Parutions de la semaine – 10/03/2014

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis. 13 titres au programme cette semaine !

Comment braquer une banque sans perdre son dentier, Catherine Ingelman-Sundberg, Fleuve Éditions : Wanted : Ils sont cinq, trois femmes, deux hommes. Cheveux blancs, déambulateurs, ils s’apprêtent à commettre le casse du siècle. Si vous les croisez, restez prudents, et surtout ne tentez pas de vous interposer. Ils s’appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l’arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D’ailleurs, à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse… Voilà l’idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d’être condamnés : en plus d’avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays. Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu…

La fille de Debussy, Damien Luce, Éditions Héloïse d’Ormesson : « Chaque semaine, je jouerai un morceau de “Claude Debussy”. Ce sera ma façon de fleurir sa mémoire, de le démourir. Je retracerai sa vie pas à pas, note à note. » Printemps 1918. Claude-Emma Debussy, affectueusement surnommée Chouchou, se confie à son journal intime. Portant un regard tendre sur le monde, elle y restitue son quotidien, à une époque marquée par la guerre. En hommage à son père disparu, elle se promet de déchiffrer une partition chaque semaine au piano. Loin des gammes qu’on lui impose, elle écrit avec poésie et candeur la musique de sa vie. Comme dans l’œuvre de Debussy, la mélancolie se transmue en pure joie sous la plume de cette enfant prodige. Journal imaginaire, La Fille de Debussy nous entraîne dans l’univers romantique d’une jeune fille pas comme les autres, qui fut la joie d’un compositeur de génie.

Si vous le demandez, Sylvia Day, J’ai Lu : En 1770, en Angleterre, Marcus Ashford fait partie des espions d’élite de la Couronne britannique. Il est chargé de protéger Elizabeth, son ex-fiancée. Mais la jeune femme fait toujours chavirer son cœur.

Filles impertinentes, Doris Lessing, Flammarion : Un récit qui s’appuie sur l’enfance de l’auteure et sur ses relations tumultueuses avec sa mère, à travers les thèmes des désillusions de l’amour, du fossé entre fantasme et réalité, et de la démission des hommes.

20 bonnes raisons d’arrêter de lire, Pierre Menard, Le Cherche-midi : Gérard de Nerval promène dans Paris un homard au bout d’une laisse avant d’être soigné dans un asile psychiatrique, les admirateurs de Goethe se suicident après la publication de Werther, Proust ne veut plus parler qu’à des ducs, George Orwell vit parmi les sans-abri et Borges perd la vue. Tous ces drames n’ont qu’une seule et même cause : la lecture, ce « vice impuni » selon Larbaud. Et si lire était dangereux pour la santé et pour la société, au même titre que l’alcool et le tabac‌‍‎‏ ?
Et si lire rendait laid, fainéant, pédant ou snob ?
Et si lire pouvait ruiner votre carrière professionnelle, ou même vous rendre la vie insupportable ?
C’est le point de départ de ce joyeux pamphlet qui, en une vingtaine de chapitres décapants, passe en revue tous les défauts des livres, afin de vous débarrasser à jamais de ce fléau.

Les Vivants, tome 1, Matt de la Peña, Collection R, Robert Laffont : Vous regretterez d’avoir survécu…
Shy, jeune Américain d’origine mexicaine, a choisi ce job d’été pour mettre de l’argent de côté. Quelques mois à bord d’un luxueux navire de croisière vont lui permettre d’engranger les pourboires. Il sera ainsi en mesure d’aider sa mère et sa soeur à régler les factures. Que demander de mieux ? Des bikinis à ne plus savoir ou regarder, des buffets garnis à volonté, et peut-être même une fille ou deux. Après tout, chaque croisière rassemble des gens de tous les âges et de tous les horizons… Mais lorsque le tremblement de terre le plus destructeur jamais enregistré dévaste la Californie, la vie de Shy bascule. Et ce séisme n’est que le premier d’une longue série de désastres. Ceux qui sont encore vivants devront se battre pour le rester… Ce premier tome d’un dyptique a tout d’un grand roman : thriller réaliste sur fond d’apocalypse, roman survivaliste bourré d’action et de rebondissements, Les Vivants n’en oublie pas pour autant d’inclure des considérations morales et sociales, ainsi qu’une bonne dose de romance.
« Tout bonnement inclassable. Une fantastique histoire bourrée de rebondissements qui ne vous laissera pas souffler. J’ai adoré ce livre ! » James Dashner, auteur de la trilogie best-seller Le Labyrinthe.

