Mini-critiques 3

Bienvenue dans ce troisième post de mini-critiques. Les premiers sont disponibles ici.

montage_03

Voici un petit point sur les livres lus mais dont je n’ai pas l’intention de faire un post complet, soit parce qu’ils ont été déjà très commentés sur la toile, soit parce qu’ils ne m’ont pas particulièrement plu, soit parce qu’au contraire ils m’ont vraiment plu mais que je n’ai pas réussi à mettre mes idées et ressentis en mots ! Je sais que derrière chaque livre, il y a des gens qui ont travaillé (l’auteur bien sûr, mais également l’éditeur, l’attaché de presse, le représentant, le libraire, etc.), et mon objectif n’est pas de descendre en flammes un ouvrage sur un blog, mais bien de mettre en avant les titres que j’ai aimés et que j’ai envie de voir partagés.

En quelques lignes vous trouverez ce que j’ai pensé de mes différentes lectures (la liste sera complétée au fur et à mesure, sans dépasser 10 titres par post pour ne pas que ce soit trop long). La vignette de l’article changera selon le dernier titre évoqué dans le post. Les livres que j’ai vraiment voulu mettre en avant ont droit à un post complet disponible à partir de l’onglet « Livres » (n’hésitez pas à aller consulter la liste des critiques).

***

Cinder, Marissa Meyer, PKJ, 2013


Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…
Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

***

Un joli conte revisité à la sauce fantastique ! On pense (un peu) à Star Wars, à Hunger Games, et à bien d’autres encore. L’héroïne, mi-robot (pardon, cyborg), mi-humaine, la méchante marâtre, le prince, les deux sœurs, la méchante reine (oui, double méchantes !), font de cette histoire un très bon moment de lecture ! Le deuxième tome, Scarlet, est sorti il y a quelques semaines.

Catégories : Young Adult, série, fantaisy, réécriture d’un conte

***

L’élite (La Sélection, tome 2), Kiera Cass, Robert Laffont (Collection R), 2013

Elles étaient trente-cinq candidates, elles ne sont plus que six…
Ces jeunes filles font désormais partie de l’Élite et chacune est prête à tout pour conquérir le cœur du Prince Maxon et être couronnée Princesse d’Illéa.

La sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

***

Deuxième titre de la série La Sélection, nous retrouvons America, son prince et son premier amour. Cet épisode m’a semblé plus construit que le premier, avec des personnages (notamment celui du prince) qui prennent un peu plus d’ampleur, surtout lors des émeutes et des conflits avec son père. Je comprends que l’auteur reste sur l’idée d’un presque huis-clos, mais j’aurais aimé qu’elle aille plus loin dans les problèmes de société. Peut-être dans le troisième tome ?

Catégories : Young Adult, série, romance, guerre

***

Dernier Noël de guerre, Primo Levi, 1018, 2002


À son décès, en avril 1987, Primo Levi laissait une douzaine de nouvelles inédites. Certaines sont d’inspiration autobiographique, d’autres se présentent comme des « contes moraux déguisés en récits de science-fiction ». Pour la NRF, nombre d’entre elles insistent sur le sentiment d’étrangeté que ressent l’écrivain dans le monde. Ces textes confirment que Primo Levi ne fut pas seulement un témoin capital : il occupe une place prééminente parmi les créateurs de son temps.

***

Primo Levi a rédigé une série de nouvelles durant les dix dernières années de sa vie, entre 1977 et 1987. Dans ce recueil de treize textes, on ressent vraiment un véritable malaise nous envahir. Dans Dernier Noël de guerre, il décrit un Juif déporté recevant un colis de Noël… Certaines nouvelles sont angoissantes, d’autres plus légères en apparence, mais seulement en surface, car elles provoquent à la lecture une gêne, un mal-être, comme Buffet, où le narrateur est à une soirée dans la peau d’un kangourou. Un livre qui ne laisse pas indifférent, loin de là, mais qu’il est très difficile d’apprécier.

