laquelle il pourrait ne pas survivre… De plus, elle apprend qu’il a choisi Carlo Gambrelli comme exécuteur testamentaire ! Une décision qui risque de la mettre dans une situation impossible. Car, tout en éprouvant pour Carlo une profonde antipathie, Angelica se sait beaucoup trop sensible au charme de ce don juan…
Amoureuse d’un célibataire
Pour venger sa meilleure amie abandonnée par Luc Gambrelli, le richissime producteur de cinéma, Darci décide de séduire celui-ci, avant de le rejeter sans ménagement. Dès qu’elle croise le regard brûlant de Luc, Darci sent que son plan fonctionne à merveille. Mais très vite, elle se retrouve prise à son propre piège. Car Luc est un homme infiniment séduisant, plein d’humour et de charme, bien loin de l’image qu’elle se faisait de lui…

Un secret si lourd à porter, Robin Perini, L’empreinte du doute, Julie Miller, Harlequin : Un secret si lourd à porter
Jamais Noah n’aurait dû accepter la périlleuse mission de protéger Lyssa, la fiancée de Jack, son ami assassiné quelques mois plus tôt. D’abord parce qu’il a toujours été amoureux de Lyssa et que la côtoyer l’emplit d’une insupportable frustration. Ensuite, et surtout, parce que Lyssa, traquée depuis la mort de Jack par le maniaque qui a brisé sa vie, refuse toute protection et prétend piéger seule le tueur. Comme si l’intervention de Noah risquait de mettre en danger une autre vie que la sienne. Comme si son sacrifice importait peu au regard du secret qu’elle garde jalousement…
L’empreinte du doute
Allez-vous-en, vous n’avez rien à faire ici ! D’un ton ferme, Olivia tente de chasser l’inconnu qui vient de faire irruption sur sa scène de crime. Mais aussitôt il brandit une carte de presse, et elle serre les poings. Car elle connaît de réputation le journaliste qui prétend s’immiscer dans son enquête. Il s’appelle Gabriel Knight et depuis six ans, date à laquelle sa fiancée a été assassinée, il met en doute l’intégrité de la police et dénonce son incapacité à clore le dossier. Un dossier qu’Olivia vient de rouvrir et pour lequel elle n’a pas besoin d’aide. Surtout pas celle d’un gratte-papier au physique de play-boy…

Séduite malgré elle, Anne Herries, Harlequin : Poitiers, an de grâce 1167
Lady Alayne est heureuse à la cour d’Aliénor d’Aquitaine, entourée de la foule joyeuse des courtisans qui rivalisent de poésie et d’adresse pour plaire à leurs dames. Là, enfin, elle est libre, suffisamment loin de son père qui veut à tout prix lui présenter un nouveau prétendant… Mais l’arrivée de Ralph de Banewulf au château va bouleverser cette vie paisible. Ce chevalier mystérieux, qui remporte le tournoi organisé en son honneur, trouble Alayne jusqu’au plus profond de son âme. Et, lorsqu’il la sauve d’un enlèvement, elle n’a plus aucun doute : ce qu’elle ressent pour lui va bien au-delà de la simple reconnaissance…

L’amant des Landes, Ann Lethbridge, Harlequin : Écosse, 1818
Lady Selina  n’a jamais oublié les moments heureux et insouciants qu’elle a partagés avec Ian Gilvry, le compagnon de son enfance. Très souvent – trop souvent – ses rêveries la ramènent à ce baiser timide que le jeune homme lui a donné un été, dans la lande, avant de la rejeter sans ménagement. Quoi de plus normal, quand on sait que leurs deux familles sont mortellement ennemies ? Tenue à l’écart du monde pendant dix ans suite à cet épisode, Selina est aujourd’hui présentée à la bonne société écossaise au bras de son fiancé, l’insipide lieutenant Dunstan. Mais, lorsqu’elle revoit Ian à cette même soirée, elle est gagnée par un trouble intense : même après tant d’années de séparation, il est le seul à faire naître en elle un désir aussi étourdissant. Et le seul qui lui soit strictement défendu…

Une troublante innocence, Margaret Moore, Harlequin : Angleterre, 1020
Mal à l’aise, Raymond d’Estienne observe sa jeune et ravissante épouse. Dans sa toilette brodée, le front ceint d’un cercle d’or, Elizabeth incarne la fraîcheur et l’innocence. N’importe qui se réjouirait d’avoir pour compagne une créature aussi enchanteresse, mais un destin sans pitié l’a contraint à la méfiance. Depuis la disparition tragique de sa première femme, Raymond doute des autres, et aussi de lui-même. Surtout de lui-même. Il a donc pris la décision qui s’impose : ces secondes noces ne seront rien d’autre qu’un mariage de convenance. Que cela lui plaise ou non, sa nouvelle épouse devra se satisfaire de son unique fonction : donner un héritier à son seigneur et maître…

