Parutions de la semaine – 31/08/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

La nuit de feu, Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel : « Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »
Une nuit peut changer une vie.
À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard.
Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d’heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu il s’attend à frissonner d’angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l’éclaire et le conseille.
Cette nuit de feu ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique va le changer à jamais. Qu’est-il arrivé ? Qu a-t-il entendu ? Que faire d’une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l’agnosticisme ?
Dans ce livre où l’aventure se double d’un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d’homme autant que d’écrivain, découle de cet instant miraculeux.

Wild Girl, Auden, Albin Michel : Montana, États-Unis, printemps 1867 : Milly Burnett, 19 ans, débarque de son Massachussetts natal en plein Far West américain pour y occuper un poste d’institutrice dans la petite ville de Tolstoy. Émancipée et éprise de liberté, Milly Burnett est là pour construire son bonheur tout en éduquant les enfants. La vie est âpre mais les liens se tissent vite dans cette contrée encore sauvage. Mais lorsque notre jeune institutrice accepte d’accueillir un élève atypique, Joshua, 17 ans, marginalisé injustement par la petite communauté, les ennuis commencent… Milly parviendra-t-elle à faire fi des conventions et à vivre une vie aussi libre qu’elle l’espérait ?

La piste noire, Asa Larsson, Albin Michel : Une nuit de tempête le cadavre d une femme assassinée est retrouvé sur le lac gelé de Torneträsk. La victime, comme son frère jumeau, travaillait pour la société minière internationale Kallis Mining, sous les ordres de l intriguant et richissime PDG, Mauri Kallis. Pour démêler les fils de cette société tentaculaire, les inspecteurs Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stalnacke font appel à l avocate Rebecka Martisson qui, de retour dans sa région natale, vient de décrocher un poste au bureau du procureur.
Une sombre affaire d argent et de pouvoir, un trio aussi sulfureux que dangereux entraînent Rebecka sur une piste noire.

Élisabeth, princesse à Versailles tome 1, Le secret de l’automate, Annie Jay, Albin Michel : La gouvernante de la princesse Elisabeth a bien du mal à la faire obéir. Avec l’accord du roi de France, qui n est autre que le grand-père d’Elisabeth, elle va engager une sous-gouvernante, madame de Mackau, qui aura pour mission de la « mâter ». Mais Elisabeth n est pas décidée à se laisser faire… Heureusement, elle va vite devenir inséparable d’Angélique, la fille de madame de Mackau. Ensemble, Elisabeth et Angélique vont être amenées à résoudre une énigme bien mystérieuse… à qui est adressé le billet dissimulé dans le précieux automate d’Elisabeth ? Comment retrouver « La Dame à la Rose », le précieux tableau qui a disparu depuis plus de 30 ans ? Pour les aider, elles pourront compter sur Théo, le jeune page…

Élisabeth, princesse à Versailles tome 2, Le cadeau de la reine, Annie Jay, Albin Michel : Alors que la famille royale et toute la cour sont obligées de fuir Versailles pour éviter l’épidémie qui y règne depuis la mort du roi Louis XV, la princesse Elisabeth et son amie Angélique de Mackau sont bien décidées à retrouver le précieux tableau La Dame à la Rose, disparu depuis plus de 30 ans. C est donc au château de Choisy qu elles continueront leur enquête, toujours aidées de leur fidèle ami, le page Théo. Mais elles doivent faire face à un autre défi… comment prouver l’innocence du petit valet d’Elisabeth, Colin, accusé à tort de vol au sein du château ? L’heure est grave, Colin risque la prison voire pire…

Le chant des esprits, Sarah Lark, Archipoche

Les chemins de Maison Haute, Brenda Jagger, Archipoche : Quand Virginie, la petite-fille de Sam Barforth, se retrouve orpheline à seize ans, elle hérite d’un véritable empire industriel. Pour préserver la fortune familiale, son grand-père l’oblige à épouser son cousin Joël, homme cynique et arriviste.
Virginie va donc connaître l’existence d’une sage épouse, astreinte à une morale qui exclut le plaisir, jusqu’au jour où elle découvre la passion avec Charles Aycliffe, dont elle devient la maîtresse.
Mais Virginie va être soumise à bien des épreuves. Aux bouleversements sociaux, à la rébellion contre le machisme, s’ajoutent les drames qu’entraîne son comportement. Joël va cependant ouvrir les yeux sur la nature exceptionnelle de sa femme, faire amende honorable et lui pardonner. Il la supplie de rester avec lui. Le choix appartient enfin à Virginie : que décidera-t-elle ?

Personne ne court plus vite qu’une balle, Michel Embareck, Archipel : Pourquoi Flaco Moreno, chanteur français connu pour ses tubes à consonance hispanique et des prises de position altermondialistes, s’est-il suicidé à La Nouvelle-Orléans, où il était venu enregistrer son nouveau disque ?
Les parents du défunt, persuadés que leur fils au bonnet péruvien totémique a été assassiné, chargent Victor Boudreaux, le privé migraineux aux méthodes expéditives, d’éclaircir le mystère. Une enquête qui le conduira dans les bayous de Louisiane, puis dans la jungle du Vietnam avant de le ramener à Saproville-sur-Mer, la ville de toutes les corruptions.
Un roman policier et d’aventures musclé, picaresque et immoral. Le commerce équitable y croise le trafic de pierres précieuses, une géniale combine de blanchiment d’argent et des marchés publics véreux.

Le cri de la terre, Sarah Lark, L’Archipel : Gloria, l’arrière-petite-fille de Gwyneira McKenzie (la jeune Anglaise qui débarquait sur les côtes de la Nouvelle-Zélande dans Le Pays du Nuage blanc), a joui d’une enfance et d’une adolescence idylliques à Kiward Station, la ferme familiale.
Mais tout s’effondre quand ses parents – pourtant absents car pris par la carrière de cantatrice de sa mère – lui font savoir qu’il est temps pour elle de devenir une véritable lady.
Gloria doit alors tout quitter et faire ses adieux à ceux qui l’entourent, en particulier son cousin Jack, dont elle est très proche. Destination l’Angleterre et un austère pensionnat !
Contrainte de se plier aux règles strictes de l’établissement, incapable de s’intégrer, Gloria se retrouve plus seule et démunie que jamais.
Aussi décide-t-elle de rentrer coûte que coûte dans son pays, celui du nuage blanc, et, qui sait, d’y retrouver Jack…

Lieutenant Eve Dallas tome 38, De crime en crime, Nora Roberts, J’ai Lu : Connors, l’époux du lieutenant Dallas, vient de faire l’acquisition d’un vieil immeuble new-yorkais. Mais alors que ce dernier vient visiter les lieux en travaux, il découvre deux squelettes. Sans perdre une minute, il contacte son épouse, qui prend en charge l’enquête.  Or ce ne sont pas deux mais douze meurtres qu’Eve devra résoudre ! Les victimes : des jeunes filles qui auraient été violentées dans leur passé… Quels terribles secrets renferme ce lieu maudit ? Eve s’interroge tout en gardant un œil sur le Dr DeWinter, la nouvelle anthropologue judiciaire qu’elle est loin de porter dans son cœur…

S comme Survivre, Preston & Child, J’ai Lu : Gideon Crew n’a plus que quelques mois à vivre. Pourtant, une fois encore, il est contacté par Glinn, le patron de l’EEC – une officine travaillant en sous-main pour le gouvernement américain.
Gideon – as de l’informatique et cambrioleur à ses heures -, reçoit l’ordre de voler une page d’un légendaire livre irlandais exposé à New York. Les scientifiques de l’EEC y ont découvert un plan remontant aux Grecs antiques, prouvant que ces derniers se sont établis sur une île du Pacifique pour y cultiver une plante dotée e facultés régénératrices extraordinaires, qui pourrait guérir Gideon de sa tumeur.
Avec Amy, le capitaine du bateau, ils accostent sur l’île. Mais celle-ci est habitée par une créature bien peu accueillante…

Juste de l’amour tome 2, Avec ou sans mots doux, Cari Quinn, J’ai Lu : Architecte d’intérieur dans la petite ville de Haven, Victoria Townsend est aussi consultante pour un magazine lancé par l’homme d’affaire Cory Santangelo. Mais leur collaboration est quelque peu mouvementée par leurs incessantes discordes. Or, même s’ils sont comme chien et chat, Victoria a un sacré faible pour son patron. D’ailleurs, leur étreinte passionnée après un gala de charité semble confirmer que lui non plus n’est pas insensible. C’est alors que Cory propose à Victoria de se faire passer pour sa petite amie durant un mois, afin que ses parents cessent de le harceler sur sa vie amoureuse. Ni une ni deux, Victoria accepte…

Le club des survivants tome 3, L’échappée belle, Mary Balogh, J’ai Lu : Après s’être dévouée corps et âme à son époux, Samantha McKay espère profiter un peu de la vie. C’est compter sans sa belle-famille qui veut lui faire porter le deuil et la cloîtrer. Ces gens sectaires sont persuadés que le sang bohémien qui coule dans ses veines la poussera à déshonorer leur nom. Effectivement, la jeune veuve a bien l’intention de se rebeller et de faire une proposition scandaleuse à son nouveau voisin, sir Benedict. Infirme, lui qui se rêvait général ne se sent plus à sa place nulle part. Pourquoi n’aiderait-il pas Samantha à fuir au Pays de Galles où elle possède une chaumière ? Ainsi commence l’échappée belle de ces deux êtres à qui la guerre a tout pris mais qui, dans le secret de leur cœur, gardent espoir de reconquérir leur liberté…

Les chevaliers de l’ordre du Temple tome 3, Le templier déchu, Mary Reed McCall, J’ai Lu : Ancien templier, Alex de Ashby maudit sa ressemblance troublante avec feu Robert Kincaid, un fidèle à la cause écossaise. Les Anglais qui l’ont fait prisonnier lui proposent un marché : s’il veut avoir la vie sauve, il doit usurper l’identité de Kincaid et s’introduire dans son château de Dunleavy, bastion de la résistance écossaise. Pour cela, il faudra bien sûr qu’il dupe ses habitants, ainsi que la veuve de Kincaid. Qu’importe ! Alex n’est pas du genre à s’embarrasser de scrupules, jusqu’à ce qu’il croise le regard gris de l’éblouissante Beth, persuadée que son époux est de retour après de longues années d’absence…

Les sœurs Clemens tome 3, De mon plein gré, Leda Swann, J’ai Lu : Modeste gouvernante, Louisa Clemens est invisible aux yeux des gens du beau monde. Pourtant, dès leur rencontre à Naples, Khair Bey la transperce de son regard de braise. L’homme d’affaires s’enflamme et lui propose même le mariage. Effrayée, Louisa se dérobe. Mais le bateau qui la ramène en Angleterre est attaqué ! Enlevée, vendue par des marchands d’esclaves, Louisa est rachetée par Khair Bey… qu’elle s’obstine à défier. Jamais elle ne lui appartiendra ! Mais pour abattre ses défenses, il est prêt à user des méthodes les plus déloyales. Et c’est ainsi qu’il entreprend l’initiation voluptueuse de la jeune femme qui, il se l’est promis, se livrera à lui de son plein gré…

Scandales tome 3, Une femme à tout prix, Caroline Linden, J’ai Lu : Roturière, Penelope Weston a peu d’estime pour les aristocrates hautains chez qui elle est reçue grâce à sa fortune. En particulier, elle méprise lord Benedict Atherton qui, de son propre aveu, cherche à faire un mariage de raison avec une débutante docile. Lorsque Penelope lui reproche son cynisme, il lui rit au nez et la traite d’idéaliste. Elle lui parle passion, il répond conventions. Mais, quand Penelope est éclaboussée par un terrible scandale et qu’elle n’a d’autre solution que d’épouser Benedict, elle s’y résout, la mort dans l’âme, et découvre que la vie conjugale auprès de cet homme détesté lui réserve bien des surprises… et des plaisirs insoupçonnés !

