Parutions de la semaine – 09/02/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

Outlander tome 3, Le Voyage, Diana Gabaldon, J’ai Lu : Vingt années se sont écoulées depuis le périple de Claire Beauchamp-Randall dans l’Écosse du XVIIIe siècle.
Si l’infirmière britannique a refait sa vie depuis, le souvenir de Jamie Fraser et des années tumultueuses vécues ensemble reste intact. Aussi, lorsqu’elle apprend qu’il a survécu à la sanglante bataille de Culloden ayant marqué la défaite de l’armée écossaise, elle se trouve confrontée à un terrible dilemme. En remontant une nouvelle fois le temps, retrouvera-t-elle celui qu’elle a quitté deux décennies auparavant ?

Jeu d’innocence, Jennifer Armentrout, J’ai Lu : Après une blessure qui lui coûtera peut-être sa carrière de danseuse et la fin d’une relation désastreuse, il est temps pour Tess de passer au plan B : l’université. Un projet qui se révèle plus alléchant que prévu dès lors que Jase Winstead se trouve dans les parages. En effet, depuis l’enfance, le meilleur ami de son frère Cam lui inspire des fantasmes de moins en moins avouables, surtout après l’échange d’un baiser furtif et passionné un an auparavant.
Si Jase est loin d’être indifférent à son charme, ce dernier s’efforce toutefois de garder ses distances. Il doute que Cam voie cette histoire d’un bon œil, lui qui connaît ses secrets les plus sombres. Des secrets dont Tess doit être protégée, à n’importe quel prix…

All clear, Connie Willis, J’ai Lu : 2060, point de départ des voyages dans le temps. Il semble que quelqu’un ait changé l’issue de la Seconde Guerre mondiale, mettant à mal la théorie selon laquelle il est possible d’observer le passé sans le modifier… Pris Hugo, Nebula et Locus du meilleur roman.

Les aventures d’Aliette Renoir, La secte d’Abaddon, Cécilia Correia, J’ai Lu : « En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Ils laissèrent donc ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs, et encore… j’en avais horreur. Car je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Je devais donc braver mes peurs et affronter mon ennemi juré : le vampire. »

Sortie de boîte, Jean-Christophe Millois, Lattès : Jacques a 18 ans. Il habite en province, dans une ville de taille moyenne, là où le chômage parait une ligne d’horizon inévitable et les sorties du vendredi soir un défouloir, un temps volé à l’ennui. Ses parents sont séparés, il « végète sans trouver de boulot », sans même en chercher. Lors d’une soirée arrosée, il commet l’écart de conduite de trop, celui qui va décider de son changement d’existence.
Jean-Christophe Millois saisit ce moment si fragile où s’opère le passage à l’âge adulte. Il a voulu aussi, à la manière des nouvellistes américains, des émules de Raymond Carver, composer une histoire dont la dimension sociale, voire politique, est essentielle.

Juste un lendemain, Yves Hugues, Lattès : Il est dans l’hiver glacé du Québec, elle dans la chaleur d’une île, là-bas, en Océanie. C’est le matin pour lui, la nuit pour elle. Décalage. Celui des heures et celui d’une vie.
Quand ils étaient jeunes et qu’ils vivaient à Paris, ces deux-là s’aimaient. Et puis chacun a repris son chemin.
Ce soir, ou peut-être ce matin, un coup de fil les réunit. Leurs voix tracent des souvenirs comme le pinceau d’un peintre.
Lequel des deux est la mémoire de l’autre ?
Lequel des deux est l’avenir de l’autre ?

À ma source gardée, Madeline Roth, Thierry Magnier : Jeanne passe toutes ses vacances dans le village de sa grand-mère et y retrouve à chaque fois sa bande d’amis. Cette année-là, Lucas se joint à eux. Jeanne en tombe amoureuse, éperdument. Lui aussi sans doute, mais ils gardent le secret. Ce bonheur l’habite, elle aime tout de lui. L’été suivant alors qu’elle revient par surprise, elle comprend que cet amour n’est pas complètement réciproque, pas comme elle le pensait. C’est le trou noir qui l’absorbe. Il lui faudra du temps pour en parler, pour évoquer cet enfant qu’elle attendait et qu’elle n’aura pas…

L’exécuteur de la haute-justice, Jean d’Aillon, Le Masque : 1645. Après la Conjuration des Importants, la cour de France se déchire à nouveau. Le duc de Rohan, que l’on croyait mort sans avoir laissé d’héritier, aurait un fils, arrivé des Pays-Bas, qui pourrait reprendre le combat et devenir chef de file des huguenots de France. Est-il un imposteur, comme le laisse entendre le duc d’Enghien ?
L’ancien notaire Louis Fronsac, désormais chevalier, sera chargé de découvrir la vérité. Aidé de son ami de toujours, Gaston de Tilly, il mènera l’enquête autour de la Bastille et dans la rue de Pute-y-Muse et recevra même l’aide d’un certain Jean-Baptiste Poquelin, qui vient d’installer son Illustre Théâtre au jeu de paume de la Croix-Noire.

Jours parfaits, Raphael Montes, Les deux terres : Téo, étudiant en médecine légale, passe le plus clair de son temps au laboratoire de la faculté à disséquer des cadavres. Il sort peu et ne s’intéresse pas aux femmes, jusqu’au soir où il rencontre Clarice. Ils n’ont qu’un bref échange, mais la jeune femme l’obsède et Téo commence à la suivre. Lorsqu’il apprend qu’elle s’apprête à partir plusieurs mois, il ne voit qu’une solution pour éviter la séparation : la kidnapper, la droguer et la séquestrer loin de tout. Une fois à sa merci, il aura le temps de lui prouver qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Et il s’assurera que rien ni personne ne vienne entraver leurs jours parfaits.

Ailleurs, Les éveilleurs tome 2, Pauline Alphen, Le Livre de poche : « Lorsque vint le temps de nos treize lunées, il y eut un nouvel anniversaire, un nouvel orage. Mon frère et moi avons été séparés pour la première fois depuis toujours. C’était indispensable. Ce fut douloureux. Mais pas seulement… Dans le creux de cette absence, nous attendaient aussi la connaissance et la beauté. S’il est vrai que la vie connaît des carrefours, cette étape en fut un… » Carnets de Claris, extraits in Archives de la Guilde des Nomades de l’Écriture. Quand l’écriture est un voyage. Quand le voyage est écriture. Quand les frontières sont abolies. Non pour faire naître le chaos, mais pour éveiller…

La femme d’un homme, A.S.A. Harrison, Le Livre de poche

Alors voilà, Baptiste Beaulieu, Le Livre de poche : Des Urgences au rez-de-chaussée aux soins palliatifs du cinquième étage, voilà la vie d’un jeune interne, qui déteste commencer sa journée par une tentative de suicide. Une patiente en stade terminal s’impatiente : son fils est bloqué à Reykjavik à cause d’un volcan en éruption. Pour lui laisser le temps d’arriver, l’apprenti médecin se fait conteur. Se nourrissant de situations bien réelles, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients… Par ses histoires d’une sensibilité folle, touchantes et drôles, il restitue tout le petit théâtre de la comédie humaine. Un bloc d’humanité.

Barrière mentale, Poul Anderson, Le Livre de poche : Sous l’effet d’un phénomène cosmique insoupçonné, du jour au lendemain, tous les humains, même les plus ordinaires, se réveillent avec une intelligence décuplée. Ceux qui s’interrogent découvrent que notre planète a quitté une zone galactique inhibant les capacités du cerveau. Est-ce l’âge d’or enfin pour une humanité appréhendant, après des millénaires d’une évolution tourmentée, le prix réel de la vie, son caractère infiniment précieux ? Rien n’est moins sûr, d’autant que les animaux, eux aussi, acquièrent cette intelligence exceptionnelle et, avec elle, l’esprit d’indépendance, voire de vengeance. Premier roman de Poul Anderson – l’auteur de La Patrouille du temps, sept fois lauréat du prestigieux prix Hugo –, Barrière mentale est proposé ici dans sa version intégrale, accompagné de trois nouvelles dans lesquelles l’auteur explore la même thématique, et d’une postface signée par deux chercheurs en neurosciences cognitives.

