Mini-critiques 2

Bienvenue dans ce second post de mini-critiques. Le premier est disponible ici.

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Voici un petit point sur les livres lus mais dont je n’ai pas l’intention de faire un post complet, soit parce qu’ils ont été déjà très commentés sur la toile, soit parce qu’ils ne m’ont pas particulièrement plu, soit parce qu’au contraire ils m’ont vraiment plu mais que je n’ai pas réussi à mettre mes idées et ressentis en mots ! Je sais que derrière chaque livre, il y a des gens qui ont travaillé (l’auteur bien sûr, mais également l’éditeur, l’attaché de presse, le représentant, le libraire, etc.), et mon objectif n’est pas de descendre en flammes un ouvrage sur un blog, mais bien de mettre en avant les titres que j’ai aimés et que j’ai envie de voir partagés.

En quelques lignes vous trouverez ce que j’ai pensé de mes différentes lectures (la liste sera complétée au fur et à mesure, sans dépasser 10 titres par post pour ne pas que ce soit trop long). La vignette de l’article changera selon le dernier titre évoqué dans le post. Les livres que j’ai vraiment voulu mettre en avant ont droit à un post complet disponible à partir de l’onglet « Livres » (n’hésitez pas à aller consulter la liste des critiques).

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Bubbles s’enflamme, Sarah Strohmeyer, Fleuve noir, 2007

Elle est jeune, elle est belle, elle est coiffeuse. Bubbles Yabonsky s’applique à rendre séduisantes les ménagères de plus de cinquante ans tout en restant convaincue que la vie a plus à lui offrir que des permanentes en série. Entre potins et ragots, elle joue ainsi, pour arrondir ses fins de mois difficiles, les journalistes redresseuses de torts.
La décision est prise ! Bubbles s’apprête à passer la nuit la plus débridée de sa vie avec le divin Steve Stiletto – sosie caché de Mel Gibson, excusez du peu – dans l’hôtel le plus glamour de la région… Mais l’heure tourne et Bubbles commence à trouver le temps long au bord du jacuzzi en forme de cœur. C’est ce moment que choisit son patron pour la sommer de filer illico dans une mine de charbon désaffectée où l’on vient de découvrir le cadavre d’une grosse huile de Lehigh, une balle dans la poitrine. Adieu, rêves de débauche ! Bubbles saute dans sa Camaro – pas question de rater le scoop du siècle pour une histoire de fesses – fonce dans la nuit et, horreur, se retrouve dans un guet-apens où sa vie et celle de son cher et tendre sont furieusement menacées… Mais qui veut la peau de Bubbles Yablonsky ?

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Bubbles est un personnage fort sympathique, en mini-jupe, décolleté et talons hauts, permanentée et vernie jusqu’au bout des ongles. Journaliste à ses heures perdues, maman d’une ado, divorcée d’un pauvre type, amoureuse d’un photographe dont la spécialité est de se fourrer dans des situations invraisemblables, sa vie n’est pas de tout repos. On sourit souvent, et c’est l’héroïne plus que l’intrigue qui mérite d’y passer un peu de temps. Une heure de lecture sympathique.

Catégories : humour, chick-lit, policier

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Les Quatre Grâces, Patricia Gaffney, Charleston, 2013

L’amitié féminine existe : la preuve par quatre !

Contrairement aux Trois Grâces de la mythologie, les héroïnes de ce feel-good book sont quatre. Pendant 10 ans, Emma, Rudy, Lee et Isabel se réunissent une fois par semaine, dans un groupe de discussion, le Club des Grâces. À elles quatre, elles s’épaulent, se conseillent, se cachent des secrets aussi parfois… Jusqu’au jour où un événement auquel elles n’étaient pas préparées survient…

Un livre plein d’émotion et d’humour, une vraie leçon de vie. Des portraits de femmes qui sont, à elles quatre, toutes les femmes… et les meilleures amies dont on rêve toutes !