La boutique aux miracles, Jorge Amado, J’ai Lu : À Salvador, où la boutique aux miracles fait office d’université populaire, le maître Pedro Archanjo dispense des cours. Autodidacte, il écrit aussi des livres qui incommodent l’élite locale. Vingt ans après sa mort, en 1968, il devient l’objet de vénération des universitaires quand un éminent ethnologue américain, prix Nobel de surcroît, débarque au Brésil se targuant d’être spécialiste de son œuvre. On assiste alors au grand cirque médiatique qui célèbre la mémoire de ce héros en même temps qu’on le vide de son engagement politique.Avec sa sensualité et sa verve habituelles, Jorge Amado rend hommage à la culture bahianaise tout en pointant du doigt les contradictions politiques de son paysÀ Salvador, où la boutique aux miracles fait office d’université populaire, le maître Pedro Archanjo dispense des cours. Autodidacte, il écrit aussi des livres qui incommodent l’élite locale. Vingt ans après sa mort, en 1968, il devient l’objet de vénération des universitaires quand un éminent ethnologue américain, prix Nobel de surcroît, débarque au Brésil se targuant d’être spécialiste de son oeuvre. On assiste alors au grand cirque médiatique qui célèbre la mémoire de ce héros en même temps qu’on le vide de son engagement politique.Avec sa sensualité et sa verve habituelles, Jorge Amado rend hommage à la culture bahianaise tout en pointant du doigt les contradictions politiques de son pays.

Les annales de la compagnie noire tome 2, Glen Cook, J’ai Lu : Le présent recueil rassemble les trois premiers volumes du cycle : La Compagnie noire, Le château noir et La Rose Blanche.

La saga des Travis tome 3, La peur d’aimer, Lisa Kleypas, J’ai Lu : Quelle n’est pas la surprise de Jack Travis lorsqu’il découvre dans l’enceinte de ses bureaux une jeune femme avec dans ses bras, un bébé.
Ella Varner s’est donné pour mission de retrouver le père de Luc, l’enfant de quelques jours que sa sœur Tara vient de lui abandonner.
Le beau, l’irrésistible Jack, le troisième fils du richissime clan Travis, aurait-il joué un rôle dans la venue au monde de cet enfant ?
C’est en tout cas ce dont est persuadée Ella…

Iris empoisonné(e), Cindy Mezni, J’ai Lu : Athènes était autrefois le berceau de la civilisation. Aujourd’hui, la région se nomme Tartaros et est en train de devenir, lentement mais sûrement, le tombeau de l’humanité.
Le Fléau Pourpre, un virus mortel, a marqué la planète de son empreinte, les hommes dans leur chair. Le désespoir, la violence et la pauvreté sont les maîtres mots de ce nouveau monde.
Au cœur de cet univers, Irisya, 16 ans, vit recluse, protégée de l’extérieur par son frère, Memphis.
Jusqu’au jour où ce dernier disparaît.
Irisya n’a pas le choix. Pour le sauver, pour survivre, elle va devoir affronter tous les dangers.

Mauvaise compagnie, Lindwood Barclay, J’ai Lu : Après Mauvais pas et Mauvais garçons, la suite de la série culte du créateur de frissons. Un thriller haletant et désopilant ou quand un gaffeur patenté s’improvise chasseur d’ours et débusque à la place un nid de psychopathes… Zack Walker, ex-auteur de science-fiction à l’imagination trop débordante, aujourd’hui reconverti en journaliste pour un quotidien local, pensait en avoir fini avec ses névroses. C’était sans compter la nouvelle du jour : un cadavre gît dans la petite bourgade de Crystal Lake. Et comme par hasard juste devant le chalet où le père de Zack coule une retraite paisible. Il n’en fallait pas plus pour relancer la paranoïa légendaire du reporter. Alors que la police voit dans ce corps déchiqueté l’œuvre d’un ours affamé, Zack, lui, a d’autres théories : et s’il s’agissait d’un complot meurtrier ? Et si les bois tranquilles de Crystal Lake abritaient une nouvelle place forte du terrorisme ? Menaces anonymes adressées au maire, bons voisins extrémistes, secrets de famille bien cachés. Lancé dans une dangereuse enquête, Zack Walker prouvera une fois de plus sa capacité hors normes à s’attirer des ennuis.

Mille morceaux, James Frey, J’ai Lu : James, vingt-trois ans, a cramé sa jeunesse dans le crack et dissout son enfance dans l’alcool. À la suite d’un ultime black-out, il est hospitalisé dans une clinique du Minnesota. Dans le service de soins intensifs, il rencontre Lilly, une jeune fille aux yeux bleus et clairs comme des promesses d’avenir. Mais le démon est encore là, et chaque crise d’angoisse, de paranoïa ou de manque lui rappelle qu’il a un combat à mener. Pour elle, pour ses parents, pour sa survie… Dans un récit au style cathartique et poignant, James Frey nous dévoile le vrai visage de la drogue : cette araignée d’acier tapie sous la peau ; ce monstre à satisfaire, et qu’il faut détruire avant qu’il ne vous dévore…

Péchés capitaux, Jim Harrison, Flammarion : À la suite de son enquête sur la secte du Grand maître, l’inspecteur Sunderson, désormais à la retraite et séparé de sa femme, n’aspire qu’à se mettre au vert dans un bungalow de pêche du Nord Michigan. Aussitôt installé, il découvre que ses voisins, la famille Ames, sèment la terreur et le chaos dans toute la région. Les autorités locales avouent depuis longtemps leur impuissance face à ce clan qui vit en dehors des lois et dont les membres semblent abonnés à la rubrique des crimes les plus crapuleux, parmi lesquels viols, incestes et possession d’armes de guerre, sans jamais être sérieusement inquiétés. Il se lie pourtant d’amitié avec l’un d’eux qui lui demande son aide pour rédiger un polar surpeuplé de meurtres qui ne semblent pas tous être de pures inventions. Sunderson décide que la coupe est pleine quand la jeune Lily Ames, qu’il employait comme femme de ménage, est assassinée. Il ne va pas pouvoir longtemps se contenter de disserter sur les sept péchés capitaux (parmi lesquels il place la luxure au plus haut) face à ce déferlement de crimes et de violences qui menacent de l’empêcher de pêcher selon les règles de l’art.

Les infâmes, Jax Miller, Ombres noires : Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.
Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.

Le mystère de Moon Bay, L’innocence en sursis, Collectif, Harlequin :
Le mystère de Moon Bay, Heather Graham
En apercevant au loin la silhouette de son ex-mari, Alex est furieuse. Pourquoi faut-il que l’homme qu’elle a tant de mal à oublier vienne précisément sur l’île où elle travaille depuis leur divorce ? N’y a-t-il pas d’autres sites à explorer, pour un chercheur sous-marin comme lui ? Mais elle sent sa colère se dissiper quand il lui révèle être au courant des meurtres inexpliqués récemment survenus dans l’archipel, et craindre pour sa sécurité. Touchée, elle ne peut cependant s’empêcher d’être désemparée. Se pourrait-il qu’il l’aime encore ?
L’innocence en sursis, Patricia Rosemoor
Prouver l’innocence de Flint, son ex-beau-frère.
Nicky n’a plus que cette idée en tête depuis qu’une femme a été retrouvée morte chez lui. Bien sûr, Flint n’est plus le même depuis qu’il a perdu sa femme et sa fille dans un accident, mais il n’est pas un meurtrier, Nicky en est persuadée… Et, sous la carapace de dureté qu’il affiche se cache un cœur sensible et meurtri, elle le sait. Pourtant, elle est bouleversée par sa réaction quand elle lui propose de l’aider : il ne veut rien entendre, et lui interdit de revenir le voir…

La peur à fleur de peau, Lori Foster, Harlequin : Impossible pour Molly Alexander d’oublier les neuf terribles journées qu’elle a passées séquestrée dans le noir, dans les bas-fonds de Tijuana… Elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : découvrir qui lui en veut au point d’avoir voulu la faire disparaître. Son père, un homme d’affaires riche et sans scrupule avec qui elle a des rapports exécrables ? Son ex-fiancé, qui ne lui aurait pas pardonné leur rupture ? Ou encore un déséquilibré décidé à la punir pour les romans parfois audacieux qui naissent sous sa plume ? Désemparée, Molly doute de tous ceux qui l’entourent. Seul Dare, l’aventurier et mercenaire ombrageux qui l’a délivrée, lui semble digne de confiance. Mais peut-elle s’en remettre à cet homme qu’elle connaît à peine et qui lui propose aujourd’hui de l’aider à démasquer son ravisseur ? Rien n’est moins sûr. Car déjà ce qu’elle ressent pour Dare l’effraie presque autant que le danger qui la menace toujours…

Liaison impossible, Une amie à séduire, Collectif, Harlequin :
Liaison impossible, Yvonne Lindsay
Alison Carter n’en revient pas. Le nouveau client qui fait appel à ses services de décoratrice n’est autre que Ronin Marshall, l’homme avec qui elle a partagé une incroyable nuit de passion lors de ses dernières vacances à Hawaii. Comment ose-t-il se présenter à elle, alors qu’il l’a quittée sans un mot, quelques semaines plus tôt, avant de disparaître ? Et surtout comment peut-il imaginer qu’elle acceptera de rénover, chez lui, une chambre pour un enfant dont il lui avait jusqu’ici caché l’existence ?
Une amie à séduire, Leanne Banks
Séducteur invétéré, Nick Pritchett a toujours considéré le mariage comme un piège. Aussi n’a-t-il jamais compris pourquoi Cecelia Clifton, sa meilleure amie depuis l’enfance, croit aussi fort  à l’amour éternel. Mais, quand elle lui annonce son intention de quitter Rust Creek Falls afin de trouver l’homme de sa vie hors de leur trop petite ville, Nick est pris d’une jalousie aussi inattendue que farouche. Et se sent soudain prêt à tout pour garder Cecelia près de lui…

Le mariage menacé, Le Château des brumes, Collectif, Harlequin :
Le mariage menacé, Lisa Childs
Série : Les protecteurs 1/3
Trois frères, une seule devise : protéger… et aimer.
Mariée avant ses trente ans : c’est la condition imposée à Tanya par son richissime grand-père pour toucher son héritage. Mais alors qu’elle s’apprête à conclure un mariage de raison avec Stephen, son meilleur ami, ce dernier disparaît mystérieusement. Folle d’inquiétude, Tanya décide d’aller trouver le seul homme en qui elle ait confiance : Cooper Payne. Cooper qui vient de revenir en ville après des années d’absence. Cooper qui a refusé d’être témoin à son mariage, mais qui l’aidera ― elle en est sûre ― en souvenir de leur amour passé…
Le château des brumes, Jenna Ryan
Après des années passées dans le sud du pays, Amara revient à Raven’s Hollow, berceau de sa famille. Mais, en arrivant chez sa grand-mère, quelle n’est pas sa surprise de découvrir que cette dernière, partie en voyage, a loué sa maison à Ethan McVey, un policier au charme ravageur. Bon gré mal gré, Amara se résigne à cohabiter avec McVey… Jusqu’au jour où elle est victime d’une tentative de meurtre. Comprenant que son retour a ranimé de vieilles haines, elle accepte qu’Ethan l’aide dans son enquête et se rend avec lui au manoir de Bellam, l’ancienne demeure familiale où dorment les secrets de ses ancêtres…