Gregor, Suzanne Collins, Le Livre de poche jeunesse : « Un guerrier de Surterre, un fils du soleil, nous rendra la lumière, ou ne nous rendra rien. » Comment cette prophétie pourrait-elle concerner Gregor, adolescent ordinaire ? Mais New York a ses secrets. Et un jour, Gregor bascule dans un nouvel univers, dans une ville sous la ville, un monde derrière le monde, plein de défis et de créatures insolites. Un monde qui attend sa venue depuis des siècles. Car Gregor est un vrai héros. Seulement, il ne le sait pas encore…

Les petites confidences du tea-club, Vanessa Greene, City : Trois femmes se rencontrent par hasard lors d’une brocante et tombent amoureuses d’un même magnifique service à thé. Comme elles le veulent absolument, elles décident… de le partager. C’est l’acte de naissance d’une sorte de club de thé. Et, surtout, d’une formidable amitié qui va bouleverser leurs vies. Il y a Jenny, impatiente de se marier avec Dan. Mais tout se complique lorsqu’une femme qui peut tout faire échouer refait surface… Maggie, elle, a tiré un trait sur l’amour, mais le passé est sur le point de la rattraper. Enfin, il y a Alison. Tout semble lui sourire : mariée avec son amour d’enfance, elle a deux petites filles parfaites. Jusqu’au jour où…

Le jeu de l’assassin, Nils Barrellon, City : Le cadavre d’une femme poignardée avec une violence extrême est retrouvé sur les rails, près de la gare du Nord. Ce n’est que la première victime d’une longue liste. A chaque fois, les proies sont des prostituées dont le tueur sème les corps dans différents quartiers populaires de Paris. Des meurtres sordides, sans motif apparent. Le commissaire Kuhn n’a pratiquement aucun indice et l’enquête s’enlise. Jusqu’à ce que le meurtrier fasse en sorte que l’on retrouve sa trace. Il relance ainsi la partie dans un jeu macabre et pervers avec la police. Un jeu de piste infernal au dénouement inattendu…

Notre love song, Ryan Winfield, City : Après la mort de sa fille, Jane a cru qu’elle ne retrouverait jamais le sourire ni le bonheur. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Caleb, un jeune musicien. En dépit de leur différence d’âge, la femme de quarante ans et l’homme de vingt ans vivent une intense passion, très sensuelle. Mais un jour Caleb part à Los Angeles, à l’autre bout du pays, pour participer à un télé-crochet. Cette émission est peut-être la chance de sa vie de musicien. Jane doit-elle tout quitter pour le suivre et de laisser son douloureux passé derrière elle ? Malgré leurs différences, est-elle vraiment prête à se donner corps et âme à Caleb ?

On ne joue pas avec la mort, Emily Saint John Mandel, Rivages : Cadre dans une société new-yorkaise, Anton va enfin concrétiser son projet de mariage avec Sophie. Mais la lune de miel sur l’île d’Ischia tourne court, Sophie rentre seule aux Etats-Unis tandis qu’Anton attend un mystérieux rendez-vous. Il a le temps de penser à sa famille de voleurs, à sa cousine qui ne cesse de l’impliquer dans de dangereux trafics, à son désir de mener une vie « normale ».

La reine de Pomeranie, Andrea Camilleri, Fayard : Que se passe-t-il, dans la bourgade sicilienne de Vigàta, quand deux marchands de glace aussi imaginatifs qu’obstinés sont rivaux en amour et en affaires ? Ou qu’en plein fascisme un brave maraîcher hérite d’un âne particulièrement têtu baptisé Mussolini ? Ou que, la démocratie revenue, les Vigatais s’adonnent au petit jeu risqué de la lettre anonyme ? Le bal de la roublardise est ouvert. L’ingénuité s’y invite. Et le gagnant est rarement celui qu’on croit.
Le charme des huit nouvelles qui composent ce recueil réside dans la description d’une société à taille humaine où vices et vertus finissent toujours par prêter à sourire. Dans l’atmosphère tantôt bon enfant, tantôt féroce d’un microcosme savoureux, la vision de l’homme que Camilleri nous livre n’est jamais pessimiste, même si sa plume épingle volontiers les abus des plus puissants.

À tous les garçons que j’ai aimés, Jenny Han, Panini : Et si les garçons pour lesquels vous aviez eu le béguin découvraient vos sentiments… tous en même temps ? Lara Jean Song conserve ses lettres d’amour dans une boîte à chapeau que sa mère lui a donnée. Ce ne sont pas des lettres qu’elle a reçues, ce sont celles qu’elle a écrites. Une pour chaque garçon qu’elle a aimé. Lorsqu’elle écrit, elle ose ouvrir son cœur et dire toutes les choses que jamais elle n’exprimerait dans la vraie vie, car ses lettres ne sont que pour elle. Jusqu’au jour où Lara découvre que ses lettres secrètes ont toutes été postées… Elle doit soudain faire face à son passé amoureux, la situation devient vite hors de contrôle mais qui sait…? Quelque chose de positif pourrait ressortir de ces lettres, après tout.

Le plus jeune fils de Dieu, Carlos Salem, Actes Sud : Un serial killer élimine des stars de téléréalité. Le principal suspect est Dieu Jr, un jeune paumé qui avait connu son quart d’heure de gloire en prétendant être le plus jeune fils de Dieu avant de se faire descendre en flèche et en direct par des journalistes sur un plateau de télévision. Dieu Jr assurait être venu sur Terre pour devenir plus célèbre que son demi-frère Jésus, un type insupportable et condescendant qu’il ne pouvait pas sentir.
Une seule personne croit dur comme fer à son innocence, un écrivain et ami de longue date surnommé Poe. Il écume les rues de Madrid pour retrouver le plus jeune fils de Dieu avant que les flics corrompus lancés à ses trousses n’arrivent à le descendre. Poe peut compter sur l’aide indéfectible du Greffier, un policier romantique et brutal amoureux d’une vierge catin, et du détective Arregui, engagé par le Vatican pour éviter le scandale. En chemin, il va croiser Mariah, sa redoutable mère, son beau-père George S. Atan, homme d’affaires à la tête d’un groupe de télévision, mais aussi Madeleine, un transexuel vénézuélien qui fut un jour le grand amour du fugitif. Parviendra-t-il à sauver Dieu Jr ? Qui sait. La seule certitude, c’est que Poe tiendra sa promesse. Une promesse qu’il avait faite à son ami du temps où ils étaient inséparables : relater ses faits et gestes dans sa quête de célébrité.
Avec ce roman qu’il qualifie lui-même d’ «évangile de bièrefiction », Salem continue d’annoncer la bonne nouvelle du roman noir.

Pièges et sacrifices, Roger Smith, Calmann-Levy : Gonflé aux stéroïdes, le fils de Mike Lane, un riche Blanc du Cap, vient d’assassiner la fille qu’il a ramenée chez lui. Pas question pour sa mère que la police l’arrête et l’expédie à Pollsmoor, une prison dont il n’aurait que très peu de chances de ressortir vivant. Sans vergogne, elle accuse le fils de sa femme de ménage. Faible, Mike ne dit rien. Quant à la police, elle est trop heureuse de résoudre le meurtre et marche dans la combine.
Mais la femme de ménage a aussi une fille… et cette fille, elle, ne lâchera pas tant qu’elle n’aura pas rétabli la vérité. Dans une Afrique du Sud où les rapports Noirs-Blancs sont toujours tendus et où la police n’aime pas trop qu’on mette le nez dans ses affaires, l’histoire risque fort de mal finir…
Roman noir empli de pièges et de personnages perdus, Pièges et Sacrifices est une toile d’araignée machiavélique.