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Quatre femmes se rencontrent, se cherchent un peu, s’aiment, se détestent de temps en temps… Mais la fidélité en amitié existe aussi, et malgré les épreuves, Emma, Rudy, Lee et Isabel vont traverser une décennie ensemble. Il faut s’habituer au début de la lecture à ce que chaque chapitre concerne l’une des héroïnes, ce qui fait qu’on met assez longtemps à rentrer dans le texte, une fois qu’on a déterminé qui est qui. Il y a un côté doux-amer dans cette histoire qui ne laisse pas indifférent.

Catégories : amitiés, femmes, roman américain

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Les gens de Mogador – Dominique, Élisabeth Barbier, Pocket, 2004

La signature de l’Armistice, en 1918, met fin à quatre ans d’anxiété et de deuils. Au milieu de l’affliction générale, Dominique Vernet éprouve pourtant une secrète allégresse : son cher cousin Numa est sain et sauf. Nul doute qu’aussitôt démobilisé il se précipitera vers Mogador pour la retrouver. Alors ils se marieront et, ensemble, ils prendront en charge les destinées du grand domaine. Mais Numa tarde à venir… Lorsqu’il paraît enfin, c’est pour annoncer qu’il est obligé d’en épouser une autre. Tout l’avenir de Dominique s’écroule. Autour d’elle, pourtant, la vie a repris, au rythme des unions et des naissances. L’énergie et le goût du bonheur des Vernet semblent inépuisables. À son tour, Dominique entre dans la ronde de cette terre magique pour laquelle quatre générations auront tant donné…

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Troisième et dernier tome d’une série consacrée à trois femmes, de trois générations différentes, Julia, Ludivine et enfin Dominique. L’histoire, sur la totalité de la trilogie, se situe entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale. On y suit les différentes familles du village, les querelles, les amours et les haines, la jalousie, le passage des guerres meurtrières, les réconciliations, etc. Cette série a connu un joli succès, notamment en étant adaptée en série télévisée, mais il y a quelques longueurs qui rendent la lecture un peu ardue sur la fin.

Catégories : roman français, série, histoire de femmes, XXe siècle

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Journal intime d’une call-girl, Belle de jour, First, 2013

Scandaleuse pour certains, courageuse pour d’autres, Belle de Jour est une call-girl de luxe. Comme beaucoup d’étudiants fraîchement diplômés, à son arrivée à Londres, la jeune femme doit trouver un moyen rapide de gagner de l’argent.
Par un hasard de la vie, pour elle, ce sera l’agence d’escortes.
Une activité qui devient vite un travail à plein temps tant il présente d’avantages : stabilité de l’emploi, grande indépendance, revenus maximum. Mais surtout, pour Belle de jour, loin de l’ennui mortel du bureau, c’est la promesse d’une vie sociale et sexuelle débridée.
En assumant son choix, même auprès de son compagnon, de ses amis et de ses ex-amants, elle y prend goût, plus qu’elle ne l’aurait imaginé…

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Les éditions First l’ont réédité avec une nouvelle couverture plutôt élégante, un soft touch comme matière pour un effet peau très douce, une fabrication de qualité. Le journal de Belle de jour, qui s’est prostituée pour payer ses études et est devenue spécialiste en neurotoxicologie et épidémiologie du cancer (rien que ça) n’est pas glauque contrairement à ce qu’on pourrait penser, et évoque les problèmes traditionnels : les garçons, les produits de beauté, etc. Ça ne laisse pas un souvenir impérissable, le plus étonnant se trouvant dans la découverte de l’identité de Belle de jour.

Catégories : roman anglais, journal intime, érotique

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Le Châle de cachemire, Rosie Thomas, Charleston, 2013

Pays de Galles, 1940. Jeune mariée, Nerys Watkins quitte la campagne galloise pour accompagner son mari missionnaire affecté en Inde. Alors que la guerre du Cachemire éclate, elle découvre Srinagar, la ville au bord du lac, où les Britanniques habitent de luxueux bateaux et dansent, flirtent et cancanent comme s’il n’y avait pas de guerre. Nerys est entraînée dans une dangereuse amitié et, au moment où elle retrouve son mari, l’innocente épouse galloise n’est plus la même femme. Des années plus tard, alors que Mair Ellis débarrasse la maison de son père, elle découvre un éblouissant châle ancien et une boucle de cheveux d’enfant. Se rendant au Cachemire sur les traces de ses grands-parents, Mair se lance dans une quête qui changera à jamais sa vie.

