Parutions de la semaine – 26/01/2015

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis.

Mr Mercedes, Stephen King, Albin Michel : Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces.
Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

Les Temps sauvages, Ian Manook, Albin Michel : Après le sujet des terres rares, ce nouvel opus des aventures de Yeruldelgger aborde la question des relations troubles de la Mongolie avec les pays voisins, ses affaires d’état, d’espionnage et de contrebande internationale. Afin d’échapper à un complot dont il est la cible, Yeruldelgger enquête sur la mort d’une prostituée et la disparition de son fils adoptif, tandis que ses équipiers cherchent à élucider deux morts très étranges. Leurs recherches les mènent aux confins de la Mongolie, de la Russie et de la Chine, ainsi qu’au Havre, où la découverte des cadavres de six jeunes garçons dans un container va donner à cette affaire une toute autre dimension.

Kentucky Song, Holly Goddard Jones, Albin Michel : L’étrange disparition de Ronnie Eastman, jeune fille sans histoire aimant faire la bringue et collectionnant les conquêtes, va bouleverser la vie d’une douzaine d’habitants d’une petite ville du Kentucky.
Il y a Susanna, la sœur de Ronnie, bonne épouse, bonne mère de famille, elle n’en mène pas moins une vie morne et a toujours envié la liberté de sa sœur. Il y a Tony, ex star du basket devenu flic. Il y a Emilie, une gamine de treize ans un peu étrange et qui cache un terrible secret. Mais aussi Wyatt, un ouvrier tourmenté par son passé et obsédé par un amour qu’il ne pense pas mériter.
Liés les uns aux autres d’une façon qu’ils ne peuvent imaginer, ces personnages voient leur destin leur échapper. Ils ne découvriront pas seulement ce qui est arrivé à Ronnie mais en apprendront bien davantage sur eux-mêmes. Leurs voix tissent, à la manière de De beaux lendemains de Russell Banks, un roman noir extrêmement prenant et émouvant, d’une grande finesse psychologique.

La revalorisation des déchets, Sébastien Gendron, Albin Michel : Dick Lapelouse est le premier tueur à gages discount. Après avoir exercé ses talents aux côté d’un parrain de la mafia niçoise, il a décidé d’ouvrir sa propre affaire et d’offrir au plus grand nombre ses services à prix cassés : pour un maximum de 259,00€ pièces et main d’oeuvre, il fait disparaître à peu près n’importe lequel de ces salauds ordinaires qui vous pourrissent le quotidien. Jusqu’à ce que débarque Carlos Llanos – prétendument fils d’une crevure de première ordre que Dick doit à tout prix éliminer – l’affaire est florissante et la vie de notre tueur somme toute paisible. Ensuite, tout se détraque. Y compris le subconscient de notre héros qui ne cesse de le torturer sous la forme d’une envahissante créature blonde…

Les couleurs du plaisir tome 3, Kathryn Taylor, MaraboutUn nouveau volume de la série Les couleurs du plaisir, qui met en scène une nouvelle héroïne et nous transporte en Italie.
Aller à Rome a toujours été le rêve de la jeune Sophie Conroy. Mais elle était loin d’imaginer ce que la Ville Eternelle lui réservait… Sa rencontre avec Matteo Bertani, séduisant et secret professeur d’art, la bouleverse et lui fait découvrir une nouvelle dimension du désir. Bientôt, Sophie va se perdre dans la tourmente de ses sentiments. Mais la passion, la distance, que Matteo met dans leur relation, lui fait pressentir quelque chose : son cœur serait-il déjà pris ?

Sans peur, Tiffany Reisz, Mosaïc : Nue et prisonnière. En d’autres circonstances, Nora Sutherlin aurait sans doute trouvé la situation excitante. Mais pas cette fois, car, cette fois, ce n’est plus un jeu : quand celle qui la retient captive aura appris tout ce qu’elle voulait savoir, elle n’aura aucune pitié et n’hésitera pas à se débarrasser d’elle.
Alors, puisque cette désaxée exige que Nora lui raconte sa vie amoureuse dans les moindres détails, et puisque c’est le seul moyen de gagner du temps sur la mort annoncée, celle-ci s’exécute. Telle Schéhérazade, elle lui livre ce qu’elle a vécu de plus intime avec les hommes de sa vie ; lui dit comment, chacun à sa manière, Søren, Kingsley et Wesley l’ont torturée, ont joué avec elle, ont repoussé ses limites. Et lui ont fait connaître le sens du mot amour. Car c’est cela, sa vie : un triangle amoureux autour d’elle, et des liens intenses qui les unissent indéfectiblement tous les quatre.
Et c’est cela qui pourrait bien se briser à tout instant…

