On my shelf

Kimberly BlokAlexandra du blog Diverses et avariées propose une activité assez sympa pour aller chercher les livres oubliés sur nos étagères. Elle a choisi des paires de coordonnées, le premier chiffre désignant une étagère, le second le X livre de l’étagère. Voici ce que ça donne chez moi !

 1 – 4

Olympe de GougesOlympe de Gouges, Catel et Bocquet, Casterman, 2012

J’aime beaucoup ce duo, que ce soit pour Kiki de Montparnasse ou pour Olympe de Gouges. Des portraits de femmes fortes, souvent incomprises, toujours en avance sur leur temps.

Celui-ci est en bonne place dans ma bibliothèque, à côté notamment de Polina de Bastien Vives et de Un Zoo en hiver de Taniguchi. Les deux premières étagères de cette bibliothèque sont consacrées aux livres que j’ai lus et aimés.

Résumé : De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes.

Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.

Comme ils l’avaient fait avec Kiki de MontparnasseCatel et Bocquet retracent de façon romancée, mais avec une rigueur historique constante, le parcours de vie de cette femme d’exception, dont les idéaux très en avance sur son temps ont forgé quelques-unes des valeurs clés de nos sociétés d’aujourd’hui. En quelque trois cent planches de création exigeante et généreuse, un magnifique portrait féminin et un hommage vibrant à l’une des figures essentielles du féminisme.

4 – 8

Pas droit à l'erreur

Pas droit à l’erreur, Lee Child, Fleuve Noir, 2004

J’ai pas mal de titres policiers, que je n’ai pas encore lus. Celui-ci en fait partie.

Résumé : Jack Reacher, ancien officier de police militaire en rupture de ban, est démarché par une séduisante responsable des Services secrets pour une bien curieuse mission : il s’agit ni plus ni moins que d’assassiner le vice-président des Etats-Unis qu’elle est précisément censée protéger ! Derrière cette mission parfaitement officielle se cache cependant un piège qu’il ne va pas tarder à découvrir. Mais le piège en question en cache un autre qui lui-même en cache un autre. Jusqu’à quel point les dés sont-ils pipés ? Qui manipule qui ? Heureusement qu’outre sa dextérité, Reacher possède un sens certain de la déduction. Lui qui ne rêve que de secret et de solitude va se trouver au cœur de la trépidante capitale fédérale, à dénouer les fils d’une des affaires les plus embrouillées de sa vie. Mais aussi à se débattre avec quelques souvenirs de famille, à remuer un passé douloureux, à retrouver quelques amis… Décidément, un Jack Reacher au cœur d’une situation qu’il n’avait pas prévue et dont il ne rêve évidemment que de sortir au plus vite.

 

6 – 2

Life

Life, Keith Richards, Robert Laffont, 2010

Un livre qui fait partie de ceux que je veux absolument lire !!

Résumé : « Je ne fais pas ça pour l’argent, ni pour vous. Je fais ça pour moi. »
Un événement : la sortie mondiale de l’autobiographie d’une des plus grandes icônes du rock’n’roll : le guitariste des Rolling Stones.