La dame de pierre, Xavier-Marie Bonnot, Belfond : De la famille Verdier, il ne reste plus qu’eux, Pierre et Claire, le frère et la sœur. Lui, a repris la ferme familiale, dans la vallée de Saint-Vincent, auprès de leur montagne. Elle, vit à Paris. De l’existence de sa sœur, il ne sait rien, ou si peu de choses. Simplement qu’elle lui rendra toujours visite, immanquablement, deux fois l’an, dans cette maison de famille où rien n’a changé. Mais cette fois-là, c’est différent. Claire a des cauchemars. Toutes les nuits, elle a peur pour une certaine Vicky, et prétend qu’elle-même sera bientôt morte. Pour Pierre, l’homme de la terre, les secrets et les névroses de sa sœur ne sont que des faiblesses. Un matin d’hiver pourtant, Claire part et ne revient pas. Lorsqu’on retrouve son corps sans vie, étrangement vêtu, c’est Pierre qui est désigné comme le coupable. Pierre est seul à présent. Lui, le taciturne qui vit reclus depuis le drame qui a brisé sa carrière d’alpiniste, aurait-il pu commettre l’irréparable ? Tant il est vrai que dans la famille Verdier les mystères et les secrets sont légions. Et qui est cette Vicky dont personne dans l’entourage de Claire ne semble connaître l’existence ? Pierre comprendra bien tard qu’elle était le secret le mieux caché de sa sœur…

Le train des orphelins, Christina Baker Kline, Belfond : Entre 1854 et 1929, des trains sillonnaient les plaines du Midwest avec à leur bord des centaines d’orphelins. Au bout du voyage, la chance pour quelques-uns d’être accueillis dans une famille aimante, mais pour beaucoup d’autres une vie de labeur, ou de servitude. Vivian Daly n’avait que neuf ans lorsqu’on l’a mise dans un de ces trains. Elle vit aujourd’hui ses vieux jours dans une bourgade tranquille du Maine, son lourd passé relégué dans de grandes malles au grenier. Jusqu’à l’arrivée de Mollie, dix-sept ans, sommée par le juge de nettoyer le grenier de Mme Daly, en guise de travaux d’intérêt général. Et contre toute attente, entre l’ado rebelle et la vieille dame se noue une amitié improbable. C’est qu’au fond, ces deux-là ont beaucoup plus en commun qu’il n’y paraît, à commencer par une enfance dévastée…

L’enfant dans la Tamise, Richard Hoskins, Belfond : Le 21 septembre 2001, le torse d’un jeune garçon noir est retrouvé dans la Tamise. Certaines mutilations sur son corps donnent à penser qu’il pourrait s’agir d’un crime rituel. Scotland Yard décide de faire appel à Richard Hoskins, professeur de théologie à l’université de Bath. Spécialiste des religions tribales d’Afrique, Richard a longtemps vécu au Congo avec son épouse Sue. Mais, alors que tous deux pensaient s’y établir définitivement, une tragédie avait précipité leur retour. Richard accepte de se mettre au service des enquêteurs. Mais cette difficile investigation va le renvoyer au drame qui l’avait frappé dix ans plus tôt. Un drame si dévastateur, si troublant, qu’il avait remis en question toutes ses certitudes…

Leurs contes de Perrault, Collectif, Belfond : Perrault, c’est ce dont on hérite au plus jeune âge et que l’on transmet parce qu’il s’adresse à tous. Vibrant hommage aux contes de la tradition orale, ses Histoires ou contes du temps passéavaient pour fin selon ses dires  » moins de plaire que d’instruire « . A l’heure où la question de l’instruction se pose plus que jamais, il nous semblait fondamental d’interroger Perrault en invitant 11 écrivains à le réinterpréter dans la collection  » Remake « . Subversifs, burlesques, pleins de sagesse et de dérision, leurs contes de Perrault dressent un panorama de la littérature contemporaine dans toute sa diversité. De Hervé Le Tellier à Christine Montalbetti en passant par Cécile Coulon et Fabienne Jacob, l’écriture va de la gouaille à la poésie comme un ruisseau qui chanterait sur des pierres, en n’omettant pas de bousculer au passage une société qui en a bien besoin. Un nouvel éloge de la sagesse populaire.

La dernière leçon, Noëlle Châtelet, Points : Madeleine, 92 ans, décide de fixer la date et les conditions de sa disparition. En l’annonçant à sa fille Diane, et à son fils Pierre, elle veut les préparer aussi doucement que possible à sa future absence. Mais pour ses enfants, c’est le choc, et les conflits commencent. Jusqu’à la fin Madeleine gardera comme ligne de conduite la dignité, l’humour et la passion de la vie, pour leur donner à tous, et en particulier à Diane, une émouvante « dernière leçon ».

Rien que la vie, Alice Munro, Points : Une mère perd la trace de son enfant, un soldat saute du train qui le ramenait chez lui, une femme se lie avec un inconnu… Au fil de quatorze nouvelles, Alice Munro décrit, avec la grâce et la cruauté d’un Tchekov de notre temps, les lignes de force qui font basculer une vie.