Emma, Alexander McCall Smith, Terra Nova : Fraîchement diplômée de l’université, persuadée que désormais, elle sait tout de la vie, la jeune Emma Woodhouse revient habiter dans la maison familiale au cœur de la campagne anglaise. Riche et un peu snob, Emma s’entoure d’une cour d’amis qu’elle mène à la baguette. Elle organise des dîners, joue les entremetteuses et donne des leçons de vie à sa nouvelle protégée, Harriett, une jeune femme un peu naïve. Emma manipule les uns et les autres… au risque que ses petites manœuvres se retournent contre elle. Et pour quelqu’un qui croit tout savoir, Emma connaît mal son propre cœur. Une personne va ébranler la confiance indestructible de la jeune femme : son ami et voisin, l’impénétrable George…

Un os à ronger, Kathy Reichs, Robert LaffontDans cette nouvelle enquête de Temperance Brennan, deux affaires s’emmêlent et se rejoignent, égarant le lecteur avec un art consommé du suspense.
Temperance Brennan ne croit pas que l’inconnue écrasée sur une route déserte, près de Charlotte, et dont elle doit étudier le squelette, soit une prostituée, comme l’affirme le policier Slidell. Trop jeune. Mais alors, qui est-elle ? Les seules informations dont dispose l’enquêtrice sont beaucoup trop légères et il semble que les rares témoins n’osent pas révéler ce qu’ils ont vu. Tempe suspecte un trafiquant d’antiquités de tremper dans l’affaire. Mais ses recherches sont interrompues lorsqu’elle est sollicitée pour effectuer une exhumation de villageois en Afghanistan et déterminer la cause réelle de leur mort. En jeu, l’honneur du sous-lieutenant Gross, accusé par un autre membre de l’armée d’avoir tiré dans leur dos. Pour Tempe, c’est l’occasion aussi d’une brève rencontre avec sa fille, engagée volontaire, et dont l’unité stationne dans le camp militaire où elle se rend…

Les cœurs brisés, Amelia Kahaney, Robert LaffontSa vie a commencé quand son coeur s’est brisé.
Le premier volet d’un diptyque bientôt adapté au cinéma par Charlize Theron et les studios New Line.
Fille d’un magnat de l’immobilier, Anthem Fleet est une ballerine accomplie. Elle est promise à un avenir radieux avec son petit ami Will, également fils de l’aristocratie de Bedlam, ville ou le luxe ostentatoire contraste avec la misère des quartiers pauvres gangrenés par la puissante mafia du Syndicat. C’est à la croisée de ces deux mondes que la vie d’Anthem bascule, lorsqu’elle rencontre au cours d’une rave illicite le romantique et sulfureux Gavin. Anthem vit leur liaison comme un rêve éveillé, jusqu’à ce que Gavin soit kidnappé par le Syndicat… et qu’Anthem perde la vie.
La jeune fille se réveille alors dans un laboratoire clandestin avec un nouveau coeur bionique qui lui confère des capacités extraordinaires.

Une étude en noir, Alain Claret, Robert LaffontAu royaume des aveugles… on massacre les borgnes.
Dans le champ clos du pouvoir, convaincus de leur totale impunité, les politiques et les financiers s’affrontent dans des combats meurtriers ou tous les coups sont permis.
Cependant, le pouvoir veille à ne pas se faire surprendre par une affaire dérangeante. Directement rattaché au cabinet du ministre de la Justice, la fameuse Unité 32 de la DCPJ enquête sur les affaires qui risquent d’atterrir un jour sur le bureau des juges et à la « une » des médias.
C’est ainsi que les officiers Gauche et Thaïs sont chargés d’enquêter sur l’étrange suicide d’un officier d’état-major qui s’est tiré une balle dans la tête après avoir abattu sa secrétaire. Il n’a laissé qu’un simple mot : « Demandez au général de Boisledieu. » Ce général, aujourd’hui cacochyme, a joué un rôle important dans le désastre rwandais, dont aucun responsable politique français ne veut plus entendre parler.
Rien ne peut plus surprendre le capitaine Gauche.
Thaïs, sa jeune collègue, n’a pas grand-chose à lui envier.
Et pourtant…
Lorsqu’ils sonnent à la grille de la somptueuse demeure du général de Boisledieu, ils ne savent, ni l’un ni l’autre, qu’ils vont déchaîner l’enfer. Quel est ce secret qui va soudain affoler l’armée, les hautes sphères de la police, les cabinets ministériels, la maffia corse et même le rejeton dévoyé d’un despote africain ?
En s’entêtant à vouloir découvrir la vérité, Gauche et Thaïs ont tout à perdre, d’autant qu’inexorablement, ils se retrouveront contraints d’affronter leur propre et douloureux passé.

Du danger de perdre patience en faisant son plein d’essence, Pascal Martin, Robert LaffontBienvenue dans l’univers « impitoyable » de Victor Cobus, trader et taulard…
Jubilatoire et déjantée, une formidable comédie policière à la John Fante.
Luxueux appartement dans le XVIe, villa à Deauville, chalet à Chamonix, coke et whisky à gogo, avalanche de filles « bombesques »… Victor Cobus est un vrai trader comme on adore les détester, fils à papa arrogant et successful, avec un petit supplément d’âme tout de même : il écrit des romans policiers à ses heures perdues.
Et puis, une nuit, à la sortie d’une station-service, une Porsche Carrera lui barre la route. Hors de lui, il se met à klaxonner. Sans imaginer que ce coup de klaxon va transformer sa vie en enfer…
De la Porsche sort un grand Black furieux qui le vise avec un flingue. Sans réfléchir, Victor Cobus enfonce le champignon de son gros 4 x 4 et envoie valdinguer le voyou. Le lendemain matin, il est réveillé par la police judiciaire venue l’arrêter pour tentative d’homicide. Le grand Black est à l’hôpital dans le coma. Aucune arme n’a été retrouvée sur le lieu de l’accident. La juge ne croit pas en la version de légitime défense. Cobus a pris la fuite après avoir percuté un homme. Il mérite les assises.
La suite des événements tourne au cauchemar : garde à vue puis incarcération à Fleury-Mérogis dont le caïd n’est autre que le protecteur de celui qu’il a envoyé à l’hôpital. Autant dire qu’il ne lui reste guère que les prières pour sauver sa peau. Sauf que… Les matons, ayant eu connaissance de son ancien métier, lui proposent un deal : ils assurent sa protection, en échange de quoi Cobus doit faire fructifier leur petit pécule de 30 000 euros. Et voilà Victor Cobus reprenant du service. Sa salle des marchés est désormais une cellule de prison dotée d’un ordinateur et d’une connexion Internet. Mais lorsque c’est votre vie qui dépend des fluctuations du Dow Jones et du CAC 40, le métier de trader prend une toute autre dimension…
Se retrouver embringué dans des situations impossibles et plongé dans des milieux extrêmes qu’on n’était pas né pour fréquenter : tel semble être le destin de Victor Cobus, héros du Monde selon Cobus, nouvelle série dont Pascal Martin signe ici le premier volet.

Alexis, Christine Kerdellant, Robert LaffontL’histoire extraordinaire de Tocqueville, grand penseur politique du XIXe siècle et – on l’ignore souvent – grand aventurier et grand amoureux.
Père à 16 ans, Alexis se bat en duel à 17 pour la femme qu’il aime et s’embarque à 25 pour le Nouveau Monde. Il vit chez les Indiens, rencontre le président américain, fait naufrage sur le Mississippi et manque de mourir au fond d’une cabane de trappeur. Il en rapporte un livre qui le rend célèbre dès sa parution et qui change le cours de sa vie. De la démocratie en Amérique fait de lui le plus brillant des visionnaires politiques.
Son succès le rend aussi autonome financièrement et lui permet d’épouser, malgré l’opposition de sa famille et de sa caste, une Anglaise roturière, protestante, pauvre, de six ans son aînée. Il vit avec Mary Mottley un amour fusionnel et tumultueux, en avance sur son temps.
Neveu de Chateaubriand, descendant de Saint Louis, de Vauban et de Malesherbes, Alexis de Tocqueville devient le héraut de la démocratie en dépit de sa naissance aristocratique. De l’Amérique à la Normandie, du jeune pionnier à l’académicien, des salons de Mme Récamier aux geôles de Napoléon III, ce roman biographique nous fait découvrir de façon aussi divertissante qu’instructive toutes les facettes de ce grand personnage.