« On me demande souvent : « Tu ne comptes pas t’arrêter ? » Je ne pourrais pas, je prendrai ma retraite quand je passerai l’arme à gauche. C’est dur à expliquer… »
Hors-la-loi malgré lui, fouteur de merde patenté, guitariste génial, Keith Richards s’est forgé une existence dont beaucoup rêveraient mais dont peu s’imaginent la réelle teneur. Et le plus incroyable, c’est qu’il est toujours là pour la raconter ! Voici donc l’inégalable autobiographie d’un original qui a toujours fait ce qu’il avait à faire et dit ce qu’il pensait. Dans un récit unique – féroce et sans le moindre fard -, Keith Richards nous raconte cette vie à deux cents à l’heure, qui a vu un gamin d’une banlieue modeste de Londres obsédé par Chuck Berry et Muddy Waters s’unir à Mick Jagger pour fonder les Rolling Stones et hisser ses parties de guitare au rang d’hymnes planétaires. Avec une totale franchise, il raconte les hauts et les bas, l’ascension fulgurante, les arrestations, les tournées démentielles, les femmes, l’alcool et l’addiction à l’héroïne qui ont fait de lui l’un des plus notoires « mauvais garçons » du rock. Il nous explique comment il a créé les riffs révolutionnaires, explosifs qui font de « Satisfaction », « Jumping Jack Flash » ou « Gimme Shelter » les plus grands classiques du rock, il évoque pour nous la vérité derrière la relation passionnelle qui l’a uni à la non moins scandaleuse Anita Pallenberg, dont il a eu trois enfants, sans oublier la mort tragique de Brian Jones en passant par son histoire d’amour avec Patti Hansen et ses rapports tumultueux avec Jagger. C’est un véritable road-movie qui défile devant nos yeux, celui d’une vie sur le fil du rasoir, débridée, sans crainte du qu’en-dira-t-on, menée au pas de charge par celui qui restera à jamais « Keith ».

5 – 10

Demain à Rome

Demain à Rome, Nicole Fabre, JC Lattès, 2009

Autre titre de ma PAL depuis plusieurs années !

Résumé :

« Je les aime pas ces Allemands ! S’il en revient un, je le tue !
Mémé, arrête ! »

Mémé, c’est la nonna, la grand-mère napolitaine de Pino, adorateur du Duce et fasciste convaincu qui n’a jamais vécu dans la Péninsule. C’est dans cette « petite Italie » qui va du quartier du Marais à celui de la gare de Lyon, chez Lello Tammaro, chapelier de son état et père de Pino, que Giulia Diacalone a trouvé refuge après avoir fui Rome et ses chemises noires. Nous sommes en 1936, année du Front Populaire et de la guerre d’Espagne. Les ouvriers ont triomphé et prennent leurs premières vacances. Pendant ce temps, Hitler affûte ses lames et Mussolini s’apprête à le suivre dans ses desseins belliqueux.
De Paris à Rome, en passant par la Côte d’Azur, fréquentant les milieux de l’art, Giulia va connaître les heures les plus troublées de la fin des années 30 et de la seconde guerre mondiale. Confrontée aux prédateurs nazis qui briguent les tableaux de maîtres appartenant aux Juifs, elle devra lutter pour sauver les siens et retrouver son amour en Italie. Sur son chemin, des obstacles, tels Göring,  numéro deux du IIIème Reich, grand amateur d’art, des Russes blancs à la solde des Nazis et à Rome, la police parallèle de Pietro Koch.
La Débâcle de 40, l’arrivée des Allemands dans Paris, le sabordage de la flotte française à Toulon, l’évasion spectaculaire du Duce, la haine à son encontre de Edda, sa fille préférée, l’adulation de Claretta Petacci, sa maîtresse, les luttes de la Résistance italienne, mais aussi le monde des « petites gens » de la rue Chapon, de la Seyne S/Mer et du Trastevere,Demain à Rome se veut un éclat de couleurs au milieu du chaos. Dans ce désordre savamment orchestré entre rires et larmes, passions et haines, sans jamais trahir la vérité historique, Nicole Fabre nous restitue avec force et truculence, au travers du portrait d’une femme sensuelle et vibrante, tout un magma de sentiments, rouges et chauds comme le sang.

2 – 9

Nos étoiles contrairesNos étoiles contraires, John Green, Nathan, 2012

Bon ben là, je crois que c’est tombé sur l’un des plus beaux titres lus dernièrement !

Résumé : Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

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One thought on “On my shelf

  1. La BD Olympe de Gouges me tente beaucoup. Je la vois un peu partout, mais je crois qu’elle est toujours en emprunt à chaque fois que je me décide à mettre la main dessus ! Le roman Demain à Rome a l’air absolument génial; c’est typiquement le genre de livre que je pourrais aimer, je vais y jeter un œil, merci pour la découverte :).

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