Le secret enfoui, Karen Harper, Harlequin : Kate a deux excellentes raisons de revenir à Cold Creek. La première, c’est le mariage de sa petite sœur, au cœur de la ville de son enfance. La deuxième, c’est que la cérémonie aura lieu dans la propriété du séduisant témoin du marié, Grant Mason, dont le terrain abrite un ancien tombeau de la civilisation adena. En tant qu’archéologue, Kate ne peut résister à la perspective de réaliser des fouilles dans cet ancien site funéraire. Mais, avant qu’elle ait pu convaincre Grant de la laisser s’en approcher, des voleurs s’infiltrent dans son domaine et déracinent un érable presque centenaire. Un arbre qui abritait le tombeau… S’agit-il d’un simple trafic de bois rare, ou d’une couverture pour s’emparer des trésors ensevelis depuis des siècles ? Kate aimerait mener l’enquête, mais Grant y semble hostile. Pourquoi est-il si réticent à ouvrir le site aux recherches ? Quelque chose lui dit que ce n’est pas seulement dans le passé de l’humanité qu’elle trouvera des réponses. C’est aussi dans les secrets de l’étrange famille Mason…

La rose et le loup, Brenda Joyce, Harlequin : Écosse, XIVe siècle
― Vous devez vous préparer à être assiégée !
Meg tremble en repensant aux derniers mots de son frère, parti pour tenter de repousser l’ennemi. Sa sinistre prédiction se révèle juste. A dix-sept ans à peine, Meg va devoir protéger le château familial avec une poignée de gardes, alors qu’elle n’y connaît rien en combat. Mais que peut-elle contre l’armée des MacDonald, bien plus nombreuse que ses propres hommes ? En bas des remparts, elle aperçoit déjà celui qui s’apprête à forcer leurs défenses. Une silhouette massive, des cheveux noirs comme les ténèbres, une épée maculée de sang… Le Loup de Lochaber. Sa réputation de guerrier sanguinaire est terrible, et Meg sait que, comme ses ancêtres avant lui, il est déterminé à récupérer les terres de Castle Fynn – en  d’autres termes, sa dot. Et quelque chose, dans le regard intense et impérieux qu’il fixe sur elle, lui dit qu’il sera prêt à tout pour l’obtenir…

Des mensonges dans nos têtes, Robin Talley, Mosaïc : Deux jeunes filles vont braver leur entourage respectif pour vivre librement
Les filles sont faites pour se marier… Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger… Une fille ne doit pas embrasser une autre fille… Linda ne doit pas aimer Sarah.
Rien que des mensonges?
1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent ― parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté.
C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent… mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer ― parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours…
Un roman insolent, vrai, courageux et poignant.

Des mensonges nécessaires, Diane Chamberlain, Mosaïc : Elle a 15 ans et la vie devant elle, mais elle est pauvre.
Ils sont du bon côté de la société, et ils veulent décider pour elle.
1960. Dans les champs de tabac de Caroline du Nord, Jane Forrester et Ivy Hart ne pourraient mener des existences plus différentes. A quinze ans, Ivy travaille dur pour faire vivre sa famille, notamment « bébé William », âgé de deux ans qui souffre d’un retard mental. Au contraire, Jane est confortablement mariée et rien, dans son milieu bien-pensant, n’exige d’elle qu’elle donne de sa personne. Sauf sa conscience et sa sensibilité. Bravant son mari et les conventions sociales, elle s’engage au service des pauvres – au service de la famille d’Ivy Hart. Une proximité qui lui ouvre les yeux sur des secrets insoupçonnables et un scandale humain qui devient sa bataille.

Une histoire inspirée d’événements réels, dans le Sud profond des Etats-Unis, qui plonge le lecteur au cœur d’une tragédie et d’une solidarité incroyablement émouvante et romanesque entre femmes.

Tout cru, Arnon Grunberg, Actes Sud : Roland Oberstein est un économiste hollandais de quarante ans qui travaille dans une université américaine. Cet homme est arrogant, pédant, antipathique et apparemment insensible ou incapable d’exprimer ses sentiments. Il prétend n’avoir jamais le temps pour les autres. Peut-être est-ce pour cela que les femmes veulent capter son attention, être aimées par cet homme à tout prix. Tel est l’objectif de Gwenny, une jeune étudiante qui fait le pari de séduire l’affreux personnage.

& Fils, David Gilbert, Actes Sud : Autour d’un vieil écrivain culte qui tente de retisser les liens brisés avec ses fils, David Gilbert déploie un grand roman familial furieusement new-yorkais, qui interroge l’élasticité du réel, l’endurance des faibles et la ténacité des rêves.
Avec son audace assumée et sa maestria jubilatoire, & Fils a la qualité du classique instantané et inscrit son auteur dans une lignée de grands romanciers nord-américains qui réunirait Mordechai Richler, Steve Tesich et Donna Tartt.

Les os de la vérité, Roger Alan Skipper, Actes Sud : Toute sa vie, Tuesday Price s’est battu. Contre la culpabilité, puis contre l’alcoolisme. Sa femme Linda était avec lui, sur cette route de montagne sinueuse, la nuit où le corps de son meilleur ami Matt a été retrouvé écrasé. Ivre, Price s’était battu avec lui un peu plus tôt dans la soirée, mais aucune preuve concrète n’a permis alors de le faire condamner. Pour autant, les accusations allèrent bon train et son père, pasteur, dut bientôt quitter sa chaire. Peu après, il mit fin à ses jours. Quand Linda le quitte, sa vie se réduit au bar paumé où il retrouve ses compagnons de beuverie, à sa caravane dans les Appalaches et à ses séances quotidiennes de jogging. C’est lors d’une de ces courses dans la forêt qu’il rencontre Lilo, un vieil homme qui passe ses journées assis en silence dans une épave, devant sa caravane. Après la mort de Lilo, Tuesday trouve un chien enchaîné derrière la caravane, qui réveille en lui le souvenir d’un autre chien abandonné à sa chaîne, le sien, après que sa mère dépressive avait disparu, un acte de cruauté gratuite qu’il n’a jamais pu lui pardonner. Les spectres de Lilo et du chien mort hantent Price tandis qu’il essaie d’arrêter la boisson : Linda attend un enfant, peut-être de lui. Il trouve un boulot stable et s’avère un employé modèle, à la surprise de tous. Mais Price a eu beau courir toute sa vie, ses erreurs ont toujours fini par le rattraper, et bientôt il se retrouve de nouveau seul, sans emploi, et sous l’emprise de l’alcool. Poursuivi par son passé, il quitte le peu qu’il a et entreprend de retaper la maison de son enfance, abandonnée depuis des années. Avec pour seule compagnie un pasteur défroqué (un voisin), une vieille femme acariâtre (sa logeuse) et un chien aveugle, il reconstruit, planche après planche, clou après clou, la bicoque qui l’a vu grandir. Sans le savoir, il décroûte aussi la vérité, enfouie sous des années de mensonge et d’alcool. Roger Alan Skipper construit un roman sobre et singulier en forme de quête de soi, tantôt porté par la tension du dévoilement attendu d’une vérité dévastatrice, tantôt par le spectacle fascinant d’une « rénovation intérieure ».

La frontière sud, José Luis Munoz, Actes Sud : « J’entretiens depuis longtemps une étrange relation d’amour-haine avec les États-Unis, un pays que j’admire pour bien des raisons – dont les plus évidentes sont le cinéma, la littérature et la musique – et que je déteste pour d’autres. J’ai par ailleurs une relation personnelle avec ce pays : ma soeur et mes deux nièces y vivent. Tout ceci me pousse à voyager aux États-Unis, à écrire sur ce pays et à tenter de le comprendre. Une grande part de mes romans sont le fruit de voyages. Un roman, en soi, est un voyage, aussi bien physique que mental. De ma fascination-répulsion pour Las Vegas est né Babylone Vegas. J’ai voulu revenir au personnage central de ce roman écrit après un séjour dans la ville du jeu et un reportage qui m’avait été commandé par une revue et qui fut illustré par des photos d’Helmut Newton. Je voulais revenir sur ce qui lui était arrivé avant son voyage à Las Vegas. J’avais passé quelques jours à Tijuana, un territoire dangereux, très littéraire mais où il n’est pas recommandé de vivre – et où la situation est bien pire aujourd’hui. C’est ainsi qu’a commencé à surgir La Frontière sud, un roman de la frontière, avec deux trames entrecroisées : celle du vendeur d’assurances Mike Demon, qui mène une double vie et s’amourache d’une magnifique prostituée mexicaine de Tijuana lors de l’une de ses escapades hors de la routine matrimoniale, et celle de Fred Vargas (rien à voir avec la romancière française, son nom vient du personnage incarné par Charlton Heston dans La Soif du mal d’Orson Welles), un policier mexicain violent, également proche de cette prostituée. C’est de la juxtaposition de ces deux mondes frontaliers, aussi proches physiquement qu’éloignés culturellement et économiquement, qu’a surgi La Frontière sud. C’est un roman noir plein d’action, une sorte de western bourré de violence, de sexe aussi, mais j’en retiens surtout cet affrontement nord-sud séculaire qu’incarnent respectivement Mike Demon et Fred Vargas. Il se trouve par ailleurs que ce roman a anticipé sur le plan littéraire, des décisions personnelles cruciales que j’ai été amené à prendre peu de temps après, au moment de sa publication. Sans le savoir, je venais d’écrire un épisode de ma vie qui n’avait pas encore eu lieu mais qui devait déjà sommeiller dans mon subconscient. Un livre prémonitoire, donc. Je ne sais pas s’il y a lieu de s’en satisfaire, mais de fait ma vie est un peu la conséquence de ce roman. La littérature vous joue parfois de drôles de tours… »

L’imposteur, Javier Cercas, Actes Sud : En juin 2005, l’histoire d’un paisible nonagénaire barcelonais fait le tour du monde : Enric Marco,  le charismatique président de l’Amicale de Mauthausen, qui pendant des décennies a porté la parole des survivants espagnols de l’Holocauste, n’a jamais connu les camps nazis. Et l’Espagne d’affronter sa plus grande imposture, et Javier Cercas sa plus audacieuse création littéraire. Avec une mise en garde à ne pas négliger : « La littérature n’est pas un passe-temps inoffensif mais un danger public. »

Babylone Vegas, José Luis Munoz, Babel : Ca fait dix ans que Mike Demon se coltine les déserts de Californie, du Nevada et de l’Arizona pour vendre des polices d’assurances agricoles. Ce jour-là, il en a encore une à fourguer avant de rentrer chez lui à Los Angeles. C’est l’anniversaire de la mort du King, il fait quarante-cinq degrés, on a retrouvé deux vieux grillés dans leur voiture et le moteur de la vieille Taurus commence à fondre. Demon prend la première sortie. Bienvenue à Las Vegas. Au garage, on lui annonce deux jours de réparation, mais pour Demon ça veut surtout dire deux jours à rester coincé dans le temple de la perdition. Et quand on est le fils d’un puritain qui s’est ruiné au jeu avant de se suicider, ça fait deux jours de trop. Alors quand les pièces de la Taurus tardent à arriver, Demon cède à son tour aux sirènes de la Grande Tentatrice et entre dans une frénésie de jeu, d’alcool et de sexe. Des lumières aveuglantes des salles de jeu climatisées aux chambres d’hôtel où la Bible côtoie le bottin des prostituées, Demon plonge lentement dans un enfer dont Las Vegas n’est peut-être que l’antichambre.

