Parutions de la semaine – 07/09/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

Les soupirs du vent, Marie-Bernadette Dupuy, Le Livre de poche : Décembre 1939, Québec. Bouleversée par la perte de son dernier-né, Marie-Hermine s’est retirée auprès de son mari Toshan, dans la cabane qu’il a construite, isolée en pleine nature. Quand Toshan s’engage dans l’armée canadienne pour libérer l’Europe du joug nazi, Marie-Hermine retourne avec ses enfants auprès de ses parents à Val-Jalbert, le village de son enfance situé sur les bords du lac Saint-Jean.
Elle y sera confrontée aux non-dits qui hantent sa propre famille mais aussi au passé secret de sa belle-mère qui ressurgira en menaçant la vie des siens. Seule pourra la préserver du danger sa demi-sœur métisse, Kiona, fillette aux pouvoirs surnaturels…
La magnifique saga québécoise de Marie-Bernadette Dupuy, pleine de romance et d’aventure, est un hymne à la force de l’amour qui vainc tous les obstacles.

Une héroïne américaine, Bénédicte Jourgeaud, Le Livre de poche : Detroit. États-Unis, 1950. Brownie Wise, une femme au foyer américaine, fait prospérer les produits de la gamme Tupperware d’un certain Earl Tupper et change le quotidien des femmes. Un demi-siècle plus tard, Amelia Earhart, une jeune étudiante française exilée outre-Atlantique, bouscule le microcosme universitaire par sa liberté d’esprit.
Brownie et Amelia, deux femmes extraordinaires, à deux époques différentes, que le destin va réunir. Sauront-elles, ensemble et chacune à sa façon, bouleverser le monde sans sacrifier leur vie de femmes ?

J’étais là, Gayle Forman, Le Livre de poche : Cody a dix-huit ans. Elle n’a pas de père, mais une mère barmaid constamment en mini-jupe, et un avenir pas très rose depuis qu’elle a été recalée de la high school de Seattle qui aurait pu lui permettre de quitter enfin son « Shitburg » natal. Mais tout empire le jour où Meg, sa meilleure amie, sa sœur de cœur, se suicide après avoir avalé une dose massive de poison dans un motel anonyme, non loin de la fameuse high school où elle, brillante boursière, avait été acceptée. Lorsque les parents de Meg demandent à Cody d’aller récupérer les affaires de leur fille, celle-ci s’embarque pour Seattle, avec la ferme intention d’en savoir plus sur le geste de son amie.

Le roi disait que j’étais diable, Clara Dupont-Monod, Le Livre de poche : Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai. Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années en tant que reine de France au côté de Louis VII. Des noces royales à la deuxième Croisade, du chant des troubadours au fracas des armes émergent un Moyen Âge lumineux, qui prépare sa mue, et la reconstitution d’un amour impossible.

Comme un karatéka belge qui fait du cinéma, Jean-Claude Lalumière, Le Livre de poche : « Quel chemin j’ai parcouru. Même si je n’en étais pas au point de croire que Milo était un sculpteur grec, le retard que j’accusais était sévère. J’ai dû travailler de longues années pour en combler une partie, seulement. Il m’a fallu, en effet, accepter que demeurent des lacunes, des cavités béantes à mes yeux, que je m’efforce de cacher à grand renfort d’artifices. Et c’est sans doute cette distance infranchissable qui maintient dans mon regard un léger mépris pour l’art que je suis supposé promouvoir. »

Family killer, Francis Huster, Le Livre de poche : Été 2013. Un père de famille tue sa femme et ses enfants de sang-froid avant de disparaître dans la nature. Après des semaines de recherches infructueuses, la police contacte François Holzer, ex-flic au passé tourmenté et aux méthodes peu orthodoxes.
« Voici la transcription exacte des enregistrements volés, effectués tout au long de mon enquête. Ce que j’ai entendu, vous l’entendrez. Ce que ces gens m’ont tu vous sera tu. Pas de narration bidon. Un flic n’est que l’archéologue de l’âme d’un assassin. Il lui faut creuser au plus profond, parfois jusqu’à une absurdité plus insaisissable que la folie. Cette enquête est de celles que j’aurais préféré ne jamais avoir vécu. Elle m’a obligé à saisir aussi ma propre voix et à descendre, terrifié, jusqu’aux tréfonds de moi-même. Je vous invite à m’y accompagner. » F. Holzer.

Un bon fils, Pascal Bruckner, Le Livre de poche : C’est l’histoire d’un enfant à la santé fragile. Né après guerre dans une famille d’origine et de culture allemandes, il est envoyé dans un village d’Autriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il prie chaque soir le Seigneur de provoquer la mort de son père. Ce dernier, antisémite et raciste, est un mari pervers qui bat sa femme. Son fils unique fera tout pour devenir son contre-modèle. Il sera l’élève de Jankélévitch et de Barthes, le jumeau spirituel d’Alain Finkielkraut, puis un écrivain reconnu. Jusqu’au dernier jour, il accompagnera pourtant cet étranger qui lui a donné la vie. Car au-delà du mépris et de la rage, ce récit est l’aveu d’un amour impossible à renier d’un fils pour son père auquel il doit paradoxalement toute son œuvre.

Le bruit des autres, Amy Grace Loyd, Le Livre de poche : Depuis la mort de son mari, Celia tient le monde à distance. Propriétaire d’un immeuble à Brooklyn, elle a choisi ses locataires pour leur discrétion. Puis arrive Hope, une belle femme un peu perdue, fuyant un mari infidèle. Lorsque celle-ci entame une liaison dangereuse et qu’un de ses locataires disparaît soudainement, Celia voit ses murs vaciller. L’équilibre précaire qu’elle était parvenue à construire vole en éclats et l’oblige à sortir d’elle-même.

Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive, Christophe Donner, Le Livre de poche : Qui se souvient de cette folle ambition : le cinéma va changer le monde ? Démiurges au centre de l’intrigue, un trio de meilleurs amis qui vont devenir beaux-frères ennemis : Jean-Pierre Rassam, Claude Berri, Maurice Pialat. La sœur du premier épouse le deuxième, dont la sœur vit avec le troisième. Ils ne vieilliront pas ensemble. Autour d’eux tourne la ronde des seventies : Brigitte Bardot, Jean Yanne, Macha Méril, Jean-Louis Trintignant, Éric Rohmer… Cinéastes grandioses, producteurs têtes brûlées, alcool, poker, sexe et drogue : des vies qui sont des films, des films qui mettent la vie en danger. Car on se tue beaucoup en ce temps-là, quand on joue encore vraiment sa peau avec l’art… Orson Welles peut lâcher sa malédiction ironique : « Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive. »

Zoé à Bercy, Zoé Shepard, Albin Michel : Bercy ! Le grand ministère des Finances. Le rêve de tout fonctionnaire. À commencer par Zoé. Fini la mairie de province et ses gabegies ! Enfin de vraies réunions, de vrais fonctionnaires, du vrai travail dans ce sanctuaire ô combien convoité. Cela aurait pu être le cas…
… si « Coconne », terrifiante de bonne volonté et débordante de créativité, ne conseillait pas le ministre…
… si ce même ministre n’était pas « le Don », promu de manière sidérante ministre du budget…
… et si l’incompétence et l’improvisation ne régnaient pas aussi à Paris et Bercy !
Mêlant une fois encore réalité et fiction, les aventures de Zoé dans les bureaux des ministères se révèlent aussi drôles qu’effarantes.

Lontano, Jean-Christophe Grangé, Albin Michel : Le père est le premier flic de France.
Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers.
La petite sœur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l’Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, ressurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes.
Sur fond d’intrigues financières, de trafics miniers, de magie yombé et de barbouzeries sinistres, les Morvan vont affronter un assassin hors norme, qui défie les lois du temps et de l’espace. Ils vont surtout faire face à bien pire : leurs propres démons.
Les Atrides réglaient leurs comptes dans un bain de sang. Les Morvan enfouissent leurs morts sous les ors de la République.

Relire, Laure Murat, Flammarion : « Si l’on ne peut trouver de jouissance à lire et à relire un livre, il n’est d’aucune utilité de le lire ne serait-ce qu’une seule fois », déclarait Oscar Wilde, qui faisait de la relecture « le critère élémentaire de ce qui est ou n’est pas de la littérature ». Mais que nous apprend au juste une deuxième lecture que la première n’avait pas révélé ? Pour quelle raison les enfants veulent-ils entendre chaque soir la même histoire ? Au fond, pourquoi relit-on ? Voici une singulière enquête sur une passion littéraire aussi dévorante aujourd hui qu’hier : la relecture. Elle se fonde sur des dizaines d’entretiens avec nos grands auteurs contemporains, de Christine Angot à Jean Echenoz, d’Annie Ernaux à Patrick Chamoiseau. Leurs réponses convoquent les différentes facettes d’une expérience intime et le plus souvent secrète. Décrivant avec délicatesse le pouvoir des lectures-fétiches de l’enfance ou celui de l’érotisme de la répétition, ce livre unique en son genre est un hommage brûlant à la littérature et à ceux qui l’écrivent.

Flaubert à la Motte-Picquet, Laure Murat, Flammarion : « Un jour, dans le métro, un homme s’assoit à côté de moi et ouvre un carnet sur ses genoux. C’est une liste de lectures, où se mélangent les auteurs dans une succession improbable : Gustave Flaubert côtoie Marc Levy, Franz Kafka jouxte Barbara Cartland. Sous mes yeux, l’homme ajoute un titre : Goethe, Les Souffrances du jeune Werther. C’est le livre que lit la jeune femme sur la banquette opposée. Je comprends soudain : ce qu’il consigne, ce ne sont pas ses lectures personnelles mais celles des usagers du métro. Dès cet instant, comme frappée par une épiphanie, je décide ni plus ni moins de lui piquer son idée et de profiter de tous mes trajets pour essayer de dresser une cartographie de la lecture souterraine. Pendant des mois, j’ai noté les titres, observé les mains qui feuillettent, les corps penchés sur les livres ou les tablettes, pour en tirer un petit recueil d’observations, promenade ludique au pays de la lecture envisagée comme activité underground. » Dans ce récit volontiers poétique et souvent drôle, Laure Murat fait l’inventaire de tous les livres qui se trouvent à portée de ses yeux dans le métro. Un livre pour tous les lecteurs… qui ne peuvent s’empêcher de regarder par-dessus l’épaule de leur voisin de strapontin.

La plume empoisonnée, Agatha Christie, Le Masque : Jerry Burton, blessé dans le crash de son avion, s’installe pour sa convalescence avec sa soeur Joanna à Limstock, dans la campagne anglaise. Très bien accueillis par leurs nouveaux voisins, les deux jeunes gens s’adaptent vite à la vie tranquille du village. Mais des lettres d’insultes envoyées par un expéditeur anonyme et malfaisant viennent diviser l’harmonieuse communauté : le notaire, le médecin, la femme du pasteur… tout le monde y passe. Si les accusations portées sont grotesques, le doute finit néanmoins par s insinuer dans les esprits. Il faudra toute la subtilité de Miss Marple pour empêcher Limstock de sombrer dans le chaos.

L’affaire Protheroe, Agatha Christie, Le Masque : Lorsque le colonel Protheroe est retrouvé mort dans le bureau du presbytère, tué d’ne balle dans la tête, personne n’est surpris : cet homme à l’épouvantable caractère était très impopulaire. On l’a vu se disputer violemment avec le Dr Stone, et le pasteur lui-même a déclaré que quiconque tuerait le colonel rendrait service à tout le monde. Mais tandis que la police porte ailleurs ses soupçons, Miss Marple endosse le rôle de détective et mène sa propre enquête au village, où les suspects ne manquent pas…

La chambre blanche, Martyn Waites, Rivages : Newcastle, 1946. Traumatisé de guerre, Jack fait la connaissance de Dan Smith, leader socialiste qui va changer sa vie, et de Ralph, un entrepreneur dans le bâtiment, qui l’engage. Avec la conquête de la mairie par Dan, la ville semble sur le point d’expérimenter l’utopie socialiste : destruction des taudis, édification de vastes cités abordables et futuristes pour loger tout le monde, modernisme, égalitarisme, foi en l’avenir. Mais l’idéal socialiste n’empêche pas la corruption, surtout dans le bâtiment. C’est… l’huile qui graisse les rouages. Monica quant à elle vit sous la coupe de Brian, son mac, un truand abject qui vise la respectabilité. Sa route croise celle de Jack et de Ralph. « La chambre blanche », c’est la chambre où Monica exerce son métier de prostituée, et où, à son tour, elle va prostituer sa fille ; et c’est aussi, métaphoriquement, le coeur des gigantesques abattoirs enfin propres et neufs autour desquels s’organise la « nouvelle Newcastle » rêvée par Dan Smith. Une ville dont la décrépitude rapide, provoquée par la faillite de l’utopie et l’acceptation de la corruption, fait écho au délabrement d’une société qui a renoncé à sa droiture et à sa morale.

