Parutions de la semaine – 20/01/2014

Chaque dimanche, je vais faire un point sur les sorties de la semaine qui m’intéressent, en m’aidant du Livres Hebdo si j’arrive à l’avoir à temps ou en allant sur les sites des éditeurs que je suis. Trois romans, un roman graphique, un Young Adult et un essai pour cette semaine.

Le guide du mauvais père tome 2, Guy Delisle, Delcourt : S’acharner sur son fils pour remporter une partie de jeu vidéo. Redoubler de mauvaise foi envers sa fille après avoir perdu à cache-cache. Pire, inventer une histoire de tueur psychopathe à la tombée de la nuit… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.

L’incroyable histoire de Wheeler Burden, Selden Edwards, Le Cherche-midi : Dans la lignée de John Irving et de Carlos Ruiz Zafón, un extraordinaire roman picaresque doublé d’un tableau historique passionnant.
Wheeler Burden vit à San Francisco en 1988. Il a donc peu de raisons de se réveiller un beau matin à Vienne en 1897. C’est pourtant ce qui lui arrive, de façon totalement inexplicable. Totalement démuni, il décide d’aller consulter un jeune thérapeute viennois, Sigmund Freud. Tandis que celui-ci réfléchit à son cas, Wheeler fait connaissance avec la ville où Mahler et Klimt révolutionnent leurs arts respectifs. Alors qu’il tombe amoureux d’une jeune Américaine de passage dans la capitale autrichienne, il réalise ce qui est en jeu dans cette curieuse mésaventure : l’incroyable possibilité de changer le destin des siens et, peut-être plus encore, celui de l’humanité tout entière. À quelques kilomètres de Vienne, dans le village de Lambach, vit en effet un petit garçon âgé de 6 ans, nommé Adolf Hitler. Wheeler est néanmoins loin de se douter de tous les risques qu’il encourt et des dangers qu’il y a à vouloir modifier le cours des choses.
Avec ce premier roman, salué par une critique unanime, Selden Edwards mêle littérature et histoire, et nous entraîne dans un labyrinthe fascinant d’aventures et de mystères. Pétillant d’humour, d’une inventivité et d’une intelligence absolument inouïes, L’Incroyable Histoire de Wheeler Burden est l’un de ces grands voyages dont on ne sort pas indemne.

Les 100, tome 1, Kass Morgan, Collection R, Robert Laffont : Depuis qu’une guerre nucléaire a ravagé la planète, l’humanité s’est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd’hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro… ou de mourir dès leur arrivée.
Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d’elle, cette fille qu’il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre.
Face à un monde hostile ou chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n’ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l’humanité.

17 équations qui ont changé le monde, Ian Stewart, Robert Laffont : Pour apprivoiser ces équations qui en amusent certains et font peur à beaucoup, Ian Stewart, l’un des meilleurs vulgarisateurs de mathématiques au monde, nous conseille d’imaginer qu’il s’agit d’un pont entre deux rives, les deux rives du « signe égal ». Vous comprendrez mieux comment l’humanité, depuis des siècles, exprime un désir très spécial : celui de forger des liens entre des royaumes différents, ces liens étant traduits en langage mathématique. Et le résultat est étonnant ; les équations ont permis d’établir des correspondances d’une utilité évidente entre ce monde très abstrait de l’univers mathématique et des activités humaines on ne peut plus concrètes : calculer la superficie d’un champ, détecter des formations géologiques contenant du pétrole, évaluer l’efficacité d’un médicament lors d’un essai clinique, mesurer un niveau de radioactivité, fabriquer un avion efficace, communiquer à distance par ondes radio, etc.
Quand l’auteur a choisi ce titre, 17 équations qui ont changé le monde, il n’a pas voulu donner dans l’hyperbole mais engager sans emphase son lecteur dans une histoire magnifique, celle de la pensée scientifique, depuis la Grèce antique jusqu’à la mécanique quantique actuelle. Dans une telle série, il ne pouvait ignorer la plus célèbre d’entre toutes les équations : E = mc2. On comprend très facilement que E représente l’énergie d’un objet, que m est sa masse et c la vitesse de la lumière : environ 300 000 km/s. L’équation semble d’une simplicité enfantine, alors que sa signification est d’une profondeur insoupçonnée… Elle nous enseigne en effet que masse et énergie ne sont pas des quantités indépendantes mais bel et bien reliées. D’ou cette conséquence extraordinaire : quand l’homme a voulu convertir concrètement la masse (sur une rive du signe égal) en énergie (sur l’autre rive), il a fabriqué… la bombe atomique. De même, c’est cette équation majeure de la théorie de la relativité qui recèle en son sein une autre pépite de l’esprit d’Einstein : l’espace et le temps, idées apparemment distinctes, sont intiment liées, elles aussi.
Toute l’habileté de Ian Stewart consiste à aider son lecteur à traverser ce fameux pont entre les univers – l’abstrait et le concret –, au moyen d’un langage aussi simple que possible et qui conserve le sens du merveilleux.

Les cèdres de Beau-Jardin, Belva Plain, Belfond : Dans le décor fabuleux d’une plantation de Louisiane, à la veille de la guerre de sécession, les passions ravagent les coeurs. Un des romans les plus emblématiques de l’oeuvre de Belva Plain, la reine de la saga.
Dans la lignée d’Autant en emporte le vent, la redécouverte d’une fresque bouleversante, pleine de souffle, d’aventures et d’amour, par celle qui restera à jamais la reine de la saga.
Fille d’un marchand bavarois venu faire fortune en Amérique, Miriam a été élevée dans les fastes de la meilleure société créole ; une éducation choyée qui l’a naturellement conduite à épouser, à seize ans à peine, le richissime planteur Eugene Mendes.
Mais tous les ors de leur sublime propriété de Beau-Jardin ne sauraient cacher une réalité beaucoup plus sombre : Eugene est un homme distant et irascible ; Miriam s’enfonce chaque jour un peu plus dans le désespoir, allant chercher réconfort et tendresse dans les bras d’un autre.
Et quand éclate la guerre de Sécession, la belle se retrouve face à un terrible dilemme : son frère adoré rejoint le camp nordiste, tandis que l’homme qu’elle aime combat aux côtés des confédérés…

L’homme qui a oublié sa femme, John O’Farrell, Presses de la cité

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