Le baptême de Billy Bean, Roger Alan Skipper, Babel : Loin de New York et de Los Angeles, dans un de ces coins reculés des Appalaches qui sont régulièrement la risée des Américains des villes, un péquenaud ordinaire, ordinairement alcoolique, est retrouvé noyé dans un lac. Pour tout le monde, cet ivrogne de Billy Bean est mort d’une glissade. Mais Lane, cinquante-huit ans, propriétaire d’une boutique de pêche qui s’apprêtait, au même moment, à faire une prise record dans ledit lac en compagnie de son petit-fils, est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. En dépit de son peu d’estime pour le mort et alors que tout et tous s’y opposent – le vieux shérif qui ne veut pas de vagues avant sa retraite, son jeune adjoint peu enclin à se fier aux dires d’un ancien alcoolique qui semble se croire encore au Viêtnam, NonBob, ancien camarade d’école roué qui n’a jamais fait grand cas de la légalité et craint pour ses affaires, et Darlene, belle-fille qui a déjà suffisamment à faire pour nourrir et élever son garçon depuis que le fils de Lane a déserté le foyer -, Lane, mû par un sens têtu de la justice, cherche à en avoir le coeur net. Au risque de croiser la route de Nickel Ballew, trafiquant psychopathe qui se prend pour un prédicateur. A l’âge où un homme aspire au repos, ce vieux solitaire, soucieux de l’avenir de son petit-fils, revient alors de plain-pied dans la vie et doit se rappeler que le monde est plus grand et plus compliqué que ce coin de montagnes qu’il croyait abrité des mauvais vents. Dans une langue directe, concrète, sans fioritures, tout en actes et en dialogues tissés du parler des rednecks, Roger Alan Skipper livre, en homme mûr, un hommage gracieux et subtil à l’humanité des siens, à cette autre Amérique méconnue.

Les normaux, David Gilbert, Babel : Après de brillantes études à Harvard, Billy Schine, vingt-huit ans, domicilié à New York, préfère multiplier les missions d’intérim plutôt que de courir le risque de se tromper de voie en cherchant un vrai emploi, un plan de carrière qui finirait immanquablement par le limiter dans sa définition de lui-même. Tout irait à peu près pour le mieux s’il n’était poursuivi par Ragnar & Sons, une entreprise de recouvrement qui le presse de rembourser son prêt étudiant dans les plus brefs délais, et dont les menaces se font de jour en jour plus angoissantes. Aussi, quand il apprend que la société pharmaceutique Hargrove Anderson Medical recherche des volontaires sains pour se prêter à une étude sur un antipsychotique atypique, Billy y voit l’occasion rêvée d’échapper pour un temps aux contingences quotidiennes et à la fureur de ses créanciers. Il s’engage donc à passer deux semaines complètes au CRAH, Centre de Recherches Animales et Humaines, en compagnie d’une équipe de jeunes cobayes aussi « normaux » que lui : Do, son voisin de chambrée psychotique et obsédé par l’Evangile selon Saint Luc, Rodney, alcoolique notoire habitué des centres d’expérimentation, Lanningan, acteur de seconde zone avide de sensations fortes ou encore Gretchen, nymphomane par intermittence accro à la chaîne Météo. Au programme : repas équilibrés, comprimés à avaler et prises de sang à répétition, sans oublier les longues heures à absorber tout ce qui passe à la télévision et à observer avec inquiétude l’apparition des effets secondaires annoncés… Dialogues millimétrés, humour débridé et sens de la formule sans cesse renouvelé, David Gilbert livre un premier roman faussement nonchalant qui dresse l’inventaire de nos contrariétés quotidiennes et épingle avec une acuité quasi chirurgicale toutes les contradictions de notre modernité. Une expérience de lecture réjouissante qui agit comme un remède efficace contre la médiocrité.

Le petit joueur d’échecs, Yôko Ogawa, Babel : Un petit garçon né avec les lèvres scellées vit aujourd’hui avec un léger duvet sur la bouche, une hyper-sensibilité à tout déplacement d’air. Depuis la disparition de sa mère, il passe de longs moments sur la terrasse d’un grand magasin, là où serait morte l’éléphante Indira. On dit que ce bel animal, mascotte d’un lancement promotionnel, devint un jour trop gros pour quitter les lieux. Un matin, cet enfant solitaire découvre le corps d’un homme noyé dans le bleu d’une piscine. Et c’est en cherchant à savoir qui était ce malheureux que le gamin rencontre un gardien d’usine, un être obèse installé dans un autobus immobile et magique. Dès lors se dessinent entre eux une confiance quasi filiale, une relation toute familiale, un désir de legs, une envie d’héritage. L’homme, passionné par les échecs, va faire du gamin son héritier de coeur, il va lui enseigner la stratégie du jeu, tout un art auquel le jeune garçon ajoute une spécificité : il joue tel un aveugle, sans voir son adversaire, sans voir les pions… Retrouvant dans ce livre le motif du vieillard et de l’enfant, celui du lien issu d’une passion partagée, Yôko Ogawa poursuit l’exploration du sensible pour interroger, tel un écho silencieux, l’attachement à ceux qu’on aime, éternel.

Les lois de la frontière, Javier Cercas, Babel : À l’été 1978, un adolescent de la classe moyenne en délicatesse avec son milieu croise la route du charismatique Zarco et de son amie Tere et devient un habitué de leur qg, un bar interlope dans un quartier mal famé de Gérone. Bientôt ils l’entraînent de l’autre côté de la « frontière », au pays de ceux qui ne sont pas bien nés, l’initiant au frisson des braquages et au plaisir des tripots. Le garçon navigue entre les deux rives pendant tout l’été, irrésistiblement attiré par les lois de cette jungle dont il préfère continuer d’ignorer les codes, jusqu’au coup qui tourne mal. Vingt ans plus tard, avocat établi, il assure la défense de son ancien camarade multirécidiviste et doit plaider. Pour le symbole vivant d’une rébellion salutaire, la victime expiatoire d’un système frelaté, ou les zones d’ombre de sa propre jeunesse ? Un écrivain, chargé de raconter l’histoire, recueille au cours d’entretiens divers les souvenirs et impressions des protagonistes. Lui-même cherche la vérité inattendue et universelle du romancier : l’ambiguïté. C’est dans cette ambiguïté qu’excelle Javier Cercas, qui démystifie ici le romantisme de la délinquance comme celui de la rédemption, la démocratie espagnole et son miroir aux alouettes, les tourments qui toujours gouvernent l’exercice de la liberté.

Scène de crime virtuelle, Peter May, Babel : Ils avaient choisi d’habiter des îles de rêve, imaginé de splendides villas pour des vies insouciantes, ils collectionnaient les voitures de luxe et les grands crus français. Ils ne pensaient pas que le mal viendrait les chercher là. Rivés à leurs écrans comme à des mirages, ils n’avaient pas senti la mort à leurs trousses. Ils ont d’abord vu tomber leurs avatars, sans comprendre que c’en était fini des jeux de rôle. Lorsque le tueur est entré chez eux, dans la vie réelle, il était trop tard… Orange County, Californie. Michael Kapinsky a dû reprendre son travail de photographe pour la police scientifique. Sa femme est morte voici quelques mois, il est criblé de dettes. Sur l’ordinateur d’un homme qu’on vient d’exécuter de trois balles, il remarque un curieux logo. Celui d’un univers virtuel où l’on peut échapper à ses soucis, recommencer sous un autre nom, une nouvelle apparence, à tisser des liens. Lorsqu’il se laisse tenter et rejoint, à son tour, les îles idéales, Michael n’imagine pas le piège qui se referme sur lui. Car ce monde parallèle n’est qu’un miroir. On y retrouve jusqu’à ses pires cauchemars et, lorsque l’enfer s’ouvre sous vos pieds, pas question d’y échapper… Peter May, qui s’est fait détective sur Second Life pour écrire ce roman, nous prend au collet dans un vertigineux labyrinthe où nul n’est plus redoutable que celui que l’on croyait connaître.

Se lever à nouveau de bonne heure, Joshua Ferris, JC Lattès : Paul O’Rourke est un dentiste hors-pair, un New-Yorkais qui entretient avec sa ville des rapports ambigus, un athée convaincu, un supporter désenchanté des Red Sox, et grand amateur de mokaccino. Et pourtant il est hors du monde moderne. Son métier, certes, occupe ses journées, mais ses nuits ne sont qu’une succession de regrets ; il ressasse les erreurs qu’il a commises avec Connie, son ex-petite amie (qui est également l’une de ses employées) et, tour à tour, vitupère ou s’émerveille devant l’optimisme du reste de l’humanité.
Ainsi va sa vie, jusqu’à ce que quelqu’un se fasse passer pour lui sur le web. Impuissant, Paul O’Rourke voit, avec horreur, paraître en son nom un site internet, une page Facebook et un compte Twitter, qui semblent vouloir faire l’apologie d’une religion ancienne tombée dans l’oubli. Mais cette imposture on line, bientôt, ne se contente plus d’être une simple et odieuse atteinte sa vie privée. C’est son âme même qui se retrouve en danger, car son double numérique est peut-être bien meilleur que sa version de chair et de sang. Ce nouveau roman de Joshua Ferris, vertigineux d’inventions, emprunt d’un humour caustique, s’attaque aux trois fondamentaux de notre existence moderne : le sens de la vie, l’inéluctabilité de la mort, et la nécessité d’avoir une bonne hygiène dentaire.

La faille, Isabelle Sorente, JC Lattès : Lucie Scalbert était la plus belle fille du lycée. Avec un je ne sais quoi de dingue dans le regard. Je n’ai pas été surprise qu’elle devienne comédienne, je l’ai perdue de vue alors que le succès semblait l’attendre. Voilà que je la retrouve cinq ans plus tard. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle a abandonné sa carrière, elle prononce le nom de VDA, son mari, avec un mélange d’effroi et de rancœur. Ce vieillissement précoce, cette voix enfantine, ce rire désespéré : je comprends que c’est cela, une relation d’emprise.
Ce qui fascine une romancière, en l’occurrence, Mina Liéger, mon double fictionnel, c’est ce lien étrangement raisonnable qui unit une femme à un homme qui la rend folle. À mesure que je reconstituais l’histoire de Lucie Scalbert, il devenait évident que ce lien relevait moins de la psychologie que de la possession : une force mettait Lucie à la merci des hommes dont elle tombait amoureuse. Ce rapport destructeur produisait chez ceux qui en étaient témoins un sentiment de déjà-vu, comme si nous en reconnaissions l’empreinte dans nos faux-semblants et nos secrets de famille, et jusque dans les événements qui bouleversaient nos vies. L’emprise de VDA sur Lucie obéissait à des lois trompeuses, cruelles et romanesques qui tissaient la toile dans laquelle nous étions pris.

Les gens dans l’enveloppe, Isabelle Monnin, JC Lattès : En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.
J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.
Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.
Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.

Dis-moi qui je suis, Samuel Brussel, Grasset : C’est à Casablanca, au petit matin, dans une salle de jeu enfumée, et au milieu des éclats de rire des amazones qui juraient dans un arabe savoureux, que ce livre a jailli de ma mémoire. J’ai soudain imaginé le passé de cette ville où était née Tsippy, ma mère, et ce fut pour moi le début d’un long voyage dans le passé…
« Dis-moi qui je suis », ai-je demandé à Tsippy.
Elle a souri. Et je n’ai eu qu’à la suivre dans ses errances, qui furent aussi les miennes. À travers elle, j’ai été ainsi de Casablanca à Haïfa, en passant par Paris et Marseille. Et j’ai revécu, au fil de son histoire, l’épopée sioniste, l’espérance de sa génération, ses défis et ses désarrois…
Au début des années 1960, j’ai atterri avec Tsippy à Paris et, quelque temps plus tard, c’est dans cette ville que je fis mon apprentissage de la liberté en compagnie de quelques âmes généreuses : un éminent écrivain français, un cinéaste anarchisant de l’après-68, un acteur qui jouait encore la comédie même quand il cessait d’être un acteur, un dramaturge venu de l’autre hémisphère et qui fit de ses vices une comédie à répétition…
Tous – et tant d’autres – furent mes éclaireurs sur le chemin de la vie. Ce livre veut leur dire ma gratitude. C’est à eux, et à Tsippy, que je dois, pour le meilleur et le pire, d’être ce que je suis.

