Top Ten Tuesday #43 – 9 septembre 2014

Top Ten Tuesday

Pour ce quarante-troisième TTT, toujours du blog The Broke and the Bookish, voici les dix auteurs ou livres sous-estimés dans le genre du roman historique. La semaine prochaine, nous verrons les dix auteurs dont je n’ai lu qu’un seul livre, mais dont j’ai envie de lire les autres !

Il y a du bon et du moins bon dans le roman historique, mais il y a quelques pépites qui pour moi mériteraient d’être mis davantage en avant ! Certains ont connu un joli succès en librairie, mais ça ne m’empêche pas d’en reparler ici.

Le Pays du Dauphin vert d’Elizabeth Goudge : je n’ai lu que ce livre de cette auteur (d’ailleurs il risque d’être dans le prochain TTT !) mais je trouve qu’il y a une sensibilité dans l’écriture et un travail du texte qui mériteraient davantage de lecteurs.

Marianne et Marguerite, deux jeunes sœurs vivant avec leurs parents sur une île anglo-normande, sont attirées par leur nouveau voisin, Williams. Mais celui-ci n’a d’yeux que pour la jolie et blonde Marguerite, et non pour l’aînée, la renfrognée et brune Marianne. Pourtant, c’est avec cette dernière qu’il découvrira la passion de la mer sur le Dauphin vert, un superbe navire tenu par le non moins superbe capitaine O’Hara.
Ayant décidé de faire carrière dans la marine, il sera séparé des deux jeunes filles. Mais à la suite d’une faute professionnelle, il est contraint d’emménager en Nouvelle-Zélande, et ne peut revenir en Grande-Bretagne. Bien décidé néanmoins à épouser Marguerite, il envoie une lettre à son père pour lui demander sa main, sauf qu’étourdi, le jeune homme mélange le prénom des deux sœurs, comme cela lui arrivait bien des années auparavant… Et ce n’est pas la jeune femme qu’il espérait qu’il verra débarquer du bateau…

La Chronique des Clifton de Jeffrey Archer : un auteur qui ne décolle pas suffisamment à mon goût en France, et pourtant quel dommage ! Cette Chronique (dont j’ai lu seulement deux tomes, Seul l’avenir le dira et Les Fautes de nos pères) est passionnante, et traverse le XXe siècle.

Né en 1920, Harry Clifton n’a jamais connu son père, mort en héros à la guerre d’après la légende familiale. 21 ans plus tard, le jour de son mariage, la vérité éclate… et l’existence de Harry s’effondre.
21 ans d’ascension exceptionnelle pour ce simple fils de docker, mais aussi 21 ans de sacrifice pour sa mère, et surtout 21 ans de mensonge et de trahison opposant la famille Clifton aux riches Barrington.
En voulant s’unir à une Barrington, Harry précipite sans le savoir de terribles révélations. Quel sera le prix à payer ? Seul l’avenir le dira
Des docks du Bristol des Années folles aux navires marchands pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale, ce roman retrace l’incroyable odyssée de Harry Clifton.

Le Pays sous le ciel de Matilde Asensi : cette fois, voguons vers la Chine dans les années vingt ! Matilde Asensi a un don pour faire de ses romans des livres d’aventures qui vous font passer des nuits blanches pour finir le livre.

Nous sommes en 1923. Elvira de Poulain est peintre. D’origine espagnole, elle vit à Paris depuis de nombreuses années. Mais lorsqu’elle est obligée de partir en Chine pour s’occuper de l’héritage que vient de lui laisser Rémy, son mari, qu’elle n’a plus revu depuis une éternité, sa vie bascule. Et comme si cela ne lui suffisait pas (il faut dire que pour Elvira, quitter son train-train quotidien des bouquinistes sur les quais de Seine n’est pas évident), ne voilà-t-il pas qu’elle se retrouve tutrice de sa nièce, qui vient de perdre ses parents. Nièce grosse, moche et triste qui plus est !

Et pour couronner le tout, Elvira apprend que son mari a été assassiné par la Bande verte, organisation mafieuse qui dirige Shanghai d’une main de fer, et qu’il était ruiné, ne lui laissant pour tout héritage que des dettes. En essayant de trouver un moyen de les régler, elle se retrouve embarquée malgré elle dans la quête du mausolée sacré du premier empereur, accompagnée de sa nièce, d’un journaliste britannique, d’un antiquaire adepte de Taï-Chi et d’un jeune garçon chinois…

Rien n’est trop beau de Ronna Jaffe : une plongée fascinante dans le monde de l’édition des années cinquante. C’est un texte socialement très intéressant, à la fois sur le rôle de la femme mais également sur ce milieu du livre en plein essor.

Caroline Bender a vu ses fiançailles rompues : Eddie, l’amour de sa vie, a décidé de s’unir à une autre. April Morrisson est en quête du mari parfait. Gregg Adams, la colocataire de Caroline, est une aspirante comédienne. Barbara Lemont, elle, est mariée. Enfin, divorcée, à vingt ans, avec une petite fille à charge. Il y a également Mary Agnès, qui est… Et bien qui est une « Mary Agnès » comme fait dire l’auteur par un de ses personnages, une jeune femme qui suit le parfait parcours de la femme de l’époque : avoir un travail avant de trouver l’accomplissement dans le mariage. Car une fois mariée, on ne travaille plus bien sûr.