N’éteins pas la lumière, Bernard Minier, Pocket« Tu l’as laissée mourir… »
Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption.
Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz.

La disparition de Maura, Tess Gerritsen, Pocket : Maura Isles n’aurait jamais dû suivre le charmant Doug, croisé lors d’un congrès médical. Un week-end à la montagne, une tempête de neige, un accident de voiture et les voilà coincés dans cet étrange hameau, le Royaume des Cieux. Aucun réseau téléphonique. Pas d’électricité. La table est mise, les portes sont ouvertes… mais ou sont passés les habitants ?
Quelques jours plus tard, à Boston, inquiète de la disparition de sa complice Maura, l’inspecteur Jane Rizzoli part à sa recherche. Son enquête ne tarde pas à la mener jusqu’au Royaume des Cieux…

Le livre des prophéties, Glenn Cooper, Pocket : 2026. Selon de mystérieux écrits rédigés près de mille ans plus tôt dans un monastère de l’ïle de Wight, « la fin des temps » surviendra très exactement le 9 février 2027.
À quelques mois de la date fatidique, Will Piper, qui a découvert ces manuscrits, est bien décidé à en percer le mystère. Quelle est leur origine ? Qu’est-il vraiment arrivé aux scribes qui les ont rédigés ? Que doit-il se passer exactement le 9 février 2027 ? Mais il faudra faire au plus vite : le temps file et l’humanité n’en a plus pour longtemps…

Pile entre deux, Arnaud Le Guilcher, Pocket : Le jour ou Antoine se résout à mettre un pied à La Défense, il faut que ce soit précisément le jour ou le monde règle ses comptes avec la finance. C’est la rafle. Pour tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un trader, c’est l’aller sans retour pour Midway Atoll, une île-prison au large de nulle part. Tandis que tous ces ex-boursicoteurs, sous l’égide de l’infâme DSQ, rejouent « Sa Majesté des Dégueulasses », dans son coin Antoine robinsonne parmi les albatros, tape dans l’oeil des otaries et échafaude des plans d’évasion pour sauver sa femme…
Bref : la crise, quoi !

Apnée noire, Claire Favan, Pocket : Tout est là, comme avant. Une jeune femme, noyée dans la baignoire. La cordelette bleue qui lui attache, dans le dos, les poignets aux chevilles. Jusqu’au pendentif en forme de trèfle à quatre feuilles – un détail jamais révélé à la presse… LA signature du serial killer Vernon Chester. Sauf que… Voilà plus d’un an que Chester a poussé son dernier souffle dans le couloir de la mort. Alors ? Un imitateur ? Une erreur judiciaire ? Pour Megan Halliwell, du FBI, et Vince Sandino, flic au passé trouble, la plongée en eaux profondes devient aussi perverse qu’irrespirable…

Doux comme la mort, Laurent Guillaume, Pocket : Dans une prison malienne, le Messager, ancien commando de marine devenu mercenaire, purge sa peine comme une rédemption. Mais lorsqu’il apprend la mort de son ancien associé et compagnon, il se lance à corps perdu dans un périple sanglant. Sur sa route, une femme flic amoureuse, un djihadiste salafiste, un galeriste parisien passionné, un acteur de films X reconverti dans le proxénétisme, un policier de l’antiterrorisme, un ancien ministre de la Défense, un biker à machette…
Trahir son Messager est dangereux, car il ne délivre qu’un seul message : la mort.

La vieille dame qui ne voulait pas mourir avant de l’avoir refait, Margot D. Marguerite, Pocket : Depuis qu’une mystérieuse « bande de vieux » exécute un à un leurs lieutenants, Zampierri et Stan-le-Slave, barons de la pègre, se perdent en conjectures. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il semblerait qu’une vieille dame veuille leur peau.
Cette femme, c’est Pauline Verdi – quelques décennies au compteur, passées pour la plupart dans le militantisme armé. Espagne, Indochine, Algérie, elle a été de toutes les luttes antifascistes et anti-impérialistes. Et si elle réactive aujourd’hui ses anciens réseaux, c’est pour une raison bien personnelle : la famille. Et la vengeance…

La dernière à mourir, Tess Gerritsen, Presses de la cité : Pour la deuxième fois de sa courte vie, Teddy a survécu à un massacre. A celui de sa famille, deux ans plus tôt ; et maintenant à celui de ses parents adoptifs. Profondément traumatisé, l’adolescent n’a nulle part où aller, jusqu’à ce que la police de Boston confie l’affaire à Jane Rizzoli, déterminée à le protéger. Teddy est alors placé dans un pensionnat avec d’autres enfants victimes de faits similaires. Bientôt, Jane découvre que ce qui semblait être une coïncidence est en réalité le fruit du calcul implacable d’un tueur qui sait très bien ce qu’il fait…

Secrets assumés, L. Marie Adeline, Presses de la cité : Cassie n’a d’yeux que pour Will. Mais quand il découvre que Cassie appartient à S.E.C.R.E.T. – ce cercle confidentiel qui aide les femmes à s’épanouir en réalisant leurs fantasmes sexuels –, leur relation n’est plus qu’un amer souvenir. Le coeur brisé, la jeune femme se lance à corps perdu dans l’organisation secrète et concentre toute son attention sur la nouvelle recrue, Solange Faraday. Elle en profite aussi pour raviver les feux avec son ancien amant, le sexy Jesse.
Mère divorcée, Solange est une brillante présentatrice-télé dont la vie amoureuse est actuellement au point mort. Dans ce troisième tome, elle ira encore plus loin que les précédentes candidates. Mais elle risque de s’y brûler les ailes… Saura-t-elle trouver ce qu’elle désire vraiment ? Et Cassie laissera-t-elle une chance au repentant Will ?

Le moulin du loup, Marie-Bernadette Dupuy, Presses de la cité : Dans la vallée des Eaux-Claires, en Charente, Claire, au tempérament rebelle, mène une jeunesse insouciante entre sa cousine et confidente, Bertille, les ateliers du moulin où son père fabrique du papier artisanal et la campagne environnante où elle se promène inlassablement, accompagnée du jeune loup qu’elle a recueilli. Mais l’univers paisible de son enfance s’effondre bientôt… Accablé de dettes, son père la promet en mariage au fils d’un riche propriétaire de la région, un jeune homme brutal et sans scrupules qu’elle déteste. Un soir, Claire fait une rencontre qui va bouleverser sa vie : celle de Jean, un jeune bagnard, évadé alors qu’il devait embarquer pour Cayenne. La passion va lier ces deux êtres que tout oppose.

La vie d’Agnès, Sylvie Anne, Presses de la cité : En 1935, à tout juste vingt ans, Agnès Mourioux est l’unique héritière du journal La Vie du Limousin légué par son père. Seule ou presque dans l’apprentissage d’un univers à dominante masculine, elle connaît ses premières désillusions. En quête urgente d’argent, Agnès est la proie de patrons de presse avides, parmi lesquels l’opiniâtre et séduisant Paul Dupré. A ces soucis se greffe l’hostilité latente d’Irène, seconde épouse de son père, jalouse d’avoir été évincée du journal. La jeune fille doit résister à tous ceux qui veulent sa perte, mais, jour après jour, se révèle un nouveau versant de la personnalité d’Agnès. Combative, ingénieuse, indépendante.

Mélie de Sept-Vents, Sylvie Anne, Presses de la cité : En 1910, à Sept-Vents, au coeur de la Basse-Normandie, Mélie, modeste lavandière, lutte contre la pauvreté. Son mari a dilapidé son héritage et se détruit dans sa haine jalouse pour son frère Alexandre. Haine exacerbée par l’amour naissant entre Mélie et Alexandre. Tiraillée entre son devoir d’épouse et son attirance pour son beau-frère, Mélie sait pourtant que sa vie est ailleurs. Pour elle-même et par amour pour son fils.
Dans ce pays de toits de chaume blond, elle a décidé qu’elle sera couvreur. Là-haut, entre terre et nuages, elle revit et trouve sa plénitude. Un vieil artisan qui croit en elle l’impose dans ce métier dangereux jusque-là réservé aux hommes.
Par un travail acharné, affirmant sa force dans les épreuves, en butte aux superstitions et aux croyances de ce pays de bocage dur et secret, Mélie prouvera sa valeur, envers et contre tous.