Le métier de vivant, François Saintonge, Grasset : Durant leur scolarité à Stanislas, deux cousins de la grande bourgeoisie, Max et Léo, et un fils de famille aristocratique, Lothaire, forment un trio soudé que la guerre de 1914 va séparer avant que la paix ne les réunisse.
Pied-bot désinvolte et érotomane pratiquant, Lothaire échappe à la conscription. Léo, pilote breveté, et homme de devoir, accomplit le sien. Max demeure embusqué à la Maison de la Presse où il officie aux côtés de Cocteau et de Giraudoux avant de partir combattre en 1917 sur le front d’Orient. Démobilisé, Max accompagne avec son habituelle nonchalance la révolution surréaliste et se fait marchand d’art. Une histoire d’amour passionnelle et énigmatique l’attache par intermittence, durant plus de vingt ans, jusqu’au dénouement à Londres durant le Blitz, à Dionée Bennet. Cette jeune aventurière, devenue grand reporter, couvre tous les conflits des années vingt et trente. Elle est le parfait sosie de Max en femme : sont-ils frère et sœur, incestueux à leur insu ? Et pourquoi semble-t-elle ne pas s’étonner de leur confondante ressemblance ?

Le courage de Louise, Raphaël Delpard, Calmann-Lévy : Parigné-l’Evêque dans la Sarthe. En 1914, lors de la fête de la Saint-Jean, une jeune lavandière, Louise, rencontre Justin, un fermier des environs. Le garçon, qui vient de reprendre l’exploitation familiale après le décès de ses parents, tombe sous son charme et l’épouse aussitôt. Mais la guerre éclate, il est envoyé au front ; en l’espace de deux semaines, Louise se retrouve seule sans avoir eu le temps de se familiariser avec les travaux de la ferme. Heureusement, elle peut compter sur le soutien des autres paysannes du voisinage, privées comme elle de leur mari.
L’heure de la moisson sonne. Une extraordinaire entraide s’organise et toutes les femmes du village se mobilisent. Un homme vient leur prêter main forte, un capitaine de l’armée belge en mission au Mans. Ingénieur agronome dans le civil, il est d’un grand secours. Trop sans doute, car son omniprésence va jeter le trouble dans la solidarité féminine…

La fille au cœur mécanique, Peter Swanson, Le Livre de poche : Un vendredi soir comme les autres, alors que George Foss sirote un verre dans son bar habituel, il reconnaît Liana Decter, assise au comptoir, et voit sa vie bien réglée voler en éclats. Premier amour de George, cette femme, qu’il n’a jamais oubliée, a disparu de sa vie vingt ans plus tôt, après lui avoir brisé le cœur. Criminelle recherchée par la police pour des meurtres qu’elle a probablement bien commis, elle a besoin que George lui rende un service : restituer une somme d’argent considérable à un homme qu’elle a trompé et volé. George comprend qu’il va au-devant de graves ennuis, mais comment résister à la mystérieuse et ensorcelante Liana ?

Comment s’en mettre plein les poches en Asie mutante, Moshin Hamid, Le Livre de poche : Lecteur, lectrice : tu viens d’acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t’en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t’en mettre plein les poches en Asie mutante. Le héros est né dans la plus insigne pauvreté au cœur de la campagne d’un pays anonyme du continent indien ; il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l’amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Voici quatre-vingts années d’une vie d’homme – « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui » – à l’heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine te fait verser quelques larmes, ne t’en fais pas, car celles-ci jailliront du plaisir et de l’émotion que tu t’apprêtes à éprouver à sa lecture. Un petit bijou d’humour et d’humanité. À la fois émouvant, désespérant et lumineux. Frédéric Beigbeder, Le Figaro magazine.

J’abandonne, Philippe Claudel, Le Livre de poche : « Nous sommes des hyènes. C’est le surnom que l’on nous a donné dans le petit cercle où nous exerçons. Je déteste ce nom. Il me fait mal jour et nuit. Notre tâche consiste à préparer les familles dont un des membres vient de décéder à accepter une demande particulière. Nous leur apprenons sa mort et dans le même temps ou presque nous tentons d’obtenir l’autorisation de prélever sur son corps de multiples organes. » P. C.
Veuf, dégoûté par son travail et la laideur du monde, le narrateur, père d’une petite fille de vingt et un mois, est au bord de l’effondrement. J’abandonne est le cri de détresse d’un homme qui, pour l’amour de sa fille, doit retrouver la force de vivre.

Le sang versé, Asa Larsson, Le Livre de poche : À 145 kilomètres du cercle polaire, dans l’atmosphère crépusculaire du Grand Nord, un petit village aux environs de Kiruna, ville natale de l’avocate fiscaliste Rebecka Martinsson, est sous le choc : le pasteur de la paroisse – une femme – vient d’être assassiné : son corps a été sauvagement mutilé et pendu à l’orgue de son église. Après un long congé maladie, Rebecka, en mission là-bas pour son cabinet d’avocats, remonte la piste de cette affaire qui réveille le souvenir traumatisant d’un autre meurtre, celui d’un pasteur également, un an plus tôt.

Les villes de la plaine, Diane Meur, Le Livre de poche : Dans une civilisation antique imaginaire, mais qui éveille en nous un curieux sentiment de familiarité, le scribe Asral se voit chargé de produire une copie neuve des lois. Grâce aux questions naïves de son garde Ordjéneb, il s’avise bientôt que la langue sacrée qu’il transcrit est vieillie et que la vraie fidélité à l’esprit du texte consisterait à le reformuler, afin qu’il soit à nouveau compris tel qu’il avait été pensé quatre ou cinq siècles plus tôt. Peu à peu, cependant, le doute s’installe. Qui était Anouher, législateur mythique dont on a presque fait un dieu ? Ces lois qui soumettent à un contrôle de chaque instant la vie publique, les relations privées et jusqu’au corps des femmes, sont-elles toutes de sa main ? Et Asral a-t-il plus de chances de le savoir un jour que de se faire aimer de Djinnet, un jeune chanteur du faubourg des vanniers ?

On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt, Le Livre de poche : Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s’intéresse à la sienne, se demande ce qu’elle vaut vraiment. Par une introspection sans concession, il nous entraîne alors au cœur de notre propre humanité, lui qui ne s’est jamais remis de son enfance, ballotté entre faux bonheurs et réelles tragédies.
Orchestré en trois mouvements, du nord de la France à la côte ouest du Mexique, On ne voyait que le bonheur explore aussi le pays de l’adolescence. Et montre que le pardon et la rédemption restent possibles en dépit de tout.

Meurtres en majuscules, Sophie Hannah, Le Livre de poche : Hercule Poirot a décidé de mettre au repos ses petites cellules grises en surchauffe. Il se réfugie incognito dans une pension londonienne, où il fait la connaissance de l’inspecteur Catchpool. Un soir, trois meurtres sont commis dans trois chambres à trois étages différents au Bloxham, un hôtel luxueux de Londres. On retrouve un bouton de manchette en or, gravé des initiales PIJ, dans la bouche de chacune des victimes. L’énigme est trop tentante ! Poirot n’y résiste pas et offre ses services à l’inspecteur Catchpool. Pour démêler les fils de l’intrigue, il va falloir à Poirot toute son habileté, et à Catchpool beaucoup de patience…

Le retour, Robert Goddard, Le Livre de poche : 1981. Tredower, en Cornouailles. A l’occasion du mariage de sa nièce, Chris est de retour dans le domaine que son grand-oncle Joshua a acquis entre les deux guerres. Au cours de la cérémonie, Nick, son ami d’enfance, surgit et affirme détenir la preuve que son père, exécuté pour avoir commandité le meurtre de Joshua en 1947, était innocent. Le lendemain, on retrouve Nick pendu. Chris décide alors de faire la lumière sur la mort de Joshua. Il est loin de se douter des dangers qu’il encourt en exposant la légende familiale à la lumière de la vérité.

Traînée de poudre, Patricia Cornwell, Le Livre de poche : À la suite d’une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d’une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d’un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l’affaire à une série d’homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.

Muchachas tome 1, Katherine Pancol, Le Livre de poche : Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas !

Baby Jane, Sofi Oksanen, Le Livre de poche : Qu’est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ? Submergée par de terribles crises d’angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Sans compter les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu’on refuse d’interagir avec le monde ? La narratrice, son grand amour, tente de l’aider comme elle peut. Ensemble, elles vont monter une entreprise d’un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes. Au mépris d’elle-même, elle va essayer de sauver Piki.

80 notes tome 5 : 80 notes de blanc, Vina Jackson, Le Livre de poche : Lily mène une vie d’étudiante paisible à Brighton. Pourtant, elle se sent attirée par une existence moins conventionnelle et voudrait laisser libre cours à ses désirs les plus profonds. Quand elle décide de rejoindre son amie Liana à Londres, celle-ci lui ouvre les portes d’un monde grisant. Lily rencontre alors des hommes très différents qui vont révéler en elle des penchants insoupçonnés. La jeune femme a beau s’abandonner avec ivresse à ces nouvelles expériences, elle n’attend rien d’autre que l’amour. Finira-t-elle par s’apercevoir que ce qu’elle cherche se trouve sous ses yeux ?

Le monde de Charlie, Stephen Chbosky, Le Livre de poche jeunesse : Au lycée, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Aux yeux de son professeur de Lettres, qui lui fait découvrir les classiques américains, c’est sans doute un prodige ; les jeunes de son âge, eux, le voient comme un « freak ». Lui se contente de rester en marge des choses. Jusqu’au jour où deux seniors, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, le sexe, les fêtes : il va bien falloir que Charlie « s’implique». Une fois entré dans la danse,c’est tout un monde que Charlie découvre…

Fire Sermon, Francesca Haig, Hachette : Quatre cents ans après notre ère, la Terre a été ravagée par un terrible feu nucléaire. Sur une terre appauvrie qui se repeuple à grande peine, un phénomène mystérieux et inexplicable débute : chaque personne naît désormais avec un jumeau. De chaque paire, l’un naît Alpha, physiquement parfait en tous points, et l’autre Oméga, affublé d’une difformité physique plus ou moins marquée. Dans cette société, les Omégas sont discriminés et ostracisés tandis que leurs frères Alphas vivent dans l’opulence en s’accaparant les maigres richesses de la Terre. Or un lien invisible et indéfectible unit les jumeaux, sans qu’on puisse en percer le mystère : où qu’ils se trouvent, et qu’importe la distance qui les sépare, quand l’un des deux meurt… l’autre meurt aussi. Cass est l’une des rares Omégas à être dotée d’un pouvoir de clairvoyance. Alors que son jumeau, Zach, accède aux hautes sphères du Conseil des Alphas, Cass ose faire le pire des rêves possibles : celui d’un monde où Alphas et Omégas sont traités à égalité. Prise au cœur du combat entre le Conseil et la Résistance, Cass va devoir lutter pour survivre et permettre à son rêve de devenir réalité.

