L’Italienne

Un très beau roman à découvrir absolument !

Caterina est une jeune veuve sans le sou, qui décide, pour leur bien, de laisser ses deux petits garçons, Eduardo et Ciro, dans un couvent. Promis, elle reviendra les chercher l’été d’après… Mais la jeune femme ne reviendra pas, les années passeront et les deux frères feront du couvent leur foyer et des sœurs leur famille. Et tandis que le premier se tournera vers Dieu, le second fera des Alpes italiennes son domaine et rencontrera la belle Enza. Mais le bonheur de ces enfants sera de courte durée. Rejetés par la colère du prêtre du village, Eduardo et Ciro seront contraints de se séparer et de quitter leurs chères montagnes. Le premier sera envoyé en séminaire à Rome, et le second aurait du être envoyé dans une maison de correction. C’était sans compter sur les sœurs, qui lui offrent de quoi se payer un billet sur un transatlantique, direction New York…

Entre un attachement à la terre comme dans Autant en emporte le vent et Les Roses de Somerset, un amour fraternel entre Ciro et Eduardo, mais également entre Ciro et Luigi, traité un peu à la manière de Jeffrey Archer, et une envie folle de reconstituer une famille forte et unie, comme Enza l’a connue jusqu’au drame qui la toucha, et comme Ciro en rêva toute sa vie, Adriana Trigiani nous offre un roman lumineux, « absolument magnifique » pour reprendre les termes de Kathryn Stockett. En prenant le parti de raconter cette histoire sur la fin du XIXe siècle et le début du XXe, en passant par les deux guerres mondiales et ses conséquences, en mettant en avant les problèmes rencontrés par les immigrés italiens, les séparations forcées des familles, et en même temps tout le côté pétillant et sparkling du New York de l’époque, avec comme trame principale une splendide histoire d’amour, le lecteur se retrouve avec une histoire pas comme les autres, et en même temps terriblement familière. On pleure et en même temps on reste dans le côté « doudou » promis par les éditions Charleston.

À noter que dans ses remerciements, l’auteur évoque ses grands-parents, immigrés italiens, dont elle s’est largement inspirée pour cette histoire.

Un très beau livre !

L’italienne, Adriana Trigiani, Charleston, 2014

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