Catégories : nouvelles, guerre, littérature italienne

***

Justin Case tome 1 : Terminus New York City, Jean-Luc Bizien, Gründ, 2013

Condamné à la peine capitale pour un double meurtre qu’il jure n’avoir pas commis, Lamar Dawson attend dans le couloir de la mort. Il ne peut plus compter que sur Justin Case pour prouver son innocence.
Aidé de Sonny, Helena et Matthew, le jeune milliardaire dispose d’une semaine pour accomplir l’impossible. Mais qui, de la pègre ou des services secrets, détient la vérité ?
Pour le découvrir, Justin devra se lancer dans une course contre la montre qui le mènera de sa tour de verre aux bas-fonds de Harlem ou sur la très chic Staten Island…

Il y a la loi… et il y a la justice. Je parcours le monde pour rétablir la seconde, parfois au mépris de la première. Mon nom est Case. Justin Case.

***

Premier tome d’une nouvelle série jeunesse ! Justin Case, le richissime orphelin, décide d’aider les victimes d’erreurs judiciaires. Ce premier tome est sympathique, plutôt enlevé, avec des héros atypiques comme Sonny, le génie de l’informatique. À noter deux cahiers couleurs qui permettent aux lecteurs d’avoir des énigmes supplémentaires. Le seul bémol réside dans le fait que c’est sans doute un peu trop jeunesse pour moi et que par conséquent je n’ai pas forcément réussi à rentrer dedans.

Catégories : jeunesse, policier, série

***

Ainsi soit-il, Eli Gottlieb, 1018, 2009


Il s’appelait Rob Castor. Charismatique, brillant, enfant terrible des lettres new-yorkaises, Rob était de ceux à qui tout semble réussir. Aujourd’hui, son suicide fait la une des journaux, parce qu’il a pris la peine de tuer sa femme avant d’en finir. Au centre de cette histoire vertigineuse se trouve Nick, son meilleur ami d’enfance. Sous le choc de sa disparition, Nick va chercher à comprendre son geste et, ce faisant, réévaluer sa propre vie et son passé. Mais, dans le paysage des jours enfuis, d’étonnants secrets le guettent…

***

Une belle écriture, puissante, mais un titre qui ne m’a pas convaincue. On suit les réflexions de Nick suite à la mort de son meilleur ami, mais je n’ai pas réussi à accrocher aux personnages. Je préfère m’en tenir à une superbe citation :
« La poésie est un jet de sang. J’ai eu beau m’y laver le visage, il n’en est jamais ressorti propre. Adieu, cher lecteur.
Ton amitié m’aura presque suffi, mais pas totalement. Pas tout à fait. Et maintenant le déluge d’éclore. »

Catégories : roman américain, deuil

***

Ex-appeal, Zoë Barnes, Fleuve noir, 2001

hr8p8atcÀ l’époque, Gina et Matt étaient deux ados pleins de fougue : rebelles, rêvant de changer le monde, amoureux… et persécutés par deux mères tyranniques à souhait, qui ont très brillamment su mettre fin à leur amourette, en faisant en sorte qu’ils ne se revoient plus jamais !
Quinze ans plus tard, Gina continue de penser que Matt était l’homme de sa vie. Aucun autre n’a réussi à soutenir la comparaison et elle espère secrètement retrouver un jour celui qu’elle idéalise tant.
Mais à aucun moment, même dans ses rêves les plus fous, Gina n’avait pensé que Matt pourrait lui revenir accompagné – d’une ex-femme et de trois enfants… ! Et jamais, au grand jamais, elle n’aurait imaginé que le jeune garçon révolté de jadis aurait troqué ses idéaux contre une vie atrocement respectable…
Pourquoi faut-il donc toujours que le prince charmant se transforme en vilain crapaud ?

***

Il me fallait bien ça comme livre après Le Pianiste… Une romance sans prétention (et sans grand intérêt…). Les personnages ne nous font pas nous pâmer, la fin est assez prévisible, bref, on peut passer son chemin sans problème !