Le silence des bombes, Jason Hewitt, Préludes : Juillet 1940. La petite Lydia, 11 ans, traverse un village du Suffolk. Elle porte un masque à gaz. Les magasins sont fermés, les maisons vides, les fenêtres condamnées. Lydia coupe à travers champs et arrive bientôt devant une grande demeure. C’est là qu’elle a grandi. La fillette espère y retrouver sa famille, mais la maison est déserte. Plus tard, dans la nuit, un soldat portant un fusil et un uniforme anglais pénètre dans la maison. Avec un étrange accent, il lui explique qu’il ne lui fera pas de mal, mais qu’elle ne doit pas quitter les lieux et qu’elle doit obéir à certaines règles… Dit-il la vérité ? Que cherche-t-il ? Pourquoi lui semble-t-il aussi familier ? Et surtout, comment connaît-il le nom de Lydia ?

Prof jusqu’au bout des ongles, Julie Van Rechem, Stock : Ce livre est celui que j’aurais aimé lire avant ma première rentrée des classes en tant qu’enseignante. Une voix qui m’aurait prévenue que ce métier est si humain qu’il vous bouleverse régulièrement. Une voix qui m’aurait empêchée de confondre l’institution, cadenassée et sclérosante, avec l’excitation et la gourmandise à faire progresser ses élèves. Une voix qui parle d’une expérience personnelle, sans généraliser, et qui rappelle que rien n’est jamais dénitif : ni le fait d’utiliser des manuels en classe, ni le fait que certains élèves s’évertuent à écrire en turquoise…
Futur ou ancien prof, parent d’élève ou même élève : j’aimerais que le lecteur referme mon livre en se rappelant que l’amertume et la grogne justiée des enseignants ne doit jamais faire oublier l’ardeur qu’ils mettent en entamant chaque heure de cours.

Six jours, Ryan Gattis, Fayard : Pendant six jours, dix-sept personnes sont prises dans le chaos.
Pendant six jours, Los Angeles a montré au monde ce qui se passe quand les lois n’ont plus cours.
Le premier jour des émeutes, en plein territoire revendiqué par un gang, le massacre d’un innocent, Ernesto Vera, déclenche une succession d événements qui vont traverser la ville.
Dans les rues de Lynwood, un quartier éloigné du foyer central des émeutes, qui attirent toutes les forces de police et les caméras de télévision, les tensions s’exacerbent. Les membres de gangs chicanos profitent de la désertion des représentants de l’ordre pour piller, vandaliser et régler leurs comptes.
Au cœur de ce théâtre de guerre urbaine se croisent sapeurs pompiers, infirmières, ambulanciers et graffeurs, autant de personnages dont la vie est bouleversée par ces journées de confusion et de chaos.

Le bercail, Marie Causse, Gallimard : « Ma grand-mère ne m’a jamais raconté en détail en quoi consistait l’activité de son père, tout d’abord parce qu’elle n’en savait pas grand-chose. Soixante-neuf ans après son arrestation, elle attendait encore des réponses : comment la Gestapo avait-elle découvert son dépôt d’armes, perdu en pleine campagne, et ces armes, d’où venaient-elles ? Bien sûr, savoir n’a jamais fait revenir les morts, mais si j’étais toujours impuissante à la consoler, je pouvais au moins essayer de l’apaiser en lui apportant des réponses. J’ignore pourquoi j’ai attendu si longtemps, mais en janvier 2013 j’ai décidé que j’allais essayer de découvrir ce qui avait mené à l’arrestation d’Émile. »

Casanova l’aventure, Alain Jaubert, Gallimard : Comment écrire sur Casanova, qui s’est lui-même chargé de tout dire sur ses aventures, périlleuses, amoureuses, rocambolesques, dans Histoire de ma vie ? Jaubert relève brillamment le défi en un récit composé d’une trentaine d’historiettes, pièces de théâtre, dont Casanova est le héros, faisant fi de la chronologie et empêchant ainsi l’ennui dont son sujet aurait eu horreur. L’insatiable curiosité de l’auteur ne se hausse jamais du col et permet de décrire, au détour d’une phrase, une anecdote incroyable, une nouvelle péripétie. Venise est partout, dans ses prisons où Casanova a tant souffert, dans les gondoles, dans les bordels, dans les salons où l’on pratique la magie. Casanova est hanté par le sexe et l’on découvre cent portraits vifs de jeunes charmeuses. Mais il manie l’humour avec verve, même à ses dépens. Le corps est là, décrit dans ses fonctions les plus nobles comme les moins ragoûtantes. Le lecteur est bousculé par ce fil sans cesse rompu, repris, rabouté, et est entraîné inexorablement dans un univers de poète, un peu truand, drôle, souvent sentimental. Venise au XVIIIe siècle sert de toile de fond à ces tableaux. Les récits d’Alain Jaubert forment un portrait diffracté, inoubliable, d’un homme extraordinaire, un prince des Lumières fragile et attachant.

Sans état d’âme, Yves Ravey, Minuit : John Lloyd disparaît une nuit sans laisser de trace. Stéphanie, sa petite amie, va charger Gustave Leroy de mener l’enquête. C’est sans compter sur son dépit amoureux. Ni sur l’arrivée de Mike Lloyd qui entend bien retrouver son frère.

Changer d’air, Marion Guillot, Minuit : Un incident survenu le jour de la rentrée des classes conduit Paul à quitter son poste de professeur, Aude – qu’il aime beaucoup -, et leurs deux enfants. C’est l’occasion pour lui de changer d’air, de revoir Rodolphe, de rencontrer Simon, aussi. D’acheter un poisson rouge, pour son nouvel appartement. C’est essayer de tout recommencer.

La fille de mon meilleur ami, Yves Ravey, Minuit : Avant de mourir à l’hôpital militaire de Montauban, Louis m’a révélé l’existence de sa fille Mathilde dont il avait perdu la trace. Il savait seulement qu’elle avait passé des années en asile psychiatrique et qu’on lui avait retiré la garde de son enfant. Il m’a alors demandé de la retrouver. Et j’ai promis. Sans illusion. Mais j’ai promis. Et c’est bien par elle que tout a commencé. Yves Ravey brode, comme à son habitude, un récit qui ne paie pas de mine mais, bientôt, monte en puissance et finit par nous accrocher mieux que dix polars. L’écriture, d’une blancheur tout étudiée, entortille vicieusement le lecteur, notamment par un usage expert des dialogues qui savent instiller une tension inattendue : il suffit qu’un gendarme vienne interroger le couple, de manière on ne peut plus réglementaire, et l’on se prend à trembler pour eux. Et puis il y a William, le narrateur de cette épopée de quatre sous : l’ancien directeur commercial qui a piqué dans la caisse n’est pas seulement le brave loser qu’on imagine au départ. Comme échappé d’un roman de Jim Thompson (l’auteur de Des cliques et des cloaques, adapté au cinéma par Alain Corneau sous le titre « Série noire »), il révèle vite une face roublarde, menteuse et donc follement humaine. Le genre de type qui traîne des casseroles minables aux fesses, trouve évidemment le plus médiocre moyen de les racheter, et tombe amoureux de la mauvaise personne au pire moment. Dans son écrin de cauchemar urbain, très ordinaire (cafétéria de supermarché, hôtel passe-partout de banlieue…), le héros d’Yves Ravey et sa foldingue de petite protégée courent naturellement à leur perte – quelle autre direction pourraient-ils bien emprunter de toute façon ? Ils nous entraînent avec eux, pieds et poings liés jusqu’à la dernière page. Et l’on se dit que cette courte équipée est une perle de noirceur, salement bien fichue.

Le doute, S. K. Tremayne, Presses de la cité : Un an après le décès accidentel de Lydia, l’une de leurs filles jumelles, Angus et Sarah Moorcroft quittent Londres pour oublier le drame. Ils s’installent sur une petite île écossaise, qu’ils ont héritée de la grand-mère d’Angus, au large de Skye. Mais l’emménagement ne se passe pas aussi bien que prévu. Le comportement de Kirstie, leur fille survivante, devient étrange : elle se met à affirmer qu’elle est en réalité Lydia. Alors qu’un brouillard glacial enveloppe l’île, l’angoisse va grandissant… Que s’est-il vraiment passé en ce jour fatidique où l’une des deux sœurs a trouvé la mort ? S. K. Tremayne signe un thriller psychologique à vous glacer le sang, avec le thème fascinant de la gémellité, et prend le temps d’installer un cadre hostile et intrigant à la fois. Alors que l’intrigue se resserre, la nature se fait de plus en plus menaçante…

Ambitions, Danielle Steel, Presses de la cité : À la tête de l’une des plus grosses entreprises des États-Unis, Fiona Carson ne devrait plus avoir à prouver ses compétences de dirigeante : diplômée de Harvard et stratège hors-pair, chacune de ses décisions est savamment pesée, chaque risque évalué. Pourtant, certaines personnes continuent à penser qu’elle n’est pas à sa place et, pour survivre dans ce monde d’hommes, Fiona, mère célibataire dévouée, a dû laisser sa vie personnelle de côté. Marshall Weston est aussi un patron remarquable, à la vie exemplaire. Sa femme, Liz, a abandonné sa carrière pour élever leurs enfants. Mais elle est loin de se douter que son mari, aveuglé par sa soif de pouvoir et de conquête, joue au quotidien avec le danger et menace d’éclabousser sa société par un énorme scandale. Le moment est venu pour chacun de faire un choix décisif ; que seront-ils prêts à sacrifier pour cela ?

Paradis amer, Tatamkhulu Afrika, Presses de la cité : Un vieil homme, Tom Smith, reçoit une lettre et un colis de la part d’une personne qu’il n’a pas vue depuis cinquante ans : Danny, qui fut prisonnier avec lui pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans cette intimité contrainte, tous deux se surprirent à ressentir l’un pour l’autre de forts sentiments qui les aidèrent à supporter les terribles conditions de détention, mais qui furent aussi source de conflits violents et passionnés… Roman autobiographique, Paradis amernous plonge avec virtuosité dans l’atmosphère d’un camp de prisonniers et évoque avec finesse la fatigue des corps, ainsi que la naissance du désir.

Une main encombrante, Henning Mankell, Points : C’est l’automne en Scanie avec son lot de pluie et de vent. Désabusé, Wallander aspire à une retraite paisible et rêve d’avoir une maison à la campagne et un chien. Il visite une ancienne ferme, s’enthousiasme pour les lieux, pense avoir trouvé son bonheur. Pourtant, lors d’une dernière déambulation dans le jardin à l’abandon, il trébuche sur ce qu’il croit être les débris d’un râteau. Ce sont en fait les os d’une main affleurant le sol. Les recherches aboutissent à une découverte encore plus macabre. En lieu et place d’une maison, Wallander récolte une enquête.

Cher époux, Joyce Carol Oates, Points : Au volant de sa voiture aux côtés de sa femme et de sa fille, Charles est coincé derrière un bus scolaire qui roule à une lenteur exaspérante. En le suivant de près, il aperçoit à travers la lunette arrière deux jeunes garçons qui chahutent avec une arme. Panique. De l’appréhension subtile au malaise grandissant, quatorze nouvelles d’une violence froide, sournoise et sans pitié.

Ne meurs pas sans moi, Suzanne Stock, Points : Rien ne semble pouvoir arrêter Sandra Denison, brillante avocate new-yorkaise, qui collectionne les succès professionnels comme les hommes. Mais le terrible drame de son enfance la ronge : les flammes qui lèchent les murs de la maison et qui se referment sur sa mère, ces étranges yeux rouges qui la fixent… Un message qui ne lui était pas destiné et qu’elle n’aurait pas dû voir, les meurtres atroces dans son entourage, une créature invisible qui la poursuit. Sandra va devoir affronter les secrets qu’elle redoute tant et les fantômes du passé qui réclament leur dette de sang.