Le ciel pour mémoire, Thomas B. Reverdy, Points : L’histoire se situe à New York , sur la plage de Brighton Beach. Pendant des heures, jusqu’à la nuit, le soleil plongeant derrière Manhattan semblera embraser la ville. Des amis réunis à quelques pas de là, dans un restaurant russe, fêteront leurs retrouvailles, boiront beaucoup de vodka. Ils attendront Guillaume qui leur avait fixé ce rendez-vous et qui ne viendra pas. Personne ne saura pourquoi. Ils passeront des années à comprendre sa disparition. Fouilleront leur mémoire. Ils deviendront adultes et prendront la mesure du temps qui les a lentement éloignés d’eux-mêmes et de leurs rêves. Ils n’appelleront plus vieillir une trahison. L’histoire se passera également à Rome et, chez le narrateur, dans la campagne française. Partout le même ciel se peuplera peu à peu de leurs souvenirs enfuis et de leurs renoncements, de leurs moments de bonheur aussi, jusqu’à ce que cela finisse par raconter leurs vies et qu’il ne reste plus qu’à le recopier, pour écrire ce livre.

Raga, J. M. G. Le Clézio, Points : C’est une myriade d’îles, objet de rêves et de conquêtes, qui sont aujourd’hui tombées dans l’oubli : l’Océanie. Sous la plume sensuelle de J.M.G Le Clézio, ce continent bordé d’eau prend la forme d’un mythe, d’un espace sans cesse altéré par l’imaginaire. C’est aussi une histoire, celle de peuples conquis et toujours épris de liberté. Et c’est aussi un horizon : celui de la mer, à perte de vue.

Le livre d’un homme seul, Gao Xingjian, Points : À l’heure de la Révolution culturelle chinoise, sous le régime de Mao Zedong, un jeune écrivain témoigne de la dérive du « Grand Bond en avant ». Persécution des déviants, purges, endoctrinement collectif et censure, il démonte dans un réquisitoire implacable les rouages de la machine totalitaire communiste. À travers ses amours furtifs, les ruses pour déjouer la répression policière, Gao Xingjian fait part de ses propres tourments teintés pourtant de rêve et d’espoir.

La Terre aux loups, Robert Margerit, Libretto : À première vue, ce roman laisserait à penser qu’il s’agit d’un roman de terroir renvoyant à la France des campagnes du XIXe siècle. Mais très vite un trouble envahit le paysage, gauchit les gestes et l’on devine que l’on a affaire à une œuvre d’une toute autre ambition, un grand livre ambigu (on songe à Bernanos), un livre terrible surtout dont le thème secret est la fascination du Mal. La Terre-aux-Loups est d’abord un lieu. Un vaste domaine perdu au fond des forêts du Limousin et en son centre un manoir. L’action se déroule après la bataille de Waterloo sous la Restauration, siège des plus troubles passions. Lucien de Montalbert a donné sa vie à l’Empereur. Le voilà défait. Il rejoint son domaine et tente de trouver quelque motivation à sa vie. Il se marie, passe ses journées à chasser tout comme il poursuivait le Prussien mais ses combats se trouvent ailleurs : son couple se désagrège. Dans ce livre, les créatures les plus brutales ne sont pas les bêtes de ces forêts giboyeuses mais bien les hommes, à commencer par celui qui règne en maître sur ces terres. Par-delà l’intérêt historique de cette reconstitution (menée avec scrupule), ce qui captive au long de ces pages, c’est la dimension passionnelle d’un récit placé de bout en bout sous le signe de la sensualité la plus crue. Vaste méditation sur le désir et ses dévoiements, La Terre aux Loups apparaît comme l’un des romans les plus baudelairiens de notre littérature.

La croix de Saint Georges, Alexander Kent, Libretto : Février 1813 : Sir Richard Bolitho regagne Halifax, en Nouvelle-Écosse, afin de poursuivre une guerre dont il doute sérieusement de l’issue, mais que ni le Royaume-Uni ni les États-Unis ne peuvent se permettre de perdre. Après trente années de conflit, la France comme l’Angleterre sont fatiguées. Et l’amiral Bolitho aspire seulement à la paix. Mais celle-ci n’a pas cours sur les eaux glacées du Canada, où les ressortissants de cette jeune nation en colère affirment leur identité en luttant à mort contre ceux qui partagent avec eux un héritage commun. La paix ne règne pas plus au sein des équipages battant pavillon anglais : Adam, amer, pleure son bateau et son amour perdus ; le contre-amiral Valentine Keen, quant à lui, peine à assumer ses responsabilités. Enfin, la paix n’est pas le but ultime de ceux, nombreux, qui voient avant tout dans cette guerre le moyen d’assouvir une vengeance personnelle…

Dans la gueule du loup, Olivier Bellamy, Libretto : En 1936, commence l’une des purges staliniennes les plus sanglan¬tes de l’histoire bolchévique. C’est le moment que choisit Serge Prokofiev pour revenir en URSS et s’y installer avec sa famille. C’est le moment aussi où il écrit et compose Pierre et le Loup, son célèbre conte musical pour enfants. Le Mozart russe s’est jeté « dans la gueule du loup ». Il n’en sortira plus jamais jusqu’à sa mort. Dans ce roman drôle et cruel, l’auteur imagine les circonstances et les conséquences tragiques de cette décision. À travers le destin d’un homme, c’est l’histoire de la première moitié du XXe siècle que nous revivons. Le Paris brillant et cosmopolite, la guerre, l’implacable machine soviétique. C’est aussi le portrait saisissant d’un compositeur de génie qui traverse les flammes de l’enfer pour tutoyer le divin. Et celui d’une femme libre qui paiera cher le prix de son amour absolu. C’est enfin le chemin de croix que parcourt tout artiste entre le Bien et le Mal.