Sans remords, Tiffany Reisz, Mosaïc : Dominatrice accomplie, Nora a l’habitude de dicter les règles du jeu.
Sauf avec un homme : Søren, son amant de toujours. Prêtre exemplaire aux yeux du monde, maître parmi les maîtres aux yeux des initiés.
De lui, elle acceptera tout.
Alors, quand il lui ordonne de disparaître de la circulation le temps que s’achève l’enquête dont il est l’objet, parce que personne ne doit soupçonner le lien qui les unit, et encore moins la nature si particulière de ce lien, elle obéit sans hésiter.
D’autant que Søren a pris soin de glisser une petite surprise dans ses bagages : Michael, le jeune homme aux traits d’ange dont elle a commencé l’initiation et qui semble plus que jamais désireux de la reprendre. Une raison supplémentaire de se lancer corps et âme dans cette parenthèse hors du temps, des codes et des normes.
Sans remords ni regrets, quoi qu’il advienne…

Legend tome 1, Marie Lu, Le Livre de poche jeunesse

Le sourire des femmes, Nicolas Barreau, Le Livre de poche : À Paris, un triste vendredi de novembre. Aurélie, en plein chagrin d’amour, remarque dans une librairie un roman intitulé Le Sourire des femmes. En le feuilletant, stupeur ! : non seulement elle y découvre le nom du restaurant dont elle est propriétaire, mais, de plus, l’héroïne lui ressemble comme deux gouttes d’eau. La lecture passionnée de ce roman lui redonne goût à la vie. Intriguée par tant de coïncidences, elle décide d’entrer en contact avec son auteur. Mais rencontrer le mystérieux Robert Miller par l’intermédiaire de son éditeur s’avère étrangement difficile… Comédie romantique qui peint avec saveur un Paris pittoresque et gourmet, Le Sourire des femmes revisite le nouveau désordre amoureux non sans un soupçon de magie et un zeste d’enchantement.

Le jardin d’Épicure, Irvin Yalom, Le Livre de poche : « Je me souviens qu’à la fin de la séance vous ne vouliez pas lâcher ma main quand j’ai essayé de déguerpir de votre cabinet. Je vais vous dire une chose, je vous suis reconnaissante de ne pas avoir lancé d’ultimatum. Je vous aurais quitté. » Quand Amelia, SDF accro à l’héroïne et prostituée, choisit d’entamer une nouvelle vie et rencontre le docteur Yalom, qu’arrive-t-il ? Avec cet essai pénétrant, Irvin Yalom propose une approche sensible à la question universelle de la mort. Se confronter à notre propre mortalité nous inciterait à réordonner nos priorités, à mieux communiquer avec nos proches, à apprécier davantage la beauté de la vie et à prendre les risques nécessaires à l’épanouissement personnel.

Gun Machine, Warren Ellis, Le Livre de poche : John Tallow et son équipier Jim Rosato sont envoyés dans un immeuble délabré de Pearl Street où un forcené, nu comme un ver, tire sur tout ce qui bouge. Rosato est tué et, de rage, Tallow décharge son flingue sur le meurtrier. Derrière le cadavre, un trou dans le mur d’un appartement. A l’intérieur, une centaine d’armes, fixées sur les murs, du sol au plafond. Toutes, sans exception, correspondent à des crimes non élucidés. Avec cet arsenal sur les bras, Tallow doit essuyer la colère de ses supérieurs et résoudre l’affaire, avec pour seule aide le concours de deux dingues de la police scientifique. Warren Ellis, scénariste de comics reconnu et auteur du cultissime Artères Souterraines, signe ici un come-back étourdissant.