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Prix du Grand Roman en Angleterre, ce titre nous emmène sur les traces de Neyris qui, en 1940, quitte le Pays de Galles pour suivre son mari, missionnaire en Inde. De nos jours, Mair, sa petite-fille, découvre un splendide châle de cachemire ainsi qu’une boucle de cheveux dans les affaires de sa grand-mère. Elle décide de partir en Inde découvrir l’histoire de ses grands-parents. Une saga sympathique, avec des descriptions fascinantes de Srinagar notamment, un récit qui s’étend sur l’histoire de l’Inde et mêle amitiés, amour et guerre.

Catégories : roman anglais, romance, histoire, générations

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Lieutenant Eve Dallas — Tome 3 : Au bénéfice du crime / Tome 4 : Crimes en cascade, Nora Roberts, J’ai Lu, 1997/1998

New York, 2058. Comment en est-elle arrivée là ? En dix ans, Eve Dallas a toujours réussi à séparer sa carrière de sa vie privée. Aujourd’hui, la jeune femme voit sa vie bouleversée par Connors, le milliardaire qui s’apprête à l’épouser. Il est parvenu à conquérir son cœur et à éloigner ses démons, mais reste mystérieux sur son passé… Lieutenant de police, Eve doit accomplir son devoir. Mais quand ses enquêtes l’amènent à suspecter sa meilleure amie et même Connors, elle doit faire un choix. Alors que son passé douloureux la rattrape, elle est obligée de répondre à une question essentielle : en qui peut-elle avoir confiance ?

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Bonne initiative de J’ai Lu de proposer une compilation de deux tomes de la série Lieutenant Eve Dallas. On se laisse doucement prendre au jeu de cette jeune et belle femme qui tombe amoureuse d’un beau milliardaire (et vice-versa bien sûr), qui a la fâcheuse manie d’être toujours dans ses pattes (et dans ses enquêtes). On passe un bon moment de lecture, sans prétention littéraire aucune (mais ce n’est pas ce qu’on lui demande), et on oublie relativement vite les épisodes.

Catégories : roman américain, romance, policier, série

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Je suis à l’est — Savant et autiste, Josef Schovanec, Plon, 2012

« Je vis avec l’autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu’il considère plus comme une qualité que comme un handicap.
Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise une dizaine de langues, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu’on lui prête – ceux d’un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires – pour évoquer plutôt, avec beaucoup d’humour et de sensibilité, ces « petits » problèmes qui font le quotidien d’un autiste Asperger : les longues préparations nécessaires avant de prendre le métro ou de se rendre à un rendez-vous, l’angoisse qui l’étreint lorsque le téléphone sonne, la panique face au moindre imprévu, la difficulté à comprendre les codes sociaux et à nouer des relations amicales classiques, sa passion obsessionnelle pour les bibliothèques et les livres…
Il revient aussi sur son parcours psychiatrique aberrant : faute de diagnostic posé, il a évité de peu l’internement !

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Pour Josef, maîtriser plusieurs langues étrangères ne pose aucun souci. Ce n’est rien à côté de l’angoisse qui l’étreint à l’idée de prendre le métro, d’aller à un rendez-vous, etc. Car Josef est un autiste Asperger. Il nous ouvre son univers dans ce texte, qui à la fois nous met mal à l’aise, avec de temps en temps l’impression qu’il nous prend de haut, et en même temps nous fait comprendre que les codes sociaux qui nous régissent sont tout sauf naturels, et qu’il peut être extrêmement compliqué de les intégrer.

Catégories : témoignage, maladie, autisme

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Le Guide du mauvais père, Guy Delisle, Delcourt, 2013


Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d’arbre qui pousse dans l’estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.