Moscou, Theodor Plievier, Libretto : Le 22 juin 1941, l’armée allemande se lance à l’assaut de l’Union soviétique pour ne s’arrêter qu’à la fin de l’année aux portes de Moscou. Theodor Plievier nous fait revivre cette grande épopée tragique en évoquant le sort d’une foule de personnages (soldats des deux bords, civils soviétiques, nazis et communistes), qui, happés par le tourbillon de la guerre, essaient d’échapper au carnage en retrouvant, parfois, leur humanisme.

Le secret d’Igor Koliazine, Romain Slocombe, Seuil : Londres, 1925. Ralph Exeter, correspondant du London Daily World et espion à la solde des bolcheviks, est chargé par la jolie tchékiste Zhenya Krasnova de contacter Igor Koliazine, ex-officier des armées tsaristes devenu gérant d’une troupe de Russes blancs émigrés, « Les cosaques du Kouban ». Le colosse, buveur invétéré et tireur d’élite, serait le seul à connaître l’emplacement du trésor de l’armée Wrangel, enterré dans une forêt de la côte bulgare en 1922. Mais le Secret Service, qui veut empêcher les bolcheviks de s’emparer du trésor, « retourne » Exeter à la suite d’un chantage impitoyable. Exécutant donc la même mission pour deux maîtres, Exeter réussit à entraîner Koliazine à Constantinople, où la police secrète lui fait passer de bien mauvais moments. De là, ils partent pour Bourgas, port de la mer Noire, à bord d’un yacht affrété par Zhenya (devenue pour la circonstance l’épouse d’un homme d’affaires américain). Alors qu’ils atteignent l’emplacement du trésor convoité, rien ne se passe comme prévu. Quelles chances a Exeter de sortir vivant de ce guêpier ?

Les humeurs insolubles, Paolo Giordano, Seuil : Madame A. s’inscrit dans la lignée des servantes au grand cœur, dévouées et vertueuses, celle des Félicité, des Françoise, des Babette. Engagée pour assister la grossesse difficile de Nora, elle a ensuite élevé avec amour le petit Emanuele et choyé son père, le narrateur, quand il restait seul en ville l’été pour travailler : elle fait donc partie de la famille et en est même la colonne portante. Aussi, quand elle s’éloigne discrètement pour affronter seule la maladie qui l’emportera bientôt, le monde semble s’écrouler. Nora et le narrateur s’aiment, mais cela ne suffit pas, ils se sentent soudain démunis, ne savent pas comment s’y prendre, et les humeurs de chacun prennent le dessus. Contrairement à ce qu’ils pensaient les lymphes qui coulent dans leurs veines respectives ne sont pas solubles l’une dans l’autre. Mais avant de les quitter définitivement, madame A. saura leur insuffler le courage de continuer à vivre leur vie.

Le Golem d’Hollywood, Jonathan Kellerman et Jesse Kellerman, Seuil : À Prague, un harceleur en série massacre de jeunes serveuses ou vendeuses, avant d’être neutralisé dans d’étranges circonstances. À Los Angeles, Jacob Lev, inspecteur du LAPD, ancien de Harvard marqué par la personnalité de son père rabbin et la mémoire de sa mère sculptrice, est un peu sur la touche. Pourtant, une mystérieuse « unité spéciale » lui confie une affaire apparemment insoluble : on a trouvé une tête – la tête seule, pas de corps – dans la cuisine d’une maison abandonnée sur la colline d’Hollywood. Et, gravé à la flamme dans le revêtement du plan de travail, un mot en hébreu : « Justice ». L’enquête de Lev s’amalgame intimement au récit d’une très ancienne vengeance impliquant des mythes et rituels juifs au centre duquel se dresse le Golem, créature humanoïde modelée au XVIe siècle avec la terre glaise des rives de la Vltava pour protéger les Juifs pragois de leurs persécuteurs.

Une vraie famille, Valentin Musso, Seuil : Il s’appelle Ludovic, c’est du moins le prénom qu’il a donné. Un jeune homme simple et sans histoires. En apparence. Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d’un drame personnel, l’engagent pour quelques travaux de jardinage. Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s’installe dans leur vie. Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur cauchemar n’a pas encore commencé. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n’est pas du tout celle qu’ils croyaient.

Les aventures de Sherlock Holmes, l’intégrale des nouvelles, Conan Doyle, Omnibus : Plus de 800 pages, une maquette élaborée, les illustrations de Sidney Paget parues dans le Strand, la traduction intégrale d’Eric Wittersheim, un prix de vente étudié… Tout est réuni pour faire de cet album aussi somptueux qu’impressionnant un must pour les amateurs du génial détective – et ils sont nombreux, petits et grands !