Son carnet rouge, Tatiana de Rosnay, Le Livre de poche : « Avant de s’en aller, elle enlève son alliance et la pose délicatement sur le capot de la voiture, sans un mot. » Le fruit est-il plus savoureux lorsqu’il est défendu ? L’interdit est-il synonyme de plaisir ? De la duperie démasquée à la vengeance machiavélique, Tatiana de Rosnay revisite les amours illégitimes et envisage tous les scénarios – tantôt tragiques, tantôt cocasses – avec une légèreté teintée de sarcasme, jusqu’à une chute toujours croustillante, parfois glaçante. Un jouissif « déshabillage » du délit conjugal, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

Les fiancés du Rhin, Marie-Bernadette Dupuy, Le Livre de poche : Alsace, années 1930. Noëlle, fille adoptive d’un viticulteur de Ribeauvillé, s’éprend d’un jeune étudiant allemand, Hans, venu participer aux vendanges le temps d’une saison. Leur passion n’est pas vue d’un bon œil. L’hostilité à l’égard du couple grandit à mesure que la paix entre la France et l’Allemagne est menacée. Bientôt, la guerre sépare les fiancés : le jeune homme est contraint de retourner dans son pays. Avec pour seules armes leur amour et leur foi en la justice, Noëlle et Hans vont s’acharner à survivre et ne jamais renoncer à se retrouver. L’amour se moque des frontières…

Conte d’hiver, Mark Helprin, Le Livre de pocheConte d’hiver commence sous la neige, un matin tranquille, dans les rues de New York. Un cheval blanc échappé de son écurie de Brooklyn trotte vers Manhattan. Son chemin va croiser celui d’un homme en fuite… Conte d’hiver est une ode à la ville que l’on traverse comme le temps, où l’on se promène à la fin du XIXe siècle et autour de l’an 2000. C’est un New York fantasmé, peuplé de personnages étranges et fascinants : un cheval qui vole, un tatoueur orphelin, une femme amoureuse des mots, un gang féroce et des hommes qui rêvent d’« une ville parfaitement juste ». C’est aussi l’histoire d’un amour fou entre un voleur magnifique et une jeune fille fortunée qui, pour s’aimer, devront braver les conventions sociales et les limites de la mort. Il y a tout cela dans Conte d’hiver : la folie, le rêve, le fantastique, le comique, l’invention poétique.

Les passagers de la foudre, Erik Larson, Le Livre de poche : Londres, 1910. Un respectable médecin, Harvey Crippen, met fin à un mariage insupportable en assassinant sa femme, une flamboyante chanteuse d’opéra. Lorsque naissent les premiers soupçons, il prend un bateau, le SS Montrose, à destination du Québec, accompagné de sa maîtresse. Sur ses traces, un inspecteur de Scotland Yard qui, grâce à l’invention toute récente de Marconi, la communication sans fil, va permettre au grand public de suivre par médias interposés cette incroyable poursuite en haute mer. Dans cet exceptionnel document historique, Erik Larson (Le Diable dans la ville blanche, Dans le jardin de la bête) nous conte en parallèle les aventures de Marconi et du Dr Crippen – dont le destin fascina tant Alfred Hitchcock qu’il s’en inspira pour de nombreux films –, et nous offre un tableau saisissant des débuts du monde moderne.

Confessions d’un jeune romancier, Umberto Eco, Le Livre de poche : Le philosophe et sémioticien Umberto Eco avait 48 ans lorsqu’il publia en 1980 Le Nom de la rose, qui connut un succès planétaire. Six romans et plus de trente ans plus tard, il se décrit comme un « romancier très jeune et certainement prometteur ». Dans ces Confessions, Eco se penche sur l’art de l’écriture ; il rassemble ses propres souvenirs, son expérience, et convoque, parmi d’autres, Anna Karénine, Sherlock Holmes, Mickey Mouse, Shakespeare, Stendhal, Aristote… Des confessions ? Des conseils pratiques ? Une liste de choses à faire et à ne pas faire quand on débute. Ce livre est tout cela à la fois. Et, puisque son auteur est aussi celui du Nom de la rose et du Pendule de Foucault, on peut lui faire confiance…

Entre dans ma vie, Clara Sànchez, Le Livre de poche : À 10 ans, Verónica, enfant discrète et indépendante, découvre dans l’armoire de ses parents la photo d’une petite fille inconnue. Au dos, un prénom : Laura. Elle est aussitôt persuadée que l’atmosphère oppressante de la maison familiale et la mélancolie profonde de sa mère, Betty, sont liées à la fillette. Cependant, la peur de réveiller des démons empêche d’abord Verónica de poser des questions à ses parents. Ce n’est que des années plus tard, lorsque Betty tombe malade, que Verónica oblige son père à lui parler de Laura. Les révélations qu’il lui fait vont bouleverser sa vie…