Né sous les coups, Martyn Waites, Rivages : 1984 : Margaret Thatcher est au pouvoir, les mineurs sont en grève. « Deux tribus entrées en guerre », pour reprendre un tube célèbre. A Coldwell, cité minière du Nord, les mineurs ont lutté quasiment jusqu’à la mort, mais ça n’a pas suffi : manipulant l’opinion, recourant à la violence policière, les Tories avaient, à l’époque, méthodiquement cassé les reins du mouvement ouvrier. Pour les vaincus, le prix de la défaite sera exorbitant : vingt ans plus tard, Coldwell est une ville sinistrée, gangrenée par tous les fléaux sociaux. Histoire d’un affrontement impitoyable aux conséquences dévastatrices, histoire de criminels qui prospèrent sur la misère, histoires d’amour contrariées, tragiques, mais aussi poignantes, Né sous les coups est la fresque de tout un monde mis à terre qui lutte pour survivre, sur deux générations, baignant dans la musique anglaise des années 70 et 80.

… Et justice pour tous, Michael Mention, Rivages : Le superintendant Mark Burstyn, exclu de la police après l’affaire de l’Eventreur du Yorkshire, est aujourd’hui un homme âgé qui vit chichement à Paris. Il a sombré dans l’alcoolisme. Seule lueur dans sa vie gâchée, sa filleule Amy, la fille de son ancien collègue Clarence Cooper. Mais un jour, la fillette est fauchée par une voiture. Anéanti, Mark décide de revenir en Angleterre. Parallèlement, la police de Wakefield, dans le West Yorkshire, enregistre une série de plaintes contre la direction de l’orphelinat St Ann’s. Plus de vingt ans après les faits, des adultes affirment avoir été victimes de viols dans leur enfance. Dans ce contexte explosif, Mark Burstyn se mêle d’enquêter à sa façon sur la mort de la petite Amy. Il est bientôt convaincu que cette mort n’a rien d’accidentel. L’enquêteur va alors se métamorphoser en homme blessé, assoiffé de vengeance…

L’automne du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni, Rivages : Les nuages sont bas sur la ville de Naples. Durant la semaine qui précède le jour des Morts, on retrouve le cadavre d’un enfant. C’est un scugnizzo, un gamin des rues surnommé Tette. On pense d’abord qu’il est mort de malnutrition, mais il se révèle qu’il a ingéré de la mort aux rats. L’enfant avait été recueilli dans un foyer catholique où les mauvais traitements sont monnaie courante. Le commissaire Ricciardi (qui semble avoir perdu son don de communication avec les morts) et son adjoint Maione vont avoir le plus grand mal à enquêter sur ce décès suspect car la ville s’apprête à recevoir le Duce et la Questure préférerait classer l’affaire. Avec ce dernier volume du cycle des « Saisons » du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni continue de dépeindre l’Italie fasciste et s’intéresse ici à sa police secrète. Quant à la vie amoureuse du commissaire, elle se complique car il commence à entretenir une correspondance galante avec sa mystérieuse voisine d’en face tandis que Livia (rencontrée dans L’Hiver) se fait de plus en plus pressante…

Les couleurs du plaisir tome 4, Libérée, Kathryn Taylor, Marabout : Grace est une jeune femme sans histoires. Elle ne s’est jusqu’à présent jamais vraiment intéressée aux hommes. Sa rencontre avec le charismatique Jonathan Huntington, pendant un stage à Londres, la sort de son sommeil de Belle au bois dormant. Jonathan est riche et incroyablement séduisant, sans oublier qu’il est vicomte. Il n’a cependant rien d’un prince de conte de fées… Plus il entraîne Grace dans les profondeurs de son monde de sombres désirs, plus la jeune femme se perd dans un tourbillon de plaisirs. Mais le jour où Jonathan exige d’elle une preuve d’amour quasiment impossible à satisfaire, elle doit reconnaître à quel point ses sentiments pour lui la mettent en danger.

Le prof, moi & les autres, Rachel McIntyre, Milan : Lara a 15 ans, et sa vie est un enfer. Au lycée, elle est la tête de Turc. Chez elle, ses parents sont en pleine séparation. Ben Jagger, nouveau professeur de littérature, pourrait bien lui redonner goût en la vie…

Pisteur, Livre I, Orson Scott Card, J’ai Lu : Rigg sait garder les secrets, le sien en particulier : il est un pisteur, capable de traquer n’importe qui en suivant des traces que lui seul perçoit. À la disparition de son père, le garçon est stupéfié de découvrir que ce dernier lui cachait bon nombre de choses : des informations sur son passé, son identité, son destin. Alors qu’il mesure toutes les perspectives qu’offre son étrange talent, son existence tout entière va prendre une nouvelle tournure…

Pisteur, Livre II, Orson Scott Card, J’ai Lu : En cherchant à connaître ses origines, Rigg ignorait qu’il serait bientôt pris au piège entre deux factions : certains veulent le voir couronné, d’autres n’attendent qu’une chose, sa mort. Prisonnier d’une cage dorée à Aressa Sessamo, il devra user de tout son talent pour survivre et découvrir l’étrange secret que s’efforçait de percer son véritable père…

Un monde plus grand, Kate Beaufoy, City : Passionnée, indépendante et libre, Cat est une femme moderne qui n’a aucune idée de son histoire familiale. Jusqu’au jour où des témoins surgis du passé dévoilent les secrets de sa filiation. Elle découvre une histoire faite de vies entremêlées, de mensonges, de trahisons, dont l’origine remonte à 1919. Alors que l’Europe panse les blessures de la guerre, une jeune femme passe les derniers jours de sa lune de miel sur la côte bretonne. C’est là que son mari la quitte brutalement, sans aucune explication. À partir de ce drame personnel, dans la tourmente de l’histoire, la saga familiale s’écrit. Au fil des générations, des femmes fortes tentent de conquérir leur bonheur et leur liberté dans un monde devenu trop étroit pour leurs ambitions et leurs désirs.