Moi la grosse, Matteo Cellini, Presses de la cité : Caterina est une jeune italienne spirituelle et intelligente.
Caterina a une famille qu’elle adore.
Mais Caterina, à l’instar de ses parents et de ses frères, est grosse. Très grosse. Et ses kilos en trop l’empêchent d’exister. Selon sa conception binaire du monde – les obèses d’un côté, les « personnes » de l’autre – elle est une « non-personne ».
A peine sort-elle de chez elle qu’elle s’arme d’une carapace blindée lui permettant d’ignorer tous les commentaires, toutes les plaisanteries, dont elle pourrait être la cible. Elle anticipe tout. Pour ne pas aggraver son dossier qui pèse déjà trop lourd sur la balance, elle fait en sorte d’être la meilleure de la classe, de n’être jamais malade, jamais en retard, toujours bien habillée… bref, de ne jamais faire le moindre remous. Aussi, quand ses parents décident d’organiser une grande fête pour son dix-huitième anniversaire, c’est la panique.
Un roman, tout en sensibilité, qui voit son héroïne s’épanouir et découvrir peu à peu qu’un bonheur est possible, au-delà des apparences.

Lui succomber, Jasinda Wilder, Michel Lafon : Toi et moi ? Ça finira sans doute mal. Je vais certainement souffrir. Mais tu sais quoi ? Je m’en fous. C’est un risque que je suis prête à prendre.Dix-huit ans plus tôt, Nell et Colton parvenaient ensemble à surmonter la mort de Kyle, la personne qu’ils aimaient plus que tout. Aujourd’hui, leur fille unique, Kylie, entre à l’université. Dotée d’un caractère bien trempé, l’adolescente est néanmoins fragile. Lorsqu’elle tombe sous le charme ténébreux d’Oz Hyde, un garçon au passé trouble et à l’avenir plus incertain encore, la catastrophe semble inévitable.Pour Colton, qui se reconnaît douloureusement dans ce jeune homme, la seule chose qui importe est de protéger sa fille. Les deux adolescents se jettent pourtant à corps perdu dans la passion brûlante qui les unit. Sauront-ils s’arrêter avant d’être brisés à jamais ? Incroyablement fort et puissant, Lui succomber est la conclusion explosive de la trilogie Succomber de Jasinda Wilder, un roman où l’amour est la plus exquise des souffrances.

Ne m’abandonne pas, Tahereh Mafi, Michel Lafon : Je suis prise au piège. Je suis insaisissable. Je ne crois plus en rien. Je m’en remets à lui. Mon cœur vacille. La Terre tremble. La guerre est inéluctable. Nous briserons nos chaînes. Ils comptent sur moi. Je ne les abandonnerai pas.Le point Oméga a été détruit sur ordre du commandant suprême. Juliette ignore si ses amis mais surtout Adam ont survécu. Prête à tout pour les venger et renverser la dictature, elle fait appel à son ennemi de toujours : Warner. En unissant leurs pouvoirs, et grâce au soutien d’alliés inattendus, ils espèrent sauver leur monde agonisant et raviver l’espoir. Un espoir qui ressurgit dans le cœur de Juliette lorsqu’elle entrevoit une humanité cachée chez Warner… Un espoir qui fait naître en elle un désir interdit.

Te retrouver, Fabio Volo, Michel Lafon : Marco et son frère Andrea se sont perdus de vue après le traumatisme de la mort de leur mère. Le premier est devenu propriétaire d’un restaurant à Londres tandis que le second s’est marié et poursuit une carrière d’ingénieur en Italie. Deux vies lointaines et très différentes, bientôt réunies le jour où leur père appelle Marco, déclarant d’une voix bizarre : « Je t’ai enfin retrouvé. » Cette étrange révélation survient après une chute qui n’a pourtant provoqué, semble-t-il, qu’une fracture du fémur. Mais très rapidement, les médecins et les deux frères perçoivent d’autres symptômes alarmants. Et bientôt tombe le diagnostic, terrible : leur père est atteint d’une maladie mentale dégénérative. Irréversible. Commence alors pour Marco et Andrea une nouvelle existence, une nouvelle relation car aucun d’eux n’envisage d’abandonner leur père à son triste sort. L’occasion pour eux de renouer des liens familiaux, fraternels et de voir ressurgir, pour Marco, un amour qu’il croyait à jamais révolu. En décidant, dans des circonstances douloureuses, de retrouver leur passé, les deux frères vont-ils choisir un autre chemin de vie ? Un roman plein d’émotion qui parle à chacun d’entre nous.

Traqué tome 2, Andrew Fukuda, Michel Lafon : Pourchassés par leurs prédateurs, Gene et Sissy tentent coûte que coûte de rejoindre la Terre promise, un havre de paix où ils seront enfin en sécurité. Suivant la piste laissée par le Scientifique, ils découvrent alors la Mission. Cette colonie de rescapés humains pourrait bien être l’Eden tant espéré. Accueillis en héros, ils vivent pour la première fois parmi les leurs. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite Gene se demande si ce nouveau monde n’est pas aussi maléfique que celui qu’il vient de fuir…

Paddington donne un coup de pattes, Michael Bond, Michel Lafon : « Je me demande où Paddington peut bien être, s’inquiéta Mme Brown. Il est presque l’heure du déjeuner, et ça ne lui ressemble pas d’être en retard pour manger. » Même si le petit ours ne manquerait un repas pour rien au monde, il est souvent très occupé. Pêcher un poisson, participer à une vente aux enchères, bricoler, aller au cinéma, faire une lessive et cuisiner pour les Brown cloués au lit à cause d’une vilaine maladie… Peu importe la situation, Paddington est toujours là pour venir au secours de ses amis ou des personnes dans le besoin, quitte à se retrouver au cœur de situations tarabiscotées. Ainsi, arrivera-t-il à prêter patte forte à cet organiste manchot qui souhaite jouer de la musique coûte que coûte ?

Les bêtises de Paddington, Michael Bond, Michel Lafon : « Même Paddington ne peut pas faire autant de dégâts en une demi-heure, remarqua M. Brown avec optimisme. » C’est mal connaître le petit ours… Car qui, en dehors de notre ami, serait capable de percher la tondeuse de M. Curry sur un arbre, ou de mettre le feu à la barbe du Père Noël ? Quand il se pique de terminer la Symphonie inachevée de Schubert, de cuire du caramel, de vérifier l’antenne sur le toit, ou encore de participer à un jeu télé, nul ne peut prédire ce qui va se passer…  Et lorsqu’il est étonnamment chargé du son lors d’un spectacle de pantomime, la représentation devient folklorique. Parviendra-t-il à décrocher le premier prix pour la plus drôle pièce du festival d’art dramatique ?

Les autres mondes de Tara Duncan, Sophie Audouin-Mamikonian, Michel Lafon : Des décennies avant les aventures de Tara Duncan, Autremonde, la planète des sortceliers, est en proie à bien des tourments… Entre une magie capricieuse, des invasions démoniaques et les milliers de complots politiques qui s’y tissent, les autremondiens ont fort à faire.À Tingapour, un dragon fou sème la panique, manquant de tuer la princesse de l’empire d’Omois. Pourquoi a-t-il perdu la tête ? Quel est cet étrange rituel, La Danse de la Licorne, dont il menace AutreMonde dans son délire ?Mandaté pour retrouver ce sortilège potentiellement cataclysmique, Xoholt, garde omoisien, se retrouve propulsé à Paris, dans la compagnie d’un prestigieux chorégraphe. Au même moment, l’une des danseuses, Nina, guidée par un curieux fantôme et un aristocrate fantasque, plonge malgré elle dans les racines d’une conspiration qui met en péril la Terre et AutreMonde.