Une vie si convenable, Ruth Rendell, Les deux Terres : Grace et Andrew, frère et sœur, se sont toujours bien entendus. Lorsqu’ils héritent de la maison de leur grand-mère, il leur paraît naturel d’y emménager ensemble. Mais quand le compagnon d’Andrew s’installe à son tour, la vie dans la maison tourne au conflit. Pour échapper aux tensions, Grace, l’universitaire, se plonge dans un manuscrit du début du XXe siècle, jamais publié en raison de ses thèmes « subversifs ». Elle y découvre l’histoire d’un frère et d’une sœur, lui homosexuel, elle mère célibataire, confrontés à la violence du regard de la société. Lorsque la vie des trois colocataires est bouleversée à son tour, au fil de sa lecture, Grace voit se télescoper les époques en un écho glaçant.

Érable, Saskia de Rotschild, Stock : Marre de la routine ?
Confiez votre vie à Jean-Charles Erable.
Son métier : contrôleur de hasard.
Sa mission : réécrire votre destin.

La vraie Parisienne, Anne Plantagenêt, J’ai Lu : Petite robe noire et trench mastic, perchée sur 12 cm de talons, toujours entre deux taxis, attablée à la terrasse du Flore, se demandant à quelle soirée mondaine elle va se rendre. Telle est l’image universelle de la Parisienne. Existe-t-elle vraiment ? C’est ce que se demande Caroline alors qu’elle attend Chloé, la vraie Parisienne qui vient dîner. Ou la même Chloé, confrontée à la solitude de sa condition dans un métro infernal. Ou encore Louise et Charlotte, chacune cherchant depuis vingt ans à être la Parisienne de l’autre… En treize histoires, qui forment aussi bien un roman choral, Anne Plantagenet raconte des femmes qui portent l’inquiétude secrète de ne pas être à la hauteur, des femmes de notre époque, dignes des héroïnes cabossées d’un Robert Altman. L’auteur, qui se confond parfois avec la narratrice présente dans chaque scène, repère le bas filé sur la parfaite silhouette, agrandissant l’accroc avec élégance et une petite dose de cruauté.

Les roses noires, Jane Thynne, JC Lattès : 1933. Clara Vine, jeune et jolie actrice anglaise pleine d’ambition, décide de partir tenter sa chance à Berlin, sur les conseils d’un ami. Elle découvre alors les studios mythiques de l’Ufa et se retrouve rapidement coincée dans le cercle des femmes des hauts dirigeants nazis, dont la petite amie de Goering, Emmy Sonnemann, et l’impressionnante Magda Goebbels.
Lorsque Leo Quinn, agent sous couverture travaillant pour le renseignement anglais, rencontre Clara, il voit en elle la recrue idéale. En effet, déterminée à agir contre ses nouvelles relations, Clara Vine n’hésite pas à jouer de ses dons d’actrice pour les espionner et recueillir leurs confidences intimes, incarnant son rôle à merveille en dépit du danger.
Mais lorsque Magda Goebbels lui révèle un lourd secret et lui confie une mission des plus délicates, toutes ses certitudes basculent. Tiraillée entre son devoir, son affection grandissante pour Leo et le service que Magda lui demande, Clara va se retrouver confrontée à un choix difficile…

Les vitamines du soleil, Marc Dugain, Folio : Dans une «ville impériale» du nord de l’Afrique, un dramaturge français rencontre, au bord de la piscine d’un hôtel de luxe, une femme plongée dans la lecture de l’une de ses œuvres les plus confidentielles. Intrigué par cette coïncidence, attiré et flatté, il adresse la parole à cette mystérieuse inconnue. Mais est-ce bien par hasard qu’elle se trouve là, venue simplement profiter des «vitamines du soleil»?
Entre histoire d’amour et histoire policière, une nouvelle captivante aux coups de théâtre saisissants.

Découverte inopinée d’un vrai métier, Stephan Zweig, Folio : Attablé dans un café parisien, un écrivain voit son attention attirée par un curieux spectacle : tout en se mêlant adroitement au flot des passants, un étrange individu semble faire les cent pas devant la terrasse du café. Policier en civil? Détective en mission secrète? Soudain c’est l’évidence, l’énergumène est pickpocket, «vrai métier» ardu et risqué… qui réserve bien des surprises à cet écrivain très observateur.
Deux nouvelles loufoques et poignantes, pour découvrir dans un registre inattendu un des plus grands écrivains de langue allemande du XXe siècle.