Comment va la douleur ? Pascal Garnier, Zulma : On ne saurait dire pourquoi l’univers de Pascal Garnier nous est si proche. Pourquoi il nous envoûte avec des histoires simples, des personnages ordinaires et un peu écornés par la vie, des mots familiers et des silences qui le sont encore plus. Ainsi Bernard, jeune crétin solaire, qui pose sur le monde un doux regard écarquillé. C’est ce qui séduit Simon, le cynique et élégant Simon, « éradicateur de nuisibles » en préretraite, comprendre : tueur à gages au bout du rouleau. La rencontre a lieu sur un banc public, dans la ville de Vals-les-Bains, où l’on s’ennuie plus ou moins entre le casino et les apparitions épisodiques de Jean Ferrat. Le hasard fait bien les choses : Simon a de l’argent, et Bernard, tout son temps. Il sera son chauffeur pour sa dernière mission…

Le jardin des sept crépuscules, Miquel de Palol, Zulma : Le Jardin des Sept Crépuscules est à lui seul une incroyable somme de romans enchâssés qui s’emboîtent et se recoupent avec un art consommé du suspense. Et son architecture est un prodige : une poignée de privilégiés rassemblés dans une forteresse au luxe insensé par une nécessité combien énigmatique se livre au plaisir délectable et retors de raconter des histoires – à partir d’un récit initial, la saga de la banque Mir et de son héritière Lluïsa Cros. Histoire de l’amant du cimetière, de la visiteuse obstinée ou de Mimi Chauffe-biberons, histoire du surhomme Peter Sweinstein et des navigations du Googol, histoire du grand vérificateur ou de la secte de la Libération, chacune des intrigues que l’on se raconte en sept jours et sept nuits nous rapproche, sur fond de manipulations et de luttes d’influence, d’un mystère qui ne cesse de se dérober. Convoquant plus d’une centaine de personnages dans une narration aux multiples rebonds, le Jardin des Sept Crépuscules est une construction romanesque monumentale, d’une virtuosité inouïe.

L’homme qui marche, Yves Bichet, Folio : Robert Coublevie marche sur la plus belle frontière du monde. Sa femme l’a quitté et il croise des fleurs par milliers, des bêtes sauvages et libres. Malgré tout, de temps à autre, il doit replonger dans le chaudron des villes. La jeune Camille, elle, s’y débat comme un animal blessé, guettant les rumeurs du Café du Nord que tient son père. Elle a seize ans et dissimule des secrets. Jusqu’où va-t-elle entraîner Coublevie ? Veut-elle faire de lui le coupable idéal, le témoin complice ? Une chose est sûre : la traque a commencé. Yves Bichet dresse le portrait de personnages ardents et silencieux qui, debout sous les rafales, nous rappellent que la liberté est une folie joyeuse.

L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury, Folio : Pour Halloween, Tom Skelton se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune Joe Pipkin ne les accompagne pas. Où peut-il bien être ? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l’Egypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l’Arbre d’Halloween ?

Comme un chant d’espérance, Jean d’Ormesson, Folio : « Il y a quatorze milliards d’années, une explosion se produit. En naissent les étoiles, les galaxies, le Soleil et la Lune, la Terre, la guerre du feu, l’acropole d’Athènes, la Grande Muraille de Chine, les Confessions de saint Augustin, Le Songe de sainte Ursule par Carpaccio et Le Songe de Constantin par Piero Della Francesca, La Cantate du café de Bach et La Vie parisienne d’Offenbach. J’écris ces mots. Et vous les lisez. Le monde s’est mis en marche. Que s’est-il donc passé ? » Jean d’Ormesson tente avec gaieté de percer le mystère du rien, c’est-à-dire du tout. Ravissements et surprises sont au rendez-vous de son épatante entreprise.

Fantaisie-sarabande, Héléna Marienské, Folio : Peut-on supporter d’un mari avare et volage qu’il vous empoisonne la vie ? Non : on le tue. Peut-on, lorsqu’on est belle à se damner, supporter de vivre au sein d’une famille de nazillons misérable et malodorante dans les friches de la Lorraine ? Non : on profite de sa beauté pour s’en sortir. Angèle la meurtrière, Annabelle la prostituée de luxe ont dit non. Oui, la femme est clairement l’avenir de la femme.

Le nom du fils, Ernest J. Gaine, Liana Lévi : Au début des années 70 la lutte pour l’égalité des droits est loin d’être terminée pour les Noirs américains. Pour certains c’est même le combat de chaque instant. Le révérend Phillip Martin, leader du mouvement dans une petite ville de Louisiane, est de ceux-là; il a bâti autour de ce combat une vie solide et respectable. Jusqu’au jour où un mystérieux jeune homme vient rôder sans but apparent autour de sa maison. Gaines, avec son immense talent, nous entraîne dans une histoire où tension et suspense vont crescendo.

