Challenge 1#1 – The Carriage House

9780241962855H

Une famille aux relations compliquées, trois sœurs qui s’aiment sans arriver à se comprendre, une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer et le premier amour du père pour les aider… Bienvenue chez les Adair !

Vous l’aurez compris, ce n’est pas de tout repos. William, le patriarche, est fou de deux choses : le tennis et la grange construite par son grand-père. Ses filles ont fait les frais du premier, devant s’entraîner pour être les meilleures, et sa femme, Margaux, du second. En effet, elle a été obligée de s’installer dans la maison d’enfance de son mari dès leur mariage. De ce mariage justement sont nées trois filles donc : Elizabeth, qui se destinait à une carrière d’actrice et n’a réussi qu’à se marier à un pauvre type, à avoir deux enfants (deux filles) et à divorcer avant de revenir dans la maison paternelle ; Diana, qui a entrepris des études d’architecture, comme son père, mais les a abandonnées et… qui est revenue elle aussi à la maison ; et la petite dernière, Isabelle, qui elle n’est jamais partie.

Margaux quant à elle est atteinte d’Alzheimer. Elle ne reconnaît plus ses filles mais continue à être toujours aussi intéressée par son jardin et ses plantes.

Et là-dessus viennent se greffer deux autres femmes. Adalia est le premier amour de William. Se connaissant depuis leur enfance mais ayant pris des chemins différents, ils se sont retrouvés adultes. On ne peut pas dire qu’elle soit franchement bien acceptée par les filles de William… Et enfin Louise, qui est comme une dame de compagnie pour Margaux, et qui décide d’écrire un livre sur la famille Adair.

La seule chose qui tienne encore debout est cette grange, qui se trouve menacée puisqu’une voisine se rend compte qu’elle se trouve en fait sur son terrain à elle, et décide de la démolir.

Là-dessus, William fait une crise cardiaque. Et à partir de là, tout se dérègle (et déjà que ce n’était pas joli joli, ça ne peut qu’empirer !)…

On est vraiment dans une histoire de famille, comme un huis-clos presque. William se retrouve avec ses filles qui l’ont toutes déçu à un moment ou à un autre, et il ne se prive pas de leur dire. Les ressentiments sont là, à fleur de peau, et il suffit d’une étincelle pour que tout s’embrase. Le père ne comprend plus ses filles, les filles ne se comprennent plus entre elles, Adelia tente de reconstituer un semblant de famille sans prendre la place de la mère absente, mais en tentant d’atteindre le cœur de son ancien amant.

C’est un titre complexe, qui va au fond des choses et laisse peu de place au bonheur total. Et pourtant il n’est pas déprimant. Il y a un côté un peu glauque, surtout avec le personnage de Louise qui est vraiment là en spectateur, mais les autres personnages tentent, chacun à leur manière, maladroitement, d’aider et d’exprimer leur amour.

The Carriage House, Louisa Hall, Penguin, 2013

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