Le hérisson, Ferdinand von Schirach, Folio : Karim appartient à une famille de truands à la petite semaine. Secrètement surdoué, il a dissimulé ses aptitudes pour vivre dans son milieu – où il passe même pour un demeuré! Il s’apprête à témoigner dans le cadre du procès de son frère Walid, en fâcheuse posture. Pourtant Karim a un plan pour le faire acquitter : parviendra-t-il à rouler tout le monde dans la farine, des magistrats à la police, en passant par sa propre famille?
Dans ces trois nouvelles fascinantes, inspirées par des affaires criminelles aussi authentiques que piquantes, von Schirach rend aux criminels toute leur humaine complexité.

Le millionnaire modèle, Oscar Wilde, Folio : Hughie Erskine, jeune dandy aussi charmant que désargenté, souhaite ardemment épouser la belle Laura – projet entravé par son absence de revenus et d’avenir. Un matin, il se rend à l’atelier de son ami peintre Trevor, où il rencontre un mendiant loqueteux posant pour un portrait. Ému par l’évidente détresse du vieillard, il lui donne toutes les pièces qu’il a sur lui, sans imaginer qu’il bouleverse par ce geste le cours de son destin…
Cinq histoires burlesques et mélancoliques pour découvrir l’étendue des talents de conteur d’Oscar Wilde.

Le pied de Fumiko, Junichirô Tanizaki, Folio : Tsukakoshi, un vieux marchand fortuné, ne vit plus que pour Fumiko, une geisha d’une beauté exceptionnelle. Son obsession pour une partie spécifique de l’anatomie de Fumiko – ses pieds – atteindra une intensité qui le conduira au bord de la folie… «La blancheur du pied s’irisait de rose aux extrémités des orteils bordés de rouge pâle. Cela me rappelait les desserts de l’été, les fraises au lait, la couleur du fruit fondant dans le liquide blanc ; c’est cette couleur-là qui coulait le long de la courbure des pieds d’O-Fumi-san.»
Dans ces deux nouvelles, Tanizaki explore en virtuose les eaux troubles de la passion amoureuse.

Transports amoureux, Collectif, Folio : Lors d’un voyage en train, une rencontre s’esquisse souvent – frôlement d’épaules, furtif échange de regards – sans avoir vraiment lieu. Mais pourquoi renoncer? Sensibles ou érotiques, aventures d’une nuit ou de toute une vie, ces rencontres ferroviaires vous transporteront : l’amour, imprévu, vous attend – peut-être – sur le siège en face.
De Guy de Maupassant à Emmanuel Carrère, six nouvelles pour célébrer le dialogue amoureux et prendre le train du désir.

Le fantôme locataire, Henry James, Folio : Qu’une maison puisse être hantée, c’est une affaire entendue. Mais la ferme du capitaine Diamond n’est pas seulement hantée, mais bien louée, moyennant monnaie sonnante et trébuchante, par le fantôme de sa propre fille! Que s’est-il vraiment passé lors de la mort mystérieuse de la jeune femme, survenue après une violente dispute avec son père? Pourquoi son corps n’a-t-il jamais été retrouvé?
Dans ces deux étranges histoires de revenants, Henry James nous fait tour à tour sourire et frissonner.

Plonger, Christophe Ono-dit-Biot, Folio : «Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.»
Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l’on se lave de tout,Plonger est l’histoire d’un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d’une époque où il devient de plus en plus difficile d’aimer.

En attendant demain, Natacha Appanah, Gallimard : « Adam est debout, le visage collé à la petite fenêtre, les deux mains accrochées aux barreaux. Tout à l’heure, quand il a grimpé sur sa table pour atteindre l’ouverture, il s’est souvenu que les fenêtres en hauteur s’appellent des jours de souffrance. Adam attend l’aube, comme il attend sa sortie depuis quatre ans, cinq mois et treize jours. Il n’a pas dormi cette nuit, il a pensé à Anita, à Adèle, à toutes ces promesses non tenues, à ces dizaines de petites lâchetés qu’on sème derrière soi… »
Adam et Anita rêvaient de vivre de leur art – la peinture, l’écriture. Ils pensaient accomplir quelque chose d’unique, se forger un destin. Mais le quotidien, lentement, a délité leurs rêves jusqu’à ce qu’ils rencontrent Adèle qui rallume un feu dangereux.
En attendant demain est un roman qui raconte la jeunesse, la flamme puis la banalité, les mensonges et la folie d’un couple.