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Roman graphique sympathique sur les gaffes et maladresses du papa. Oublier la petite souris ? Moi, jamais ! Cacher les céréales pour pouvoir les manger en douce ? Moi, jamais ! 190 pages bien drôles même si certaines situations sont un peu tirées par les cheveux. On peut également regretter la longueur du livre, on le finit trop vite à mon goût.

Catégories : roman graphique, paternité

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Timeville, Tim Sliders, Fleuve Noir, 2012

David Cartier fait partie des chefs étoilés les plus réputés de la planète et Anna Cartier est une brillante chirurgienne. Ce soir, David et Anna ont signé les papiers de leur divorce, et David s’apprête à passer une dernière nuit dans son ancienne maison.
Mais à son réveil, le décor a radicalement changé et son téléphone portable a disparu. Un hurlement à l’étage lui indique que sa fille Agathe vient de découvrir sa nouvelle coiffure à la Tina Turner et son immonde pyjama Duran Duran. Quant à Tom, le petit dernier, il se demande pourquoi la télé n’a que trois chaînes et ou sont passés ses DVD préférés. Seule Anna semble comprendre l’impossible réalité. La petite famille a voyagé dans le temps… et se retrouve au tout début des années 80, précisément à l’époque ou Anna et David se sont rencontrés et juré un amour éternel…
Qui les a envoyés là et dans quel but ? Et surtout comment feront-ils pour supporter cette cohabitation forcée et… rentrer en 2012 ?

Bienvenue dans la mystérieuse Timeville ! La ville de tous les temps et de tous les possibles…

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David et Anna, parents de deux enfants, sont sur le point de divorcer lorsqu’ils se réveillent un beau matin… dans les années 1980, précisément à l’époque où ils se sont rencontrés. Il va bien falloir s’entendre pour réussir à revenir dans le présent… Autant le pitch est sympathique, autant je n’ai pas réussi à prendre de plaisir à cette lecture. Je n’ai accroché ni avec les personnages, ni avec les situations qu’ils vivent. Dommage.

Catégories : roman français, retour dans le temps

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Surtout ne pas déranger, Tilly Bagshawe, Belfond, 2010

Une jeune femme prête à tout pour sauver l’entreprise familiale, un jeune homme dévoré d’ambition… Drames, rivalités et romances dans le milieu de l’hôtellerie de luxe.
Honor Palmer a un rêve : rendre à l’hôtel familial, jadis le joyau des Hamptons, sa splendeur d’antan. Et elle a fort à faire entre les dettes contractées par son père, les exigences financières démentielles de sa soeur et les travaux de remise aux normes.
Mais le pire est à venir : juste au moment où Honor pense avoir la tête hors de l’eau, voici qu’Anton Tisch, un riche homme d’affaires au passé sulfureux, entreprend d’ouvrir un hôtel non loin de là. Surtout, il en a confié la gérance à Lucas Ruiz…
Entre l’héritière déchue et le self-made-man majorquin, la guerre est déclarée.
Des Hamptons à Manhattan, en passant par Boston, Paris et Monte-Carlo, Honor et Lucas vont se livrer une bataille sans merci pour régner sur le monde des palaces. À moins qu’ils aient plus à gagner en cédant à l’attirance qui les pousse irrésistiblement l’un vers l’autre…

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Honor souhaite rendre sa splendeur d’antan à l’hôtel familial, jadis l’un des plus beaux des Hamptons. C’est sans compter sa famille (qui n’est pas des plus faciles, notamment la sœur d’Honor), et la présence de Lucas Ruiz, gérant d’un hôtel juste à côté, qui a bien l’intention de détrôner la famille Palmer ! Une romance sympathique et des personnages attachants pour passer une bonne heure, mais un livre qui ne casse pas trois pattes à un canard.

Catégories : roman anglais, romance
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2 thoughts on “Mini-critiques 2

  1. J’aime bien ce format de critiques… Rapide et droit au but. Les gens de Mogador je l’avais lu il y a très longtemps, j’avais complètement oublié ce bouquin, mais je me souviens avoir bien aimé !

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