Ils savent tout de vous, Iain Levinson, Liana Lévi : Avez-vous déjà rêvé de lire dans les pensées des gens? Savoir ce que se dit la serveuse en vous apportant votre café du matin. Ce que vos amis pensent vraiment de vous. Ou même ce que votre chat a dans la tête? Eh bien, c’est exactement ce qui arrive un jour à Snowe, un flic du Michigan. Au début, il se croit fou. Puis ça l’aide à arrêter pas mal de faux innocents… À des kilomètres de là, un autre homme est victime du même syndrome. Mais lui est en prison, et ce don de télépathie semble fortement intéresser le FBI…

Père et fils, Larry Brown, Gallmeister : À sa sortie de prison, Glen Davis revient dans sa ville natale pour commettre en moins de quarante-huit heures, un double homicide. Le shérif Bobby Blanchard, aussi droit que Glen est tordu, remonte la piste du chaos semé par Glen et tente de reconstruire les liens fragiles, communautaires et familiaux, qu’ils partagent depuis toujours. De sombres secrets macérant depuis deux générations explosent soudain à la surface, laissant entrevoir comment le mal peut suppurer dans le cœur d’un homme et le ronger jusqu’à l’âme.
L’éternelle histoire du bien et du mal, superbement mise en scène dans le Sud profond des petits Blancs…

Dernier appel pour les vivants, Peter Farris, Gallmeister : Pour Charlie, ce ne devait être rien d’autre qu’une banale journée de travail à la banque. Pour Hicklin, ce ne devait être qu’un casse de plus. Histoire de se refaire un peu à sa sortie de prison. Pour sa petite amie accro au crack, peu importe, puisque de toute façon rien ne se passe jamais comme prévu. Surtout si, dès le départ, on tente de doubler ses partenaires de la Fraternité aryenne. Et puis pourquoi prendre le jeune guichetier en otage ? Maintenant, combien de temps faudra-t-il aux flics et aux membres du gang pour les retrouver ?

L’origine du monde, Philip Le Roy, Le Cherche-midi : Au cœur des livres sacrés… Sabbah Shabi a fui la Syrie après avoir dérobé à une secte judéo-chrétienne millénaire trois preuves qui remettent en question 1 400 ans d’histoire. Traquée, la jeune franco-syrienne, enceinte de quatre mois, trouve refuge dans le Nagaland au sein de la confrérie du Serpent. Elle y fera une découverte exceptionnelle : la confrérie protège de précieux manuscrits menacés de destruction, dont un rouleau biblique de Qumrân qui rétablit la vérité sur les origines de l’humanité. Susceptible d’ébranler les fondements des trois religions monothéistes, ce texte révèle aussi l’existence d’un trésor inestimable qui peut sauver le monde. Mais Sabbah a entraîné le mal dans son sillage…

Jolie librairie dans la lumière, Frank Adriat, Desclée de Brouwer : « Elle a lu la quatrième de couverture, a frissonné d’étonnement. Ce récit ressemblait à s’y méprendre à un épisode de son existence. Elle a déposé l’ouvrage sur le comptoir et est allée ouvrir la porte de la librairie. À neuf heures, les clients sont encore rares et, dans la lumière du matin qui glissait sur la vitre, elle a commencé à lire ce texte inattendu. » Les événements de notre vie, même les plus obscurs, sont posés dans la main des anges. Quand les hasards se rencontrent, c’est la lumière qui les rassemble. Une jolie libraire retrouve un fait marquant de son passé dans un livre qui la conduit à tisser des liens et à s’interroger sur son présent. Ce roman délicat, qui rend hommage aux libraires et qui chante l’univers des livres, est une ode à la lumière, à la tendresse et à l’amour.

Sens unique, Benjamin Walter, Allia : Voici un ouvrage d’un genre nouveau, dans lequel Walter Benjamin pratique le collage à la manière de ces amoureux des télescopages poétiques que furent Dada et les surréalistes. Rue à sens unique se compose de notes autobiographiques, de souvenirs d’enfance, d’aphorismes, de scènes de la vie urbaine, de considérations acérées sur l’état du monde, et de l’Allemagne en particulier, mais aussi de réflexions sur l’écriture elle-même, sur la graphologie. Benjamin­ se penche par exemple sur l’entrelacs des manuscrits arabes. Voire va-t-il jusqu à donner des conseils à l’écrivain : par exemple, ne jamais faire lire une uvre non encore achevée ; une musique et quelques voix en fond sonore sont recommandées, de même que l’attachement maniaque à tel type de papier ou à telle plume. Benjamin rend compte par la même occasion de l’éclatement de l’écrit dans la signalétique qui émaille nos villes, désormais parsemées de messages à décrypter. Arrachée du livre imprimé, son asile de prédilection, l’écriture se retrouve désormais dans la rue, à travers la publicité, prise dans le chaos d une économie devenue toute-puissante. Et l’auteur ne manque pas d humour en ce sens, reprenant pour titre de ses pensées les recommandations, mises en garde et autres slogans assenés dans nos villes : « Travaux publics », « Défense d afficher », « Attention aux marches » ou encore « Allemands ! Buvez de la bière allemande ». Emprunter cette Rue à sens unique, c’est se laisser entraîner dans une dérive au c ur d une ville certes de papier mais dont les mots fournissent autant de repères urbains pour qui sait jeter des passerelles. Du reste, entre la ville décrite et le paysage fait de mots que dessine l’écrivain, il n y a pas loin, quand Benjamin nous propose de découvrir les « principes des pavés ou l’art de faire des livres épais ».