Passion interdite, Sofia Tate, City : Étudiante au Conservatoire, Allegra finance ses études en travaillant dans un restaurant chic. Un jour, elle y rencontre un riche client, Davison Berkeley, le très séduisant fils d’un milliardaire dont la vie s’étale dans la presse people. Mais Davison n’est pas l’homme superficiel qu’elle imaginait. Et ses yeux verts, son regard profond allument un feu en elle… Allegra n’a jamais ressenti une telle émotion sensuelle. Même si la raison lui dit de rester loin de Davison, elle ne peut s’y résoudre. Elle est amoureuse, éperdument, même si tout semble les séparer. Y compris un homme dangereux surgi de son passé et qui pourrait tout détruire…

Sous influence tome 2, Rêverie, Gwen Hayes, Panini : Haden Black a changé la vie de Theia Alderson en apparaissant dans ses rêves. Et la jeune fille a tout sacrifié pour le sauver des griffes de sa mère maléfique. Mais le marché quelle a passé avec la reine des cauchemars risque davoir des répercussions tragiques. Désormais, Theia souffre du même appétit meurtrier contre lequel Haden a longtemps lutté et leur retour à Serendipity Falls ne va pas arranger les choses. Surtout que Mara est bien déterminée à détruire Theia et n’hésite pas à s’attaquer aux personnes qui lui sont proches…

La fiancée de Bruno Schulz, Agata Tuszyńska, Grasset : « Józefina Szeliska, dite Juna, fut entre 1933 et 1937 la fiancée de Bruno Schulz, peintre et écrivain de génie, âme tourmentée, assassiné en 1942 dans sa ville natale de Drohobycz, en Pologne. Elle fut sa compagne et sa muse. Mais Bruno Schulz était incapable d’aimer, sinon de vivre. Accaparé par sa seule véritable passion – son œuvre –, il devait inexorablement s’éloigner de Juna, et du monde. Elle ne l’oublia jamais, et continua de vivre avec son fantôme jusqu’à sa propre disparition, en 1991. De cette histoire, elle ne dit rien, à personne, pendant près d’un demi-siècle. Après guerre, à la rubrique “état-civil” des formulaires, elle écrivait : “seule”. Voilà pour les faits. Tout le reste n’est que le jeu de l’histoire, de la mémoire et de l’imagination. »

J’étais là, Gayle Forman, Hachette : Après le suicide de sa meilleure amie Meg, Cody est sous le choc. Elle était là. Même si Meg et elle s’étaient éloignées depuis quelque temps, elle avait toujours été là pour son amie. Comment avait-elle pu ne pas s’apercevoir que Meg allait si mal ? Pourquoi Meg ne lui avait-elle rien dit ? Quand elle se rend à Seattle à la fac de Meg pour récupérer les affaires de Meg, Cody découvre qu’il y a beaucoup de choses d’elle qu’elle ignorait. Beaucoup de choses qu’elle aurait aimé savoir. Au sujet de ses colocataires, par exemple, le genre de filles que Cody ne rencontrerait certainement pas dans sa petite ville paumée dans l’état de Washington. Ou encore de Ben McAllister, le garçon à la guitare et au sourire narquois qui a brisé le cœur de Meg. Mais surtout, Cody trouve un fichier informatique crypté qui transforme toutes ses certitudes au sujet de la mort de Meg en insupportables questions…

Henderson’s boys tome 6, Tireurs d’élite, Robert Muchamore, Casterman : Mai 1943. CHERUB découvre que l’Allemagne cherche à mettre au point une arme secrète à la puissance dévastatrice. Sur ordre de Charles Henderson, Marc et trois autres agents suivent un programme d’entraînement intensif visant à faire d’eux des snipers d’élite. Objectif : saboter le laboratoire où se prépare l’arme secrète et sauver les chercheurs français exploités par les nazis.
Mais quelles sont les chances de combattants si jeunes face à la puissance de leurs ennemis impitoyables ?
POUR RAISON D’ÉTAT, CES AGENTS N’EXISTENT PAS.
Le nouveau volume des trépidantes aventures des jeunes recrues de CHERUB en pleine guerre mondiale, à l’époque de la naissance de l’organisation.

Mai 1943. Tout commence par le parachutage de Rosie, 17 ans, et Eugène, 21 ans, du côté de Lorient. Les deux jeunes gens sont chargés de réactiver le réseau de résistance local, mais rien ne se passe comme prévu et ils sont bientôt traqués par les soldats allemands. Ils parviennent néanmoins à récupérer un document scientifique de première importance, envoyé illico en Angleterre, à l’organisation CHERUB.
Juin 1943. Après expertise du document, il s’avère que les nazis préparent une arme nouvelle : un missile de très longue portée susceptible d’atteindre les côtes anglaises. Charles Henderson, le créateur de CHERUB, décide alors d’intervenir en formant un commando spécial. Marc, 15 ans, personnage central du volume précédent, en fait partie, ainsi que Luc, Paul et Samuel.
Ce jeunes gens suivent un programme d’entraînement intensif visant à faire d’eux des snipers d’élite. Objectif à terme : saboter le laboratoire où se prépare l’arme secrète et sauver les chercheurs français retenus contre leur gré. Mais quelles sont les chances de combattants si jeunes, même déterminés et aguerris, face aux ressources de leurs terribles ennemis ?

Le Pape, le Kid et l’Iroquois, Anonyme, Sonatine : Vous aimez Grease, le Pape et les psychopathes ? La rencontre explosive du Bourbon Kid et du tueur à l’Iroquoise… D’un côté, le Bourbon Kid, tenant du titre du tueur en série le plus impitoyable et le plus mystérieux que la terre n’ait jamais porté. De l’autre, avec plus d’une centaine de victimes à son actif, l’Iroquois, blouson de cuir rouge, masque d’Halloween surmonté d’une crête, challenger et sérieux prétendant au titre. Le combat s’annonce terrible. Dans les coulisses : une organisation gouvernementale américaine top secrète spécialisée dans les opérations fantômes, une nonne, un sosie d’Elvis, quelques Hells Angels et une cible de choix pour nos psychopathes frénétiques : le pape, en voyage secret aux États-Unis. Sur la musique de Grease, nous vous convions au spectacle littéraire le plus déjanté de la décennie.