Bleue, Florence Hinckel, Syros : Depuis la création de la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle, la souffrance psychologique n’a plus cours. Il suffit de se faire oblitérer, et on ressort comme neuf ; seul un point bleu à l’intérieur du poignet garde la trace de cette douleur effacée. L’intervention est obligatoire pour les mineurs. Les adultes, eux, ont le choix. Le jour où sa petite amie Astrid se fait renverser par une voiture, le jeune Silas est aussitôt emmené par les agents en combinaison jaune. Le lendemain, lorsque ses parents viennent le chercher, le garçon se sent bien. Tout n’est-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Retour à bon port, Cecil’Scott Forester, Libretto : Vingt ans ont passé depuis la première aventure en mer du jeune et timide aspirant Hornblower. Aujourd’hui capitaine de la Lydia, il a pour mission de fournir des armes aux rebelles des colonies espagnoles d’Amérique et de s’emparer de la Natividad, un galion ennemi de cinquante canons. Toute son expérience lui sera nécessaire pour mener à terme sa tâche car surgissent deux événements imprévus : l’arrivée à bord d’une femme, lady Barbara Wellesley, et la nouvelle d’une alliance soudaine de l’Espagne et de l’Angleterre !

Le Quinconce tome 4, Charles Palliser, Libretto : Dans l’Angleterre du début du XIXe siècle, le petit John Huffam, élevé dans un village perdu, consacre sa vie à percer le secret de ses véritables origines et à combattre un mystérieux et dangereux ennemi.
Après avoir échappé à l’enfermement et à la folie, John Huffam, lancé tel un limier sur la piste où se joue son destin, trouve refuge dans les égouts de Londres avant de se faire embaucher comme domestique chez les Mompesson, ses redoutables cousins. Ce subterfuge lui permet de découvrir les traces d’un crime commis il y a bien longtemps, dont l’ombre plane encore sur le présent…
À la fois roman picaresque et fable initiatique convoquant les talents de Dickens et de Shakespeare, Le Quinconce a été salué comme un chef-d’œuvre.

Le Quinconce tome 5, Charles Palliser, Libretto : John Huffam, élevé dans un village perdu de l’Angleterre victorienne, soumis à la cruauté des classes sociales et tributaire de mystères plongeant aux racines mêmes de son existence, se croyait au bout de ses peines après avoir affronté les noirceurs d’un monde ayant juré sa perte. Devenu adulte, il voit pourtant de nouveau s’ouvrir devant lui des ténèbres plus obscures encore…
À la fois roman picaresque et fable initiatique convoquant les talents de Dickens et de Shakespeare, Le Quinconce a été salué comme un chef-d’œuvre.

Jeanne des falaises, Catherine Ecole-Boivin, Presses de la citéLa belle Jeanne aime Germain, paysan lui aussi. Mais sa mère lui interdit de se marier. Dans le secret de leur presqu’île, les deux jeunes gens vont vivre leur singulière histoire d’amour.
La belle Jeanne n’aime rien tant qu’arpenter les falaises sauvages de sa terre puissante, battue par les vents, caressée par les marées. Soumise depuis toujours aux ordres de sa mère, veuve inconsolable, et contrainte aux travaux des champs, Jeanne, d’une nature passionnée, s’évade grâce à ses lectures, à son amitié pleine de fantaisie avec Lara la voisine, et surtout à son amour pour Germain… Elle qui sera initiée par sa mère, accoucheuse à l’occasion, aux mystères de la vie n’enfantera jamais. Car il lui est défendu d’épouser Germain.
Alors, dans le secret de leur presqu’île, les deux jeunes gens vont écrire leur singulière histoire…

Bison, Patrick Grainville, Points Seuil : Enfin, les bisons sont arrivés. Armés d’arcs, parés d’amulettes et de plumes, les Sioux s’élancent et l’épopée commence. Sur la colline, George Catlin peint à toute vitesse pour garder la mémoire de ces peuples. Il le pressent : bientôt il n’y aura plus de bisons, plus d’Indiens libres. Les Blancs vont détruire leur vie nomade en harmonie avec la prairie, leurs fêtes, leur religion, leurs chasses…

Ne t’arrête pas, Michelle Gagnon, Nathan : Noa se réveille sur une table d’opération, une cicatrice en travers de la poitrine. Elle ne sait pas où elle est, comment elle est arrivée là, ni même pourquoi elle a été opérée. Alors elle prend la fuite. Les tueurs à ses trousses confirment vite ses soupçons : rien de tout cela n’est légal.
La jeune fille, hacker talentueuse et solitaire, vit depuis plusieurs années en marge de la société et pense pouvoir semer facilement ses poursuivants. Elle se trompe : pour la première fois de sa vie, si elle veut survivre, Noa a besoin d’aide. Car elle est la clé d’un terrible secret. Et ceux qui la traquent n’ont aucune intention de la laisser s’échapper.