L’aviatrice, Paula McLain, Presses de la cité : Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s’installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi, qui vivent sur les terres paternelles. Cette éducation non-conventionnelle pour quelqu’un de son rang fait d’elle une jeune femme audacieuse et farouche, qui voue un amour sans bornes à la nature sauvage et se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées – elle tombe éperdument amoureuse de Denys Finch Hatton, l’amant de l’auteure Karen Blixen –, Beryl va peu à peu s’imposer comme l’une des femmes les plus singulières de son temps. Elle sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d’est en ouest… Avec pour décors les paysages majestueux de l’Afrique du début du XXe siècle, Paula McLain nous livre l’histoire d’une femme hors du commun qui n’aspire qu’à être libre.

Pour quelques minutes de célébrité, Anaïs Maquiné-Denecker, Anne Carrière : Julia Bouvier, jeune diplômée en journalisme, vient de décrocher son premier job dans la société de production audiovisuelle de la charismatique et cynique Jenny Laurens. Aux manettes du talk-show le plus regardé de France, Entre nous, cette dernière attribue le succès de ses productions à la qualité des témoins qui y participent. C’est pourquoi, lorsque Julia se retrouve en charge du casting de ces émissions, elle va devoir faire quelques entraves à la déontologie qu’elle s’était promis d’observer, pour s’adapter aux critères de sélection plutôt trash de sa patronne. Elle décrit avec humour et mordant les secrets de fabrication des émissions de télévision et les personnalités, souvent déroutantes, des hommes et femmes de médias : Bruno de Montalembert, présentateur d’un magazine d’investigation, qui n’a jamais traversé le périphérique mais a des idées très arrêtées sur le monde extérieur ; Gwendoline, star de téléréalité et chouchou de la presse people, prête à tout pour prolonger son quart d’heure de célébrité ; Paul, rédacteur en chef d’une émission estivale, drogué et alcoolique, qui impose un droit de cuissage à ses jeunes recrues et les entraîne dans des boîtes à partouze… Comment Julia, l’oie blanche, pourra-t-elle trouver sa place dans cette communauté au sein de laquelle tout état d’âme semble proscrit ? Bien que régulièrement ramenée à la réalité par sa famille, Julia va commettre l’irréparable : entraîner son compagnon et sa meilleure amie dans les méandres de cette boîte à rêver qu’est la télévision, au risque de les perdre.

Chaque jour est un festin, James et Kay Salter, La Martinière : Quel fut le menu servi sur le Titanic lors de la nuit fatale ? Comment décider qui inviter ou pas à dîner ? Où, à Paris, Samuel Beckett et Harold Pinter dégustaient-ils de la soupe à l’oignon à 4 heures du matin ? De la galette des rois de janvier à un dîner au champagne du Nouvel An, James et Kay Salter nous offrent ce que 40 années de vie commune leur ont apporté de sagesse culinaire, de leurs propres recettes à des anecdotes littéraires, de leurs triomphes en cuisine à leurs désastres. On y trouve donc des recettes comme celles de John Irving pour confectionner des boulettes ou celles des Salter pour le poulet Marengo, les blinis, le gaspacho et quelques cocktails. Mais cette année en cuisine regorge surtout de conseils en tout genre, de notations historiques, de jugements d’amis rencontrés dans la vie ou dans les livres. Les Salter nous font ainsi partager les réflexions culinaires de la reine Victoria, JFK ou encore Winnie l’ourson. Chaque jour est un festin est un almanach sur le goût, l’histoire, les gens, le sexe, la nourriture, le vin, l’art. Sophistiqué, pratique, péremptoire et indispensable, ce recueil est un hommage à la gloire de la nourriture et du vin, et au plaisir de les partager. A tout ce qui fait la vie, pour James Salter qui écrivait déjà dans Un Bonheur parfait : « La vie, c’est le temps qu’il fait, les repas. Des déjeuners sur une nappe à carreaux bleus où quelqu’un a renversé du sel. Une odeur de tabac. Du brie, des pommes jaunes, des couteaux à manche de bois. »