La seconde vie de Riley Bloom, Alyson Noel, Michel Lafon : Fantôme à douze ans, alors qu’on rêve de grandir, ça craint ! Et alors que Riley Bloom pensait pouvoir prendre du bon temps pour l’éternité, voilà qu’on lui assigne la fonction de Passeur d’âmes. Comme si cela ne suffisait pas, on lui impose un boulet de quatorze ans comme guide. Leur première mission : convaincre un esprit qui hante un château anglais de rejoindre l’autre monde. Beaucoup de Passeurs ont essayé de lui faire entendre raison, sans succès. Mais il n’a encore jamais eu affaire à Riley…

Les chasseurs d’âmes, Alyson Noel, Michel Lafon : Daire devient folle. Têtes tranchées, corbeaux, silhouettes spectrales la suivent sans arrêt. Et un garçon aux yeux d’un bleu surnaturel vient hanter ses rêves. Même si elle sait que ce qu’elle voit est réel, personne ne la croit. À l’exception de sa grand-mère, Paloma, qui décide de l’accueillir au cœur des plaines poussiéreuses du Nouveau-Mexique.Grâce à elle, Daire découvre qu’elle est une chasseuse d’âmes. Mais aussi qu’elle doit apprivoiser très vite ses nouveaux pouvoirs, car y renoncer la condamnerait.

Machiavel et Savonarole, Max Gallo, XO : Au tournant des XVe et XVIe siècles, Florence exerce une fascination sur le monde. La République dirigée par les Médicis est enviée pour sa prospérité, ses splendeurs mais aussi ses intrigues.
Deux hommes, que tout oppose, cherchent à s’imposer dans la ville en dominant les consciences. Le premier, Jérôme Savonarole, a un tempérament de feu. Prédicateur exalté, ce dominicain prétend recevoir des messages de Dieu. Il remplit les églises, appelle à brûler les « vanités » : bijoux, parfums, jeux de cartes. Le nouveau maître de Florence provoque la fuite des Médicis jusqu’au jour où le pape l’excommunie. Il finit torturé, pendu, brûlé.
À l’inverse, Nicolas Machiavel, est la glace, la prudence, le calcul. Après l’exécution de Savonarole, cet ancien secrétaire de la Seigneurie, dont les Médicis se méfient tout autant, essaye de s’approcher du cercle enchanté du pouvoir. Il dispose pour cela d’une arme redoutable : sa plume. Machiavel dédie son essai, Le Prince, à Laurent le Magnifique.
Le machiavélisme est né ou l’art de conquérir et de conserver le pouvoir par la « ruse du renard » et la « force du lion ».
Max Gallo dresse le portrait de deux figures majeures du temps des Médicis. deux destins exceptionnels qui renvoient à l’histoire de l’Europe et l’éclairent.

Le Toutamoi, Andrea Camilleri, Métailié : Arianna, belle femme-enfant, est l’épouse de Giulio, qui est riche, plus âgé qu’elle, très amoureux et impuissant. Pour leur plus grande satisfaction à tous deux, il lui organise, sur une plage gérée par un mafieux, des rencontres avec des play-boys qu’elle choisit. Seule et impérative condition : chaque partenaire ne doit lui servir que deux fois. Mais un jour elle jette son dévolu sur Mario, un tout jeune homme qui s’éprend d’elle et exige de la revoir. La transgression du tabou va gripper la machine irrémédiablement et, tandis que nous découvrons le passé très étrange d’Arianna, la catastrophe approche. Quelque part entre Bret Easton Ellis et Simenon, sur un territoire bien éloigné des truculences siciliennes, Camilleri explore la zone grise des dérèglements mentaux dans la banalité de la vie et nous surprend une fois encore par l’étendue de son talent. Et confirme s’il en était besoin qu’il n’est pas seulement un grand écrivain de romans noirs, mais un grand écrivain tout court.

L’expédition H. G. Wells, Polly Shulman, Bayard : Jouez avec le temps, si vous l’osez ! Alors qu’il travaille dans sa chambre à un exposé sur les robots, Léo voit surgir une sorte de scooter miniature, piloté par une jeune fille dont il tombe aussitôt amoureux… et, sur la place du passager, une minuscule réplique de lui-même ! Obsédé par cette étrange vision, Léo suit les conseils de sa prof de sciences et se rend au Dépôt d’Objets Empruntables de la Ville de New York, extraordinaire bibliothèque n’accueillant que des objets qui ont un jour marqué l’Histoire ou la littérature. Là, il fait la connaissance de Jaya, assistante-magasinière, qui ressemble trait pour trait à la fille de sa vision. Elle lui arrange un rendez-vous avec le directeur de l’établissement, le Dr Rust, qui, impressionné par les talents de réparateur du jeune homme, l’engage. Et bientôt, Léo découvre le Legs Wells : un département du Dépôt où sont entreposés les objets ayant un lien avec la bibliographie de l’un des pères de la science-fiction, l’auteur de L’homme invisible et de La guerre des mondes : Herbert George Wells ! L’auteur, aussi, de La machine à explorer le temps, que Léo ne tarde pas à débusquer. La fameuse machine ne fonctionne pas, mais elle donne une idée au garçon : et si l’engin de sa vision était un modèle réduit, un prototype construit par le personnage du roman ? Dès lors, il s’escrime à remettre la machine en état. Quand il y parvient enfin, il décide d’emmener Jaya à Londres, en 1895, pour rencontrer le personnage du roman ! Hélas, à cause d’un certain Simon, amoureux transi de la jeune fille, ils vont se perdre dans les couloirs du temps…

Face à face, Gunnar Staalesen, Folio : Curieuse manière de commencer une enquête : découvrir l’identité et les préoccupations d’un client venu mourir dans votre salle d’attente…
Varg Veum plonge rapidement dans le passé, à la recherche d’étudiants marxistes-léninistes qui partageaient une maison à Bergen. À la fin des années 1970, l’arrivée d’Hildegunn, une jeune femme séduisante, a bouleversé le fragile équilibre du groupe. Que s’est-il passé pour qu’elle se suicide quelques mois plus tard? Pourquoi cette histoire ressurgit-elle aujourd’hui alors que tous sont devenus des notables et préféreraient que certaines histoires restent secrètes ?

Truman Capote, Liliane Kerjan, Folio : « Le cerveau peut recevoir des conseils, mais pas le cœur, et l’amour, n’ayant pas de géographie, ne connaît pas de frontières. »
Truman Garcia Capote, de son vrai nom Truman Streckfus Persons (1924-1984), voulait être danseur de claquettes ou chanteur de night-club… Il devint écrivain, prolixe et déconcertant. Affirmant « je suis un anormal, les gens ne m’aiment pas », il adorait les cocktails et les feux d’artifice sur le Grand Canal à Venise et possédait une garde-robe des plus extravagantes. Il ne cessa d’éblouir, d’intriguer, de surprendre ; certains le comparèrent à Jean Cocteau, d’autres prétendirent qu’il était l’Elvis Presley des lettres américaines. Son œuvre capte l’air du temps, oblige la société contemporaine à se poser des questions. Petit déjeuner chez Tiffany et De sang-froid en sont les deux titres phares. De ce dernier, il écrit : « C’est une réussite parfaite… parce qu’il est sans style. C’est comme un verre d’eau. Mon rêve. Rien entre l’écriture et le lecteur. »

L’aube noire, Mario Falcone, Folio : 15 août 1908, les habitants de Messine en Sicile suivent la procession de la Vierge à travers les rues de la ville en fête. À quelques mètres de là, une jeune servante du baron Torielli est retrouvée égorgée, un bouton de manchette armorié serré dans la main. Ce meurtre est bientôt suivi d’un deuxième. Le lieutenant Marco Sestili et ses carabiniers se lancent dans une enquête compliquée, entre notables, hommes d’affaires, artisans et mafieux, tandis que Messine s’avance inéluctablement vers l’aube noire qui la rayera de la carte…

Garde tes larmes pour plus tard, Alix de Saint-André, Folio : Chargée d’interviewer Françoise Giroud pour le magazine Elle, Alix de Saint-André était bien décidée à lui rentrer dans le chou.
Cette figure tutélaire du journalisme, fondatrice de L’Express, et ancienne secrétaire d’État, promue grande conscience nationale, lui courait sur les nerfs.
Mais elle tombe sur une vieille dame en pleine dépression qui lui fait du thé et la bouleverse. Elle range son revolver. Elles deviennent amies.
Après la mort de Françoise, Alix envoie à sa fille, Caroline Eliacheff, une lettre : elles ne cesseront plus de s’écrire.
Car, très vite, une première biographie vitriole Françoise, et Alix a envie de ressortir son flingue. Signant Sherlock, elle entraîne alors Caroline Watson dans une grande enquête à la recherche de sa mère.
Ce livre raconte les aventures de nos deux détectives, et résout quelques-uns des vrais mystères de Françoise Giroud.