Le sourire de l’ange, Emilie Frèche, Points : Joseph, orphelin de dix-sept ans, débarque dans une cité de Mulhouse pour vivre avec son grand-père. Entre ce jeune israélien et le vieil homme, rescapé des camps nazis, qui a rejeté en bloc le judaïsme, le climat est électrique. Pour fuir ce foyer étouffant, Joseph sort aussi souvent que possible. Au lycée, il se lie d’amitié avec deux musulmans, Mélik et Leila. Mais le Proche-Orient s’enflamme et les relations entre les communautés juives et musulmanes de France se dégradent. Alors que les actes antisémites se multiplient, Joseph commence à s’inquiéter de la radicalisation de Mélik.

Un été avec Kim Novak, Hakan Nesser, Points : En vacances avec son ami Edmund et son grand frère Henry, Erik, 14 ans, goûte pour la première fois à l’ivresse de la liberté. Ce sera pour lui l’été de toutes les découvertes… et de tous les fantasmes. Un soir, Henry revient accompagné de la sublime Eva, leur professeur qu’ils surnomment Kim Novak. Elle est fiancée à Berra, un sportif réputé très violent. Peu après, Berra est retrouvé mort près de la maison. L’été de rêve est terminé. Trente ans plus tard, Erik se remémore les faits. Hanté par les souvenirs d’un meurtre jamais élucidé.

Les pêchers, Claire Castillon, L’Olivier : Tamara s’est réfugiée auprès de Claude, un médecin prêt à lui offrir une existence confortable si elle accepte de devenir l’épouse modèle dont il a toujours rêvé. Mais cette vie de couple « idéal » devient vite un cauchemar pour Tamara, obsédée par le désir de retrouver Quick, son amant d’avant. Entretemps, Quick a rencontré Aimée, l’ex-femme de Claude. Ce chassé-croisé devient rapidement explosif. Au milieu de ces adultes incapables de concilier leur besoin d’être aimé et leur soif de liberté, Esther, la fille de Claude et d’Aimée (qui se partagent sa garde) observe, cherche sa place, attend son heure. Tamara, Aimée et Esther prennent successivement la parole dans ce roman divisé en trois parties, exprimant avec fougue, espoir ou amertume leur lien avec les hommes qui les entourent. Tamara finira-t-elle par s’enfuir en abandonnant Claude ? Aimée reconstruira-t-elle sa vie, et avec qui ? Esther va-t-elle surmonter les conflits violents dont elle hérite ? Après la noirceur de Eux, Claire Castillon poursuit son exploration de la guerre des sexes dans un roman d’une force et d’une subtilité remarquables, traquant les mensonges, les faiblesses, les erreurs, scrutant au microscope la façon dont chacun tente de supporter l’insupportable.

Une contrée paisible et froide, Clayton Lindemuth, Seuil : Au cœur de l’hiver 1972, une de ces tempêtes de neige dont les Rocheuses ont le secret s’annonce à Bittersmith, bled perdu du Wyoming. Le bureau du shérif reçoit l’appel d’une femme dont le mari, un fermier, vient d’être tué d’un coup de fourche dans la gorge. Il se trouve que Bittersmith est aussi le nom du shérif en exercice, lui-même petit-fils du premier shérif. Mais ce shérif, qui considère qu’aucune loi n’est supérieure à la sienne, est vieux. Le conseil municipal a voté contre son maintien et lui a trouvé un remplaçant. C’est son dernier jour, demain il va devoir rendre son insigne et son arme. Sur le lieu du meurtre, Bittersmith découvre que le suspect, un garçon de ferme du nom de Gale G’Wain, s’est enfui à pied avec Gwen, la fille de la maison. Bittersmith, fermement décidé à tuer Gale G’Wain, n’a qu’une journée pour le faire. Il entame une traque sauvage avec l’aide d’une milice locale, la Ligue, sans cagoule mais au fort pouvoir de destruction. Gale, dont on découvre peu à peu l’innocence, a-til la moindre chance contre une communauté armée jusqu’aux dents et rongée par l’inceste généralisé, les abus sexuel et les dénégations ?

Guide pratique à l’usage des écrivains qui veulent (très) bien faire sans (trop) se fatiguer, Guillaume Lacotte, Le Rocher : Roman de guerre
Trouvez une formule qui aurait pu choquer il y a quatre-vingts ans mais qui passera totalement inaperçue aujourd hui (et n’oubliez pas d’imiter Céline du mieux que vous pouvez) :
La guerre est une porcherie : dégueulasse !… puante !… et remplie de fange et de cochons !
Roman de science-fiction
Un titre de SF se compose de la façon suivante : Le/La [mot 1] de [mot 2]. Pour le mot 1, choisissez entre Trône, Terre et Tour. Pour le mot 2, entre Feu, Fer et Glace. Si vous obtenez La Planète des Singes, c est qu’il y a eu un problème quelque part.
La littérature est une chose trop sérieuse pour qu’on ne puisse se moquer d elle. Autofiction, biographie, roman de plage, pamphlet, thriller… Plus de trente genres littéraires sont passés au crible avec un brin de dérision et une pointe de cocasserie. L écrivain en mal d’inspiration n’a plus qu’à se servir ! (Sans rire.) Des éditeurs aux critiques en passant par les lecteurs, ils n’attendent que ça.

Plus doux que la solitude, Yiyun Li, Belfond : Des révolutions étudiantes de la place Tian’anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd’hui, l’histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l’élégance distanciée, une œuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l’idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes…

Où étiez-vous tous ?, Paolo di Paolo, Belfond : Un jour, l’adolescence prenait fin. Nous ne nous étions pas réveillés vieux ; moins impétueux, pourtant. Et d’accord, c’est normal. Mais nous étions aussi quelque peu défaitistes. Nous avions fait l’amour, passé des examens, laissé derrière nous quelques ambitions démesurées et stupides. Les choses pouvaient s’en aller, légères ou désespérées. On n’avait pas le temps de s’apercevoir (une minute de concentration aurait suffi) qu’en réalité nous n’avions jamais cru en rien. Jamais jusqu’au bout. Ne pas avoir expérimenté l’aveuglement pur et violent de l’idéologie avait-il été une bonne chose ? Peut-être. Où étions-nous tous ? Quand avons-nous renoncé ? Recenser, compiler, archiver coupures de journaux, photographies, souvenirs de famille ; retenir le temps ; figer les belles choses avant qu’elles disparaissent ; vivre, aimer, être soi-même. Et, qui sait, participer à la marche du monde.

Petit éloge de la lecture, Pef, Folio : De nos pieds jusqu’au ciel étoilé, tout est lecture… Pef nous entraîne dans un voyage sans autre destination que celle du plaisir de lire.

Mercredi, Pascale Gauthier, Folio : « Dehors, c’est le sauna. Dedans, c’est le sauna. Le jour, c’est le sauna. La nuit, c’est le sauna. Hier, avant-hier, demain, après-demain, le sauna, encore le sauna, toujours le sauna. » Une canicule à faire fondre le bitume. Deux adolescents décidés à voler de leurs propres ailes. D’un côté Ulysse, fils adulé expert dans l’art de ne rien faire, flanqué de son perroquet Mercredi. De l’autre Amélie, jeune fille pleine d’audace et de ressources. Leur rencontre dans la jungle urbaine va faire des étincelles. Réjouissant remède à la morosité, Mercredi nous invite à voir le monde avec impertinence et légèreté.

Ma guerre de cent ans, Pef, Folio : « Mon fusil à moi tire dans des livres dont les éclats ne sont que rires ou tendresse au chevet de la vie. » Dans ce récit atypique et touchant, le créateur du prince de Motordu se confie. Pef passe en revue les guerres qui ont traversé sa famille au siècle dernier. Antimilitariste convaincu et humoriste militant, il mène tambour battant son combat pacifiste dans ses ouvrages et les écoles du monde entier.

Le café de luxe pour beaux messieurs, Alexander McCall Smith, 1018 : Un frère et une sœur au bon cœur recueillent une femme connue seulement sous l’identité de  » Madame  » ; une femme sans aucun souvenir, qui ne se rappelle ni de son nom ni de la façon dont elle est arrivée au Botswana. Et c’est à Precious Ramotswe et son adjointe, Grace Makutsi, qu’il revient de découvrir l’identité de cette femme. Mais la venue au monde de son bébé ne peut retenir Mma Makutsi dans sa quête de réussite professionnelle. A peine vient-elle d’être promue partenaire à part entière de L’Agence N° 1 des dames détectives – en dépit des allégations tardives de Mma Ramotswe stipulant qu’elle n’était que  » partenaire adjointe  » – qu’elle lance une nouvelle entreprise à son compte : le Café de Luxe pour messieurs élégants. Grace Makutsi est une businesswoman avec de la suite dans les idées, mais qui pouvait prévoir qu’elle tomberait sur chef colérique, un serveur alcoolique et bien pire encore ? Heureusement, l’aide est à portée de main en la personne de Mma Ramotswe, la seule femme de Gaborone à la détermination un peu plus tempérée que Mma Makutsi.

La couleur du lait, Nell Leyshon, 1018« Ceci est mon livre et je l’écris de ma propre main. nous sommes en l’an de grâce mille huit cent trente et un, je suis toujours assise à ma fenêtre et j’écris toujours mon livre. ça me fait deuil de vous raconter tout ça. il y a des choses que je n’ai pas envie de dire. mais je me suis juré que je dirais tout exactement comme ça s’est passé. j’ai promis alors je dois continuer. »
Mary, une fille de 15 ans, entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.
Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur. Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l’écriture… mais aussi l’obéissance, l’avilissement et l’humiliation.
Finalement, l’apprentissage prodigué ne lui servira qu’à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami, 1018 : « Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. »
À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.
Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés. Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché.
Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort. Il est devenu architecte, il dessine des gares.
Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible. Vivre sans amour n’est pas vivre.
Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. Pour affronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.

Un millier d’années de bonnes prières, Yiyun Li, 1018 : Licenciée sans pension de son usine, Granny Lin, célibataire quinquagénaire, accepte d’épouser un homme âgé et malade.
M. et Mme Su, cousins, mariés par amour, contre la volonté de leurs familles, cachent à leur entourages l’existence de Beibei, leur fille gravement handicapée.
Boshen, ancien acteur homosexuel ayant réussi à émigrer à Chicago, vient en aide à Sasha, jeune fille déboussolée.
M. Shi fait le voyage en Amérique pour rendre visite à sa fille et se retrouver Confronté à ses mensonges…
Dix tranches de vie dans la Chine d’aujourd’hui.

Hiver rouge, Dan Smith, Le Cherche-midi : 1920, Russie centrale. La terreur s’est abattue sur le pays. À la mort de son frère, Nikolaï Levitski a déserté l’Armée rouge pour aller l’enterrer dans son village. Mais lorsqu’il arrive dans la petite communauté, perdue en pleine nature, c’est la stupéfaction. Les rues sont vides et silencieuses. Les hommes ont été massacrés dans la forêt alentour, les femmes et les enfants ont disparu. Nikolaï se met alors sur la piste des siens. C’est le début d’une quête aussi désespérée que périlleuse dans une nature hostile, au cœur d’un pays ravagé par la guerre civile. Une fois de plus, Dan Smith nous offre un roman à l’intensité exceptionnelle. On retrouve son goût pour les personnages inoubliables, son talent pour mêler l’histoire et l’intime, et faire éprouver au lecteur une véritable sensation physique des conditions de survie en milieu extrême.