Oranges amères, Liad Shoham, Les Escales : Israël, Petah Tikva, une ville sans histoire. L’officier de police Anat Nachmias s’ennuie. Elle ne s’occupe que de délits mineurs, seuls crimes dans cette ville où les habitants ferment les yeux sur les pratiques frauduleuses du maire. Celui-ci, en fonction depuis vingt-cinq ans, a fait construire écoles, installations sportives, bâtiments publics et espaces verts pour transformer sa petite bourgade agricole en véritable métropole. La monotonie du quotidien est rompue quand une femme vient signaler la disparition de son mari, un journaliste d’investigation local. Anat se lance à corps perdu à sa recherche, sous l’oeil amusé de ses supérieurs pour qui le crime n’existe pas dans leur paisible ville. Après tout, les gens ne disparaissent pas à Petah Tikva. Lorsque Ido Dolev, jeune et beau publicitaire, cynique et plein d’esprit, spécialisé dans les campagnes électorales, commence à s’intéresser au cas du journaliste disparu, l’enquête d’Anat prend un nouveau tour. L’inspectrice et Ido n’ont pas le même but, mais comprennent rapidement qu’ils vont devoir coopérer. Ce qu’ils vont découvrir va remettre en question tout ce qu’ils avaient toujours cru savoir sur Petah Tikva…

Show me a hero, Lisa Belkin, Kero :  » Montrez-moi un héros, et je vous écrirai une tragédie… « . F.Scott Fitzgerald Yonkers, dans l’État de New York. Ville paisible où il fait bon vivre, s’il n’y avait pas cette ligne invisible qui sépare Yonkers en deux. D’un côté des quartiers aux pavillons coquets, aux rues propres bordées d’arbres ; de l’autre, les barres d’immeuble, les graffitis. La foule, le bruit, la misère. Lorsque tombe l’annonce qu’une loterie permettra à certaines familles modestes d’intégrer des maisons flambant neuves dans les beaux quartiers, ce qui paraît comme un rêve pour certains est vécu comme un cauchemar par d’autres. Éclate alors une lutte sans merci où tous les coups sont permis et qui dresse Blancs contre Noirs, riches contre pauvres. Un jeune débutant en politique qui doit déjouer tout un système, un juge incorruptible, un architecte visionnaire mais arrogant, une mère célibataire luttant férocement pour offrir un avenir meilleur à ses enfants… À la fois chronique juridique, thriller politique et tragédie humaine, Show Me a Hero transforme un fait divers en un drame haletant qui est toujours d’une brûlante actualité.

Le livre des choses étranges et nouvelles, Michel Faber, Kero : Après le grand succès de La Rose pourpre et le lys, Le Livre des choses étranges et nouvelles est la nouvelle épopée littéraire de Michel Faber. L’Angleterre, dans un futur proche. Face à diverses catastrophes écologiques, les hommes partent coloniser les galaxies lointaines. Peter Leigh, un jeune pasteur, est ainsi recruté par une mystérieuse entreprise ultra puissante. Sa mission : séjourner quelques mois sur la planète Oasis et évangéliser ses habitants. Ravi de cette aventure, Peter quitte la Terre et sa femme Beatrice. Mais sur la base spatiale son enthousiasme fait vite place à l’inquiétude : Comment sauver Béatrice, alors que les événements sur Terre prennent un tour dramatique ? Et qu’est-il vraiment arrivé au premier pasteur envoyé sur Oasis ? Dans une atmosphère proche de Solaris et de 2001 Odyssée de l’espace, Michel Faber, en formidable conteur, signe avec ce roman évoquant Le Coeur des ténèbres de Joseph Conrad une aventure au suspense haletant, mêlée à une poignante histoire d’amour entre deux êtres que désormais absolument tout sépare. Véritable page-turner, Le Livre des choses étranges et nouvelles a été classé parmi les meilleurs romans de l’année 2014 par le New York Times, le New Yorker, The Independent et The Guardian.

4 décembre, Nathalie Rykiel, Plon : « Être bien à soixante ans, ce n’est sûrement pas ressembler à une jeune fille. C’est plutôt qu’une jeune fille ait envie de vous ressembler, quand elle aura soixante ans. » Dans ce récit littéraire et singulier, où tout est peut-être faux et rien n’est sans doute tout à fait vrai, elle se raconte en morceaux choisis : la mode, l’amour des hommes et de la littérature, la relation mère-fille qui s’inverse parfois, la dépression, l’âge et la maladie, la maternité et la féminité, et toujours, au centre, la quête de l’amour et du bonheur. Pour être femme, être soi, à soixante ans.

Avant, j’avais deux seins, Delphine Apiou, Robert Laffont : Un cancer du sein, ça surprend, un second encore plus. Dans un tourbillon d’émotions, de rires et de larmes, Delphine Apiou en fait la chronique sans concession. Comment annoncer son cancer à sa famille ( » Papa, maman, devinette : qu’est-ce qui est rond et qui ne grossit que dans un seul sein ? « ), comment le cacher à son banquier ( » Non, non, ça va, je suis juste un peu fatiguée… Je signe où pour le prêt ? « ), comment résister aux réactions loufoques des copains ( » Fais voir ton nichon… Ouais, c’est moche, mais il t’en reste un autre. « ), comment parler avec le corps médical ( » Il y a bien deux m à mammectomie ? « )… ? Surtout, Delphine Apiou aborde, sans détour, la question : la rencontre amoureuse est-elle compatible avec la reconstruction mammaire ? Hilarant, débordant de verve et d’énergie, son livre clame que la vie continue malgré l’épreuve.

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