Un diamant gros comme le Ritz, Francis Scott Fitzgerald, Robert Laffont : Un descendant de Washington découvre une montagne constituée d’un seul diamant qui va assurer sa fortune ; une jeune femme du Sud profond des États-Unis suit son mari dans le Nord, mais ne parvient pas à s’adapter à la froideur du climat et de la vie sociale, symbolisée par le Palais de glace; un brave homme, mari fidèle, ne peut empêcher les autres femmes de tomber amoureuses de lui ; un couple se querelle lors d’une traversée difficile ; une jeune fille pleine de charme (qui n’est pas sans rappeler Zelda jeune) pèche par vanité professionnelle… Bienvenue dans l’Europe des Années folles, fascinée par le faste, le clinquant, les exilés millionnaires de l’après-guerre et les luxueux rivages suisses. Considéré comme le plus brillant représentant, sinon le chef de file, de la fameuse « génération perdue », Francis Scott Fitzgerald a peint l’attrait et la futilité de la richesse et livré une des plus magistrales allégories littéraires sur l’Amérique des Années folles dans ses romans mais aussi – et surtout – dans ses nouvelles. Celles, apparemment légères et désinvoltes, qui composent Un diamant gros comme le Ritz constituent une histoire très libre de vingt ans de la vie américaine. Elles illustrent aussi à merveille la vie de leur créateur : l’extravagance, la tendresse, l’insolence, la mélancolie et le génie. Comme dans une sorte de journal, Fitzgerald y offre le plus émouvant témoignage sur la vie des écrivains, leur solitude et leurs deux démons, les femmes et l’alcool. Nostalgiques, envoûtants, ces récits en forme d’éternels adieux à la jeunesse ont le pouvoir immuable de faire naître l’émotion.

Vu du pont, Arthur Miller, Robert Laffont : Vue du pont : Depuis la mort de sa mère, Catherine vit chez son oncle et sa tante, Eddie et Béatrice Carbone, à Brooklyn, non loin du pont. Elle va sur ses dix-huit ans, se coiffe les cheveux différemment, porte des jupes de plus en plus courtes et elle ne marche pas, elle ondule. Autant dire qu’elle n’est plus une petite fille. Eddie s’en est rendu compte. Et cela le perturbe, à bien des égards. Mais comment faire alors qu’elle se promène dans la maison en combinaison, qu’elle s’assoit sur le bord de la baignoire à bavarder pendant qu’il se rase, en caleçon, qu’elle lui saute au cou quand il rentre comme quand elle avait douze ans ? Et, surtout, il ne supporte pas que des hommes lui tournent autour. Lorsque le cousin sicilien, Rodolpho, débarque illégalement en Amérique avec son frère Marco, qu’il s’installe chez lui, et se met à flirter avec Catherine, il a l’impression qu’il la lui vole et éprouve de plus en plus de mal à contenir sa colère. Avec une efficacité féroce, Arthur Miller met en scène la désillusion tragique d’un homme ordinaire qui n’avait jamais soupçonné qu’il eût un destin. Une pièce brûlante sur l’obsession, la culpabilité et la trahison. Je me souviens de deux lundis : Cette pièce compte parmi les plus autobiographiques d’Arthur Miller. Elle met en scène Bert, le double du dramaturge quand il avait dix-huit ans, au début des années 1930. Bert travaille dans un entrepôt d’accessoires automobiles pour payer son inscription à l’université. Il partage son quotidien avec de nombreux collègues qui essaient tous, comme lui, de s’en sortir d’une façon ou d’une autre. Cette pièce croque avec cynisme la vie quotidienne du New York des années 1930, c’est aussi une formidable réflexion philosophique sur les relations humaines et sur les choix importants que l’on prend ou pas, dans la vie.

Le crime de Julian Wells, Thomas H. Cook, Le Seuil : Quand le corps de Julian Wells est retrouvé dans une barque à la dérive sur l’étang de Montauk, dans les Hamptons, tous s’interrogent : il s’agit manifestement d’un suicide, et pourtant, pourquoi le célèbre auteur de romans true crime, adulé et en pleine réussite, aurait-il mis fin à ses jours ? Bouleversé, Philip Anders, ami de toujours et exécuteur testamentaire du défunt, entreprend de fouiller dans son passé, un voyage qui couvre quatre décennies et traverse trois continents, soulevant bien des doutes. Souvenirs de leurs vacances en Argentine et de la disparition de la jolie interprète Marisol, évocation des longues conversations de Julian avec le père espion de Philip, découverte de photos à Paris… Le suicide de Julian Wells est-il son premier et unique crime ? Bientôt, l’ami bien intentionné est confronté à la part d’ombre de celui qu’il admirait tant. Plus que jamais manipulateur, Thomas H. Cook met en cause la loyauté en amitié, ainsi que dans les relations père-fils, dans un climat de mensonges et d’ambiguïtés digne de Graham Greene.

Le dernier coyote, Michael Connelly, Points : L’inspecteur Harry Bosch a été démis de ses fonctions. Pour réintégrer le LAPD, il doit consulter une psychologue… Il révèle au Dr Hinojos le secret qui le hante : sa mère, une prostituée, a été assassinée lorsqu’il était enfant. L’enquête n’a jamais abouti. Malgré l’interdiction qui le frappe, il décide de retrouver son meurtrier. Haletant et désenchanté, un polar au charme mortel.

À genoux, Michael Connelly, Points : Deux balles dans la nuque : le Dr Stanley Kent a été exécuté. Sur les lieux du crime, Harry Bosch fait face aux fédéraux. Kent transportait du césium, une matière radioactive, et le FBI défend avec obstination la thèse du complot terroriste. Dans le Los Angeles paranoïaque de l’après 11-Septembre, Harry ne dispose que de quelques heures pour confondre les vrais coupables.

Un truc très beau qui contient tout, Neal Cassidy, Points : Quand paraît Sur la route de Jack Kerouac, Neal Cassady devient un héros, presque un mythe. Il est et restera à jamais l’enfant terrible de la Beat Generation et le précurseur de la contre-culture américaine. Une tête brûlée doublée d’un archange, tel apparaît Neal Cassady dans le roman d’apprentissage que tracent peu à peu ses missives.

Le guide et la danseuse, R. K. Narayan, Zulma : Raju s’installe pour la nuit dans un vieux temple au bord de la rivière. Tout juste libéré de prison, le moment est venu de faire le point sur les errements de son karma. Il est soudain sorti de ses rêveries par le naïf Velan – « taillé dans l’étoffe dont on fait les disciples » – qui croit voir en lui un saint homme et lui demande audience. Tout en revisitant par le menu son passé aventureux, sa rencontre avec Rosie, affolante beauté à la gestualité de déesse, et les nombreuses péripéties qui s’ensuivent, Raju endosse bientôt le rôle de guide spirituel que tout le village veut lui faire jouer…

Blueberry Hills, Fredrik Ekelund, Folio : À Malmö, dans un vieux chantier naval désaffecté, un incendie ravage le squat de Blueberry Hill et un SDF meurt, brûlé vif. Bien sûr, personne n’a rien vu, rien entendu. Pourtant les habitants des résidences voisines ne cessent de se plaindre de ce squat et une bande de néonazis semble bien en avoir après certains des SDF. Accident ou homicide ? Obsédé par la passion qu’il porte à sa jeune collègue Monica Gren, l’inspecteur Lindström a bien du mal à se concentrer sur cette enquête qui l’oblige à faire face à une réalité qu’il aurait préféré ignorer.