Alan Turing, Andrew Hodges, Michel Lafon : Génie de l’informatique et héros de la Seconde Guerre mondiale, Alan Turing est célèbre pour avoir décrypté les communications codées de l’armée allemande en venant à bout d’Enigma, la machine de chiffrement utilisée par les nazis, réputée inviolable.
Il faut dire que lorsqu’il « casse » le code secret allemand, à moins de 30 ans, le mathématicien n’en est pas à son premier coup d’éclat. Déjà, en 1936, il a dessiné les contours d’une première machine programmable, ou « machine de Turing », capable d’effectuer n’importe quel calcul mathématique : c’est l’ancêtre de l’ordinateur.
Après la guerre, Alan Turing poursuit ses recherches et se consacre en pionnier aux possibilités offertes par l’intelligence artificielle. Mais l’ex-héros national est persécuté à cause de son homosexualité et condamné en 1952 à la castration chimique. Deux années plus tard, à l’âge de 41 ans, Alan Turing met fin à ses jours en croquant une pomme empoisonnée au cyanure.
Cette biographie, qui mêle histoire des sciences, politique et philosophie, nous dévoile la vie hors norme de l’inventeur, longtemps méconnu, qui a révolutionné nos vies.

Les vents de la liberté, Gilbert Bordes, XOUne grande aventure entre la France et l’Amérique, alors que pointe la Révolution…
1789. Tandis que les rues de Paris grondent des premiers élans révolutionnaires, Augustin Moncellier brûle de douleur et de rage. Son père a été arrêté pour un crime qu’il n’a pas commis et condamné au bagne.
Poussé par la volonté de le libérer, par son désir d’aventure et par l’ envie d’oublier un amour impossible, Augustin part vers l’océan. Il trouve un embarquement et quitte enfin les rivages de son ancienne vie. La découverte de la mer est une révélation…
Fait prisonnier, vendu comme esclave sur les rives de la Floride, il se confronte à l’injustice des hommes, mais découvre aussi l’amour partagé et l’amitié indéfectible.
Dans les temps tourmentés des dernières années du siècle, Augustin devra affronter bien des épreuves et des tempêtes avant de rentrer enfin en France, acclamé comme un héros par la Convention. La société a changé, des positions se sont créées quand d’autres se sont effondrées. Les amours autrefois impossibles ne le sont plus. Mais les tempêtes politiques sont souvent aussi dangereuses que les coups de mer, et le destin se joue des humains…

Leo Roch tome 1, Ex-aequo, Louise Bernard, Rebelles : – Faites attention, vous pourriez tomber dans le livre, entends-je dans mon dos.
Je claque le bouquin et relève la tête. C’est lui. L’homme de la place. Il se tient devant moi, à quoi ? Un mètre ? Le distance n’est pas suffisante pour que je conserve un air indifférent. Je rougis jusqu’aux oreilles.
Attends ! Il vient de dire quoi ? Je recule d’un pas et penche la tête. Il vient de dire « tomber dans le livre » ? Comment peut-il savoir pour mes hallucinations ?
Il sourit. OK. On s’en fout des hallucinations. Il est beau à en craquer mon système nerveux. Je tente de bredouiller quelque chose, mais il s’en va vers la caisse. C’est qui ce type ?

De ronces et d’écume, Danielle Guisiano, Rebelles : Après un séjour de plusieurs années dans un pensionnat en Angleterre, Évy retrouve avec bonheur sa terre d’Irlande, la tête emplie de rêves d’indépendance et de liberté.
Mais le sort en a décidé autrement.
Au lendemain d’un bal masqué, le réveil est plus que surprenant.
Ce qu’elle considère comme pure mascarade se révèle être un vrai serment de mariage. La voilà désormais unie au sulfureux et inaccessible baron de Kerry.
Et si le lien le plus indéfectible n’était pas celui contracté devant Dieu ?

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