Witch Born, Amber Argyle, Lumen : Brusenna devrait être fêtée en vainqueur. Elle a battu la Sorcière Noire, et sauvé de la mort les sorcières de Haven emprisonnées par l’ennemi. Au bout d’un voyage éprouvant, elle a trouvé sa place dans le monde… et le cœur d’un homme, enfin. Mais, touchée par le Créateur, elle est en train de changer. Les autres sorcières la craignent, peu d’entre elles la comprennent. Ses plus proches, eux-mêmes, lui cachent quelque chose. Pire encore, la malédiction des sorcières pèse toujours sur Tarten, et de lourds nuages s’amassent à l’horizon. Brusenna l’ignore encore, mais elle va se retrouver poussée au-delà de ses limites, mise au défi de contrôler des pouvoirs qui augmentent de jour en jour. Tout s’emballe quand un groupe d’intrus tente de la kidnapper : pas de doute, il y a un traître parmi ceux qui l’entourent ! La jeune fille sera-t-elle contrainte à l’ultime sacrifice ? Reprenez la route aux côtés de Brusenna – contrainte de se débattre dans un dédale d’intrigues et de mystères –, afin de tisser avec elle le plus grand sortilège de tous !

Le secret de l’inventeur, Andrea Cremer, Lumen : Imaginez un monde où l’Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux États-Unis d’Amérique… Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, 16 ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la luttent contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d’autres fils et filles de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la ville flottante de New York, où les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l’aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l’Empire, et lui sauve la vie. Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, où elle attend comme tout le petit groupe d’amis qui l’entoure de rejoindre la lutte quand elle atteindra sa majorité, l’équilibre de son existence est bouleversé : parmi ses compagnons, tous ne sont pas ce qu’ils prétendent être, et l’existence de ce mystérieux garçon fait peser sur la rébellion une terrible menace… Des décharges de métal de l’Empire, infestées de rats d’acier, aux salons opulents de la noblesse, en passant par les méandres labyrinthiques de la Guilde des inventeurs, Charlotte est contrainte de quitter son refuge pour partir explorer le vaste monde ! Rébellion est le premier tome du Secret de l’inventeur, la nouvelle trilogie steampunk d’Andrea Cremer, l’auteur du best-seller international Nightshade, plusieurs fois classée dans les listes des meilleures ventes du New York Times. Monstres d’acier, magie vaudou, automates maléfiques et espions de haut vol, elle a su tisser un univers d’une grande richesse où brille une héroïne née pour mener la lutte !

Dernier meurtre avant la fin du monde, Ben H. Winters, Super 8 : Concord, New Hampshire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un homicide, poursuit inlassablement son enquête. Celle-ci n’a pourtant pas grand intérêt dans la mesure où, d’ici à six mois, Hank sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre. Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui – les scientifiques sont formels – la réduira en cendres.
Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il à sa façon au pire. Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des salariés ont abandonné leur travail, où certains se livrent aux pires excès possibles tandis que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer. Et rien, pas même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de mener son enquête à son terme.
Premier volume d’une trilogie aux prémisses résolument inédites, Dernier meurtre avant la fin du monde, est LE polar de l’apocalypse. Sans jamais se départir d’un prodigieux sens de l’intrigue et du suspense, Ben H. Winters déploie une vision douloureusement convaincante d’un monde proche de l’agonie. Le lecteur est tiraillé par cette interrogation lancinante : que ferions-nous, que ferions-nous réellement si nos jours étaient comptés ?

Les brillants, Marcus Sakey, Gallimard : Dans le Wyoming, une petite fille perçoit en un clin d’œil les secrets les plus sombres de tout un chacun. À New York, un homme décrypte les fluctuations des marchés financiers et engrange 300 milliards de rofit en une semaine. À Chicago, une femme maîtrise le don d’invisibilité en sachant d’instinct se placer là où personne ne regarde. On les appelle les «Brillants», et depuis les années 1980 1 % de la population naît avec ces capacités aussi exceptionnelles qu’inexplicables.
Nick Cooper est l’un d’eux : agent fédéral, il a un don hors du commun pour traquer les terroristes. Sa nouvelle cible est l’homme le plus dangereux d’Amérique, un Brillant qui fait couler le sang et tente de provoquer une guerre civile entre surdoués et normaux. Mais pour l’arrêter, Cooper va devoir remettre en cause tout ce en quoi il croit, quitte à trahir les siens.

Celui qui sera mon homard, Tom Ellen et Lucy Ivison, Gallimard : Sam et Hannah n’ont plus que l’été pour trouver leur homard, leur(e) partenaire idéal(e), avant d’entrer à la fac. Mais le destin joue contre eux. Quiproquos, maladresses et complexes alimentent leur crainte de rester vierges toute leur vie ! Pourtant, ils pourraient bien être faits l’un pour l’autre…

Enfant terrible, John Niven, Sonatine : Los Angeles, 2013. Si Kennedy Marr possède de nombreux talents – pour l’écriture, pour l’ivresse, pour la pornographie –, il y a un domaine dans lequel il frôle le génie : celui d’ignorer tout ce qui le dérange. Son éditeur, par exemple, qui attend depuis des années son nouveau roman ; son redressement fiscal, qui porte sur près de 1 million de dollars ; ou encore sa mère, gravement malade en Europe. À force d’ignorer les réalités pour s’abandonner à ses seuls plaisirs, il est aujourd’hui dans l’impasse. Seul un miracle pourrait le sauver de la faillite financière et spirituelle. Et ce miracle a lieu.
Contre toute attente, Kennedy reçoit en effet un prix littéraire richement doté pour l’ensemble de son œuvre. Seule contrepartie : il doit s’engager à enseigner un semestre dans l’université anglaise où son ex-femme est professeur, et près de laquelle vit sa fille qu’il connaît à peine. Enfant terrible, enfant gâté, consommateur impénitent, Kennedy sera-t-il capable d’assumer les renoncements que la maturité exige ? Ou bien l’enfer restera-t-il jusqu’au bout plus séduisant ?
Livre irrésistible, livre en colère, livre diablement moderne sur la psyché masculine et l’adolescence perpétuelle, Enfant terrible, qui n’est pas sans évoquer la série Californication et les romans de Jonathan Tropper, est une véritable équipée sauvage qui marquera durablement les esprits.

Papier froissé, Nadar, Futuropolis : Javi, « le maigrichon », a décroché des bancs de l’école à l’insu de sa famille pour devenir une sorte de mercenaire à la petite semaine, prêt à rendre divers services contre de l’argent qu’il épargne dans une vieille boîte à cigares en rêvant de jouer du piano en public. « Parfois, j’ai l’impression que tout le monde fait de moi ce dont il a envie…Comme si j’étais un putain de papier froissé » À la même époque, Jorge, locataire d’une petite chambre à la pension « Les chevaux », vient travailler dans une modeste menuiserie industrielle. Taciturne, mutique, il reste à l’écart de ses collègues, sculptant des petits chevaux dans les chutes de bois qu’il collecte après ses heures de boulot. Devenu l’amant d’Ana, la propriétaire, il n’est pourtant qu’un fantôme, une ombre assaillie par le mot « lâche », 5 lettres glissées sous sa porte ou taguées rageusement sur sa voiture… Un premier album d’une grande maîtrise narrative et graphique. Nadar joue avec les codes du roman à tiroirs ; l’histoire revient sur ses pas, et relie les personnages les uns aux autres quand la vie les avait séparés, le noir & blanc devient gris quand il s’agit de souvenirs trop lourds à porter…Peut-on refaire sa vie ? On la continue seulement, avec quelques souvenirs parfois lourds comme un cheval mort !