Le théorème du homard, Graeme Simsion, Nil Éditions

Vieux, râleur et suicidaire – La vie selon Ove, Fredrik Backman, Presses de la cité La nouvelle comédie irrésistible venue de Suède ! 
« Ove et le chat se sont rencontrés un matin à six heures moins cinq. Le chat a détesté Ove sur-le-champ. Le sentiment était plus que réciproque »
Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Mais depuis qu’il est sans travail, il se sent seul et inutile. Il erre dans sa maison, fait des rondes de quartier pour relever les infractions des habitants. Jusqu’au jour où, las de cette routine, il décide d’en finir. Corde au cou, debout dans le salon, il est prêt à passer à l’acte…
C’est sans compter l’arrivée de nouveaux voisins et d’un chat abandonné. Interrompant involontairement ses tentatives de suicide, ceux-ci vont peu à peu pousser Ove dans ses derniers retranchements et le ramener à la vie !
Tel un chat de gouttière amoché et craintif, à la fois drôle et touchant, Ove réveille l’instinct protecteur qui sommeille en chacun de nous. Mais attention, il griffe !

Kafka et les jeunes filles, Daniel Desmarquets, J’ai Lu : Essai sur les relations de Kafka aux jeunes filles et sur leur place dans son oeuvre. Prix Médicis essai 2002.

Black-out, Willie Collins, J’ai Lu : En 2060, les voyages dans le temps sont devenus chose courante et de nombreux historiens partent en mission. Soudainement, le labo des voyages temporels les annule toutes et modifie les programmes. Le plus terrible, c’est cette impression que l’histoire elle-même échappe à tout contrôle. La règle d’or établissant que nul ne peut modifier le passé semble ne plus être valable.

Frangins, Patrick Cauvin, Le Masque : Deux frères : un flic, un truand. Chacun a choisi sa voie. Le duo se retrouve, après vingt ans de silence, au soir de leur vie pour la finir comme ils l’ont commencée : ensemble. L’un et l’autre aimeraient terminer leur carrière en beauté avant de couler des jours paisibles.
L’inspecteur bourru et grincheux est en charge des affaires impliquant des personnalités politiques. On lui rapporte justement une conversation douteuse au sujet d’un homme en passe de devenir ministre des Affaires étrangères. Imbroglios, manœuvres politiques, coïncidences, cette affaire sera sa dernière.
Le frère, lui, se laisse persuader par son acolyte et ami de toujours d’accomplir un ultime larcin qui leur assurera une retraité dorée au soleil. Mais bien sûr rien ne se déroulera comme prévu…

Fenicia, Pierre Brunet, Calmann-Lévy : Adoptée à six ans, aux jours terribles de la guerre civile espagnole, par un couple d’anarchistes, Ana connaît l’exil et l’internement au camp d’Argelès-sur-Mer. Dans cet enfer, elle devient Fenicia, un prénom symbole de liberté pour ses parents adoptifs, une promesse de jours meilleurs.
D’une grande intelligence et d’une rare beauté, Fenicia grandit en France. Militante anarchiste, séductrice, amante, fille-mère puis épouse et agrégée de lettres, elle est aimée. Par Mateo, son père adoptif, Georges, son pygmalion, Jean, son mari loyal, et Gil, son amant et galant ébloui.
Mais Fenicia n’a de cesse d’en douter. Femme adorée, elle demeure toujours la petite fille terrifiée par l’abandon, la violence et la laideur du monde… terrifiée par l’hypothèse de sa propre laideur. Petit à petit, elle sombre dans la folie, inventant et réinventant sa vie, une vie où mensonge et vérité, à force de se confondre, la perdront.

Infidélités, Vita Sackville-West, Le Livre de poche : Elle n’a que lui et elle l’adore, mais lui ne pense qu’à s’enfuir au plus vite… Elle dort à ses côtés, et lui, « les yeux grand ouverts dans la nuit », rêve à une autre… Elle attend depuis toujours qu’il s’engage, et lui ne peut attendre de lui révéler sa nouvelle existence… L’amour à sens unique, l’amour trahi, la vie qui se fendille en une seule phrase, négligemment glissée dans la conversation :dans ces six nouvelles composées entre 1922 et 1932, Vita Sackville-West montre une fois de plus à quel point elle excelle dans le tableau doux-amer des sentiments inexprimés.

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