Les trous de conjugaison, Ingrid Naour, Le Cherche-midi : « Je vous conseille, madame Bréti, de garder la maison. Ce sera un bien à transmettre à vos enfants. ‒ Je n’en ai pas ! C’est pas faute d’avoir essayé avec mon défunt, ce pauvre Paul, tombé d’un échafaudage la veille de ses quarante ans. Lui qui rêvait de sauter en parachute ! Ensuite, avec mes intermittents de la fesse, cela ne me disait trop rien. J’ai essayé d’adopter. Moi, j’aime toutes les couleurs, tous les accents. Je ne redoute que l’uniformité. Mon dossier a été refusé par la Ddass. Trop vieille ! Trop pauvre ! Pourtant, maître, mon palpitant, il est intact. Il n’a connu qu’une saison, le printemps. » Trinité vit à Seclin dans le Nord avec ses amies Simone et Berthe. Trois vieilles prolos débordantes de vie et au goût de la provocation aiguisé. Un petit héritage conduit Trinité à Ménilles, un triste village de Normandie où elle rencontre Jeanne, Christian et leur chien en psychanalyse, Méphisto, Badia et Denis, deux artistes, sans oublier, tout près, à Louviers, une rhumatologue alcoolique et un kiné hypocondriaque. Un petit monde en rouge et noir, entre poésie et révolte. Des dialogues acérés et drolatiques pour que chacun sache qu’il est toujours temps de faire la fête.

Le rêve du retour, Horacio Castellano Moya, Métailié : Au début des années 90, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; Erasmo Aragón, journaliste salvadorien exilé au Mexique, songe à regagner son pays d’origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille qui l’énervent prodigieusement. Dans l’attente du départ, il vit dans un état second, entre les vapeurs de l’alcool et les bouffées d’angoisse, hanté par des souvenirs confus et la peur d’être arrêté à sa descente de l’avion. Souffrant d’une douleur chronique au foie, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin qui lui prescrit des séances d’hypnose censées le soulager, dont au réveil il ne se rappelle rien.
Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu’à la déraison. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l’individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.

Transparence, Alex Christofi, Fleuve éditions : À l’image du verre, dont il porte le nom, Günter Glass est la transparence, la pureté, l’honnêteté même. Dans la ville de Salisbury où il a grandi (un peu), il fait figure de Candide bouboule, myope et accro aux gaufres. Si bien qu’à vingt ans, muni d’un optimisme débordant, d’une frêle culture wikipédiesque et d’une fascination immodérée pour la matière translucide, il se satisfait pleinement d’un emploi de laveur de carreaux – discipline où il excelle au point d’être réclamé sur les plus hauts gratte-ciel londoniens… Mais la vie est opaque aux ingénus. Entre un patron fasciste, un premier amour désarçonnant, un frère aussi teigneux que sourd-muet et un colocataire aussi allemand qu’ermite, le naïf Günter expérimente les vertiges de l’âge adulte. Comment faire le bien quand tout est si compliqué ? Voir au travers d’un monde aux facettes si multiples ? Et si la perfection, comme le verre, passait plutôt par des milliards de petites impuretés ?

À toute épreuve, Harlan Coben, Pocket : Parfois, Mickey aimerait bien être un lycéen comme les autres. Être accepté par les membres de son équipe de basket, traîner avec ses amis, sortir avec la belle Rachel…
Mais Mickey est un Bolitar et, avec le nom, vont les responsabilités. Celle d’élucider une série de disparitions qui ébranlent son lycée. Celle d’aider ce Jared que son amie Ema n’a jamais rencontré, mais dont elle se sent déjà si proche sur la Toile, et qui s’est volatilisé. Celle, enfin, de percer le mystère autour de la mort de son père.
Oui, Mickey est bien un Bolitar et, comme son oncle Myron, il va devoir apprendre le prix de la vérité.

Déchirés, Peter Stenson, Pocket : Pour un bad trip, c’est un bad trip.
En se réveillant ce matin-là et en découvrant que les zombies ont envahi les rues, Chase Daniels accuse d’abord ses excès de la veille. Cependant, il ne s’inquiète pas plus que ça.
Peut-être qu’il devrait. Car la fin des temps est proche : ils sont là, dehors, ils avancent et ils ont faim. C’est maintenant une question de survie. Chase se met en tête de retrouver Kay, son amour perdu, en danger quelque part dans la ville…
Quand les losers d’hier deviennent les derniers hommes d’aujourd’hui, la fin du monde peut-elle être le début d’une nouvelle vie ?

Des mille et une façons de quitter la Moldavie, Vladimir Lortchenkov, Pocket : Ceci est l’histoire d’un petit village moldave.
À Larga, tous les habitants ne rêvent que d’une chose : rejoindre l’Italie et connaître enfin la prospérité. Quitte à vendre tous leurs biens pour payer des passeurs malhonnêtes, ou à s’improviser équipe moldave de curling afin de rejoindre les compétitions internationales.
Dans cette quête fantastique, vous croiserez un pope quitté par sa femme pour un marchand d’art athée, un mécanicien génial transformant son tracteur en avion ou en sous-marin, un président de la République rêvant d’ouvrir une pizzeria.
Face à mille obstacles, ces personnages résolument optimistes et un peu fous ne renonceront pas.
Parviendront-ils à atteindre leur Eldorado ?

Jusqu’à la fin des temps, Danielle Steel, Pocket : Avocat fiscaliste à la carrière toute tracée dans l’entreprises familiale, Bill décide, contre toute attente, de partir s’installer avec son épouse Jenny, consultante de mode adorée du Tout-New York, au fin fond du Wyoming, ou il devient pasteur…
Quarante ans plus tard. Robert, éditeur au bord du gouffre, est à la recherche du best-seller. Lillibeth, une jeune amish, serait-elle la réponse à ses vœux ?
Deux magnifiques histoires, situées à quarante ans d’intervalle, qui disent la beauté d’un amour incommensurable.

La malédiction du Norfolk, Karen Maitland, Pocket : Angleterre, 1208.
Le roi Jean refusant de se soumettre à l’autorité du pape, églises et cimetières demeurent fermés. Les enfants ne sont plus baptisés et l’on craint de mourir sans avoir pu expier ses péchés.
Mais en ces temps de sorcellerie, il existe plusieurs façons de sauver une âme. Pour libérer celle de son fils, décédé d’une étrange maladie, Lady Anne est prête à tout. Elle découvre un rituel permettant de transmettre les péchés après la mort.
Encore faut-il trouver une conscience prête à les accepter. La jeune Elena, servante au château, n’aura pas le choix…

Le cirque des rêves, Erin Morgenstern, Pocket : Il est arrivé comme par enchantement, dressant sous le ciel étoilé ses chapiteaux noir et blanc : Le Cirque des rêves.
Approchez, Mesdames et Messieurs, petits et grands, entrez ! Ici se déroule plus que tours et acrobaties. Sous vos yeux ébahis, la véritable magie est à l’œuvre : deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent dans un combat magique pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance.
Voués à se mesurer dans le plus prodigieux des défis, ils sont adversaires. Mais entre eux, une magie plus grande opère, celle de l’amour.
Une passion ensorcelante qui pourrait leur être fatale…

Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché, David Safier, Pocket : Lolle, qui n’est plus un veau depuis un moment mais encore trop jeune pour être une peau de vache, surprend Champion, taureau de son cœur, en pleine saillie avec cette garce de Susi. Son cœur et ses trois estomacs en sont retournés.
Et tout va naturellement de mal en pis, puisque le fermier a décidé de vendre le troupeau à l’abattoir pour en faire du steak. Lolle a un cœur tendre, mais elle n’a pas vraiment envie de vérifier qu’il en est de même de sa bavette.
Elle décide donc, avec ses joyeux comparses, de s’échapper vers l’Inde, où les vaches, paraît-il, sont sacrées…

Les lumières de septembre, Carlos Ruiz Zafon, Pocket1937. Au manoir de Cravenmoore, en Normandie, la jeune Irène et son frère Dorian arpentent pour la première fois les couloirs interminables, les pièces interdites peuplées de marionnettes et d’automates, tout un univers étrange et fascinant…
Sous l’œil de leur mère, Simone, récemment embauchée comme femme de charge auprès du propriétaire des lieux, l’inventeur de jouets Lazarus Jann, les enfants redonnent vie à la vieille demeure. Mais leurs jeux et leurs rires réveillent bientôt quelque chose…
Une ombre maléfique, oubliée depuis vingt ans, qui ne demande qu’à faire à nouveau couler le sang…

Les milliards de dollars de Léon Robillard, Vincent Malone, Pocket : Qui n’a jamais reçu, dans sa boîte mail, ce genre d’alléchante proposition ? Contre un petit chèque d’avance – oh ! presque rien – recevez 2 800 000 dollars (bloqués sur un compte), héritage inattendu d’un parent éloigné dont on ignore l’existence, diamants, richesses diverses, retour d’affection, « proposition très sincère et noble », « que Dieu vous bénisse »…
Quand n’importe qui jetterait tout ceci à la poubelle, Léon Robillard, éleveur de porcs à Saint-Germain-des-Grois, y répond, lui. Il veut toucher sa part ! Et de faire tourner en bourrique les plus retors arnaqueurs…
À spameur, spameur et demi !

Love Game tome 2, Emma Chase, Pocket : Drew et Kate forment un couple parfait. Dreamteam sur leur lieu de travail, amants passionnels dans le privé.
Mais l’amour ne fait pas tout, encore faut-il savoir se faire confiance. Et à l’heure des choix, Drew, fidèle à lui-même, ne fait pas dans la dentelle, ne laissant d’autre alternative à Kate que de retourner dans l’Ohio chez sa mère.
Difficile cependant d’oublier ainsi deux ans de relation fusionnelle. Surtout lorsqu’on s’apprête à vivre seule la plus grande aventure de sa vie.

Mademoiselle France, Romain Sardou, Pocket : Septembre 1940. Après la débâcle, l’Occupation.
À Paris, les Allemands profitent de tous les plaisirs. Au Sphinx, célèbre maison close, l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire fait sensation. Mademoiselle France est d’une beauté troublante. Elle ne « monte » qu’avec le gratin de l’armée allemande.
Que cache-t-elle derrière son apparente froideur ? Rien de ce qu’elle fait ou dit n’est laissé au hasard.
Car la jeune femme a sa propre guerre à mener…

Oh my dear, T. J. Middleton, Pocket

Qu’attendent les singes, Yasmina Khadra, Pocket : Le corps d’une étudiante est découvert dans les bois de Baïnem, près d’Alger. Chargée de l’enquête, la commissaire Nora Bilal est loin de se douter que son pronostic vital est engagé.
Dans un pays où les intrigues et les fausses pistes dépassent l’entendement, où l’exercice du pouvoir et la corruption s’érigent en sacerdoce, quel sort réserve-t-on à ceux qui osent croire que la loi est au-dessus de tous, surtout lorsque la loyauté est incarnée par une femme ?
Loin de se limiter au thriller politique, Qu’attendent les singes est une formidable radioscopie d’une Algérie qui, après avoir été laminée par le terrorisme islamiste, se retrouve livrée sans emballage aux ogres de l’infamie.

Rien de personnel, Agathe Colombier Hochberg, Pocket : À 40 ans, Elsa est une historienne et biographe réputée.
Quand elle propose à son éditeur d’écrire la vie de Vera Miller, une comédienne de renom, celui-ci trouve l’idée excellente bien qu’étonnante venant d’une universitaire dont tous les écrits portent sur le XVIe siècle.
Ce qu’il ne sait pas, ce que personne ne sait, c’est que Vera Miller n’est pas n’importe qui pour Elsa. C’est sa mère. Une mère qui ne l’a pas élevée, qu’elle n’a vue qu’une fois par an jusqu’à sa dixième année, et dont elle n’a eu des nouvelles qu’à travers la presse…

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