Le poil de la bête, Heinrich Steinfest, Folio : Le jour où la blonde Anna Gemini a décidé de travailler pour subvenir aux besoins de son fils handicapé, son choix s’est presque naturellement porté vers le métier de tueur à gages. Une fois son orientation professionnelle déterminée, elle a rencontré Kurt Smolek, un archiviste obsédé par la formule secrète de la miraculeuse Eau de Cologne 4711, qui l’a aidée dans sa nouvelle carrière en lui fournissant des clients… Mais la route d’Anna Gemini a croisé celle de Markus Cheng, un détective privé viennois manchot, très attaché à son vieux chien et d’une intelligence aiguë. Sa vie s’est alors singulièrement compliquée.

Meurtre en direct, Batya Gour, Folio : Qui tue sur les plateaux de la première chaîne de télévision israélienne ? Après la décoratrice retrouvée le crâne fracassé par une colonne de marbre du décor, c’est au tour du producteur exécutif d’être assassiné dans d’étranges circonstances. Le commissaire Michaël Ohayon a bien du mal à démêler le vrai du faux dans cet univers où l’éclat des projecteurs dissimule souvent de vastes parts d’ombre…

Dans la luge d’Arthur Schopenhauer, Yasmina Reza, Folio : « J’ai toujours dit mon mari est un grand spécialiste de Spinoza, comme si je savais très bien qui était Spinoza, de même qu’aujourd’hui je dis il s’est retourné contre Spinoza comme si Spinoza était un de nos amis, je dis il a pris en grippe Spinoza et même, si j’ai bu, je dis qu’il ne peut plus saquer Spinoza. »

Adam Haberberg, Yasmina Reza, Folio : Adam Haberberg, 47 ans, est un homme en pleine déprime. Ecrivain raté, persuadé qu’il sera bientôt aveugle, mari déchu, il rencontre par hasard une ancienne amie de lycée qui l’invite à dîner chez elle. Une expédition absurde.

Si tard, il était si tard, James Kelman, Métailié : Glasgow, dimanche matin, Sammy émerge de deux jours de beuverie. Il n’a plus de portefeuille et est chaussé de baskets qui ne lui appartiennent pas. Suspect, il est arrêté et sauvagement tabassé par la police. À la sortie il se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l’interroge pour un crime mystérieux lié au terrorisme politique et le médecin qu’il finit par consulter refuse d’admettre qu’il est aveugle. Il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu’est devenue sa vie.
Sammy navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance exprimée dans une prose torrentielle, faite de rudesse, de tension qui ne faiblit jamais. On y lit une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d’ironie et d’humour noir.

Ce que toujours veut dire, Lexa Hillyer, Scripto : Joy, Zoe, Luce et Tali étaient les meilleures amies du monde, jusqu’à l’été de leurs 15 ans, passé au camp de vacances du lac Okahatchee. Depuis, sans explications, Joy a pris ses distances et leur belle amitié s’est délitée. Deux ans plus tard, Joy réapparaît et convie ses trois amies à la retrouver à la soirée de clôture du camp d’été d’Okahatchee. Alors que les jeunes filles entrent dans un photomaton pour prendre une photo d’elles quatre, comme elles l’avaient fait deux ans auparavant, un miracle se produit : les voilà renvoyées dans le passé, à l’été de leurs 15 ans…

Quand vient l’orage, Marie-Hélène Delval, Bayard : À presque 17 ans, Antoine n’est pas ravi de passer ses vacances à la montagne, coincé entre ses parents qui n’arrêtent pas de se disputer. Et, comble de malchance, dès le premier jour de randonnée, il s’est foulé la cheville. Que faire dans un petit village isolé quand on a la jambe bandée ? Antoine aimerait bien se lancer dans l’écriture d’un roman, mais il lui manque une idée. Il part donc traîner à La Marmotte, la seule taverne du hameau, où il rencontre Marcel. Le vieil homme, le regard braqué sur son bock de bière, évoque à demi-mot une légende locale… comme s’il en craignait encore les maléfices. Et il conclut par une phrase énigmatique que le garçon n’entend pas bien : « Il faut la sauver » ou « Tu dois la sauver »… Voilà qui éveille la curiosité d’Antoine autant que son inspiration… Mais sauver qui, au juste ? La fille de la légende, qui, pour échapper à un seigneur démoniaque, s’est jetée, au XIIe siècle, du haut des remparts de Morteroche qui se dressent au-dessus du village ? Cette idée est complètement insensée… mais plutôt romanesque ! Antoine décide donc d’en découvrir davantage sur cette légende et, clopin-clopant, de mener son enquête auprès des habitants, qui ne semblent pas apprécier ses questions. Car, autour de cette histoire moyenâgeuse planent des mystères plus récents aux allures de drames. Accident, folie, suicide… Plus Antoine en apprend sur les ombres qui, les nuits d’orage, hantent les ruines de Morteroche, plus il ressent pour elles de la fascination… Une fascination proche de l’envoûtement.

Un dimanche soir en Alaska, Don Rearden, Fleuve éditions : Quelques baraques bancales posées sur un monde en sursis. Aux confins de l’Amérique et des glaces, le petit village indigène de Salmon Bay vit ses derniers instants. Bientôt, le littoral cédera, la baie l’engloutira. En attendant la barge chargée de les mener au nouveau site, les habitants disent adieu à la terre – cette terre où plane l’esprit des ancêtres, cette boue où les petites filles dessinent des histoires… Adieu à la toundra pelée, à la station de radio locale où Jo-Jo, le DJ, passe sans fin des vieux disques, aux chemins de planches et aux mélopées yupik… Tyler, le premier esquimau de la planète allergique au froid, Dennis dit « l’Embrouille », Angelic, Panika, Josh, Junior et les autres – tous sentent pourtant que Salmon Bay n’a pas dit son dernier mot. Avant la grande traversée, pour le meilleur peut-être, le village leur réserve un cataclysmique chant du départ…

Sauf les fleurs, Nicolas Clément, Libretto : Marthe vit à la ferme avec ses parents et son frère Léonce. Le père est mutique et violent, mais l’amour de la mère, l’enfance de Léonce et la chaleur des bêtes font tout le bonheur de vivre.
À seize ans, elle rencontre Florent et découvre que les corps peuvent aussi être doux. Deux ans plus tard, le drame survient. Les fleurs sont piétinées, mais la catastrophe laisse intacts l’amour du petit frère et celui des mots.
Une histoire bouleversante et charnelle, une langue d’une puissance étincelante : la voix de Marthe, musicale et nue, accompagnera le lecteur pour longtemps. Un texte fulgurant.