Catégories : amour, chick-lit, roman anglais

***

Le Pianiste, Wladyslaw Szpilman, Robert Laffont, 2001

1939. Vaincue par les bombardements allemands, la radio nationale polonaise va devoir se taire. Sa dernière émission retentit des accords d’un Nocturne de Chopin. Au piano, le Juif Wladyslaw Szpilman. Il passera deux ans dans le ghetto de Varsovie, avant d’échapper à la déportation grâce à un policier mélomane. Miraculé de la destruction de sa ville, Szpilman sera finalement sauvé par Hosenfeld. Il apprendra plus tard que l’officier allemand qui lui a procuré cachette et vivres a ainsi secouru des dizaines de juifs. Et qu’il est mort dans un camp soviétique.
Lorsqu’en 1945, la radio polonaise se rallume, elle diffuse le même Nocturne de Chopin qu’à la veille de la défaite. Mais le récit de l’incroyable « survie » de Szpilman est censuré par le régime communiste. Il nous est ici livré dans toute sa simplicité et son émotion. Un témoignage bouleversant.

***

Voici le genre d’ouvrage dont on ne sort pas indemne. Ce qui en ressort surtout, en dehors bien sûr de toute l’horreur de ce conflit, c’est l’idée que ce fut une période interminable. Les jours se suivent et se ressemblent, surtout lorsque Wladyslaw Szpilman se cache. Ça a été une lecture compliquée, hachée car très difficile voire insoutenable par moment. À ne surtout pas lire un soir d’hiver déprimant.

Catégories : XXe siècle, guerre, biographie, musique

***

Un bon écrivain est un écrivain mort, Jean-Pierre Enard, Finitudes, 2005

« La France, c’est connu, aime la littérature. Quel que soit son régime, elle est folle de ses écrivains. À une condition, une seule, minime, certes, mais indispensable : qu’ils soient morts. Pour les vivants, qu’ils crèvent. La postérité fera le tri. »

Ce recueil rassemble des textes de Jean-Pierre Enard parus en revues ou dans des journaux. Il y évoque sa vision de la littérature, les ravages du nouveau-roman sur la littérature d’aujourd’hui, il y loue les écrivains de sa famille (Perros, Guérin, Calet, Reverzy,…), il se penche sur une génération en mal de repère, la sienne, celle des ex-soixante-huitards.

Dans un texte intitulé « Le Goncourt aux enchères », par exemple, il nous conte comment François Nourissier, un matin, en a eu assez des tractations autour du Prix Goncourt et décida de… le mettre aux enchères. Enard nous décrit la vente, la rage des éditeurs obligés de lâcher prise devant le pouvoir financier de Bernard Tapie ou de stars du show-biz qui veulent se payer le Goncourt ! Et la chute est à la hauteur de la farce…

***

Cet ouvrage reprend une série de textes de Jean-Pierre Enard, l’auteur des Contes à faire rougir les petits chaperons. Le premier texte (dont est tiré la citation qui introduit le résumé) est selon moi le meilleur, avec la quatrième de couverture : « Jean-Pierre Enard est un bon écrivain. D’ailleurs, il est mort. » Je suis un peu moins convaincue par les autres articles qui m’ont souvent parus être de la provocation pure.

Catégories : essais, littérature, français

***

La couleur des sentiments, Kathryn Stockett, Babel, 2012

La couleur des sentiments

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre État, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
La jeune bourgeoise blanche et les deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

***

Tout a déjà été dit sur ce splendide roman, c’est pour cela que je n’ai pas fait de post entier dessus alors qu’il m’a énormément plu. Cette amitié improbable, cette volonté de faire bouger les choses, font de ce titre un ouvrage vraiment bouleversant à lire absolument.

Catégories : amitiés, femmes, roman américain, racisme

***

16 Lunes, Kami Garcia, Margaret Stohl, Le Livre de poche jeunesse, 2011


J’ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os au lycée. Elle était belle et mystérieuse. Si j’avais su qu’en même temps que cette fille surgirait aussi une malédiction… J’étais éperdument amoureux, mais cet amour était perdu d’avance.

***

Un des derniers succès Young Adult, adapté au cinéma. Le seul point qui peut plus ou moins différencier ce titre YA d’un autre est le narrateur, Ethan, un jeune homme donc. Effectivement, la plupart du temps c’est une narration féminine qui est à l’honneur dans ce type de littérature. Sa vie n’est que routine jusqu’à l’arrivée de la jolie Lena, nièce du vieux fou de Ravenwood, personnage marginal de la ville que personne n’a vu depuis la nuit des temps. À partir de là on rentre vraiment dans le fantastique, et c’est une lecture assez agréable.

Catégories : young adult, fantastique, série
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s