Challenge 2#1 – La dame en blanc

9782352875512-G-210x355Nouveau titre lu dans le cadre du Challenge Les Quatre Saisons, une jolie découverte que ce pavé de plus de 800 pages paru chez Archipoche !

Certains d’entre nous traversent la vie au galop, d’autres cheminent à petits pas, Mrs Vesey y voyageait constamment assise. (…) Une bonne vieille, douce, complaisante, tranquille, inoffensive, au-delà de toute expression, dont on ne pouvait se figurer qu’elle eût vécu seulement une heure depuis le jour de sa naissance. La Nature a fort à faire en ce bas monde, elle a sur le métier une si grande variété de productions coexistantes qu’il ne faut pas s’étonner si, çà et à, elle s’embrouille dans ce grand nombre d’opérations simultanées. De ce point de vue, je resterai toujours convaincu que la Nature, lorsque naquit Mrs Vesey, s’appliquait à créer des choux, et que la bonne dame supportait les conséquences de cette préoccupation végétale.

Walter Hartright est professeur de dessin. Une nuit, alors qu’il rentre chez lui, une mystérieuse dame en blanc lui demande son chemin. Incohérente et un peu étrange, elle laisse entendre qu’elle connaît Limmeridge, manoir dans lequel Walter doit se rendre pour donner des cours de dessins aux demi-sœurs Marian Halcombe et Laura Fairie. Mais quelle n’est pas sa surprise de découvrir que la belle Laura ressemble étrangement à l’inconnue de la veille…

Enlèvement, séquestration, menaces, séparation… Nous sommes au XIXe siècle, mais Wilkie Collins a compris tout ce qui fait le succès du suspense ! Avec La dame en blanc, on a un peu l’impression d’avoir Jane Austen qui mène l’enquête. La plume de Collins est délicate, avec beaucoup d’humour (so british). Quelques longueurs, mais qui font le charme du roman. La narration est faite de telle sorte que le point de vue des personnages est mis en avant selon leur implication dans l’histoire. Ainsi, il n’y a aucun propos rapporté. L’histoire commence avec le témoignage de Walter, qui est alors au premier plan, puis passera à un autre personnage au départ du professeur de dessin, etc. 

Même si les tenants et aboutissants de l’enquête ne sont pas les plus complexes, le suspense est quand même là et ce livre se lit jusqu’au bout. L’un des personnages les plus intéressants est sans conteste Marian Halcombe (la pauvre Laura fait pâle figure à côté), une femme forte, de caractère, avec une silhouette divine et un visage moche (avec même un soupçon de moustache, c’est dire !). Mais on ne peut s’empêcher de l’admirer et de voir en elle l’une des figures les plus marquantes du livre. Mention spéciale également au comte Fosco, un gras Italien dont le charme vénéneux ne laisse pas indifférent.

Bref, une belle découverte, et avec l’envie de lire les autres titres de Wilkie Collins.

Printemps Mucha_TWBB

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