La villa Amarante, Lyliane Mosca, Presses de la cité : Natacha accueille dans sa vaste villa deux jeunes en difficulté qui l’aident au quotidien. Il y a Vincent, en rupture avec sa famille pour son problème d’alcool, et Léane, jeune maman fragilisée par une douloureuse séparation. Un jour, Vincent trouve le cahier de Natacha dans lequel elle relate les faits marquants de sa vie : sa jeunesse en Ukraine, l’orphelinat, le STO à quinze ans et sa rencontre avec Victor, son grand amour, puis son arrivée à Troyes. Témoignage bouleversant qui force l’admiration du jeune homme et qu’il fait partager à Léane, en proie à toutes les désillusions. Or il manque des pages au cahier et tous deux s’interrogent… Le destin de Natacha s’est forgé dans une succession incroyable de rencontres, de mensonges, de secrets et est marqué par le sceau de la vengeance. A soixante-dix-sept ans, cette femme pleine de fantaisie et de volonté, qui a tant souffert et tant donné, va être confrontée une dernière fois à ceux qui l’ont meurtrie et lui ont caché la vérité sur un épisode douloureux de sa vie… Et ce, tout en insufflant espoir et tendresse à ses deux protégés en pleine renaissance, grâce à elle.

L’homme-tigre, Eka Kurniawan, Sabine Wespieser : Quand, à la fin du premier chapitre de ce roman impeccablement construit, les autorités interrogent le jeune Margio, de toute évidence coupable du meurtre d’Anwar Sadat, sur les raisons pour lesquelles il a sauvagement assassiné ce notable, il répond : « Ce n’est pas moi, il y a un tigre dans mon corps. » Ce tigre, « blanc comme un cygne, cruel comme un chien féroce », lui vient de son grand-père. Margio sait bien que l’animal n’est pas réellement un être vivant. Et si, à diverses occasions, il l’a senti pénétrer dans son corps, il a toujours tenté de le réfréner. Personnage à part entière de ce drame qui plonge ses racines dans les croyances animistes, le tigre ne jaillira qu’au moment où le jeune homme ne pourra plus contenir la colère qu’il réprime. Pour élucider les raisons du meurtre, Eka Kurniawan revient alors sur le passé de Margio et celui de sa famille. Rien en effet dans la vie de l’inoffensif Anwar Sadat ne laissait présager une fin aussi violente : peintre amateur, il vivait aux crochets de sa riche épouse, avec qui il avait eu trois filles, et employait ses heures d’oisiveté à jouer aux échecs, regarder des matches de football et courir les femmes. Avant que le père de Margio ne se décide à gagner sa vie en ville comme coiffeur et ne trouve pour sa petite famille une « vraie maison », les premières années se déroulent paisiblement au coeur de la campagne indonésienne, où Margio, sa petite sœur et ses parents habitent un hangar de stockage de noix de coco. Leur installation dans la « maison », « guère plus jolie qu’une étable hantée », marque pour Nuraeni, la mère de Margio, le début de la désillusion. Et, pour Margio, celui de la révolte. Au fil des années et de la mésentente entre ses parents, la colère va croître en lui, envahissant tout, comme les plantes que Nuraeni sème et cultive sur leur misérable lopin de terre. Leur foyer devient une jungle étouffante, à laquelle cette femme, encore jeune et belle, essaye d’échapper en allant effectuer des travaux domestiques chez d’autres. Notamment dans la demeure d’Anwar Sadat… Dès lors se nouent les fils de la tragédie qui va irrémédiablement lier la destinée des deux familles, et provoquer le surgissement du tigre blanc.

Celui dont le nom n’est plus, René Manzor, Pocket : Londres, au petit matin.
Sur une table de cuisine gît un homme vidé de ses organes. L’assassin est une vieille dame à la vie exemplaire qui a été sa nourrice. Pourquoi cette femme a-t-elle sacrifié celui qu’elle a élevé comme un fils ?
Elle est incarcérée. Pourtant, le lendemain, un autre homme est tué de façon similaire. Par la personne qui l’aimait le plus au monde.
Chaque fois, les tueurs, qui ne se connaissent pas, laissent derrière eux la même épitaphe écrite dans le sang de leur victime : « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus… » Trois destins vont se lier autour de ces meurtres incompréhensibles : ceux de McKenna, vétéran de Scotland Yard, de Dahlia Rhymes, criminologue américaine, et de Nils Blake, l’avocat de ces coupables qui ressemblent tant à des victimes.
Trois destins, et trois vies détournées à jamais de leur cours.

Chambre 507, J. C. Hutchins et J. Weisman, Pocket :Bienvenue au Brink.
Installé dans les profondeurs d’une vieille mine new-yorkaise, l’hôpital de Brinkvale accueille les criminels les plus déments – trop dangereux pour l’asile, trop déséquilibrés pour la prison, en un mot : irrécupérables.
Jeune thérapeute aux méthodes hétérodoxes, Zach Taylor peut en témoigner. Chargé de déterminer si le nouveau pensionnaire de la chambre 507, suspecté de douze homicides, est apte à être jugé, ce sont toutes ses certitudes qui vacillent soudain. Car malgré sa cécité, Martin Grace semble capable de percer à jour ses peurs les plus enfouies…
De les réveiller…
Et de les déchaîner.

I, Robot 2, Mickey Zucker Reichert, Pocket : La véritable histoire de Susan Calvin, l’héroïne du cycle d’Isaac Asimov, Les Robots.
Susan débute sa seconde année d’internat. Elle n’est pas encore la célèbre robopsychologue qu’elle deviendra, mais son intérêt pour les robots n’a fait que grandir.
Pour l’heure, ses découvertes concernent son passé : l’accident qui a coûté la vie à sa mère aurait été organisé par des services spéciaux souhaitant faire disparaître ses parents ; et une faction de l’armée a tenté de forcer son père à créer des robots militaires, en contradiction totale avec les Trois Lois.
Mais le futur n’attend pas. La Société Pour l’Humanité poursuit son opposition virulente envers toute forme de progrès scientifique, mettant en cause l’existence même des robots.