Ces jeunes femmes se rencontrent dans les locaux d’une prestigieuse maison d’édition dans laquelle elles travaillent, en tant que secrétaires. Ce sont des femmes d’horizons différents, mais qui représentent bien une époque : celle où les hommes étaient vraiment dominants au travail, où le mariage se devait d’être le but ultime, et tout cela de manière très décomplexée et moderne pour un titre écrit en 1958.

L’Italienne d’Adriana Trigiani : un de mes gros coups de cœur, dont je parle souvent ici. Le fait de traiter l’immigration de nombreux Italiens aux États-Unis au début du XXe siècle ancre vraiment cette histoire dans une époque particulière, avec une histoire d’amour qui émeut en fond.

Caterina est une jeune veuve sans le sou, qui décide, pour leur bien, de laisser ses deux petits garçons, Eduardo et Ciro, dans un couvent. Promis, elle reviendra les chercher l’été d’après… Mais la jeune femme ne reviendra pas, les années passeront et les deux frères feront du couvent leur foyer et des sœurs leur famille. Et tandis que le premier se tournera vers Dieu, le second fera des Alpes italiennes son domaine et rencontrera la belle Enza. Mais le bonheur de ces enfants sera de courte durée. Rejetés par la colère du prêtre du village, Eduardo et Ciro seront contraints de se séparer et de quitter leurs chères montagnes. Le premier sera envoyé en séminaire à Rome, et le second aurait du être envoyé dans une maison de correction. C’était sans compter sur les sœurs, qui lui offrent de quoi se payer un billet sur un transatlantique, direction New York…

La série Fidelma de Kildare de Peter Tremayne : une série Grands Détectives chez 1018 qui se passe en Irlande au VIIe siècle. On y apprend beaucoup de choses sur l’évangélisation, les différents cultes religieux, etc.

Fidelma est dalaigh, c’est-à-dire avocat, et sœur du roi de Muman, Colgu. Avec Frère Eadulf, elle enquête sur des meurtres sur fond de problèmes politiques et religieux.

La Malibran, la voix qui dit je t’aime de Gonzague Saint-Bris : une biographie romancée que je classe quand même dans la grande famille des romans historiques. On y découvre le destin très romantique de cette femme à la voix en or.

Delacroix, Wagner, Rossini, Stendhal, Musset, Lamartine furent ses admirateurs et soupirants. D’origine espagnole, la Malibran est la plus célèbre cantatrice du  XIXsiècle. D’une remarquable beauté, dotée d’une voix exceptionnelle, elle connaît une ascension fulgurante et une vie sentimentale tumultueuse. Un personnage de légende raconté par l’historien du romantisme.

Les Saisons et les Jours de Caroline Miller : Prix Pulitzer en 1934, réédité récemment par Belfond, c’est l’un des plus beaux textes lus récemment. Ici, l’Histoire (avec une capitale) n’a pas de prise, ou quasiment pas, sur le destin de cette famille. Et pourtant, on sent le poids de la vie et des jours qui passent.

Cean vient de se marier à Lonzo, qui est en train de lui construire une belle maison. Ici, ils pourront planter des maïs, là du tournesol. Ici, ce sera l’enclos pour les vaches, là la grange. Et voilà sa nouvelle vie qui commence, tandis que celle de ses frères continue de son côté.

Les Roses de Somerset de Leila Meacham : La grande histoire à la Autant en emporte le vent, celle qu’on aime tous lire les soirs de déprime.

Howbutker, Texas, 1916. À la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de la plantation de coton des Toliver, l’une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l’exploitation forestières, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations suivantes ?

Un été avec Louise de Laura Moriary : l’adolescence de Louise Brooks !

Louise a 15 ans et doit aller passer un été à New York, pour suivre les cours de danse de Denishawn. Mais ses parents ne la laissent partir qu’à une seule solution : qu’elle soit accompagnée par la triste Cora Carlisle, 36 ans, bien mariée à un avocat, mère de jumeaux en passe de rejoindre l’université… Rien de bien réjouissant donc pour la jeune fille.
Pour Cora, chaperonner Louise, c’est essayer de lui inculquer des valeurs morales dont elle aurait bien besoin. Mais partir à New York, c’est aussi et surtout essayer d’en savoir plus sur son passé, qui n’est pas celui d’une fille de fermière du Kansas comme tout le monde le pense.
Ces quelques semaines dans la ville de Broadway et du jazz à l’époque de la prohibition les aideront toutes les deux à rompre avec leurs habitudes.

J’aurais également pu citer Le Palais de verre de Simon Mawer, Les cendres d’Angela de Frank McCourt, La dernière duchesse de Daisy Goodwin, La Trilogie berlinoise de Philip Kerr ou encore Wild Strawberries d’Angela Thirkell (disponible uniquement en anglais !).

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One thought on “Top Ten Tuesday #43 – 9 septembre 2014

  1. There’s probably seriously good and bad books in ever genre right?! It was a really awesome topic this week for sure! And I’m ADORING a lot of those covers you have there! (Confession: I haven’t read any of those, but seriously..cover love.) Here’s my TTT!

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