The Genius

The Genius

 

My hands shook as I took the picture from Samantha. I felt a lot of things–sadness, relief, excitement–but most of all I felt betrayed. Once, he had not existed. Once, I had been the one to create him; I had been the prime mover. Then, as we hunted him down, I had been forced to forfeit those beliefs, piecemeal and painfully. I talked to people who knew him. I ate his apples. I walked in his footsteps. He became realer, and afraid of losing him entirely, I had grabbed at him. I had expected that when I finally did lay eyes on him, he would be more: more than a typed name; more than a bunch of muded grays and chalky whites, a piece of institutional arcana; more than a sad-looking golemlike little man. I wanted someone monumental; I wanted a totem, a superman; I wanted a sign that he was of the Elect; I wanted a halo hovering above him, or devil’s horn sprouting from his forehead, or anything, anything at all to justify the sweeping changes he had wrought in my life. He was my god, and his plainness shamed me.

Le livre en anglais du mois était The Genius, de Jesse Kellerman (traduit en français chez Sonatine en 2009 sous le titre Les Visages).
Ethan Muller possède une galerie d’art. Lorsque l’associé de son père lui demande de venir examiner l’appartement d’un de ses locataires, Ethan y va à reculons. Mais lorsqu’il découvre des centaines de dessins extraordinaires, dont des visages d’enfants, il décide d’annuler ses prochaines expositions pour se consacrer à Victor Cracke, le dessinateur de génie mystérieusement disparu. Mais l’appel d’un policier à la retraite va chambouler sa vision de l’homme : les visages dessinés seraient ceux d’enfants violés et assassinés dans les années soixante par un tueur en série jamais identifié… Commence alors pour Ethan une véritable quête, celle de l’homme qu’il admire et celle de la personne qu’il a peur de découvrir…

Je m’attendais à l’origine à un titre à la Grisham, un thriller avec plein de coups de feu. Or Kellerman n’est pas du tout dans ce registre. Malgré la barrière de la langue, on perçoit vraiment les touches d’humour très pince-sans-rire, notamment lorsque Ethan fait le tour des voisins de Cracke pour essayer d’en savoir davantage. Durant tout le roman, le lecteur cherche un véritable Dr Jekyll et Mr Hyde pour se rendre compte que la vérité est complètement différente bien qu’aussi sordide. C’est bien écrit, Ethan, le narrateur, ne se prive pas de se mettre des claques de temps en temps quand il le mérite, il y a une petite histoire d’amour, mais qui n’empiète pas sur la trame principale.
Bref, un très bon roman d’atmosphère, lu dans le cadre du Challenge 1 My tailor is rich.

The Genius, Jesse Kellerman, Jove Novels, 2009

Challenge My tailor_TWBB

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3 thoughts on “The Genius

  1. J’ai lu « Les visages » il y a plusieurs années et j’avais adoré, un bon thriller psychologique que j’ai trouvé extrêmement bien écrit, ce qui n’est pas si courant ne matière de thriller, un genre que j’ai tendance à trouver souvent déficient en matière de style !

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