Imagine le reste, Hervé Commère, Pocket : Fred et Karl, deux amis d’enfance, décrochent un jour la timbale : un sac en cuir brun renfermant deux millions d’euros. De quoi filer vers le sud et retrouver Carole, la fille qu’ils ont toujours aimée.
Puis vient Nino, un chanteur à la voix incroyable, qui fuit sa propre vie, et vole sans vraiment le savoir le sac de Karl et Fred, avant de devenir le chanteur du plus grand groupe de rock de tous les temps, le sac à ses côtés comme un fardeau.
Et, enfin, il y a Serge que tout le monde craint depuis le départ, et dont personne ne connaît les larmes cachées. Serge, capable de tout pour récupérer ce fameux sac dont il est le propriétaire initial.
Chacun verra dans ce sac ce qu’il voudra y voir : une vie meilleure, des habits de lumière, ou le souvenir d’un bonheur enfui. Chacun imaginera le reste, et tous feront fausse route. Mais tous auront vécu.

La légende des Templiers, La Croix, Paul Christopher, Pocket : Peter Holliday a désormais la preuve que l’ordre des Templiers ne s’est pas éteint en 1312, lors de sa dissolution officielle par le pape Clément V.
Il sait aussi que ces derniers ont pu faire disparaître tous les documents relatifs à leurs secrets avant la confiscation de leurs biens par Philippe le Bel en 1307.
Et lorsque des circonstances dramatiques le mettent justement sur la piste d’un manuscrit retrouvé dans une abbaye de Dordogne, il ne se doute pas qu’il va devenir la cible de La Sapinière, redoutable réseau de renseignements du Vatican, et d’une autre organisation, plus inquiétante encore.
De Marseille aux sables d’Égypte, en passant par l’Italie et la Tunisie, Peter, qui a longtemps enseigné l’histoire, va maintenant devoir la vivre…

La trilogie Nostradamus, Le troisième Antechrist, Mario Reading, Pocket1566, Salon-de-Provence. Peu de temps avant sa mort, Nostradamus dissimule cinquante-deux prophéties inédites.
De nos jours. Après avoir affronté une société secrète, le Corpus Maleficus, l’écrivain Adam Sabir a retrouvé les prophéties cachées de Nostradamus.
Alors qu’il commence à les déchiffrer, l’une d’entre elles le trouble profondément. Le mage prédit trois Antéchrists. Deux d’entre eux, Napoléon et Hitler, ont déjà marqué leur passage sur Terre. Mais c’est du troisième et dernier que doit venir l’Apocalypse. Et ce temps est arrivé.
Du Mexique à la Moldavie, en passant par la France, commence alors une course effrénée contre le temps et les forces occultes pour éviter le cataclysme annoncé.

Le Puits des mémoires tome 3, Les Terres de Cristal, Gabriel Katz, Pocket : Au cœur de Woltan, tandis que se lèvent les premières tempêtes de neige, Nils, Karib et Olen luttent encore pour survivre. La menace du complot pèse plus que jamais, dans cet immense royaume où les assassins règnent en maîtres.
Très loin au nord, s’étendent les Terres de cristal, dont les glaces éternelles dissimulent un terrible secret. Dans le luxe des palais où chacun pourrait être un traître, les fugitifs sans mémoire savent désormais qui ils sont.
Mais le danger n’en est que plus grand, car la vérité se rapproche.

Que ta chute soit lente, Peter James, Pocket : « N’accepte pas ce rôle. Crois-moi. Tu l’acceptes, tu crèves. »
Pour Gaia Lafayette, hors de question de prendre ces menaces de mort au sérieux. La vedette américaine vient tout juste de décrocher le rôle de ses rêves et savoure sa chance.
Pourtant, quelques jours avant le tournage, elle est victime d’une tentative d’assassinat. Le commissaire Roy Grace se voit alors chargé de la protection de la star…

Saratoga Woods, Elizabeth George, Pocket : Depuis toute petite, Hannah Armstrong entend des murmures. Ils sont en fait des bribes de pensées des gens se tenant près d’elle.
Un jour, elle surprend le monologue intérieur de son beau-père et comprend qu’il vient d’assassiner son associé. Dès lors sa mère la pousse à fuir sur l’île de Whidbey où une vieille amie doit la recueillir.
Malheureusement, une fois sur place, rien ne se passe comme prévu pour celle qui se fait désormais appeler Becca King… Quand elle arrive, l’amie en question est morte et le téléphone portable de Becca ne passe nulle part. Plus seule que jamais, Becca fait pourtant des rencontres décisives.
Mais la jeune fille comprend vite que ses nouveaux « amis » lui cachent des choses et que cette île n’a rien de paisible…

Tout pour plaire, Ingrid Desjours, Pocket : Depuis longtemps déjà, votre couple dérange.
Parce qu’une belle et brillante jeune femme n’a pas pu renoncer à tout pour se consacrer à son riche mari sans être influencée. Ou vénale.
Parce qu’un séducteur avide de pouvoir n’a pu obtenir la totale dévotion de son épouse que par la tyrannie et la manipulation.
Oui les ragots vont bon train.
Alors quand s’installe chez vous un deuxième homme, aussi attirant que sulfureux, les esprits s’échauffent davantage. Et la disparition pour le moins suspecte de sa femme n’arrange rien.

300 mots, Richard Montanari, Pocket : 300 mots.
C’est ce que le rédacteur en chef de Nick Stella, journaliste criblé de dettes, lui concède pour évoquer une affaire brûlante : un prêtre retrouvé mort en compagnie d’une prostituée, une seringue d’héroïne plantée dans le bras. Un coup médiatique qui pourrait bien apporter à Nick la reconnaissance dont il rêve.
Mais ce qui n’était qu’un sordide fait divers va le conduire sur les traces d’un tueur psychopathe. Dans l’ombre, celui-ci observe cinq proies… L’une d’entre elles, il le sait, est responsable de la mort, vingt ans plus tôt, d’une adolescente lors d’une soirée d’Halloween.
Et l’heure est aux souvenirs et à la chasse aux sorcières…

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One thought on “Parutions de la semaine – 07/09/2015

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