Inherent Vice, Thomas Pinchon, Points : Doc Sportello, teint d’endive et coupe afro, atteint d’une fâcheuse tendance à s’endormir au mauvais moment par abus de marijuana, est détective privé dans la Californie des seventies. Chargé d’enquêter sur Mickey Wolfmann, promoteur milliardaire à tendance nazie, il doit faire équipe avec le flic Bigfoot, son meilleur ennemi. Un voyage totalement déjanté au pays des hippies. Si cool, man.

Trois vies de saints, Eduardo Mendoza, Points : Quels points communs trouver à : un évêque alcoolique, un homme séjournant parmi les indigènes d’un village perdu en plein désert et un prisonnier passionné de littérature ? Ni prophètes ni martyrs, l’Église ne les canonisera jamais. Mais capables de grandeur malgré l’humilité de leur condition, ils n’en demeurent pas moins chacun à leur façon des saints d’un genre tout à fait particulier !

Le bruit de tes pas, Valentina d’Urbano, Points : Son désir pour Alfredo est un poison. Parce qu’elle l’aime trop, Bea se laisse déborder par la violence de ses sentiments. Dans la banlieue de poussière et de béton où ils ont grandi, personne ne lui a appris à être tendre. Quand le désespoir gagne Alfredo, fragile et influençable, Bea, qui rêve d’exil et de rédemption, s’interroge : suffira-t-il de l’aimer pour le sauver ?

Un plat de porc aux bananes vertes, André et Simone Schwarz-Bart, Points : Vieille femme noire abandonnée dans un hospice parisien, Mariotte, se souvient de la Martinique, son île natale. Sur les murs sinistres de sa chambre, elle projette les couleurs du passé. Rouge et noir pour l’esclavage, les larmes et le sang. Vert et jaune pour ses amis disparus, les rires et la vie, pour la douceur amère et tendre d’un plat de porc aux bananes vertes.

Dix décembre, George Saunders, L’Olivier : Ami intime de David Foster Wallace et de Jonathan Franzen, adulé par une génération d’écrivains (Lorrie Moore, Junot Diaz, etc.) à qui il a enseigné la fiction à l’université de Syracuse, George Saunders est encore largement inconnu en France. Dix décembredevrait contribuer à corriger cette anomalie.
Un homme-cobaye prisonnier d’un laboratoire, un lycéen rêveur, un manager, un employé d’un parc d’attractions et quelques femmes au bord de la crise de nerfs, tels sont les (anti-)héros de ce livre dans lequel l’absurde règne en maître. Car le monde est absurde, nous dit George Saunders. Pour lui, l’écrivain, tel le canari dans la mine célébré jadis par Kurt Vonnegut, est celui qui avertit ses semblables que le coup de grisou est imminent.
C’est pourquoi il est plus que jamais urgent de le lire.

La Troisième balle, Leo Perutz, Zulma : Mexique, 1519. Fernand Cortez marche sur Tenochtitlan, l’actuelle Mexico, pour soumettre l’empereur Montezuma. L’enjeu : le trésor des Aztèques. S’il parvient à s’en emparer, tout le Nouveau Monde tombera sous la coupe de Charles Quint. Le rhingrave Franz Grumbach, Allemand luthérien en exil, est un homme sans mémoire qui voue une haine féroce aux Conquistadores et à leurs inquisiteurs. Seul ou presque, sans arme, Grumbach choisit son camp : ce sera celui du diable. Qui le dote d’une arquebuse et de trois balles : l’une pour Cortez, l’autre pour le duc de Mendoza, qui a enlevé sa bien-aimée, la jeune Indienne Dalila – quant à la troisième…
Emblème des œuvres à venir, la Troisième Balle, premier roman de Leo Perutz, emprunte la forme d’un labyrinthe baroque et savamment construit, où le réel historique et l’imaginaire fantastique, étrange, métaphysique, ne cessent de se télescoper.

Dissidences, Hannah Michell, Les Escales : Fille d’une Anglaise qu’elle a peu connue, Mia se sent étrangère à la société coréenne ; elle se rebelle contre les valeurs traditionnelles de l’épouse de son père en travaillant à l’ambassade britannique de Séoul.
Son oncle, directeur d’une école controversée pour transfuges nord-coréens, a convaincu la belle-mère de Mia d’héberger un de ses élèves. La jeune femme est trop préoccupée pour prêter attention à l’étrange comportement du transfuge qui partage sa maison et aux dangereux secrets qu’il cache : elle nourrit un amour obsessionnel pour Thomas, un diplomate au comportement autodestructeur.
Quand Thomas est chargé d’un audit de sécurité sur le personnel de l’ambassade, il apprend les liens qui unissent Mia aux transfuges. Il est alors obligé d’examiner dans les moindres détails la vie de la femme qui le fascine.

Corps variables, Marcel Theroux, PlonFrankenstein du 21e siècle, Corps variables a le rythme et l’intensité d’un thriller, savamment combinés à la gourmandise littéraire d’un romancier passionné d’archives, de mystères, et en interrogation constante sur le pouvoir des mots.
Un homme enfermé dans un hôpital psychiatrique prétend être le professeur Nicholas Slopen, mari trompé et universitaire sans le sou, spécialiste de Samuel Johnson, grand auteur du XVIIIe siècle. Rien ne peut le faire changer d’avis, pas même le fait que Slopen soit mort depuis des mois.
Quelque temps avant sa disparition, ce professeur avait été engagé par un collectionneur afin d’authentifier des lettres inédites de Johnson. Intrigué par ce qu’il découvre, sa détermination le conduit jusqu’à un étrange savant russe, faussaire de génie. Fasciné par le fraudeur autant que par le sujet, Slopen s’enlise dans les enjeux irréversibles d’un terrible complot. Des recherches scientifiques sont secrètement menées sur la possibilité de dupliquer les êtres humains à travers l’écriture : la Procédure Malevine est née.

Le gang des dentiers fait sauter la banque, Catharina Ingelman-Sundberg, Fleuve : Märtha, le Génie, le Râteau, Anna-Greta et Stina ne sont pas là pour jouer, ils veulent rafler la mise. Leurs atouts : des dentiers sauteurs, des fauteuils turbocompressés et l’innocence de leur âge vénérable. En prime : le butin d’un casse de bijouterie grâce aux déambulateurs qui font d’excellents pièges à chiens convoyeurs de diamants volés.
Les jeux sont faits. Riche à millions, le gang rentre en Suède pour une retraite dorée et une redistribution façon Robin des bois du 3e âge.
Mais la roue tourne : les diamants ont fini au fond d’un aquarium, un flic hacker à ses heures perdues a ponctionné leur compte, et leur nouveau voisinage, un gang de bikers et une diseuse de bonne aventure, pourrait bien les mettre sur la paille.
Les braqueurs se mettent en ordre de bataille et préparent un casse à faire pâlir l’équipe d’Ocean’s Eleven !

Trois fois rien qui font tout, Stewart Lewis, La Martinière Jeunesse : À 16 ans, Olivia a la tête pleine de questions et se sent un peu perdue. Adoptée quand elle avait deux jours, elle ressent parfois un grand vide au creux du ventre.
Mais quand la vie place sur son chemin une voyante, un vieux livre de cuisine qui contient bien plus que de simples recettes et un garçon très séduisant, Olivia-comprend qu’elle est à un tournant de sa vie. Le destin la mettrait-il sur la piste de ces trois fois rien qui manquent à son bonheur ?

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One thought on “Parutions de la semaine – 09/02/2015

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